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la défense des droits de l'homme à Djibouti
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Document sans nom

De N à M .....

Caricature proposée par Survie

OBSERVATOIRE
de la situation des Droits
de l'Homme à Djibouti

L'ARDHD milite, depuis 1992,
pour la Démocratie et la Justice à Djibouti
et pour l'instauration d'un régime
qui respecte tous les citoyens, toutes les libertés fondamentales
et les Droits Humains

Mis à jour 6/11/15
L'ARDHD dénonce - la vague de répression sans précédent, qui s'abat à Djibouti contre tous ceux qui s'opposent pacifiquement, - les arrestations des opposants, - la torture généralisée pour instaurer un climat de terreur.
Le dictateur qui s'est auto-attribué un 4ème mandat, majoritairement refusé par le pays, se trouve aussi confronté à des difficultés importantes par exemple : budgétaire, affaire Borrel, plainte pour génocide et crimes contre l'humanité, biens mal acquis à Paris, contestation de la fraude électorale massive, lourde condamnation financière de la République de Djibouti dans le procès que Guelleh avait intenté contre A. Borreh (à Londres)....
Par réacton, le régime se durcit de façon dramatique et la communauté internationale doit réagir pour empêcher une catastrophe à Djibouti et de nouveaux massacres de femmes, d'enfants et d'hommes sans défense, comme le dernier en date du 21 décembre 2015 avec 62 morts et disparus et 52 blessés.
Sans compter les risques d'affrontement dans le Nord avec l'arrivée de troupes éthiopiennes, à proximité de la frontière avec l'Erythrée, et surtout la mainmise de la Chine sur l'économie.

16/04/2018 (Brève 1145) Appel aux dons pour un pauvre SMICAR Djiboutien. De quoi pleurer dans les chaumières !!! (lien avec l'article)

13/04/2018 (Brève 1144) Toujours des violences contre les populations opprimées du nord et des méthodes assimilables à des empoisonnements. (LOI) (lien avec l'article)

10/04/2018 (Brève 1143) Commémoration de vingt années d'exil des Afar en Belgique. (Communiqué ABSL ANNAHL) (lien avec l'article)

01/04/2018 (Brève 1142) Intimidation policière musclée contre un parti politique à Djibouti, selon un communiqué de la LDDH. (lien avec l'article)

26/03/2018 (Brève 1141) Un enième financement pour une centrale électrique à Djibouti ? Guelleh et son cousin auraient-ils fini par trouver un énième pigeon pour financer la réfection, la restructuration ou dans le cas présent une nouvelle centrale électrique ? (lien avec l'article)

26/03/2018 (Brève 1140) Reprise des arrestations dans le Nord et des incarcérations arbitraires, selon la LDDH (lien avec l'article)

23/03/2018 (Brève 1139) Mais qui se cache derrière le titre de Conseil européen du tourisme, qui vient de décerner "une médaille en chocolat" à Guelleh ? Une information qui ne va pas réjouir ni Guelleh ni sa feuille de choux inféodée au régime : "La Nation" (ARDHD) (lien avec l'article)

22/03/2018 (Brève 1138) Guelleh élevé au titre de "Leader mondial du tourisme" et de membre de l'Académie européenne du tourisme !!! Une farce ? Non le paradis du tourisme militaire armé ! (lien avec l'article)

07/03/2018 (Brève 1137) "A mon tour de vous remercier". Message signé par Bolock Mohamed Abdou pour toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés en sa faveur. (lien avec l'article)

06/03/2018 (Brève 1136) Le FRUD nous a fait parvenir des photos et des vidéos enregistrées lors de la remise des prisonniers. Dans un message, il dénonce aussi les assertions officielles du régime qui a déclaré que les prisonniers avaient été libérés par l'Erythrée !! (lien avec l'article)

06/03/2018 (Brève 1135) Bolock Mohamed aurait été relaxé des faits de diffamation sur plainte du Premier ministre. (Correspondant) (lien avec l'article)

02/03/2018 (Brève 1134) LOI : deux batailles se déroulent à Djibouti, l'une autour de la succession du dictateur, l'autre pour la gestion du port de Doraleh (lien avec l'article)

28/02/2018 (Brève 1133) Des précisions sur la situation de Bolock Mohamed. Le parcours judiciaire n'est pas terminé (Correspondants) (lien avec l'article)

27/02/2018 (Brève 1132) (16h00 Paris) L'alerte rouge est levée. Bolock Mohamed est ressorti libre (Correspondants) (lien avec l'article)

27/02/2018 (Brève 1131) Alerte rouge. Bolock Mohamed a été présenté ce matin à un juge qui aurait prononcé la relaxe (Attendons pour voir !) (Correspondants) (lien avec l'article)

27/02/2018 (Brève 1130) A écouter. Said Houssein Robleh, président de l'UDJ a été interviewé lundi 27/02/18 par la Voix de l'Amérique (lien avec l'article)

27/02/2018 (Brève 1129) ALERTE ROUGE - BOLOCK MOHAMED ABDOU a été conduit à Gabode où il est incarcéré arbitrairement sans qu'aucun motif sérieux ni crédible ne soit relevé à son encontre (Correspondants) (lien avec l'article)

26/02/2018 (Brève 1128) BOLOCK MOHAMED ABDOU, figure de l'opposition, a été convoqué hier au SDS, bien connu pour ses méthodes d'interrogation brutales et pour ses incarcérations abitraires (LDDH) (lien avec l'article)

23/02/2018 (Brève 1127) Les élections ne semblent pas passionner la population ni les média officiels (Pas un mot sur la page d'accueil de la RTD à 11:00 Paris 13:00 Djibouti ) (lien avec l'article)

23/02/2018 (Brève 1127) Conférence-débat avant parodie de législatives le 18 février à Paris (Compte-rendu préparé par Régis Marzin) (lien avec l'article)

22/02/2018 (Brève 1126) Le ministère de l'intérieur disposerait déjà des résultats de votes à l'étranger. Rapidité extrême qui témoignerait de capacités organisationnelles encore jamais vues dans le monde (Selon une information diffusée par Houssein Ibrahim Houmed) (lien avec l'article)

22/02/2018 (Brève 1125) Guelleh va-t-il faire voter près de 50.000 "mercenaires" habitant les différentes localités en Somalie et en Ethiopie ? (Selon une note d'Houssein Ibrahim Houmed) (lien avec l'article)

20/02/2018 (Brève 1124) Djibouti : aggravation de la dictature constatée avant la parodie de législatives (Collectif de solidarité avec les luttes sociales et politiques en Afrique - dont l'ARDHD est signataire avec de nombreux partis et organisations de l'opposition) (lien avec l'article)

19/02/2018 (Brève 1123) A l'occasion de la libération des deux prisonniers qui étaient détenus par le FRUD depuis juin 2017, Mohamed Kadamy, dirigeant du FRUD, a accepté de répondre aux questions de l'ARDHD et d'être enregistré en Vidéo. (lien avec l'article)

17/02/2018 (Brève 1122) Quand le tribalisme prime sur les règles démocratiques de base à Djibouti.(LDDH) (lien avec l'article)

17/02/2018 (Brève 1121) (LOI) Comment Guelleh, après avoir laminé l'opposition, va-t-il tuer ses alliés de l'UMP, afin que le RPP concentre à nouveau, l'exclusivité et le monopole de tous les pouvoirs sur le pays ? (lien avec l'article)

16/02/2018 (Brève 1120) (LDDH) Absence de programme électoral, resultats connus à l'avance. La recette miracle de Guelleh pour que la population djiboutienne se désintéresse totalement du scrutin législatif à venir (lien avec l'article)

10/02/2018 (Brève 1119) (LDDH) Des élections législatives sans suspens, dominées par une forte influence des tribus. Les résultats sont déjà connus (lien avec l'article)

07/02/2018 (Brève 1118) Les malheureux habitants de Bouljouqo sont-ils les bêtes noires du régime de Guelleh ! En tout cas, ils ne cessent d'essuyer les harcèlements incessants des forces au service exclusif de la dictature, jusqu'à être empêché de quitter un régime qui les rejette ! (LDDH) (lien avec l'article)

21/01/2018 (Brève 1117) Fidèle à ses principes, Guelleh le Funambule continue ses deux méthodes favorites "diviser pour régner" et "ne jamais tenir ses promesses", mais cette fois au détriment des intérêts Chinois ! (Selon LOI). L'empire du milieu va-t-il se laisser berner, sans réagir violemment par ce menteur chevronné, qui ne respecte aucune parole ? (lien avec l'article)

12/01/2018 (Brève 1116) Guelleh et ses obligés attendaient-ils une livraison importante d'armement : munition, bombes et explosifs ? (Le Figaro) (lien avec l'article)

04/01/2018 (Brève 1115) A écouter entre 18 et 19 h (Paris) sur Radio Africa 1, une émission sur le secret défense, à laquelle participera Elisabeth Borrel avec d'autres invités (lien avec l'article)

 
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__________________
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16/04/2018 (Brève 1145) Appel aux dons pour un pauvre SMICAR Djiboutien. De quoi pleurer dans les chaumières !!!

Dans une longue interview publiée par Jeune Afrique (Le magazine souvent à la botte des dictateurs - N°2988 du 15 au 21 avril 2018), nous découvrons le travail des conseillers en communication qui ont concocté des tonnes de carabistouille. Un bonheur !

La meilleure information est la plus triste en même temps : c'est le salaire que Guelleh déclare :
"Et le président de la République?
Vous allez sourire… Je gagne 359000 francs – moins quemes ministres."


L'équipe de l'ARDHD est assurée que toutes les Djiboutiennes et tous les Djiboutiens vont mourir de rire ... mais elle espère que l'appel aux dons qu'elle lance, dès cet instant, sera un grand succès .... !

359.000 Fdj, cela fait combien en Euro ? 1.645,81 €, soit très légérement plus que le SMIC brut français. Vraiment on va pleurer.....

Certainement Guelleh a-t-il oublié de dire qu'avec cela, il doit assurer le train de vie familial, un somptueux appartement à Paris et d'autres propriétés de qualité dans le monde, ce qui représente des charges importantes (taxes d'habitation et assimilés, entretien, personnel, etc.) La famille du Prince noir et de la Reine Paulette de Pacotilles doit donc se serrer la ceinture pour boucler les fins de mois. D'accord sur le plan physique cela ne se voit pas et question ceinture, il faut plutôt imaginer de la grande, grande taille.

Il faut quand même noter que Guelleh a oublié de dire que l'Etat lui payait un loyer pour qu'il habite dans sa propre maison (Haramous), laquelle avait pourtant été payée par l'Etat. C'est un peu compliqué, mais ce genre d'acrobatie que les démocraties appellent des abus de biens sociaux est largement répandue au sein de la bande dirigeante.

Guelleh paye-t-il ses voitures ? Non. Sa nourriture ? Non

Et en plus, il a compte ouvert et sans justificatif sur le Trésor djiboutien et certaines mauvaises langues vont jusqu'à affirmer que ni lui, ni sa famille, ne se prive d'exercer ce qu'ils considèrent comme des droits de tirage illimités....

Bon séchez vos larmes, braves gens. Le couple présidentiel, en dépit d'un petit salaire non imposable, a de larges ressources pour mener grand train et pour développer ses différents comptes en banque un peu partout dans le monde...



13/04/2018 (Brève 1144) Toujours des violences contre les populations opprimées du nord et des méthodes assimilables à des empoisonnements. (LOI)

Selon un article (payant LOI N°1472) le régime dictatorial poursuit sans relâche le harcèlement et les intimidations contre les populations opprimées du nord du pays, populations ignorées par le monde entier, totalement vulnérables et victimes d'une sécheresse redoutable.

L'article révèle par exemple que le gendre de Guelleh Djama Elmi Okieh dit Djama Speed, aurait été distribué des médicaments aux population de la région d'Adgeno, pour lutter contre une épidémie de fièvre. Or ces médicaments étaient périmés et plusieurs enfants en sont morts.

++ Peut-on parler d'empoisonnement ?

Seule une enquête judiciaire indépendante pourrait le déterminer. Mais IOG s'y opposerait au nom, certainement, de la souveraineté de l'Etat. Elle a bon dos la souveraineté, quand on sait par exemple, que Guelleh et ses complices bradent le pays à des acteurs étrangers, uniquement pour se remplir les poches.

++ Le coiffeur et sa tondeuse en action (sic !)
Les ratissages commis par les différentes formations policières et militaires de la famille de Guelleh aboutissent à de nombreuses arrestations de civiles, hommes et femmes, soupçonnés d'aider le Frud armé ou de donner des informations sur les viols à l'association Femmes Solidaires, dont Aïcha Daballeh est un membre actif.

Les punitions sont exemplaires : la tonte ! Comme cela s'était fait en France, à la Libération. Et c'est la honte totale qui s'abat sur ces pauvres victimes du régime.

Selon LOI, Femmes Solidaires réclame l'ouverture d'une enquête internationale pour identifier les coupables de viols, de maltraitance et de harcèlement de ces populations et en particulier des femmes.



10/04/2018 (Brève 1143) Commémoration de vingt années d'exil des Afar en Belgique. (Communiqué ABSL ANNAHL)

L'ABSL Annahl nous informe qu'elle organise une manifestation
le 21 avril 2018 de 14:00 à 18:00
à l'occasion de la commémoration de vingt années d'exil des Afar en Belgique.

Rue de Mérinos, 1B
1210 Saint-Josse ten Noode



01/04/2018 (Brève 1142) Intimidation policière musclée contre un parti politique à Djibouti, selon un communiqué de la LDDH.

Dans un communiqué du 31 mars 2018, signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce une opération policière brutale et non justifiée contre le siège d'un parti politique le RADD.

Cette intervention visait uniquement à terroriser les participants et à saisir le matériel de sonorisation, alors que les membres étaient réunis pacifiquement pour débattre des positions de leur parti pour que Djibouti devienne un état de Droit et accomplir leurs devoirs religieux.

Outre le matériel saisi, les policiers ont arrêté le gardien des lieux, Moussa Mohamed, un homme d'un certain âge qui était toujours en garde à vue dans les locaux de la Police.

L"ARDHD se joint à la LDDH pour :

  • dénoncer et condamner énergiquement cette dérive policière et exiger la libération immédiate et sans condition du vieux MOUSSA MOHAMED et la restitution des matériels confisqués lors de cette descente.
  • demander au régime en place à Djibouti de permettre le plein respect des règles démocratiques afin que les partis de l’opposition politique puissent exercer leurs activités sans aucune entrave.


26/03/2018 (Brève 1141) Un enième financement pour une centrale électrique à Djibouti ? Guelleh et son cousin auraient-ils fini par trouver un énième pigeon pour financer la réfection, la restructuration ou dans le cas présent une nouvelle centrale électrique ?

Selon une information publiée par "french.xinhuanet.com" (lien avec l'article : http://french.xinhuanet.com/2018-03/28/c_137071744.htm), le Koweit va accorder un prêt à Djibouti pour une centrale électrique moins gourmande en combustible et qui permettrait d'éviter les délestages incessants et pour la production d'énergie à partir de sources naturelles.

Bon, la seule chose qui est certaine, c'est que Guelleh et son cousin Djama Ali Guelleh ont mis la charge des remboursements sur les épaules des Djiboutiens.

Pour le reste, permettez-nous d'être extrêmement prudents et d'imaginer que les fonds pourraient avoir une autre destination que celles qui ont été évoquées ... Les poches d'IOG et de sa famille par exemple.

En effet, depuis une quinzaine d'années, nous entendons parler de financement pour restructurer Boulaos, soit sous forme de prêts, soit même de dons (France, Italie, FMI, entre autres, dont une chaudière qui aurait coulé et une autre qui aurait été revendu à un autre pays ..). Et pourtant la situation n'a pas évoluée du côté de la production locale. Les délestages continuent surtout l'été, quand les Djiboutiens ont besoin d'actionner des climatiseurs .... etc,

Et en même temps la fortune personnelle du dictateur, de sa famille et de son entourage s'arrondit un peu plus. Cherchez l'erreur !!!



26/03/2018 (Brève 1140) Reprise des arrestations dans le Nord et des incarcérations arbitraires, selon la LDDH

Dans un communiqué daté du 26 mars et signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce des nouvelles arrestations dans le nord. Il cite le cas de M. Mohamed Ahmed Ali, arrêté il y a une semaine dans le district d'Obock.

Après son arrestation, Mohamed Ahmed Ali a été interrogé d'abord à Obock, puis au SRD de la Gendarmerie à Djibouti-ville, avant d'être placé en détention, sans jugement à Gabode. La LDDH craint que les différents interrogatoires n'aient été réalisés sous la contrainte avec de possibles traitements musclés, inhumains et/ou dégradants.

L'ARDHD se joint aux appels de la LDDH qui :

  • dénonce et condamne sans réserve les arrestations dont les victimes ne sont qu’autres des civils sans défense par un régime sans scrupules,
  • qui demande l’arrêt immédiat des violences contre les civils et lance un appel solennel à tous les bailleurs des fonds à faire pression sur le régime en place a Djibouti.



23/03/2018 (Brève 1139) Mais qui se cache derrière le titre de Conseil européen du tourisme, qui vient de décerner "une médaille en chocolat" à Guelleh ? Une information qui ne va pas réjouir ni Guelleh ni sa feuille de choux inféodée au régime : "La Nation" (ARDHD)

En l'état actuel de nos investigations, il s'agirait d'une organisation privée dont les objectifs sont repris ci-dessous(*) (en Anglais) ou disponibles à l'adresse suivante ! https://europeantourismnews.wordpress.com/european-council-on-tourism-and-trade-world-parliamentarians-forum/ .

Cette organisation peu connue du grand public fait tout pour créer une confusion avec l'U.E., avec laquelle elle ne semble avoir aucun lien.

Son site, flagorneur à souhait, développé sous un blog WordPress est une vitrine alléchante, mais totalement creuse.

Allons, Guelleh, inutile de pavoiser. C'est encore une récompense sans valeur, comme le titre de Docteur Honrois Causa de l'université de Tokyon (pour l'agriculture !!!)

* Focus & objectives of the Marketing & PR Technology TASK FORCE The group serves two sets of clients:
– marketing andoffering consultancy and personnel within the membership of ECTT states who wish to learn, and share knowledge and expertise, about digital technologies and their impacts on tourism ; and
– external clients who wish to market their products on European market and also to obtain trade opportunities and supplier partners engaged in marketing their products on European Union.

The task force objectives are :
– ensure that all marketing personnel working for the ECTT members to have the opportunity to learn more about existing and emerging digital media technologies, their impact on business processes and the opportunities they offer.
– help marketing personnel identify, select and deploy these technologies effectively in the marketing their products in Europe and the world.
– support the development for a pan-European marketing strategy for overseas countries by identifying ways in which new technologies can be used to compile and manage a content and information`s destined for an European Union audience.
– to become the primary creator of tourism policy advice to the EU on the use of digital media for destination marketing.
– identify other organizations which could form partnerships or joint ventures with ECTT to help it achieve its marketing objectives.



22/03/2018 (Brève 1138) Guelleh élevé au titre de "Leader mondial du tourisme" et de membre de l'Académie européenne du tourisme !!! Une farce ? Non le paradis du tourisme militaire armé !

C'est grâce à la presse chinoise "French China" que nous apprenons cette information de première importance qui va éclairer le monde.

En effet, selon cet article (http://french.china.org.cn/foreign/txt/2018-03/22/content_50736617.htm), daté de ce jour, Guelleh a été elévé au titre de leader mondial du tourisme par le Préisident du Conseil européen du tournisme.

Est-ce un farce ? Certainement pas, car la presse chinoise est connue pour la qualité de ses informations... Alors ?

C'est une bombe ... médiatique. Certes Djibouti a des atouts pour attirer des touristes expérimentés, qu'ils aiment la plongée sous-marine, les excursions dans le désert, le farniente aux îles ou les croisières aventureuses dans le Goubet ... mais de là à en faire le leader mondial du tourisme, il y a un grand pas, que nous nous refusons de franchir....

Mais allons plus loin .. A l'appui de cette nomination, le Président du Conseil européen du tourisme salue en ces termes :"Aujourd'hui, le gouvernement de Djibouti reconnaît l'importance du tourisme comme facilitateur clé pour le développement du pays et la promotion internationale en investissant dans les infrastructures et le renforcement des capacités, en créant une équipe spéciale pour la promotion et la gestion des lieux touristiques, ainsi que du patrimoine naturel et historique du pays".

Mais non, le Président du Conseil européen ne s'est pas trompé. Il a juste oublier de préciser qu'il s'agit à 90 % d'un tourisme militaire. En effet Djibouti est le seul pays au monde, capable d'attirer autant de touristes militaires venus de différents pays. USA, Chine, Japon, Allemagne, Hollande, France, Italie, Espagne. D'autres pays frappent à la porte ou auraient déjà obtenu des accords : Arabie saoudite, Inde, .... ?

Foire aux armes

C'est vrai que le régime de Guelleh met tout en oeuvre pour bien accueillir les forces militaires et qu'il dépense un argent fou pour leur offrir des infrastructures à la hauteur de leurs attentes (ex : 20 km2 pour les implantations chinoises). Ces dépenses sont payées avec des emprunts chinois et le peuple djiboutien, qui n'en voit pas la couleur (en termes d'amélioration de son niveau de vie et de la qualité des services publics : santé, éducation, transport, ...) devra payer les échéances de remboursement, intérêts en plus.

Gulleh, enfin un titre universitaire !!Mais que ne consentirait pas Guelleh pour ajouter un titre sur son CV, après celui tant convoité de Docteur Honoris Causa de l'Université de l'Université de Tokyo pour l'agriculture (comme s'il y connaissait quelque chose !)


_________________________________________
Mais attendez ! Il y a encore mieux ! La série d'éloges !!!

"Votre leadership a réussi à créer une stratégie de réduction de la pauvreté de façon exemplaire et puissante, en l'occurrence dans le cadre de la stratégie dite 'Vision Djibouti 2035', qui se concentre sur la promotion de la croissance économique et l'emploi vers une sortie de la pauvreté de toute la population de Djibouti", peut-on y lire.

Pour les cosignataires de cette lettre, "Djibouti est surtout un exemple pour les activités de développement, la protection et la facilitation de l'investissement, la croissance économique et la diffusion de la richesse à la nation, et ceci relève pertinemment de votre créativité et de votre dévotion à votre peuple".

"Vos activités ont créé ce que nous célébrons aujourd'hui : Djibouti, la Perle de la mer Rouge et capitale mondiale de la culture et du tourisme"...
_________________________________________


Les Djiboutiennes et les Djiboutiens, qui vivent au pays, vont certainement apprécié ces louanges à leur mesure et demander à juste titre si le Conseil européen du tourisme "ne se fout pas de leur gueule". Eux qui endurent les privations, le chômage, l'absence de soins décents et les graves carences dans le système éducatif, les embargos contre les populations du Nord, etc...

Et nous n'avons pas peur de crier trois fois : "Honte au Président du Conseil européen du tourisme"



07/03/2018 (Brève 1137) "A mon tour de vous remercier". Message signé par Bolock Mohamed Abdou pour toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés en sa faveur.

A mon tour de vous remercier !

Hier, mardi 06 mars 2018, le tribunal correctionnel de Djibouti a estimé que la plainte déposée contre moi en diffamation par le premier ministre, n’était pas fondée et m’a relaxé.


C’est la fin d’un long calvaire judiciaire qui avait débuté le dimanche 25 février 2018 par ma garde à vue dans les locaux de la SDS, suivi d’un déferrement au parquet et par ma mise en détention à la prison centrale de Gabode.

Tout au long de ce parcours judiciaire j’ai bénéficié d’un élan de sympathie, de solidarité et de soutien extraordinaire. C’est pourquoi je tenais à vous rendre hommage et à vous faire part de toute ma reconnaissance et de toute ma gratitude. Je vous remercie infiniment et de tout mon cœur.

J’adresse un remerciement particulier à ma famille, à mes amis, à mes connaissances, à mes amis de Facebook et à toutes les organisations de défense des droits humains et notamment à l'ARDHD, la LDDH et à L’ODDH.

J’adresse également un remerciement particulier à Degmo Ali Abdi, notre icône nationale, pour sa prise de position courageuse et remarquée pour ma libération et pour la defense de la liberté d’expression et pour son groupe GVO qu’elle anime.

Je tiens vraiment à préciser, que je n’ai jamais diffamé ou mise en cause une personne privée. J’ai tout simplement dénoncé une situation d’injustice et malgré ma relaxe si une personne s’est senti visée par mes propos à titre personnel, j’en suis vraiment désolé. Ce n’était pas mon intention.

Cela étant dit, il y a quelques choses que je n’accepterai pas. Je n’accepterai pas l’intimidation, je n’accepterai pas qu’on veuille me réduire au silence et qu’on me prive de ma liberté d’expression. Autant je veille scrupuleusement à ne pas diffamer ni offenser les personnes privées, tout autant je veille scrupuleusement à bénéficier de ma liberté d’expression.

Enfin le militant des droits humains que je suis, ne saurait passer sous silence les difficiles conditions de détention de la prison centrale de Gabode. L’état de délabrement avancé des bâtiments, la surpopulation carcérale. Le tout maintes fois dénoncés et jamais résolus. Les conditions de détention sont tellement difficiles que les détenus y perdent un peu de leur dignité. Le manque de formation et de professionnalisme des gardiens de prison sont criantes.

On y confond allègrement les criminels et les délinquants multirécidivistes et les délinquants primaires et les prisonniers politiques, au point de mettre leur sécurité en jeu.

Enfin ultime humiliation, les détenus sont assis par terre au tribunal avant d’être cités à la barre. Il est urgent de remettre les bancs, qui existaient auparavant pour que les détenus retrouvent un peu de leur dignité.

BOLOCK MOHAMED ABDOU.



06/03/2018 (Brève 1136) Le FRUD nous a fait parvenir des photos et des vidéos enregistrées lors de la remise des prisonniers. Dans un message, il dénonce aussi les assertions officielles du régime qui a déclaré que les prisonniers avaient été libérés par l'Erythrée !!

Comme convenu, le FRUD nous a fait parvenir les vidéos et les photos qui ont été prises lors de rencontre des autorités coutumières avec la délégation  du FRUD, le 18 février à l'occasion de l'échange des prisonniers. Il a ajouté une mise au point sans équivoque.

"Contrairement  aux déclarations  irresponsables et presque infantiles des autorités djiboutiennes,  consistant à dire qu'elles ont récupéré les 2 personnes à partir de l’Érythrée, informationsrelayées par des soit disant opposants à la solde de la sécurité djiboutienne, l'échange a eu lieu dans la région  de Tadjourah."

Photos et (vidéos-les vidéos sont disponibles sur la page Facebook de l'équipe ARDHD)  lors de la remise des deux personnes aux chef coutumiers et au sultan de Tadjourah dans la région de Tadjourah

Le 18 février vers 17 h les autorités coutumières ont rencontré une délégation du FRUD conduite par A Cheikh  Amine Mussa

Dans l'une des vidéos (à voir sur Facebook) c'est M. Abdoulkader Houmad, Sultan de Tadjourah qui a tenu à se déplacer sur un long trajet malgré son état de santé avec deux autres membres de Miglis de Tadjourah ainsi que cinq autres responsables coutumiers. Il s'exprime en Afar et voici la traduction en Français :

"Je me présente, je suis Abdoulkader Sultan, Dardar de Tadjourah.  Nous accueillons MM. Gouled Mahmoud  et Mohamed Houssein que vous (le FRUD)  nous avez remis,  Nous vous remettons Mr Hamad Mohamed, la personne qui était entre les mains du pouvoir de Djibouti."

Le FRUD a voulu démontrer par ce geste hautement symbolique qu'il respecte scrupuleusement les droits humains et notamment les droits des prisonniers, fidèle en cela aux principes et aux pratiques de l'organisation du FRUD depuis sa création en août 1991. Il a aussi  montré qu'il respectait les institutions traditionnelles et les responsables coutumiers  qui sont malmenés depuis la période coloniale et post coloniale. Et cela en dépit des tentatives désespérées du pouvoir  et de ses valets pour "monter" les populations de ces régions contre le FRUD, en mettant en danger la vie des civils  comme cela s'est passé début mars
.
Outre la libération d'Hamad Mohamed, les chefs coutumiers ont obtenu la libération de  huit civils qui croupissaient dans la prison de Gabode depuis 2015. Certains ont été torturés et portent des séquelles : leur seul crime étant d'être un proche parent d'un membre du FRUD.   





06/03/2018 (Brève 1135) Bolock Mohamed aurait été relaxé des faits de diffamation sur plainte du Premier ministre. (Correspondant)

Un correspondant, dont les informations sont toujours fiables, nous informe que Bolock Mohamed a été relaxé ce jour lors de l'audience qui devait rendre un délibéré, suite à sa comparution immédiate la semaine dernière, après un interrogatoire dans les locaux du SDS et un petit séjour à Gabode.

Hélas, nous n'avons que trop rarement l'occasion de louer l'indépendance et le courage des juges djiboutiens, surtout lorsque le plaignant est le premier Ministre, mais nous sommes heureux de pouvoir le faire en cette occasion ....

Il faut quand même reconnaître que les écrits de Bolock ne représentait pas un cas de diffamation à l'encontre de la personne du premier Ministre, mais simplement des critiques sur sa politique, expression libre, qui n'est en rien punissable aux yeux des différentes justices internationales.



02/03/2018 (Brève 1134) LOI : deux batailles se déroulent à Djibouti, l'une autour de la succession du dictateur, l'autre pour la gestion du port de Doraleh

Deux articles (payants) dans la dernière édition de LOI (N° 1469) concernent des batailles qui seraient engagées à Djibouti.

1°) la guerre de succession pour remplacer Guelleh avec deux dauphins déclarés :
++ Ilyas Moussa Dawaleh, ministre des finances et secrétaire général du RPP
++ Nagub Abdallah Kamil, fils de Paulette, d'un premier mariage...

Djama Elmi Okieh dit Djama Speed, qui semble être écarté pour le moment, ne décolérerait pas contre sa belle-mère, qui l'écarterait systématiquement, en vertu, dit-on, de l'ascendant qu'elle a pris sur Guelleh et les hautes autorités du pays. Djama Speed est marié à une fille du couple présidentielle, mais certains écarts de conduite, auraient eu des conséquences néfastes sur sa carrière au sein du cercle très fermé de la dictature.

2°) Une mobilisation internationale pour prendre la suite de DP World dans la gestion du Terminal conteneur du port de Doraleh (DCT). On se souviendra que Guelleh avait destitué DP World de ses actifs dans le port de Doraleh en constituant un lourd dossier juridique à l'encontre de cet ex-partenaire. Au vue des éléments "à charge", parmi eux, la corruption de fonctionnaires et le refus d'ouvrir les services du port à certaines entreprises, le dictateur avait fait voter par l'Assemblée nationale (aux ordres) un décret permettant de rompre les engagemnts avec DP World.

Maintenant les concurrents étrangers se bousculent pour essayer d'obtenir le contrat de gestion : deux entreprises françaises : le groupe Bolloré et CMA-CGM intéressées par une prise de participation dans le terminal "multipurpose" et pourquoi pas par la gestion du terminal conteneur (?), mais aussi les Chinois qui, constatant que Djibouti peine à rembourser l'argent qu'il a emprunté facilement pour financer le train et d'autres infrastructures, voudraient exiger une compensation, qui pourrait être la gestion du port.

Deux affaires à suivre. Ce que nou pouvons presque garantir sans risquec'est que Guelleh va encore utiliser sa technique de division pour régner, afin de s'enrichir un peu plus.... Les investisseurs pourraient y perdre leur 'culotte' dans l'avenir !!!



28/02/2018 (Brève 1133) Des précisions sur la situation de Bolock Mohamed. Le parcours judiciaire n'est pas terminé (Correspondants)

Bollock Mohamed Abdou a été arrêté dimanche 26 février vers 14h par les policiers du SDS sur plainte du premier ministre. Après il a été deféré hier au parquet de djibouti et mis en examen pour diffamation, suite à un article en relation avec les dernières elections legislatives , publié par Mr Bolock dans les reseaux sociaux notamment face book. Placé sous mandat de depot à la prison civile de gabode dans la foulée.

Le lendemain, mardi 27, Bolock Mohmaed a été convoqué devant le tribunal correctionnel de flagrant délit pour répondre du délit de diffamation envers le premier ministre .

Après l'interrogatoire de l'accusé -qui a nié en bloc les faits de diffamation arguant qu'il avait seulement exprimé son opinion sur les élections et l'action du premier ministre, homme public- le procureur de la République a requis le renvoi de l'accusé à l'audience pénale du 6 mars pour diffamation et de prononcer une condamnation à une peine de prison avec sursis.

Bolock Mohamd a ajouté qu'il s'était exprimé en tant que membre du Conseil national du parti FRUD, et qu'il n'avait jamais ciblé la personne privée d'Abdoulkader Kamil (dont il avait été proche) mais qu'il avait émis son opinion sur l'action publique de la personne .



27/02/2018 (Brève 1132) (16h00 Paris) L'alerte rouge est levée. Bolock Mohamed est ressorti libre (Correspondants)

Dans une information très courte, nos correspondants nous confirment que Bolock Mohamed a été libéré ce jour en application de la décision du juge qui avait prononcé la relaxe. Dès que nous recevrons plus de détails, nous les mettrons en ligne.



27/02/2018 (Brève 1131) Alerte rouge. Bolock Mohamed a été présenté ce matin à un juge qui aurait prononcé la relaxe (Attendons pour voir !) (Correspondants)

Selon une information qui nous a été transmise par des correspondants généralement bien informés, Bolock Mohamed aurait comparu ce mardi matin devant un juge d'instruction qui aurait prononcé la relaxe.

Sachant qu'à Djibouti, l'application d'une décision de justice peut être entravée par un Ministre ou par le Président (Cas de Jabha, par exemple), nous attendons de savoir s'il sera relaché dans la journée. Nos prochaines informations vers 18h (Heure de Paris)



27/02/2018 (Brève 1130) A écouter. Said Houssein Robleh, président de l'UDJ a été interviewé lundi 27/02/18 par la Voix de l'Amérique

Interviewé par les journalistes de VOA (La Voix de l'Amérique) Saïd Houssein Robleh exprime son sentiment sur le déroulement des dernières élections législatives à Djibouti. Il salue la position courageuse des partis d'opposition qui ont respecté la consigne de Boycott et il dénonce ceux qu'il appelle les "faux-opposants", qui sont financés par le régime pour donner une apparence démocratique au scrutin.

Il dénonce aussi le principe de Guelleh qui consiste à cloner les partis traditionnels pour substituer des partis illusoires qui n'ont aucune crédibilité ni légitimité, comme c'est le cas pour l'UDJ qui en est l'une des victimes.

++ Retrouver toute l'émission :
https://www.voaafrique.com/a/4249368.html


++ Ecoutez l'extrait



27/02/2018 (Brève 1129) ALERTE ROUGE - BOLOCK MOHAMED ABDOU a été conduit à Gabode où il est incarcéré arbitrairement sans qu'aucun motif sérieux ni crédible ne soit relevé à son encontre (Correspondants)

Bolock Mohamed Abdou incarcé illégalement à la prison de Gabode -DjiboutiNos correspondants nous confirment que Bolovk Mohamed Abdou, après avoir séjourné au SDS où il avait été convoqué dimanche, est désormais incarcéré à la sinistre prison de Gabode.

Selon les informations fournies par différentes sources, que nous essayons de vérifier, aucune charge sérieuse ni crédible n'aurait été reproché à cette figure de l'opposition au régime dictatorial du Président Guelleh, qui asservit la population pour satisfaire sa soif de pouvoir et d'enrichissement personnel.

Il faut savoir que Bolovk Mohamed Abdou, est un opposant qui entend utiliser de son droit légitime et imprescriptible d'émettre et de diffuser ses propres opinions et analyses, tout en restant digne dans ses propos et surtout en évitant les paroles qui pourraient être jugées inopportunes : menaces, insultes, ...

Le régime lui répond en utilisant de façon illégale et arbitraire, la force des unités spéciales dévouées à son service et encore une fois, nous constatons qu'il a accaparé le pays pour son propre compte et qu'il n'hésite pas à recourrir à la violence pour faire taire ceux ou celles qui osent élever la voix pour dénoncer des faits d'une grande gravité



26/02/2018 (Brève 1128) BOLOCK MOHAMED ABDOU, figure de l'opposition, a été convoqué hier au SDS, bien connu pour ses méthodes d'interrogation brutales et pour ses incarcérations abitraires (LDDH)

Dans un communiqué du 25 février sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce la convocation de Bolock Mohamed Abdou par le SDS (Service de Documentation Secret).

L'association rappelle aussi que c'est la quatriéme fois depuis le début de l'année, que Bolock Mohamed Abdou est arrêté ou convoqué par des cellules spécialisées dans la répression des citoyens. Nul doute que cet acharnement est dirigé contre un citoyen pacifique dont le seul tort est d'avoir utilisé de son droit légitime à s'exprimer. Rappelons que Bolock Mohamed Abdou est membre de la direction de la LDDH.

L'équipe de l'ARDGD se joint aux appels de la LDDH pour
++ dénoncee et condamner énergiquement l’arrestation de Bolock Mohamed Abdou, qui est membre de sa direction et demander sa libération immédiate et la fin de l’acharnement dont il est victime.
++ lancer un appel solennel au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à l’Union Africaine, à l’IGAD, à la Commission Africaine des droits de l’homme et des Peuples, à l’Union Européenne à faire pression sur les autorités Djiboutiennes pour qu’elles respectent les droits fondamentaux des citoyens.



23/02/2018 (Brève 1127) Les élections ne semblent pas passionner la population ni les média officiels (Pas un mot sur la page d'accueil de la RTD à 11:00 Paris 13:00 Djibouti )

Sur le site de la RTD nous n'avons trouvé aucune information en relation avec les élections législatives qui se déroulent dans le pays aujourd'hui. C'est curieux !!! C'est vrai que ces élections sans enjeux n'intéressent que peu de monde et que la RTD a probablement d'autres sujets plus importants pour flagorner l'ego démesuré du Patron.

Ecrn RTD le 23/02/18 à 11h00_Paris



23/02/2018 (Brève 1127) Conférence-débat avant parodie de législatives le 18 février à Paris (Compte-rendu préparé par Régis Marzin)

Maki HoumedGaba et Mahdi Ibrahim A. God avaient convié la diaspora à assister le 18 février à une conférence-débat avant la parodie des législatives de février 2018.

Le compte-rendu intégral, écrit par Régis Marzin est disponible sur son blog.
http://regismarzin.blogspot.fr/2018/02/18-fevrier-2018-paris-conference-debat.html



22/02/2018 (Brève 1126) Le ministère de l'intérieur disposerait déjà des résultats de votes à l'étranger. Rapidité extrême qui témoignerait de capacités organisationnelles encore jamais vues dans le monde (Selon une information diffusée par Houssein Ibrahim Houmed)

Selon une information diffusée il y a quelques minutes par Houssein Ibrahim Houmed (et que nous n'avons pas pu vérifier), le Ministère de l'Intérieur serait déjà en possession des résultats des votes à l'étranger (Somalie / Ethiopie). Comme il nous a habitué depuis plusieurs scrutins, le régime obtient parfois des chiffres ahurissants (par exemple, 100 % de votants, 100 % de suffrages exprimés et 100 % en faveur de Guelleh)

Sources à titre d'exemple :
1°) http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=15499
2°) http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=16565

Les résultats seraient d'après notre source :

++ Mogadisho : 
20 000 votants : 2000 abstentions, 1000 votes blancs
++ Hargeisa 
10 000 votants : 9999 votants pour et 1 abstention
++ Borama
3000 : 55 abstentions (Pots de vin détourné) + 2943 votants pour +2 nuls
++ Gig Giga
5000 : 2500 votants pour +2000 absents +500 votes nuls



22/02/2018 (Brève 1125) Guelleh va-t-il faire voter près de 50.000 "mercenaires" habitant les différentes localités en Somalie et en Ethiopie ? (Selon une note d'Houssein Ibrahim Houmed)

Dans une note (dont nous n'avons pas pu vérifier l'exactitude des faits), Housein Ibrahim (qui nous a habitué à certains excés de langage dans le passé) prétend que le régime, faute de votants à Djibouti, ferait appel à des mercenaires qu'il recruterait dans des localités en Somalie et en Ethiopie.

Le marché serait clair : en échange d'une carte nationale d'identité djiboutienne, les habitants devraient voter un jour à l'avance dans des bureaux externalisés dans ces villes.

Houssein Ibrahim cite des chiffres impressionnants (qu'il faut prendre avec précaution) et comme dit le dicton " il n'y a pas de fumée sans feu ", il convient de s'alarmer si cette pratique était confirmée, car ce n'est plus de la magouille électorale mais un véritable hold up, un crime contre la population djiboutienne.

"Les chiffres des personnes à qui le régime aurait distribué des cartes d’identité djiboutienne par region sont selon le Ministère de l’Intérieur de
- 20 000 inscrits pour Mogadisho
- 10 000 inscrits pour Hargeisa
- 3 000 inscrits pour Borama
- 5 000 inscrits pour Gig-Giga'



20/02/2018 (Brève 1124) Djibouti : aggravation de la dictature constatée avant la parodie de législatives (Collectif de solidarité avec les luttes sociales et politiques en Afrique - dont l'ARDHD est signataire avec de nombreux partis et organisations de l'opposition)

Télécharger le communiqué en PdF, avec toutes les annexes et les liens avec les sources de référence: https://electionsafrique.files.wordpress.com/2018/02/180219djibouticplegislatives 23fevrierversionpubliee.pdf

Djibouti : aggravation de la dictature
constatée avant la parodie de législatives


Communiqué du Collectif de solidarité
avec les luttes sociales et politiques en Afrique,Paris, 19 février 2018

En organisant le 23 février des élections législatives factices, le régime djiboutien confirme son mépris de toute forme de démocratie et de libertés. La simulation ne trompe personne, elle souligne à l’intérieur commeà l’extérieur du pays, le contrôle militaire et la violence de la répression administrative visant à empêcher toute forme d’opposition démocratique.

A partir de fin 2015, Djibouti a rejoint le haut du classement des dictatures en Afrique, sans que cela ne soulève de réprobation internationale en dehors du parlement européen1. Après quelques efforts de médiation entre 2013 et 2015, les diplomates internationaux sont restés depuis 2016 sans voix face à un pourrissement sans issue, entre perplexité et focalisation sur leurs intérêts. L’Union africaine est, elle, en avril 2016, venue
cautionner par une mission d’observation factice, une élection en dehors des règles de la démocratie.

Les flux de marchandises entre la Chine et l’Ethiopie3, les navires et les avions des forces armées internationales traversent le pays-hub d’Ismaïl Omar Guelleh sous les yeux d’une population qui perd l’espoir, comme si plusieurs réalités se croisaient sans lien entre elles, dans un espace de non-droit international, dominé par des intérêts commerciaux et militaires. Les loyers de bases forment une rente qui facilite le maintien le statu quo sans exigence d’effort sur l’Etat de droit et pour la reprise du processus de démocratisation.

Ce refus d’une démocratisation s’inscrit depuis 1990 dans la durée. Sur 10 élections présidentielles ou législatives, 6 ont été boycottées par l’opposition réelle. La présidentielle de 2016 ayant été partiellement boycottée, les seules élections auxquelles toute l'opposition a participé sont la présidentielle de 1999 et les législatives de 2003 et 2013. La mainmise du pouvoir sur le soi-disant parlement est flagrante puisque lors de 4 législatives entre 1992 et 2008, l’ancien parti unique, le Rassemblement populaire pour le Progrès (RPP) au pouvoir depuis 1979, puis, depuis 2003, la coalition Union pour la majorité présidentielle (UMP), se sont attribués 65 sièges sur 65.

A partir de 2013, l’opposition s’est rassemblée dans la coalition Union pour le salut national, très suivie par la population. Le pouvoir menacé n’a pu se maintenir qu’en modifiant les résultats de deux scrutins au moyen de scores et procès-verbaux inventés, une première fois en inversant totalement le résultat des législatives de 2013, une seconde fois à la présidentielle de 2016, en s’attribuant un score fictif lui permettant d’éviter un second tour dans lequel l’opposition aurait pu s’unir, bien qu’elle ait souffert au premier tour d’une absence de candidat commun consensuel.

Cela s’est fait en modifiant tellement les scores réels que l’opposition5, qui aurait pu mobiliser la population pour le second tour mais ne disposait d’aucune estimation du résultat réel, est devenue inaudible à l’extérieur du pays, alors qu’à l’intérieur la répression militaire faisait tomber une chape de plomb.

Les inversions de résultat de législatives sont rares en Afrique, car elles sont difficiles à organiser. Celle de 2013 à Djibouti a été facilitée par un mode de scrutin qui attribue 80% des sièges d’une zone au parti qui atteint 50% des voix. Après invention de faux résultats, le ministère de l’intérieur a attribué 10 sièges à l’USN et 55 à l’UMP au lieu de l’inverse. Les procès-verbaux détaillés n’ont jamais été publiés.

Début 2013, l’Union européenne s’est compromise en validant diplomatiquement cette inversion de résultat pour ne pas mettre en danger son action militaire dans la lutte contre la piraterie maritime au large des côtes somaliennes, stratégique lors du démarrage d’une Politique de sécurité et de défense commune (PSDC), puis a corrigé sa position suite à la vive désapprobation du parlement européen7. En dépit des corrections ultérieures visibles dans l’accompagnement de l’Accord-cadre du 30 décembre 2014, le soutien croisé franco-européen au pouvoir djiboutien après l’inversion de résultat des législatives8, s’est avéré une cause profonde de détérioration de la situation politique, faute d’attention suffisante au processus électoral en 2015. La politique de François Hollande et Jean-Yves Le Drian, focalisée sur les aspects militaires aux dépends de la défense de la démocratie a également affecté Djibouti, ce qui est apparu lors de la visite du ministre de la défense en juillet 20159.

Depuis 2016, les 2 inversions et modifications de résultat ont été suivies de la destruction de l’opposition véritable qui allait se mobiliser suite à ces crimes électoraux. La grande majorité des processus électoraux dans les dictatures en Afrique sont détournés en amont au moyen de quelques familles de techniques de détournement : l’utilisation d’un mauvais fichier électoral, le contrôle des institutions et de la Commissionélectorale, la suppression des libertés permettant un débat politique et surtout la désorganisation de l’opposition.

Ismaïl Omar Guelleh, décomplexé et sans scrupules, est sans doute le chef d’Etat africain qui maîtrise le mieux les techniques de désorganisation de l’opposition réelle en amont d’un processus électoral. Bien que l’opposition ait souffert de ses divergences et ait mal explicité des choix faits sous contrainte, elle a surtout été empêchée de jouer son rôle à partir de 2013 et a été réduite par le pouvoir à un état dans lequel elle ne peut plus participer aux élections, alors que l’électorat du pouvoir est très réduit et que la population attend le changement. Depuis 2018, Ismaïl Omar Guelleh a utilisé l’empêchement de la création ou de l’existence légal de partis, l’interdiction des réunions et de l’accès aux lieux de réunion, des attaques physiques de leaders d’opposition, l’emprisonnement et la torture, les interdictions de voyager, les mutations et les radiations de fonctionnaires cadres des partis, les manipulations judiciaires et les fausses accusations, le clonage des partis, la création et le financement de partis de fausse opposition pour des manipulations électorales, la fabrication d’un système de fausse opposition en vue des élections.

En plus des violences et emprisonnements, les techniques principales qui ont été utilisées sont l’imposition de 4 statuts légaux maximum pour l’opposition, l’enlèvement du statut légal à des partis dont l’ARD et l’UDJ, l’interdiction de partis existants dont le MRD en 2008, le refus de la légalisation des partis Model et RADD, le clonage des partis ARD, UDJ, PND, toujours en jouant avec les 4 statuts maximum. A l’approche des
législatives, un parti ne pouvait avoir un statut légal que s’il ne boycottait pas, s’il parlait de l’accord du 30 décembre 2014 d’une manière qui ne dérangeait pas le pouvoir, et s’il ne dénonçait pas la Commission électorale (Céni). Mieux que tout autre dictateur, Ismaïl Omar Guelleh s’est fabriqué sur mesure un système de fausse opposition, composé de partis aux statuts volés, déconnectés de la population, pour participer à une
élection factice qui redistribuera 10 sièges de l’assemblée à des politiciens neutralisés.

L'Observatoire djiboutien pour la promotion de la démocratie et des droits humains (ODDH) dénonce une élection organisée« avec les clones des partis de l'opposition et ceux ou celles qui ont fait de leur carrière l'opportunisme politique et la trahison du peuple »10. Le point positif des « 25% de femmes » sert à la promotion internationale. Le stade du boycott du « match amical », un boycott de fait, est une conséquence des attaques subies précédemment. Selon la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)13, « les centres des retraits des cartes d’électeurs sont quasiment déserts et l’on peut dire sans exagération que le taux de retraits sont infimes. Et la RTD a annoncé le 08 février 2018 que 10% des électeurs inscrits avaient retiré leurs cartes »

L’élection est basée sur l’écrasement d’une opposition réelle et sur le silence d’une communauté internationale focalisée sur la géopolitique et les conflits du Moyen-Orient, du Sahel et de la Corne de l’Afrique. En 2018, devraient se dérouler en Afrique 25 élections, 8 présidentielles et 17 législatives, 9 processus électoraux dans un cadre démocratique, 16 processus électoraux dans un cadre non-démocratique14. Cette série électorale axée sur les législatives, au niveau des régimes non-démocratiques, commence à Djibouti. Alors que s’amorce la négociation « post-Cotonou », la réaction de l’Union européenne et de l’exécutif français sera observée à la fois par les populations, par la jeunesse africaine objet de l’attention de l’Ua, mais aussi par les régimes qui se préparent à détourner d’autres processus électoraux.

Comme le Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique l’indiquait déjà en 201615, « les acteurs internationaux, en particulier les pays possédant une base militaire, sont interpellés sur l’arrêt du processus de démocratisation. Une vision conservatrice de Djibouti, associé au Moyen-Orient sans démocratie, dans les compromis avec la dictature, s’oppose à la volonté de la population djiboutienne. Dans la Corne de l’Afrique, aussi la paix ne s’installera durablement qu’en s’appuyant sur la démocratie et l’Etat de droit. Un clivage entre militaires et diplomates français et européens, et population, risquerait de pousser une partie de cette population, si ce n’est pas vers le désespoir, vers d’autres voies, en pratique et intellectuellement. »

A l’occasion de la parodie d’élection du 23 février 2018, le Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique demande à l’Union européenne et au gouvernement français de dénoncer l’absence de démocratie et d’Etat de droit à Djibouti et de soutenir dans ce pays l’expression démocratique et la liberté d’organisation des partis politiques.

Collectif de Solidarité
avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique,

Paris, le 19 février 2018

9 signataires :

  • + Alliance Républicaine pour le Développement (ARD, Djibouti),
  • + Mouvement pour le Renouveau démocratique et le développement (MRD, Djibouti),
  • + Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti (ARDHD),
  • + Alliance Nationale pour le Changement Ile-de-France (ANC-IDF, Togo), Union des Populations du Cameroun – Manidem (UPC-MANIDem),
  • + Coalition d’Opposition pour la Restauration d’un Etat Démocratique (CORED, Guinée Equatoriale),
  • + Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD, Congo Brazzaville),
  • + Amicale panafricaine, Parti de Gauche.


19/02/2018 (Brève 1123) A l'occasion de la libération des deux prisonniers qui étaient détenus par le FRUD depuis juin 2017, Mohamed Kadamy, dirigeant du FRUD, a accepté de répondre aux questions de l'ARDHD et d'être enregistré en Vidéo.

Mohamed Kadamy a accepté de répondre aux questions de l'ARDHD ce lundi 19 février, sur quatre points :

  • La libération des deux prisonniers politiques qui avaient été capturés le 26 juin 2017 : le caporal-chef Gouled Mahmoud, de l'armée djiboutienne et l'aide-médical Mohamed Houssein Hamadou.
    Il a promis de nous faire parvenir, probablement dès demain mardi, les vidéos qui ont été enregistrées à cette occasion et en particulier les enregistrements des deux prisonniers au moment de leur libération.
  • Sa vision de l'élection législative du 23 février.
  • La situation à Djibouti, tant au niveau de la population que de l'action de l'opposition
  • Quel avenir pour le pays et les conditions à remplir pour que l'opposition devienne une force crédible, reconnue et agissante.

Les bandes vidéos de l'interview sont en cours de montage et nous espérons être en mesure de les diffuser sur notre page FaceBook dans la soirée (heure de Paris), au plus tard demain matin



17/02/2018 (Brève 1122) Quand le tribalisme prime sur les règles démocratiques de base à Djibouti.(LDDH)

Dans un communiqué N° 3 daté du 17 février, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH signale que la vie politique et en particulier le choix des candidats à l'élection législative mais aussi celui des Ministres ou des hauts-fonctionnaires est établi sur des bases tribales et non sur les compétences des candidats.

La LDDH dénonce la prise en main du pays, depuis des années, à tous les rouages adminisratifs, politiques et financers, par des personnes n'ayant pour seul mérite, leurs appartenances tribales et non leur compétence ou leur engagement sincère au redressement du pays, des services publics et de l'économie.

Par ailleurs la LDDH confirme le faible taux de retrait des cartes électorales, qui inquiéte à juste titre le Ministère de l'intérieur. Il aurait décidé d'employer des vacataires pour qu'ils sillonnent les rues à la recherche des logements des électeurs inscrits, afin de leur remettre à domicile le précieux sésame, qui ne semble pas l'être aux yeux d'une population totalement découragée par le régime et ses pratiques plus que douteuses.

La LDDH émet des doutes sur la réussite de l'opération à moins de six jours du scrutin....



17/02/2018 (Brève 1121) (LOI) Comment Guelleh, après avoir laminé l'opposition, va-t-il tuer ses alliés de l'UMP, afin que le RPP concentre à nouveau, l'exclusivité et le monopole de tous les pouvoirs sur le pays ?

Dans un article payant de son dernier numéro (N°1468) LOI démonte, sur la base d'informations précises, la stratégie de Guelleh pour se débarrasser cette fois, non plus de ses concurrents politiques, mais des partis alliés du RPP, au sein de l'UMP.

Soulignons qu'il semble y avoir une forte dose de machiavélisme dans la démarche, mais avec Guellh aucun Djiboutien n'en sera surpris ! La responsabilité est-elle aussi à imputer à l'inconsistance, au manque de vision stratégique et de programme des principaux leaders (qu'ils soient alliés de l'UMP ou desmembres de l'USN, alliance moribonde ? Selon LOI Guelleh a de fortes chances de gagner son pari et de concentrer tous les pouvoirs (et surtout les sources d'enrichissement) dans ses mains, via le RPP qui est soumis à sa botte et à celle de la douce et généreuse (sic !) Paulette, son épouse.

C'est ainsi que le FRUD (branche repentie), le PSD, le PND et l'UPR, pourtant alliés de la première heure et qui ont favorisé la prise de contrôle du pays par Guelleh, sa famille et leurs obligés, ont été mis à l'écart des décisions importantes concernant en particulier l'établissement de la liste des candidats à l'élection législative à venir.

Cela a attiré des réactions de rejet. Par exemple Hasna Moumin Badhon, après la publication de la liste aurait décidé que le PSD cessait de faire partie de l'UMP, et bien d'autres cas. L'ARD (branche clonée) de Cassim Ahmed Dini, n'alignerait qu'un seul candidat à Tadjourah et encore n'a-t-il pu le faire qu'avec l'aide du Ministre de l'intérieur qui a la haute main sur tous les partis (ou branches clonées) légalisés et subventionnés par la régime.



16/02/2018 (Brève 1120) (LDDH) Absence de programme électoral, resultats connus à l'avance. La recette miracle de Guelleh pour que la population djiboutienne se désintéresse totalement du scrutin législatif à venir

Dans un communiqué daté du 15 février 2018, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH explique et justifie le désintérêt total de la population pour un scrutin sans enjeu ni surprise.

Selon cette association, la première manifestation de désintérêt est confirmée que seules 10.000 cartes électorales auraient été retirées à ce jour sur 194.000 inscrits. En plus ce nombre d'électeurs inscrits est très bas pour une population estimée à environ 940.000 citoyenns et citoyens.

De plus, il faut savoir que traditionnellement dans les régions du nord et du nord-ouest, les habitants ne votent pas directement : ce sont soit les instances gouvernementales, soit les chefs coutumiers qui le font pour eux.

(Ce qui avait produit dans le passé des résultats stupéfiants : en 2016, certains bureaux avaient fermé à midi, parce que 100 % des inscrits avaient voté, avec 100% de suffrages exprimés et 100% en faveur de Guelleh. -note de l'ARDHD-)

La LDDH pointe aussi le fait que l'UMP (Majorité présidentielle) n'a pas publié de programme électoral clair et qu'elle ne recherche pas l'édhésion populaire. Ses partisans/rabatteurs se contentent de dire : "le 23 février, votez UMP avec le bulletin vert !!!

Au final la LDDH a relevé une sérieuse violation des droits civils et politiques :

"Il a été signifié par le Ministre de l’Intérieur le refus de remettre aux partis en compétition, les fiches des résultats signées par tous les délégués et ce, en contradiction d’un décret présidentiel datant de Décembre 2013.

Il est à rappeler que le défaut de remise des fiches des résultats ou de publication des résultats par bureau de vote constitue une sérieuse violation des droits politiques et civils lesquels doivent être intégralement respectés dans tout processus électoral."



10/02/2018 (Brève 1119) (LDDH) Des élections législatives sans suspens, dominées par une forte influence des tribus. Les résultats sont déjà connus

Dans un communiqué daté du 9 février 2018, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH explique que si l'opposition a été laminée par les dirigeants politiques actuelles, le choix des candidats qui seront élus le 23 février, a été largement réalisé sur des appartenances tribales.

Certaines ont été favorisées, d'autres au contraire sont pratiquement écartées et cela sans aucune considération de leur poids démographique. Ainsi le régime pour se maintenir au pouvoir exacerbe, comme il le fait à chaque fois, les divisisions, pour s'imposer, alors qu'il est totalement minoritaires au sein de la population.

Le trafic des listes électorales est ahurissant. Même le nombre d'inscrits officiellement connaît des variations inexpliquées mais significatives. Entre les annonces du ministre de l'intérieur qui évalue en janvier 2018, sur les média officiels, le nombre d'inscrits à 225.000 et la publication ultérieure de 194.000, sonne comme un aveu officiel de magouillage.

Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, que les électeurs inscrits ne se précipitent pas pour retirer le carte électorale. La RTD annonçait le 8 février que seulement 10 % des électeurs avaient été cherché le fameux sésame.

La LDDH confirme avoir déposé le 7 janvier 2018 une demande d’agrément pour l’Observation Citoyenne des Elections (OCE) mais que le Pouvoir Djiboutien n’a même pas daigné lui répondre pour lui signifier un accord ou un refus.

Au final la LDDH assure l'opinion publique que fidèle à son idéal démocratique, elle poursuivra sa mission d'information sur la situation et les conditions manifestement douteuses de ces élections.



07/02/2018 (Brève 1118) Les malheureux habitants de Bouljouqo sont-ils les bêtes noires du régime de Guelleh ! En tout cas, ils ne cessent d'essuyer les harcèlements incessants des forces au service exclusif de la dictature, jusqu'à être empêché de quitter un régime qui les rejette ! (LDDH)

Dans un communiqué daté du 6 février 2018, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH détaille le calvaire des habitants de Bouldouqo.

Rappelons que Bouldouqo est (ou était ?) un bidonville parmi les plus sommaires à proximité de Balabala, autre bidonville en périphérie de Djibouti.

Le 21décembre 2015, les forces du régime avaient encerclé le quartier, alors que la fête religieuse traditionnelle s'y préparait. Le 23 décembre, la LDDH avait publié un bilan détaillé des nombreuses victimes de cette agression délibérée et injustifiée: au moins 28 morts, 52 blessés, 34 disparus et 13 arrestations. Ce qui avait valu l'arrestation du Président de la LDDH et sa condamnation en première instance à de la prison ferme.(http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=16375)

Depuis les habitants n'ont jamais cessé d'être victimes de harcèlements, destructions d'habitation, incarcération extra-judiciaires, etc... (La question a été posée de savoir si le régime, ou plus certainement le clan au pouvoir ne souhaitait pas récupérer ces terrains pour les louer ou les céder à son propre bénéfice).

Récemment, ces malheureuses familles dont certaines possèdent des cartes d'identité djiboutienne attestant de leur nationalité, privées de logements et victime d'exactions à répétition, auraient décidé de s'exiler au Somaliland voisin pour essayer de retrouver la paix et la sécurité.

Mais le régime et son chef, vindicatifs comme d'habitude, en ont décidé autrement et ils ont fait stopper l'exode dans la localité d'Antar à proximité de la frontière avec le Somaliland. Certaines personnes ont même étaient arrêtées et transférées dans le sinistre centre de rétention de Nagad.

Que peuvent faire ces hommes, ces femmes, leurs enfants et des personne âgées : elles n'ont plus de toit, plus de terrain et pourtant il leur est interdit de s'exiler volontairement....

Face à ce nouveau drame dont le régime est encore une fois l'institgateur, l'ARDHD se joint aux appels de la LDDH pour :

  • dénoncer et condamner vigoureusement ces arrestations arbitraires et illégales des populations civiles.
  • envoyer un appel solennel au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à l’Union Africaine, à l’IGAD, à la Commission Africaine des droits de l’homme et des Peuples, à l’Union Européenne à faire pression sur les autorités Djiboutiennes pour qu’elles respectent les droits fondamentaux des citoyens et cesser les violences dont sont victimes des civils innocents.


21/01/2018 (Brève 1117) Fidèle à ses principes, Guelleh le Funambule continue ses deux méthodes favorites "diviser pour régner" et "ne jamais tenir ses promesses", mais cette fois au détriment des intérêts Chinois ! (Selon LOI). L'empire du milieu va-t-il se laisser berner, sans réagir violemment par ce menteur chevronné, qui ne respecte aucune parole ?

Après avoir laminé l'opposition, en favorisant les divisions, l'émergence de syndicats et de partis clonés (qu'il contrôle) - L'ARD historique semble être la dernière victime en date - et en légalisant uniquement les partis amis, Guelleh s'attaque à un gros morceau : la Chine.

Selon deux articles du dernier numéro de LOI (N° 1466) les relations entre Guelleh et la Chine se dégraderaient à toute allure. Les causes seraient nombreuses.

D'abord l'intransigeance des ministres djiboutiens qui, hormis la pagaille administrative à de nombreux échelons de l'Etat, multiplieraient les pressions sur le personnel chinois pour qu'ils privilégient, par exemple, tel fournisseur de carburant, dirigé par un membre du Clan au pouvoir.

Plus grave, Guelleh, revenant sur ses promesses de garantir un monopole aux Chinois, vient d'autoriser deux concurrents à exercer des activités dans la zone franche : une société d'origine indienne et une autre dirigée par un membre du Clan.

Par ailleurs Djama Ali Guelleh, surnommé "Le père fouettard" s'oppose à un projet de centrale électrique fonctionnant au Charbon, contrairement à des accords conclus auparavant ...

Et maintenant c'est une autre banque chinoise la Banque of China Hong Kong qui se propose de concurrencer le partenaire de référence la China Merchant Holdings...

Bref, nous avons l'impression que Guelleh joue avec le feu ... et qu'il pourrait finir par se brûler terriblement. Il suffirait que les investisseurs étrangers admettent enfin, comme nous le clamons depuis une vingtaine d'années, qu'il ne faut pas investir à Djibouti, tant que Guelleh et ses hommes de main tiendront le pouvoir. Car avec eux les investissements, qui pourraient apporter une amélioration du niveau de vie de la population, se transforment vite en sable aride en perdant toute leur valeur.



12/01/2018 (Brève 1116) Guelleh et ses obligés attendaient-ils une livraison importante d'armement : munition, bombes et explosifs ? (Le Figaro)

Lien avec l'article du Figaro http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/01/10/97001-20180110FILWWW00254-grece-materiel-explosif-a-bord-d-un-cargo.php

A noter que l'information a été reprise sur le site HCH24 : http://www.hch24.com/actualites/01/2018/djibouti-le-nom-du-regime-de-guelleh-implique-dans-un-navire-transportant-des-explosifs-arrete-en-grece/

___________________ Le Figaro

Grèce: matériel explosif à bord d'un cargo
Les autorités grecques ont arraisonné un navire battant pavillon tanzanien qui se rendait en Libye avec une cargaison de matériel pouvant servir à la fabrication d'explosifs.

Le cargo a été intercepté au large de la Crète samedi, ont annoncé les garde-côtes aujourd'hui. Il avait à bord 29 conteneurs renfermant notamment du nitrate d'ammonium et des détonateurs. Le contre-amiral de la marine grecque Ioannis Argiriou a expliqué à la presse que le matériel trouvé à bord "aurait pu servir dans des carrières mais aussi à la fabrication de bombes et à commettre des actes de terrorisme".

D'après le manifeste du navire, il avait pris sa cargaison en Turquie dans les ports de Mersin et d'Iskenderum et devait à l'origine se rendre à Djibouti et à Oman. Mais, ont expliqué les garde-côtes grecs, le capitaine a ensuite reçu l'ordre de mettre le cap sur Misrata, en Libye, et d'y décharger toute la cargaison.

Les huit membres de l'équipage ont été arrêtés et seront présentés devant un juge demain.



04/01/2018 (Brève 1115) A écouter entre 18 et 19 h (Paris) sur Radio Africa 1, une émission sur le secret défense, à laquelle participera Elisabeth Borrel avec d'autres invités

Pour celles et ceux qui sont intéressés par le secret-défense en France, écoutez une émission de Radio Africa 1, qui sera diffusé ce soir entre 18 et 19h.

Elisabeth Borrel, à l'origine de la création du collectif "secret-dédense" interviendra en direct et en compagnie de plusieurs invités.

Vous pouvez écouter l'émission en direct sur le site Africa 1 http://www.africa1.com/ ou via le site spécialisé www.ecouterradioenligne.com/africa-1-paris .

Le replay de l'émission sera certainement disponible dès demain sur le site de Radio Africa 1