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la défense des droits de l'homme à Djibouti
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De N à M .....

Caricature proposée par Survie

OBSERVATOIRE
de la situation des Droits
de l'Homme à Djibouti

L'ARDHD milite, depuis 1992,
pour la Démocratie et la Justice à Djibouti
et pour l'instauration d'un régime
qui respecte tous les citoyens, toutes les libertés fondamentales
et les Droits Humains

Mis à jour 6/11/15
L'ARDHD dénonce - la vague de répression sans précédent, qui s'abat à Djibouti contre tous ceux qui s'opposent pacifiquement, - les arrestations des opposants, - la torture généralisée pour instaurer un climat de terreur.
Le dictateur qui s'est auto-attribué un 4ème mandat, majoritairement refusé par le pays, se trouve aussi confronté à des difficultés importantes par exemple : budgétaire, affaire Borrel, plainte pour génocide et crimes contre l'humanité, biens mal acquis à Paris, contestation de la fraude électorale massive, lourde condamnation financière de la République de Djibouti dans le procès que Guelleh avait intenté contre A. Borreh (à Londres)....
Par réacton, le régime se durcit de façon dramatique et la communauté internationale doit réagir pour empêcher une catastrophe à Djibouti et de nouveaux massacres de femmes, d'enfants et d'hommes sans défense, comme le dernier en date du 21 décembre 2015 avec 62 morts et disparus et 52 blessés.
Sans compter les risques d'affrontement dans le Nord avec l'arrivée de troupes éthiopiennes, à proximité de la frontière avec l'Erythrée, et surtout la mainmise de la Chine sur l'économie.

13/12/2017 (Brève 1103) La Diaspora djiboutienne en Europe appelle à manifester samedi 16/12 devant l'Ambassade de Djibouti à Bruxelles en hommage aux victimes de la dictature et plus particulièrement celles des massacres d'Arhiba et de Buldhuqo (lien avec l'article)

11/12/2017 (Brève 1102) La LDDH dénonce dans un communqiué le refus opposé au dernier moment par l'Institut français de Djibouti pour la mise à disposition d'une salle de conférence, en contradiction avec un accord donné préalablement. Y aurait-il eu collusion de l'Ambassade de France avec le pouvoir dictatorial ? (lien avec l'article)

06/12/2017 (Brève 1101) Borrel, Sankara, Ben Barka: un collectif veut une réforme du "secret défense" français ! (Africatime avec AFP) (lien avec l'article)

04/12/2017 (Brève 1100) Encore un opposant en garde à vue prolongée (détention illégale ?) pour un motif incroyable ! (Lecteur) (lien avec l'article)

28/11/2017 (Brève 1099) SURVIE : « La coopération militaire et policière en Françafrique : de l’héritage colonial au partenariat public-privé » (Rapport) (lien avec l'article)

19/11/2017 (Brève 1098) Alerte : le régime délègue ses sbires les plus féroces pour torturer un malheureux artiste engagé. (Info lecteur) (lien avec l'article)

11/11/2017 (Brève 1097) Message de condoléances de Mohamed Kadamy à l'occasion de la disparition de M. Saïd Omar Saleh (lien avec l'article)

30/10/2017 (Brève 1096) Tadjoura quadrillée par des forces de Police impressionnantes et super équipées. Point de la situation (Correspondants) (lien avec l'article)

29/10/2017 (Brève 1094) La dernière provocation du Président Djiboutien Mr Ismael Omar Guelleh. La discrimination à l’embauche à l’œuvre à Tadjourah (Communiqué de l'ADD) (lien avec l'article)

28/10/2017 (Brève 1093) Remise officielle de la dignité d'HOMME de la SEMAINE à Saad Omar Guelleh. (lien avec l'article)

28/10/2017 (Brève 1093) Alerte à Tadjourah. Les dernières informations que nous recevons de nos correspondants confirment que la situation sur place reste très tendue (lien avec l'article)

27/10/2017 (Brève 1092) Confirmation par la LDDH des informations à propos de la r>épression des jeunes de Tadjourah (lien avec l'article)

27/10/2017 (Brève 1091) Saad Omar Guelleh : l'homme de la semaine. Il a été élu à l'unanimité par le comité, réuni en assemblée extraordinaire ce vendredi. (lien avec l'article)

27/10/2017 (Brève 1090) Alerte à Tadjourah. Les forces de la répression aux ordres de Guelleh tirent à balles réelles sur la jeunesse de la ville (Info lecteur) (lien avec l'article)

25/10/2017 (Brève 1089) Retrait de la vidéo enregistrée lors de la fête de l'humanité en mémoire de Jabha, prisonnier politique à Djibouti mort en prison après des années de torture et d'emprisonnement illégal (lien avec l'article)

25/10/2017 (Brève 1088) Somalie "Le long chemin vers la stabilité" (VIDEO en trois parties - AFRICA 24 -Politia) (lien avec l'article)

20/10/2017 (Brève 1087) Djibouti: Pékin mon amour... Un article bien documenté publié par Ecofin-Hebdomadaire (Signé Aaron Akinocho). (lien avec l'article)

15/10/2017 (Brève 1085) Un nouveau rapport accablant qui dénonce les pratiques illégales de l'administration Guelleh contre l'opposition et les Défenseurs des D.H. présenté à l'ONU, Groupe de Travail de l'EPU. Il est rédigé et soumis par des ONG qui sont incontestables. (lien avec l'article)

09/10/2017 (Brève 1084) Nouveau massacre à Bouldouqho. Nos correspondants parlent d'un bilan de 3 à 6 morts et d'une trentaine de blessés. Mais comme toujours la dictature occultera les vrais chiffres. (lien avec l'article)

08/10/2017 (Brève 1083) Les Force armées de la dictature tirent à nouveau sur les habitants de Bouldouqho. Bilan à l'heure actuelle : 1 blessé grave et un plus légèrement. (lien avec l'article)

08/10/2017 (Brève 1082) Flah Info : le nom du Lieutenant Mahisso a été ajouté officiellement à la longue liste des personnages reconnues 'Homme de la Semaine" pour leurs actions sournoises à l'encontre de leurs concitoyens. (lien avec l'article)

06/10/2017 (Brève 1081) Le lieutenant Mahisso de la Police d'Obock est élu "Homme de la Semaine" (lien avec l'article)

05/10/2017 (Brève 1080) Refoulement de Dominique Marlet par les autorités djiboutiennes, malgré un visa délivré légalement. (Communiqué de l'ODDH) (lien avec l'article)

04/10/2017 (Brève 1079) Les commerçants d'Obock qui avaient été arrêtés sur la route ont été libérés mais le Lieutenant Mahisso a conservé les marchandises. (lien avec l'article)

04/10/2017 (Brève 1078) Le Ministère avait annulé la mission du CSI le 26 septembre par courrier (lien avec l'article)

04/10/2017 (Brève 1077) Des précisions qui nous parviennent sur l'affaire de la mission du CSI et la décision djiboutienne de refouler Mme D Marlet, pourtant détentrice d'un visa. (lien avec l'article)

04/10/2017 (Brève 1076) Confirmation du refus des autorités d'accueillir des membres de la délégation du CSI. En particulier Mme D. Marlet a été refoulée à l'aéroport de Djibouti et renvoyée vers une destination inconnue (lien avec l'article)

04/10/2017 (Brève 1075) A la dernière minute, le Ministre djiboutien du travail annule une mission syndicalede la CSI, qu'il avait pourtant invité (lien avec l'article)

04/10/2017 (Brève 1074) Des témoins crédibles signalent de nombreuses arrestations à Obock. L'injustice, encore l'injustice ! Le Lieutenant de Police Mahisso pourrait devenir célèbre pour les injustices graves qu'il ordonne contre les populations civile et innocentes (lien avec l'article)

01/10/2017 (Brève 1073) IL Y A DÉSORMAIS UNE BASE MILITAIRE CHINOISE OPÉRATIONNELLE À DJIBOUTI (Boulevard Voltaire) (lien avec l'article)

30/09/2017 (Brève 1072) Affaire Borrel sur France Info. Ecouter les interventions d'Elisabteh Borrel et David Servenay à propos de la sortie de la BD signée Servenay et Martin aux Editions du Soleil (lien avec l'article)

 
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__________________
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13/12/2017 (Brève 1103) La Diaspora djiboutienne en Europe appelle à manifester samedi 16/12 devant l'Ambassade de Djibouti à Bruxelles en hommage aux victimes de la dictature et plus particulièrement celles des massacres d'Arhiba et de Buldhuqo

Appel à participer à la commémoration des massacres d’Arhiba, de Buldhuqo et de tous les crimes Gouled/Guelleh le samedi 16/12/2016 à 14h30 devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles.

Le 18 décembre 1991, les forces de l’ordre de Djibouti (police, gendarmerie et armée) tuèrent 59 civils innocents à Arhiba. Aucune enquête n’a été diligentée et les responsables de ce premier massacre de masse à Djibouti n’ont, à ce jour, jamais été traduits en justice.

Ismail Omar Guelleh, le zélé et fidèle continuateur de la tyrannie mise en place par Hassan Gouled Aptidon a commis un autre crime de masse en donnant l’ordre d’abattre plus de 93 personnes à Buldhuqo le 21 décembre 2015. Ce crime contre l’humanité a été perpétré contre des civils innocents à l’aide de chars de l’armée sous le commandement personnel du chef d’état-major et cousin du président, le général Zakaria Cheik Ibrahim.

La diaspora Djiboutienne en Europe appelle à participer en masse à la manifestation du samedi 16 décembre 2017 devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles.

Manifestons massivement et dans l’unité pour que justice soit rendue
à toutes les victimes de la dictature Gouled/Guelleh.
Horaire : De 14 h 30 à 17 h 00 
Adresse : Avenue Franklin Roosevelt  204,  1050 Bruxelles
Accès : Tram 94 / arrêt : Brésil
Contacts : Diaspora Afar de Belgique (0477248499 ou 0465822637) 
et la fondation Buldhuqo Internationale (0466317200)



11/12/2017 (Brève 1102) La LDDH dénonce dans un communqiué le refus opposé au dernier moment par l'Institut français de Djibouti pour la mise à disposition d'une salle de conférence, en contradiction avec un accord donné préalablement. Y aurait-il eu collusion de l'Ambassade de France avec le pouvoir dictatorial ?

Dans un communiqué du 10 décembre, la LDDH, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, dénonce l'annualtion en dernière minute de la mise à disposition d'une salle de réunion par l'Institut français de Djibouti. Pourtant la LDDH avait obtenu un accord préalable, afin de pouvoir célébrer le 10 décembre 2018 la déclaration universelle des droits de l’homme dont le thème retenu cette année est « Oeuvrons pour l’égalité, la justice et la dignité humaine ».

La décision d'annulation de la mise à disposition de la salle émanerait selon la LDDH directement de l'Ambassadeur de France à Djibouti, ce qui laisse planer de nombreuses interrogations sur la neutralité de la France ou sur une éventuelle position de soumission face au pouvoir dictatorial de Guelleh.

La LDDH tient à rappeler que la même mésaventure était survenue l'année dernière avec une annulation au dernier moment par Bender Djedid.

La LDDH se plaint du harcèlement permanent dont sont victimes les Défenseurs des Droits de l'Homme et plus particulièrement les dirigeants de la LDDH. En particulier tant le Président que le Vice-Président ont été refoulés à l'aéroport et interdits de quitter le territoire, alors qu'ils avaient programmé des voyages à l'étranger.

En dépit de ces injustices qui portent atteinte aux Droits fondamentaux des citoyens, aux libertés individuelles et à la libre action des défenseurs des Droits de l'Homme, la LDDH, qui a intégré la possibilité d'une collusion regrettable entre l'Ambassade de France et le pouvoir (en contradiction avec les discours officiels du Président français), tient à assurer qu'elle poursuivra sa mission avec la plus grande détermination et qu'elle refusera toute forme d'accointances avec le pouvoir dictatorial en place



06/12/2017 (Brève 1101) Borrel, Sankara, Ben Barka: un collectif veut une réforme du "secret défense" français ! (Africatime avec AFP)

Lien avec l'article : http://fr.africatime.com/maroc/articles/borrel-sankara-ben-barka-un-collectif-veut-une-reforme-du-secret-defense-francais

Des proches de personnalités disparues dans des circonstances mystérieuses, l'opposant marocain Mehdi Ben Barka ou l'ancien président burkinabè Thomas Sankara, ont réclamé mercredi la réforme du "secret défense" français qui "entrave" les enquêtes et "contrevient" à la Convention européenne des droits de l'homme.

"Je me suis heurtée dès le départ, dès janvier 1996, au secret" autour de la mort du juge Bernard Borrel, dont le corps a été retrouvé calciné à Djibouti en octobre 1995, a lancé Elisabeth Borrel lors d'une conférence de presse du Collectif Secret Défense, organisée à Paris.

Le collectif compte entre autres le fils de Mehdi Ben Barka, opposant marocain enlevé à Paris en 1965, "Les Amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon", journalistes français de RFI tués au Mali en 2013, ou encore un réseau qui exige que toute la lumière soit faite sur la mort de Thomas Sankara, l'ancien président burkinabè assassiné en 1987.

En visite à Ouagadougou le 28 novembre, le président Emmanuel Macron a annoncé la "déclassification de tous les documents" relatifs à l'assassinat de Thomas Sankara, jusqu'ici couverts par le "secret défense". Un geste que Bruno Jaffré, de "Justice pour Sankara", a jugé "très satisfaisant" tout en "attendant de voir ce qu'il va effectivement se passer".

Cette décision présidentielle, "éminemment politique", selon M. Jaffré, est rare.

Et le mécanisme qui permet d'ordinaire d'accéder aux documents "secret défense", permet d'"entraver" les enquêtes judiciaires, fustige le Collectif Secret Défense.

Leur consultation est soumise à l'avis de la Commission du secret de la Défense nationale, autorité administrative indépendante qui est obligatoirement consultée lorsqu’une juridiction française fait une demande de déclassification. A la suite de l'avis de la Commission, le ministre concerné peut, ou non, déclassifier les documents demandés.

Or, a argué Elisabeth Borrel, la "législation actuelle est contraire à la Convention européenne des droits de l'homme", car la réponse fournie aux requérants "est la réponse politique du ministre".

Et de réclamer la mise en place d'une véritable "juridiction du Secret défense", pour éviter que les victimes et leurs proches "n'aillent à la Cour européenne des droits de l'homme et aient le mauvais rôle de faire condamner la France".

Le Collectif Secret Défense compte solliciter une réunion avec M. Macron et publier des propositions dans les prochains mois.



04/12/2017 (Brève 1100) Encore un opposant en garde à vue prolongée (détention illégale ?) pour un motif incroyable ! (Lecteur)

Depuis le 28 novembre Omar Bouh Indhayareh est détenu dans les locaux de la police, place Mennilik, unité qui est commandée par un certatin Salah.

Tout ce qu'on lui reproche c'était d'avoir sur lui une photo de Daher Ahmed Farah, Président du parti d'opposition, le MRD.

Nous condamnons cet détention sans motif et nous exigeons la libération de cet opposant, sympatisant de MRD.

Un lecteur.



28/11/2017 (Brève 1099) SURVIE : « La coopération militaire et policière en Françafrique : de l’héritage colonial au partenariat public-privé » (Rapport)

Lien avec l'article https://survie.org/themes/militaire/cooperation-militaire/article/nouveau-rapport-de-survie-la-cooperation-militaire-et-policiere-en-francafrique

A l’occasion du discours de politique africaine qu’Emmanuel Macron entend faire à Ouagadougou le mardi 28 novembre, l’association Survie publie un rapport sur la coopération militaire et policière entre la France et des Etats africains.

Cette nouvelle publication éclaire et dénonce la continuité du soutien que les autorités françaises apportent à certaines des pires dictatures du continent.

Pour Survie, il s’agit d’interpeller le président de la République, au moment même où il va prétendre incarner un renouveau de la politique africaine de la France. L’association appelle à la transparence sur la coopération militaire et policière et demande sa suspension immédiate avec des régimes qui répriment brutalement leur population, comme en ce moment au Cameroun et au Togo.

Montreuil, le 27 novembre 2017.

En octobre 2014, face à l’ampleur de la contestation populaire, le dictateur Blaise Compaoré avait été contraint de démissionner, et avait été discrètement exfiltré par les militaires français de l’opération Sabre. Aucune évolution de la coopération militaire et policière n’a été annoncée depuis, ni avec le Burkina Faso ni avec d’autres pays où des régimes autocratiques sont toujours en place.

Pour Thomas Borrel, porte-parole de Survie, « en venant faire son discours de politique africaine à Ouagadougou, où des manifestants à mains nues ont poussé à la démission un dictateur soutenu pendant 27 ans par la France, Emmanuel Macron ne doit pas faire comme si les mécanismes institutionnels de la Françafrique avaient soudainement disparu. La coopération militaire et policière en fait partie, et pour le moment la France la maintient avec des régimes qu’elle devrait contribuer à isoler et fragiliser. Ne rien annoncer à ce sujet, ce serait instrumentaliser l’insurrection burkinabè sans en tirer les leçons. »

Dans son rapport publié ce lundi, Survie démontre de façon précise qu’en dépit de la réforme de la coopération de 1998 et des réductions de moyens et de la baisse importante des effectifs de « conseillers » détachés auprès des autorités civiles et militaires africaines, l’armée, la police et la gendarmerie françaises ont maintenu un lien privilégié avec des forces de l’ordre pourtant régulièrement impliquées dans une répression féroce des opposants et des mouvements citoyens.

En évoquant un glissement vers une forme de « partenariat public-privé », les auteurs du rapport alertent également sur la montée en puissance d’opérateurs privés sur fonds publics européens, de collectivités locales et même de la réserve parlementaire, et sur la recherche de nouvelles sources de financements telles que des fondations d’entreprises. Après avoir exposé cette évolution et le cadre institutionnel actuel de cette coopération, et dénoncé le manque de transparence qui entoure ces pratiques, le rapport prend pour illustration les répressions meurtrières récentes au Cameroun et au Togo.

Pour Thomas Borrel, « il y a aujourd’hui un double enjeu à ce que les parlementaires se saisissent de l’enjeu de la coopération militaire et policière. D’une part, il est inacceptable que cette coopération soit maintenue, au nom d’un prétendu ‘renforcement de l’État de droit’, avec des régimes qui répriment mortellement leur population. D’autre part, il y a une véritable omerta organisée sur le sujet : aujourd’hui, en dehors du gouvernement et de l’état-major, personne ne peut savoir précisément la nature du soutien que nous apportons à tel ou tel pays. C’est d’ailleurs très pratique pour prétendre être simplement ‘attentifs’ à la situation lorsqu’il y a des exactions comme au Togo et au Cameroun en ce moment !  »

Télécharger le rapport en format PdF - Lien https://survie.org/IMG/pdf/survie_rapport_cooperation-militaire-et-policiere_nov2017.pdfhttps://survie.org/IMG/pdf/survie_rapport_cooperation-militaire-et-policiere_nov2017.pdf

Rapport Survie - coopération militaire et policière - novembre 2017

Résumé du rapport :
Ce rapport, préparé à l’occasion du voyage d’Emmanuel Macron au Burkina Faso, pour y prononcer le 28 novembre son discours de politique africaine, entend mettre en lumière un aspect institutionnel trop méconnu de la Françafrique : la coopération militaire et policière française avec des régimes autocratiques.

Le rapport souligne tout d’abord la continuité de cette coopération militaire et policière, en dépit de réformes et d’évolutions institutionnelles. Aujourd’hui, l’argument du double continuum, entre sécurité et défense d’une part et entre sécurité et développement d’autre part, vient justifier une pratique indéfendable : le maintien d’un appui, à forte portée symbolique, à des armées ou polices coupables de graves violations des droits humains. Une approche « technique », qui voudrait former ces forces de l’ordre à réprimer moins brutalement, ne peut pas apporter de solution à un problème politique : les régimes en question sont illégitimes et ne devraient pas être soutenus.

Ce rapport insiste en outre sur le grave manque de transparence qui entoure la coopération militaire et policière française : absence d’information exhaustive sur les conseillers mis à disposition pays par pays, et à quel poste ; et opacité complète sur les fournitures de matériels dits « de sécurité », c’est-à-dire utilisés par les appareils répressifs de ces régimes.

Ce rapport met également en lumière une tendance inquiétante : la montée en puissance d’opérateurs parapublics ou privés pour mener les projets de coopération militaire ou policière, en lien avec les autorités françaises ; mais également une diversification des sources de financement de la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) qui va de fonds relevant de la réserve parlementaire à des financements privés d’entreprises. C’est cette tendance que le titre du rapport entend dénoncer, en évoquant un "partenariat public-privé".

Enfin, le rapport revient sur les cas récents de répression féroce au Cameroun et au Togo, pour montrer que l’absence de condamnation française claire des violations des droits humains par les forces de l’ordre est d’autant plus inacceptable que la présence de conseillers français sur place permet au Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères d’avoir toutes les informations en temps réel. En ne suspendant pas immédiatement sa coopération militaire et policière, le gouvernement français refuse ainsi de se désolidariser d’un appareil répressif brutal. Au Cameroun, l’Ambassadeur de France, lui-même militaire, a même remis des décorations françaises à des représentants des forces de l’ordre camerounaises à l’occasion des commémorations du 11 novembre, soit juste après qu’elles aient tué entre 40 et 100 personnes lors de la répression des manifestations dans les régions anglophones.

Et au Togo, des matériels produits par des entreprises françaises ont été utilisés lors de la répression récente. Le gouvernement d’Édouard Philippe pourrait même valider la vente au forces armées togolaises d’hélicoptères d’attaque de l’armée française, qui avait été bloquée par le gouvernement précédent en arguant qu’ils pourraient être utilisés contre des civils.

Les revendications de l’association Survie, présentées en conclusion, portent notamment sur la transparence sur la coopération militaire et policière et sur sa suspension immédiate avec des appareils répressifs qui commettent de graves violations des droits humains.



19/11/2017 (Brève 1098) Alerte : le régime délègue ses sbires les plus féroces pour torturer un malheureux artiste engagé. (Info lecteur)

Selon des sources sures et concordantes, dans la nuit du 18 novembre 2017, l'artiste Djiboutien Chehem Abdoulkader plus connu sous le surnom de Chehem Renard qui critique les dérives du régime en publiant des sketchs sur Facebook a ete kidnappé par un groupe d'inconnus qui l'on sequestré et torturé.

Soulignons que ses publications sur Facebook sont suivis par des milliers de Djiboutiens.

Tout laisse penser que ce groupe etait composé de policiers en civil.

Est-ce la nouvelle methode imaginée par Guelleh pour faire taire les voix discidentes ?
La victime a été affreusement torturée et laissée pour morte. Il semble malgré tout que son pronostic vital ne soit pas engagé.

Avec l'ensemble des opposants, la communauté des artistes et les fans de ses publications sur Internet, nous adressons à Chehem tous nos voeux pour qu'il se rétablisse rapidement. Et nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte lâche et inhumain perpétré par des policiers.

Nous demandons  justice pour Chehem Renard et nous demandons qu'une enquête soit diligentée pour connaître les coupables de ce crime.

Un lecteur de Djibouti .

 



11/11/2017 (Brève 1097) Message de condoléances de Mohamed Kadamy à l'occasion de la disparition de M. Saïd Omar Saleh

 Nous avons appris le décès de Monsieur Saïd Omar Saleh, survenu  le 8 novembre 2017 à Djibouti .

Nous nous associons à la peine de la famille   et présentons  nos sincères condoléances à sa veuve, à ses enfants, et  à tous ses proches.

M. Saïd Saleh Omar plus connu sous le nom de Saïd Karani, un homme de grande modestie a fait partie de la première génération éduquée qui a participé activement à l’émancipation, et à l’évolution  du territoire vers  l’indépendance.

Ce patriote sincère a milité activement  entre autres au sein du cercle politique appelé « 12 lunettes »  avec comme compagnon, l’ancien  premier ministre Abdallah Mohamed kamil



30/10/2017 (Brève 1096) Tadjoura quadrillée par des forces de Police impressionnantes et super équipées. Point de la situation (Correspondants)

Ce lundi, nos correspondants nous signalent que Tadjourah est quadrillée par des forces de répression, super équipées. Certains parlent même de véhicules blindées qui patrouillent dans la ville.

Pour tenter d'intimider les jeunes de la ville et leur faire bien comprendre qu'ils n'avaient aucun emploi à espérer dans le nouveau port, le régime dictatorial n'hésite pas à déployer les grands moyens .....

Cela suffira-t-il ? Pas si sûr !

Dernièrement la Ministre de la Promotion de la femme, originaire pourtant de la région, a fait le déplacement pour faire des fausses promesses, auxquelles les femmes de la Ville blanche n'ont pas cru une seule seconde. Ces femmes sont totalement solidaires avec les jeunes, avec leurs enfants et ne céderont pas un pouce tant qu'il n'y aura pas d'embauches massives de travailleurs locaux par les autorités portuaires.

En bref, ce lundi soir la situation reste très tendue, en dépit du déploiement impressionnant des moyens de répressions : tant en homme qu'en matériel. Et l'on signale que la solidarité des Obockois(es) ne faiblit pas et qu'ils pourraient ouvrir un deuxième front pour dénoncer l'embargo qui frappe le nord du pays depuis tant d'années.



29/10/2017 (Brève 1094) La dernière provocation du Président Djiboutien Mr Ismael Omar Guelleh. La discrimination à l’embauche à l’œuvre à Tadjourah (Communiqué de l'ADD)

Association pour la Démocratie et le développement ADD Add.Djibouti@gmail.com

ADD condamne  la répression  du régime sanguinaire  contre la jeunesse  de Tadjourah

Le 27 octobre 2017,  les autorités djiboutiennes sont arrivées  à Tadjourah pour organiser un concours pour les futurs travailleurs au port de Tadjourah, avec  600 candidats sélectionnés proches   du Président  Guelleh. Seules 2 personnes originaires de Tadjourah ont été admises pour participer au concours.

C’est une véritable provocation qui a déclenché  une manifestation pacifique des jeunes de Tadjourah qui réclamaient  le droit à l’embauche et l’annulation du concours

La gendarmerie et la police ont violemment dispersé  la manifestation et ont durement réprimé les jeunes à coup de grenades lacrymogènes et de balles réelles : cinq blessés.

Tout un  chacun connait la dimension clanique, sous clanique ou lignagère de ce pouvoir, mais force est de constater, qu’il franchit une étape supérieure dans la marginalisation de l’une des composantes importante de ce pays et risque de porter un coup irrémédiable pour le vivre ensemble des communautés de ce pays.

Cette manière d’exclure les natifs de Tadjourah de l’embauche au port de leur ville  dépasse l’entendement  et participe d’une fuite en avant  de ce régime qui mène depuis 1977  une politique de  discrimination, et d’exclusion de  la population Afar  sans aucune retenue, au vu et au su de tout le monde

C’est à l’ensemble de la population de prendre conscience de cette politique suicidaire, qui porte en germe, comme la nuée porte l’orage, la dislocation de ce petit territoire.

L’ADD

  • condamne la discrimination à l’embauche qui frappe les Tadjouriens,(ennes) ;
  •  condamne la politique de marginalisation  des Afar initiée par Hassan Gouled et continuée sans complexe par Ismael Omar  Guelleh

Fait à Paris, le 28 Octobre 2017
Pour l’ADD : A. Kassim



28/10/2017 (Brève 1093) Remise officielle de la dignité d'HOMME de la SEMAINE à Saad Omar Guelleh.

Saad Omar Guelleh, Homme de la Semaine en Octobre 2017 pour sa contribution active à la discrimnation active des populations du Nord de DjiboutiComme nous l'avions évoqué dans un précédent article, c'est bien Hassan Saïd qui a organisé ce samedi une grande réception pour saluer la nomination de Saad Omar Guelleh au titre prestigieux et envié d'Homme de la Semaine.

Toutes les personnalités qui comptent au sein de la dictature se sont précipitées pour venir féliciter le nouvel Homme, par ailleurs frère du Président et Directeur général du Port.

Citons entre autre, sans pouvoir les nommer tous, le Général Zakaria, Djama Ali Guelleh de l'EDD, de nombreux ministres et des cadres du parti au pouvoir.

Bien entendu, il ne faut pas oublier le Tyran Guellen venu en personne remorqué par sa RPP (Reine Paulette de Pacotilles).

C'est Hassan Saïd qui, aprés avoir réclamé le silence, a tenu à faire l'éloge du nouvel élu. Il l'a d'abord complimenté pour son sens de l'organisation et de la dignité et surtout pour avoir réussi à pourvoir tous les postes nécessaires au fonctionnement du nouveau port de Tadjourah sans ne faire appel à aucune main d'oeuvre locale, respectant à la lettre les ordres présidentiels, qui lui intimaient de mettre ces populations indisciplinées à l'écart de tout développement économique.

Après une salve d'applaudissement, Hassan Madobe a poursuivi en rappelant comment Saad Omar Guelleh, avec l'appui des forces locales de Police, avaient rapidement mis un terme à des manifestations de jeunes locaux irresponsables, insoumis et incultes, en limitant au maximum les dommages collatéraux, puisque le bilan ne dépasserait pas deux blessés et une arrestation.

Après un tonnerre d'applaudissements, l'intéressé a tenu à remercier ses amis, Hassan Saïd pour son hospitalité et son frère Ismaël sans lequel il ne serait qu'un bon à rien. Passons !!!



28/10/2017 (Brève 1093) Alerte à Tadjourah. Les dernières informations que nous recevons de nos correspondants confirment que la situation sur place reste très tendue

Tout d'abord le jeune Hebano Ahmed qui avait été arrêté hier vient d'être libéré, mais il a perdu ses dents sous les coups que la Police lui a assénés. Nous lui adressons tous nos voeux de guérison en espérant qu'il puisse être soigné dans des conditions décentes.

Ce sont 300 emplois qui vont être créés au nouveau port de Tadjourah. Obéissant à la volonté de ruiner totalement les populations du Nord en les étranglant économiquement, Saad Omar Guelleh a choisi de n'employer aucun ressortissant de ces régions, où le taux de chômage dépasserait les 90%.

Pour cela il fait venir des travailleurs issus d'autres régions et d'autres ethnies qui devront s'intégrer sur place et se loger. Les emplois promis par Guelleh en échange de la tranquillité pendant les travaux de construction du nouveau Port, sonnent aujourd'hui comme un mensonge supplémentaire....

La situation semble calme aujourd'hui à Tadjourah, en dépit d'une certaine tension. Deux contingents de Police ont été dépêchés en renfort et une compagnie serait venue d'Obock.

On nous signale une manifestation importante à Obock pour protester contre la discrimination à l'embauche au Port et la répression violente de la manifestation de Tadjourah. Nous publierons les informations que nous recevrons à ce propos.



27/10/2017 (Brève 1092) Confirmation par la LDDH des informations à propos de la r>épression des jeunes de Tadjourah

Dans un communiqué diffusé ce soir sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH confirme les informations que nous avions reçues et mises en ligne dès le milieu de l'après-midi et apporte des précisions sur les victimes.

A l'origine des graves incidents de ce jour, il y a la décision de la direction du nouveau Port de la Ville, d'écarter systématiquement tous les jeunes de la région qui s'étaient présentés au concours, au profit de jeunes issus d'autres régions et n'ayant aucune attache régionale.

Légitimement les jeunes de la région ont manifesté pour protester pacifiquement contre cette injustice flagrante et cette décision aberrante. Ils ont été reçus par la Police qui a ouvert le feu.

La LDDH parle de trois victimes : un jeune enfant nommé Aman Mohamed Moussa, blessé par des éclats de balle, Mariam Cheiko, victime de brûlures causées par des gaz lacrymogènes et l'arrestation du jeune Ahmed Mohamed Hebano qui a perdu ses dents suite aux coups reçus par des policiers et qui a été transféré sans délai à Djibouti.

L'équipe de l'ARDHD se joint aux appels de la LDDH et :

dénonce et condamne énergiquement la bavure policière dont le seul objectif n’est autre que le maintien d’une injustice institutionnalisée qui peut conduire à l’explosion sociale toute courte.

souhaite enfin un bon rétablissement au jeune Ali et la libération du jeune HEBANO AHMED



27/10/2017 (Brève 1091) Saad Omar Guelleh : l'homme de la semaine. Il a été élu à l'unanimité par le comité, réuni en assemblée extraordinaire ce vendredi.

Convoqué en session extraordinaire ce vendredi 27 ocotbre 2017, le Comité d'attribution a élu à l'unanimité Saad Omar Guelleh au titre prestigieux d'Homme de la Semaine.

Ses récents exploits à Tadjourah, où en qualité de Directeur général du Port, il a réussi à embaucher le personnel nécessaire sans n'avoir recours à aucun demandeur d'emploi de la région, méritent d'être reconnus et récompensés par une distinction aussi prestigieuse.

Désormais, son nom sera gravé sur la longue liste des personnalités qui ont mérité la reconnaissance de la Nation et de son Chef suprème : le dictateur Ismaël Omar Guelleh.

Avant le vote solennel des membres du Comité, ses récents exploits pour mettre en déroute les jeunes ennemis et les femmes qui les accompagnaient avec l'intention de protester contre ses propres décisions, ont été rappelés par le Secrétaire général..

Saad Omar Guelleh a été reconnu comme un homme juste, mais qui sait punir comme il convient de le faire, les populations de Tadjourah qui imaginaient dans leur grande naïveté avoir un droit prioritaire d'embauche au Port. Il a su leur montrer que la République de Djibouti et son pouvoir autoritaire et dictatorial incarné par le Prince de Pacotilles et sa RPP (Reine Paulette de Pacotilles) ne cèderont jamais au chantage des populations en détresse et qu'il saura se montrer ferme, quitte à devoir blesser et même tuer des locaux qui auraient l'audace de ne pas accepter sa Loi.

Après ces éloges, les membres du comité ont été invités à voter et c'est à l'unanimité que le titre prestigieux d'homme de la semaine a été attribué à Saad Omar Guelleh. Le Président autocrate, son frère par ailleurs, a tenu immédiatement à le féliciter par téléphone et la Paulette aussi, de son côté.

On dit qu'Hassan Saïd serait en train d'organiser une réception officielle pour saluer cette récompense bien méritée.



27/10/2017 (Brève 1090) Alerte à Tadjourah. Les forces de la répression aux ordres de Guelleh tirent à balles réelles sur la jeunesse de la ville (Info lecteur)

Selon nos correspondants, la jeunesse de Tadjourah avait décidé de manifester ce vendredi pour dénoncer le refus d'embaucher les jeunes de la région pour le nouveau port.

La liste des personnels recrutés a été affichée à l'entrée du port et aucune personne originaire de Tadjourah n'y figure. Elle est signée par ... (?), Saad Omar Guelleh, bien sûr, le frère du dictateur, qui est PDG du port. Cherchez l'erreur !

Face à cette injustice flagrante et à la volonté affichée de priver la population de Tadjourah pratiquement des seuls emplois possibles dans la région, la jeunesse a décidé de manifester pour exprimer son mécontentement et son refus de la ségrégation organisée par la dictature.

Les forces de la répression sont intervenues violemment (comme presque toujours, malheureusement !) et ont déclenché des tirs à balles réelles. Les témoins parlent de plusieurs blessés parmi les jeunes, mais à l'heure actuelle nous n'avons pas encore de bilan précis. Dès que nous aurons plus d'information, nous les mettrons en ligne.



25/10/2017 (Brève 1089) Retrait de la vidéo enregistrée lors de la fête de l'humanité en mémoire de Jabha, prisonnier politique à Djibouti mort en prison après des années de torture et d'emprisonnement illégal

A la demande des parties concernées et de Me Bérenger Tourne, avocat de Jabha, nous avons retiré la vidéo de son inteevention publique. Elle avait été filmée à la fête de l'Humanité, en hommage aux prisonniers politiques dans le monde et à Jabha, martyr de la dictature djiboutienne.

Parmi ses propos, certains avaient trait à l'affaire Borrel et n'étaient pas exacts.

Nous prions nos lectrices et nos lecteurs d'accepter toutes nos excuses, pour ce désagrément indépendant de notre volonté.



25/10/2017 (Brève 1088) Somalie "Le long chemin vers la stabilité" (VIDEO en trois parties - AFRICA 24 -Politia)

Émission polititia d'Afrique 24 , du 20 octobre 2017 sur la Somalie : "le long chemin vers la stabilité".

Intervenants: Maître Cheikh Dabo, Ouma Ba, Kadamy Mohamed

 "Somalie, Un attentat au camion piégé a fait au moins 276 morts et 300 blessés à Mogadiscio, en Somalie, selon un dernier bilan communiqué par le ministère somalien de l'Information, lundi 16 octobre.

Cet attentat est survenu en milieu d'après-midi samedi au carrefour PK5, situé dans le district de Hodan, un quartier commercial très animé de la capitale avec ses magasins et ses hôtels.

L'attaque n'a pas été revendiquée, mais les islamistes somaliens shebab, liés à Al-Qaïda, qui lancent fréquemment des attaques et attentats-suicides à Mogadiscio et dans ses environs, ont été pointés du doigt par les autorités."

Partie 1

;

Partie 2

Partie 3



20/10/2017 (Brève 1087) Djibouti: Pékin mon amour... Un article bien documenté publié par Ecofin-Hebdomadaire (Signé Aaron Akinocho).

Lien avec l'article original : https://www.agenceecofin.com/la-une-de-lhebdo/2010-51375-djibouti-pekin-mon-amour

(Ecofin Hebdo) - En février dernier, la Chine inaugurait sa première base militaire en Afrique à Djibouti. L’opération a déclenché des protestations houleuses de la part des autres puissances présentes militairement dans le pays qui voyaient d’un mauvais oeil l’arrivée de ce concurrent. Qu’à cela ne tienne, les relations entre Pékin et Djibouti sont solides, tissées par des investissements massifs et le désir, pour le premier, de faire du second son hub sur un continent où son influence s’accroît de jour en jour. Pour Djibouti, l’allié chinois pourrait lui permettre le destin de petite puissance régionale à l’instar d’un Dubaï, dont il se rêve.

Djibouti. 113 000 km2, moins d’un million d’habitants. C’est dans ce petit pays à l’importance hautement stratégique que Pékin déploie des trésors de diplomatie économique. En effet, s’il existe à peine sur la carte du monde par l’importance de ses ressources, Djibouti a néanmoins un avantage certain sur beaucoup de pays. Situé au croisement du golfe d’Aden et de la mer rouge, et pas très loin du Bab-el-Mandeb qui voit passer 40% du trafic maritime mondial, il dispose d’un positionnement géographique présentant un intérêt précieux.

En outre, Djibouti joue la carte de sa grande stabilité dans une région marquée par les conflits et la montée du terrorisme. Alors que les shebabs sévissent chez le voisin somalien, la guerre au Yemen et la crise en Ethiopie, Djibouti est une oasis au milieu d’un désert. Et il est la porte d’accès naturelle vers une Ethiopie privée de façade maritime dont il reçoit 95% des importations.

Conscientes de son importance stratégique, la plupart des grandes puissances y ont installé des bases militaires qui assurent au pays une rente annuelle de l’ordre de 200 millions $. Dernière arrivée, la Chine, qui a annoncé la construction de sa base au début de l’année 2016 et l’a achevée, un an plus tard. Si la présence chinoise dérange ses nouveaux voisins, c’est d’abord en raison de l’offensive économique que l’empire du milieu a lancée sur le continent, et dont son implantation à Djibouti est symptomatique.

Si officiellement, cette première base militaire de l’empire du Milieu a pour but «d’effectuer des missions navales anti-piraterie au large de la Somalie et de fournir une assistance humanitaire», personne n’y croit réellement. Pas même le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh qui confie à Jeune Afrique que «Les Chinois, eux, veulent sécuriser à partir de ce hub stratégique la ‘’nouvelle route de la soie‘', leurs investissements massifs et leurs ressortissants dans toute la région, de l’Ouganda à l’Arabie saoudite en passant par l’Ethiopie». Mais qu’à cela ne tienne. La Chine est une bonne amie, et soigne ses relations avec Djibouti.

++ L’ami chinois
Fidèle à sa politique africaine d’investissements massifs pour sécuriser son approvisionnement en matières premières, l’empire du Milieu a fait de l’axe Addis Abeba - Djibouti, l’une de ses priorités. Ainsi, il n’a pas hésité, par le biais de sa banque d’export-import (Exim Bank of China), à financer à hauteur de 70% cette infrastructure d’un coût total de 3,4 milliards $. La ligne, longue de plus de 750 km, veut accélérer le trafic entre l’Ethiopie et sa façade maritime.

Dans cette optique déjà, la Chine avait, en 2013, fait son entrée au capital du Port Autonome International de Djibouti, par le biais de la China Merchants Holding International. L’aboutissement de cette collaboration sera la construction du port polyvalent de Doraleh qui relie l'Asie, l'Afrique et l’Europe.  Ce port qui peut traiter jusqu’à 9 millions de tonnes de marchandises, a coûté 590 millions $, financés à 85% par l’Exim Bank. 

Un peu plus tôt, cette année, la Chine a annoncé en grande pompe la construction à Djibouti de la plus grande zone franche du continent. 48 km2 pour héberger 500 entreprises chinoises, et créer de façon directe ou indirecte quelques 15 000 emplois pour un chiffre d’affaires annuel attendu de 7 milliards $.

Mais le secteur des infrastructures n’est pas le seul auquel se limitent les attentions chinoises. En effet, Djibouti, qui a déjà accueilli la Silk Road Bank, première banque chinoise à être implantée en Afrique, devrait également abriter l’Exim Bank.

Dans le secteur des télécoms, China Mobile International Ltd (CMI), filiale de China Mobile Ltd, a récemment annoncé qu’elle avait porté son choix sur Djibouti Data Center (DDC) pour l’accompagner dans l’extension de son réseau mondial de colocation et de câblage sous-marin en Afrique de l’Est. Concrètement, CMI associera ses ressources réseau et l'écosystème du centre de données neutre de DDC pour renforcer ses capacités réseau mondiales et répondre à la demande croissante en services télécoms de haute qualité formulée par le secteur panafricain des affaires.

En tout, entre 2012 et cette année, la Chine a injecté quelques 14 milliards $ dans la minuscule économie djiboutienne (1,8 milliards $ de PIB). Il n’en fallait pas plus pour que les autorités qui rêvent leur pays en Dubaï du continent, cèdent aux chants des sirènes chinoises. Et qu’importe si « l’ami français » essaie de le mettre en garde contre cette nouvelle alliance qui pourrait lui coûter sa souveraineté.

++ Ismaïl Omar Guelleh rêve son pays en Dubaï du continent.
Pour Djibouti, l’équation est simple et l’option chinoise faite. «Les Chinois sont par ailleurs les seuls à investir chez nous dans tous les domaines : chemin de fer, ports, banques, parcs industriels, etc. Les Français et les Européens sont largement aux abonnés absents. Quant aux Américains, qui ont manifesté leur intérêt pour le projet de pipeline Djibouti-Addis Abeba, leur objectif est de gagner beaucoup, vite et seuls : c’est compréhensible, mais plus compliqué que prévu pour eux. La réalité est que personne d’autre que les Chinois n’offre un partenariat à long terme à Djibouti.», affirmera d’ailleurs le président à l’hebdomadaire français.

Si tout est rose, la romance entre les deux parties ne suffit pas à réduire les risques, réels, auxquels s’expose l’économie de Djibouti. En effet, aujourd’hui, la Chine détient 60% de la dette extérieure du pays, et Ismaïl Omar Guelleh aura beau protester avec véhémence que son pays ne connaîtra pas, à terme, le destin d’une colonie, il est difficile de l’imaginer résistant aux pressions de l’allié chinois. Djibouti aurait-il signé un pacte avec le diable? Si c’est ce que s’époumonent les chancelleries occidentales à lui dire, elles oublient, souvent, hypocrites, que peu d’entre elles ont offert autant d’opportunités à ce petit pays.

Gageons qu’il existe en Afar ou en Issa l’équivalent du proverbe allemand : «qui veut dîner avec le diable, doit se munir d’une longue fourchette».

Aaron Akinocho



15/10/2017 (Brève 1085) Un nouveau rapport accablant qui dénonce les pratiques illégales de l'administration Guelleh contre l'opposition et les Défenseurs des D.H. présenté à l'ONU, Groupe de Travail de l'EPU. Il est rédigé et soumis par des ONG qui sont incontestables.

Lien pour télécharger le rapport : https://www.defenddefenders.org/wp-content/uploads/2017/10/Djibouti-UPR_FR-2017.pdf

Ce rapport a été soumis le 5 octobre 2017 par DEFENDTHEDEFENDERS, CIVICUS et la FIDH à la 30ème session du Groupe de Travail de l'EPU sous le titre

Djibouti - Rapport conjoint sur l’Examen Périodique Universel de l’ONU

Ce rapport rappelle de façon quasi-exhaustive toutes les violations des Droits de l'homme commises à Djibouti, le harcèlement systèmatique de l'opposition, les incarcérations arbitraires des membres de l'opposition et des Défenseurs des Droits de l'Homme, les tortures et les morts inexpliquées survenues à Gabode ou dans des locaux de la Police, de la Gendarmerie ou des unités spécialisées au service du Pouvoir.

Ce rapport rappelle les recommandations qui avaient été faites et qui n'ont jamais été suivies d'effet.

Il termine par une série de nouvelles recommandations, qui, en fonction du passé, ont probablement peu de chances, d'être mis en oeuvre par ce régime dictatorial qui pense toujours que tout est permis et qu'il est assuré de l'impunité. Mais pour combien de temps ? Car les preuves à son encontre s'accumulent et pourraient être confiées à la Justice internationale.



09/10/2017 (Brève 1084) Nouveau massacre à Bouldouqho. Nos correspondants parlent d'un bilan de 3 à 6 morts et d'une trentaine de blessés. Mais comme toujours la dictature occultera les vrais chiffres.

Comme nous l'avions craint dès hier soir, le bilan de ce nouveau massacre à Bouldouqho serait beaucoup plus lourd que ce qui avait été écrit dans les premières heures.

Nos correspondants évoquent un bilan dramatique de 3 à 6 morts et d'une trentaine de blessés. Comme toujours il sera difficile de connaître la vérité, car les sbires à la solde du dictateur vont tout faire pour l'occulter, afin de diminuer leur responsabilité qui est pourtant directement engagée dans ce massacre commis contre des populations innocentes et sans défense.

Les photos qui circulent sur les média sociaux sont éloquentes et témoignent de la cruauté des forces armées aux ordres de Guelleh. Femmes, enfants, rien ne les arrête.



08/10/2017 (Brève 1083) Les Force armées de la dictature tirent à nouveau sur les habitants de Bouldouqho. Bilan à l'heure actuelle : 1 blessé grave et un plus légèrement.

Ce matin, les forces de Guelleh lourdement armées ont investi le quartier de Bouldouqho, avec l'ordre de déloger les habitants les plus pauvres qui habitent des maisons disparates.

Cela a créé une réaction de la population et aussitôt la Police (qui ne fait jamais le détail ni la part des choses puisqu'elle est au service exclusif de la dictature et non de la Nation toute entière) a ouvert le feu.

Nos correspondants nous signalent un blessé grave et un blessé plus léger, mais le bilan pourrait s'alourdir.



08/10/2017 (Brève 1082) Flah Info : le nom du Lieutenant Mahisso a été ajouté officiellement à la longue liste des personnages reconnues 'Homme de la Semaine" pour leurs actions sournoises à l'encontre de leurs concitoyens.

Lieutenant Mahisso promu Homme de la Semaine

Afin que ni ses actes ni sa forte personnalité ne puissent jamais tomber dans l'oubli, les opérateurs de l'ARDHD ont gravé son nom et ses récents faits d'arme, contre les petits commerçant d'Obock, sur la liste prestigieuse de celles et ceux qui ont servi la dictature et qui ont su privilégier en même temps leurs petits intérêts personnels.

Lien avec la page : http://www.ardhd.org/bouffon.asp

Nous lui renouvelons toutes nos félicitations ! Ainsi il restera célèbre dans le monde entier.



06/10/2017 (Brève 1081) Le lieutenant Mahisso de la Police d'Obock est élu "Homme de la Semaine"

Réunis ce vendredi, les membres du Comité "Homme de la Semaine" ont élu à l'unanimité le Lieutenant Mahisso.

Fonctionnaire zélé en poste à Obock, il a développé une méthode révolutionnaire pour rançonner les petits commerçants de la région qui transportent principalement de l'huile et des sandales en plastique.

Pourtant, sa méthode est simple. Il organise un guet-apens sur le trajet emprunté par les véhicules qui convoient ces petits commerçants et il les arrête sur des motifs qu'il a inventés et il saisit leurs marchandises et leurs avoirs

Fort de son autorité de Lieutenant et de l'impunité qui lui est garantie par les plus hautes autorités djiboutiennes, il incarcère ces citoyens honnêtes dans ses locaux et il menace de les transférer devant un juge à Djibouti. Quand la pression devient trop forte, il les relâche mais il conserve les marchandises au titre de la rémunération de ses services.

Et hop ! le tour est joué ! Trop contents d'être relachés, les petits commerçants se sauvent sans oser réclamer leurs biens. Et il est probable que le Lieutenant revende les marchandises, mais pour son compte, point qui n'a pas été formellement vérifié par nos correspondants.

Quoi qu'il en soit, la méthode est magnifique et le Comité l'a choisi en personne pour le nommer Homme de la Semaine. Son nom sera ajouté au palmarès des personnalités qui se sont déjà distingués dans le passé pour des exactions sournoises à l'encontre de leurs concitoyens. Ses états de service dans les années 90, relatés ci-dessous, ont beaucoup plaidé en faveur de sa candidature.

++ Le passé de cet homme est intéressant et mérite d'être raconté, car il plaide en sa faveur.
Combattant dans les forces du FRUD dans les années 90, ses compagnons de l'époque le décrivent, comme un individu n'ayant que peu de conviction, en particulier pour l'idéal qui animait la majorité des résistants de l'époque.

Cela explique peut-être, pourquoi il avait retourné sa veste aussi facilement en rejoignant les repentis d'Ougoureh Kifleh, non sans avoir fait beaucoup de mal de l'intérieur à ses frères d'arme.

Ce double jeu lui a permis d'être intégré dans la Police et d'accéder au grade, impensable pour lui en temps normal, de Lieutenant de Police.



05/10/2017 (Brève 1080) Refoulement de Dominique Marlet par les autorités djiboutiennes, malgré un visa délivré légalement. (Communiqué de l'ODDH)

Communiqué de presse
Dominique Marlet, de l’IE, refoulée de l’aéroport malgré son visa d’entrée
Djibouti, le 4 octobre 2017 

Suite à la crise syndicale qui perdure depuis plus de 20 ans avec son lot de révocations et de licenciements et la paralysie totale de toutes les organisations indépendantes des travailleurs et surtout suite aux nombreuses et récurrentes discussions à la fois  au sein de la CSI et au sein de la Commission de Vérification des Pouvoirs de la Conférence International du Travail de l'OIT, la CSI avait décidé d'envoyer une mission Syndicale Internationale à Djibouti pour s'enquérir de la situation syndicale du pays. Cette visite placée sous l’égide de la CSI (Confédération Internationale des Syndicats), a été décidé d'un commun accord entre le Ministre du travail et la CSI lors de la Conférence de l'OIT en juin 2017.

Cette réunion de travail, prévue à Djibouti du 2 au 4 octobre 2017, a finalement été reportée sine die par le Secrétaire Général du Ministère.

Profitant de l'occasion, l’IE (International de l’Education) et le CSFEF (Comité Syndical Francophone de l’Education et de la Formation) avaient délégué Dominique Marlet de l’IE et Jean Hervé Cohen du CSFEF, qui ont par la suite intégré le groupe de la mission.

La visite de la CSI  étant renvoyée à une date non définie, la représentante de l’IE et celui de la CSFEF ont maintenu leur déplacement à Djibouti dans l’optique de s’enquérir de la situation de leurs affiliés SYNESED et SEP avec le soutien du Secrétaire Général de l’IE. Ce séjour de 3 jours devait avoir lieu du 3 au 5 octobre 2017. D’ailleurs, le SG de l’IE a adressé dans ce sens un courrier en ces termes « Notre visite serait l’occasion de rencontrer des représentants du ministère de l’éducation et des enseignants, ainsi que de visiter des établissements scolaires. Elle nous permettrait également de donner un retentissement particulier auprès de nos affiliés à la journée du 5 octobre. »

Jean Hervé Cohen du CSFEF et du SNES de France n'a malheureusement pas pu être du voyage car il a essuyé un refus de visa par l'ambassade de Djibouti à Paris. Dominique Marlet a été, quant à elle, refoulée de l'aéroport le mardi 3 octobre 2017 malgré un visa d'entrée en bonne et due forme délivré par l'Ambassade de Djibouti à Bruxelles.

L'ODDH condamne cet acte qui ternit l'image de notre pays aux yeux du monde et appelle les autorités de ce pays à faire preuve de plus de tolérance, de retenue et de responsabilité.

L’ODDH appel à la mise en place des reformes démocratiques pour poser les jalons d’un véritable Etat de droit où sociétés civiles, défenseurs des droits humains, syndicalistes et opposants pourront s'exprimer librement.

L’ODDH appelle à la Communauté Internationale et à tous les citoyens Djiboutiens à œuvrer en faveur d'une société démocratique et pacifique, dans laquelle les droits humains seront respectés.

L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux normes internationales ratifiées par Djibouti, aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice 
Farah Abdillahi Miguil
Président de l'ODDH 

 



04/10/2017 (Brève 1079) Les commerçants d'Obock qui avaient été arrêtés sur la route ont été libérés mais le Lieutenant Mahisso a conservé les marchandises.

Il n'y a pas de petits profits pour un Lieutenant de police assuré de son autorité et de son impunité.

Il est possible que l'article que nous avions publié ce matin sur l'arrestation des petits commerçants de la région d'Obock ait eu un effet. En tout cas le Lieutenant les a libérés au lieu de les envoyer devant le Tribunal de Djibouti.

Ce qui confirme bien que ces hommes n'avaient rien fait de répréhensible.

Mais Mahisso a gardé les marchandises de ces malheureux qui vont repartir sans rien, ayant tout perdu, ce qui leur permet de faire vivre modestement leurs familles.

Allons Lieutenant Mahisso, il faut rendre les marchandises à leur propriétaire.....



04/10/2017 (Brève 1078) Le Ministère avait annulé la mission du CSI le 26 septembre par courrier

Copie d'un courrier que nous avons pu nous procurer et que nous mettons à disposition des lecteurs.

Il a été adressé le 26 septembre à M. Mamadou Diallo, directeur du département DH et syndicaux de la CSI à Bruxelles, sur papier du Ministère djiboutien du Travail.

Monsieur Abdallah Ali Mohamed, le signataire, en qualité de Secrétaire général du Ministère précise que le Ministre du Travail étant appelé à participer à une mission urgente, ne pourra pas recevoir la mission du CSI et que la visite est donc annulée.

Lien pout télécharger la copie de la lettre http://www.ardhd.org/syndicat/s0926_lettre_annulation_mission_csi.pdf

(A noter que le directeur de la Police nationale est en copie, ce qui pourrait laisser sous-entendre que toute personne se référant d'une organisation syndicale internationale devrait être refoulée dès son arrivée à Ambouli ??)



04/10/2017 (Brève 1077) Des précisions qui nous parviennent sur l'affaire de la mission du CSI et la décision djiboutienne de refouler Mme D Marlet, pourtant détentrice d'un visa.

Selon un observateur fin connaisseur de la situation !

Il règnerait une certaine confusion dans le monde syndical actuellement.

La CSI avait confirmé au Ministère l'envoi d'une délégation composée de trois membres.

Ensuite deux personnalités se sont joints à la mission, Mme Dminique Marlet et Monsieur Jean-Hervé Cohen., dont la demande de visa a été refusée en amont.

Quand Mme Marlet est arrivée à l'aéroport, les autorités ont paniqué et elle a été refoulée manu militari, ce qui est un scandale. Le Ministre a alors annulé la venue de la mission du CSI.

Mais il semblerait qu'il souhaite quand même recevoir la mission et qu'il ait envoyé une nouvelle invitation. Tout cela tradurait une grande confusion au niveau de l'éxécutif.

Bref, nous espérons en savoir plus dans les prochains jours, car les informations que nous recevons sont parfois contradictoires et il est difficile à l'heure actuelle de faire un point précis.



04/10/2017 (Brève 1076) Confirmation du refus des autorités d'accueillir des membres de la délégation du CSI. En particulier Mme D. Marlet a été refoulée à l'aéroport de Djibouti et renvoyée vers une destination inconnue

Dans un communiqué daté du 3 octobre et signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH rapporte des faits extrêmement graves qui se sont produits ces derniers jours.

1°) Annulation en dernière minute d'une mission de la CSI, qui avait été invitée par le Ministre de l'intérieur.
Profitant de la journée mondiale de l'éducation, organisée le 5 octobre, deux personnalités avaient souhaité ce joindre à la délégation du CSI, qui avait officiellement confirmée les dates d'arrivée à Djibouti (voir notre article du 17 sept 2017 http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=16924)

Il s'agit de :
A) Monsieur Jean-Hervé Cohen, Président du CSEF, qui n'a pas pu obtenir un visa auprès du consulat djiboutien. Pour quelle raison ??????
B) Madame Dominique Marlet du bureau exécutif de l'Internationale de l'Education, qui, arrivée à Djibouti avec un visa en bonne et due forme, a été refoulée "sans ménagement" et renvoyée vers une destination inconnue...
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2°) Mise à pied de 50 enseignants avec suspension de salaire.
Le DGE du MENEFOP avait rendue publique, le 10 septembre 2017, à la veille de la rentrée scolaire, une liste de 50 enseignants qui étaient suspendus et sans salaire.

En dépit des appels au respect des lois, après un mois, le MENEFOP n'a toujours pas fait connaître les motifs de sa décision ni les faits qui sont reprochés à ces enseignants, condamner à vivre dans l'errance, privés de toute ressource.

Pourtant c'est le Ministère du Travail qui doit statuer sur la validité de la décision du MENEFOP, sur la base d'éléments prouvant sa nécessité et ce, dans les délais prévus par le code.
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L'ARDHD se joint à la LDDH pour dénoncer ces faits d'une extrême gravité et pour demander au Gouvernement djiboutien, d'assurer le respect des engagements internationaux du pays et celui des lois en vigueur dans le pays.



04/10/2017 (Brève 1075) A la dernière minute, le Ministre djiboutien du travail annule une mission syndicalede la CSI, qu'il avait pourtant invité

Nous apprenons de source syndicale, que le Ministre du Travail qui avait invité la CSI à envoyer une mission sur place, vient d'annuler l'invitation, pratiquement la veille de l'arivée des membres de la mission.

Sans que nous ayons encore pu le vérifier, on nous dit que certaines personnalités qui auraient décidé de se joindre à la mission et qui seraient arrivées avec une petite avance, n'auraient pas été autorisées à pénétrer sur le territoire. On parle même de mauvais traitement. Les autres membres étaient en possession de leurs billets d'avion, qu'ils ne pourront pas utiliser.

Ces revirements incompréhensibles, dont le régime de Guelleh est coutumier, ne devraient pas améliorer l'image du Ministère du travail ni le manque de respect des droits des travailleurs et de leurs syndicats. Rappelons que la mission djiboutienne s'était "enfuie" de la conférence annuelle de l'OIT qui se tient à Genève en septembre, pour éviter de répondre à certaines questions embrrarassantes ...



04/10/2017 (Brève 1074) Des témoins crédibles signalent de nombreuses arrestations à Obock. L'injustice, encore l'injustice ! Le Lieutenant de Police Mahisso pourrait devenir célèbre pour les injustices graves qu'il ordonne contre les populations civile et innocentes

Selon des témoignages crédibles et concordants, jeudi dernier, une dizaine de personnes et 6 voitures ont été arrêtées entre Khor Angar et Moulhouli.

Les occupants ont été conduits à la brigade d'Obock, ils ont été emprisonnés jusqu'à midi avant d'être transférés à Djibouti.

Malheureusement la sentance est pratiquement connue ! Attendus au parquet mercredi ou jeudi ils seront conduits à Gabode....

Que pourrait-il leur être reproché ?

Ce seraient des chauffeurs de la région qui transportaient des cartons d'huile et des chaussures en plastiques communément appelées CONGOS dans le coin.

Ces marchandises et bien d'autres produits ont toujours transité par Obock en direction de l Érythrée. Les chauffeurs de la région ont toujours embarqué ces petits commerçants jusqu'à Moulouli sans que cela ne pose de problème.

Pourquoi ces pratiques fort anciennes seraient-elles devenues un délit du jour au lendemain..

A Obock; on pointe du doigt un certain Mahisso; Lieutenant de Police en manque de notoriété. Pour justifier leur arrestation il aurait accusé ces hommes innocents de ravitailler des rebelles.

Un peu facile. Mais il pourrait être coopté dans l'un des ordres prestigieux de la République. Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage.

Pour réduire la population obockoise à la mendicité, la solution est trouvée. Faut-il lles empêcher par tous les moyens de gagner dignement et honnêtement leur vie.

Nous demandons, avec le soutien de l'ARDHD, la libération immédiate et sans condition de toutes ces personnes.



01/10/2017 (Brève 1073) IL Y A DÉSORMAIS UNE BASE MILITAIRE CHINOISE OPÉRATIONNELLE À DJIBOUTI (Boulevard Voltaire)

Lien avec l'article original : http://www.bvoltaire.fr/y-a-desormais-base-militaire-chinoise-operationnelle-a-djibouti/

Cette base devrait comprendre 10.000 soldats chinois jusqu’en 2026.

Selon la presse russe, la Chine vient de procéder à une série d’exercices militaires comprenant des tirs réels à Djibouti. Cette base devrait comprendre 10.000 soldats chinois jusqu’en 2026. La base se situe à Obock, une ville portuaire du nord de Djibouti.

Le mois dernier, la Chine avait déjà organisé une opération humanitaire, lors d’une mission contre la piraterie dans le golfe d’Aden, en faisant évacuer par sa Marine des Yéménites qui furent débarqués à Djibouti.

La Chine a signé un bail de dix ans dont le coût est de vingt millions de dollars par an. Les Chinois devraient aussi investir douze milliards de dollars dans de grosses infrastructures pour faire de Djibouti la zone franche la plus importante d’Afrique.

Djibouti abrite également la base militaire américaine du camp Lemonnier, une petite base japonaise et une base française. Le coût de la location de la base américaine est de soixante-trois millions de dollars, soit trois fois le coût de la base chinoise.

Djibouti représente la pointe occidentale du « collier de perles » des bases portuaires chinoises déjà implantées également en Birmanie, à Ceylan et au Pakistan. Ce nouveau marchepied en Afrique accompagne l’expansion de l’économie de la Chine et la croissance de son influence militaire dans le monde. L’Afrique intéresse la Chine en raison de ses débouchés et de ses matières premières. L’empire du Milieu souhaite protéger ses voies maritimes pour acheminer le pétrole d’Afrique et du Moyen-Orient.

Il fut un temps où les Européens régnaient en maîtres en Afrique. Nous avons cédé la place en partie à l’Amérique, et maintenant c’est au tour de la Chine de se faire une place sous le soleil africain.

L’erreur de l’Occident aura été, suite au désir de profit des entreprises occidentales, oublieuses du chômage qu’elles créaient en Europe et aux États-Unis, oublieuses du transfert de technologie que représentaient toutes ces implantations en Chine, d’avoir vendu à la Chine la corde pour mieux les pendre, si l’on en croit Lénine. Dans un État, le politique doit toujours primer sur l’économique. L’économie doit toujours être subordonnée à la volonté politique. Il se trouve qu’il n’y en avait aucune en Occident pour la Chine.

Après le transfert de richesses et de technologie effectué par le libre-échange mondialiste, la Chine manifeste maintenant une volonté de puissance économique, militaire, spatiale, scientifique tous azimuts.

Seule une Confédération carolingienne à l’ouest de l’Europe et un axe Paris-Berlin-Moscou pourront faire face, au XXIe siècle, à la montée en puissance de la Chine, nonobstant les États-Unis et de nouvelles puissances émergentes telles que l’Inde, le Brésil… sans oublier l’Afrique avec son explosion démographique lourde de menaces, et le risque d’invasion migratoire par le Sud selon les mises en garde prémonitoires du président algérien Boumédiène aux Nations-unies en 1974.



30/09/2017 (Brève 1072) Affaire Borrel sur France Info. Ecouter les interventions d'Elisabteh Borrel et David Servenay à propos de la sortie de la BD signée Servenay et Martin aux Editions du Soleil

Affaire de l'assassinat du juge B. Borrel à Djibouti _ Une affaire d'état

A (ré)écouter ci-dessous :

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