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la défense des droits de l'homme à Djibouti
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Document sans nom

De N à M .....

Inspiré des caricatures de Roger Picon

OBSERVATOIRE
de la situation des Droits
de l'Homme à Djibouti

L'ARDHD milite, depuis 1992,
pour la Démocratie et la Justice à Djibouti
et pour l'instauration d'un régime
qui respecte tous les citoyens, toutes les libertés fondamentales
et les Droits Humains

Mis à jour 6/11/15
L'ARDHD dénonce - la vague de répression sans précédent, qui s'abat à Djibouti contre tous ceux qui s'opposent pacifiquement, - les arrestations des opposants, - la torture généralisée pour instaurer un climat de terreur.
Le dictateur qui s'est auto-attribué un 4ème mandat, majoritairement refusé par le pays, se trouve aussi confronté à des difficultés importantes par exemple : budgétaire, affaire Borrel, plainte pour génocide et crimes contre l'humanité, biens mal acquis à Paris, contestation de la fraude électorale massive, lourde condamnation financière de la République de Djibouti dans le procès que Guelleh avait intenté contre A. Borreh (à Londres)....
Par réacton, le régime se durcit de façon dramatique et la communauté internationale doit réagir pour empêcher une catastrophe à Djibouti et de nouveaux massacres de femmes, d'enfants et d'hommes sans défense, comme le dernier en date du 21 décembre 2015 avec 62 morts et disparus et 52 blessés.
Sans compter les risques d'affrontement dans le Nord avec l'arrivée de troupes éthiopiennes, à proximité de la frontière avec l'Erythrée, et surtout la mainmise de la Chine sur l'économie.

21/04/2017 (Brève 978) Le régime dictatorial et policier de Guelleh persiste : nouvelle arrestation dans le nord de Tadjourah (LDDH) (lien avec l'article)

19/04/2017 (Brève 977) Nouvelle vague de répression arbitraire contre les populations du nord (LDDH) (lien avec l'article)

17/04/2017 (Brève 976) le  FRUD condamne tout acte mettant en péril la vie des civils et portant atteinte à leurs biens (Communiqué du 15/04/17) (lien avec l'article)

17/04/2017 (Brève 975) Surendetté, l’Etat djiboutien s’abandonne peu à peu à ses créanciers chinois (Article de Secret Défense, signé par P. Escande, conseillé par un lecteur) (lien avec l'article)

07/04/2017 (Brève 974) LDDH : La police a commis une exécution extrajudiciaire contre un jeune homme réfugié Ethiopien. (lien avec l'article)

06/04/2017 (Brève 973) Présidentielle 2017 : l’Afrique s’invite dans le débat ! (lien avec l'article)

03/04/2017 (Brève 972) Guelleh limoge son Ministre de l'énergie Yacin Houssein Bouh. (lien avec l'article)

31/03/2017 (Brève 971) FIDH-OMCT, IE, Plusieurs organisations, qui ont émis des alertes pour dénoncer l'arrestation et la détention d'Omar Ewado et Ahmed-Kadar Nour, ont diffusé des communiqués pour saluer leur libération, mais aussi pour appeler à la vigilance face à la situation intolérable des DH à Djibouti. Parmi elles : (lien avec l'article)

30/03/2017 (Brève 970) Message de remerciements d'Omar Gabasse, au nom de la LDDH, pour remercier EHAHRDP des alertes qu'elle avait lancés lors de l'arrestation de M. Ewado (lien avec l'article)

29/03/2017 (Brève 969) M. Ewado a accordé un entretien téléphonique à l'ARDHD. Ce qu'il nous a dit ! (lien avec l'article)

29/03/2017 (Brève 968) En risque d'être radiés de la fonction publique pour abandon de poste, alors qu'il étaient détenus arbitrairement par le régime ?? (Source LDDH) (lien avec l'article)

27/03/2017 (Brève 967) Le Président de la LDDH est enfin LIBRE ! Confirmation par la LDDH dans un communiqué diffusé ce soir (lien avec l'article)

27/03/2017 (Brève 966) ALERTE ROUGE - Libération de M. Omat Ali Ewado à Djibouti ce lundi soir (lien avec l'article)

27/03/2017 (Brève 965) ALERTE ROUGE - Empoisonnement de Mohamed Ahmed Jabha, détenu depuis 2010 sans jugement (Communiqué du Frud sous la signature de son Président Med Kadamy) (lien avec l'article)

27/03/2017 (Brève 964) ALERTE ROUGE - La vague d'arrestation se poursuit sans relâche à Djibouti. Chehem Aboubaker Chehem a été arrêté samedi dernier le 25 mars (Info lecteur) (lien avec l'article)

27/03/2017 (Brève 963) ALERTE ROUGE - Ewado bientôt en danger de mort ! Communiqué de la LDDH signé par son Président par intérim (lien avec l'article)

27/03/2017 (Brève 962) ALERTE ROUGE - L'Humanité L’homme du jour. Mohamed Ahmed «Jabha». (Article partiellement payant signé par THOMAS LEMAHIEU) (lien avec l'article)

27/03/2017 (Brève 961) ALERTE ROUGE - SEQUESTRATION ? EWADO poursuit sa grève de la faim depuis 8 jours, sans aucune assistance, ni médicale ni juridique. Appel d'urgence à la solidarité internationale. (lien avec l'article)

24/03/2017 (Brève 960) ALERTE ROUGE - Mobilisation internationale contre la répression à Djibouti - RFI (lien avec l'article)

24/03/2017 (Brève 959) ALERTE ROUGE - Le PS français dénonce la vague d'arrestations arbitraires et de mauvais traitements contre les opposants à Djibouti (lien avec l'article)

24/03/2017 (Brève 958) ALERTE ROUGE - Lettre ouverte de l'Organisation de l'Internationale de l'Education au Président Guelleh pour réclamer la libération immédiate d'Omar Ali Ewado. (lien avec l'article)

24/03/2017 (Brève 957) ALERTE ROUGE - Sans aucune nouvelle d'Omar Ali Ewado, incarcéré au siège du SDS et en grève de la faim, sans assistance médicale, Omar Gabasse lance un appel aux organisations humanitaires pour qu'elles se mobilisent en faveur de sa libération. (lien avec l'article)

23/03/2017 (Brève 956) ALERTE ROUGE - Le franco-djiboutien Abdallah Deberkalleh extradé d'Ethiopie à la demande de Djibouti ? (Info UDDESC) (lien avec l'article)

23/03/2017 (Brève 955) ALERTE ROUGE - Nouvelle vague de purge à Djibouti parmi les opposants - la LDDH dresse un triste bilan de la situation et lance un appel pour que les Droits humains et la liberté d'expression soient respectés par le régime. (lien avec l'article)

23/03/2017 (Brève 954) ALERTE ROUGE - 17 personnes au moins arrêtés et détenus depuis une semaine Le régime multiplie les arrestations. (Lecteur) (lien avec l'article)

23/03/2017 (Brève 953) ALERTE ROUGE - Djibouti : arrestations, incarcérations et empoisonnements se multiplient. Que redoute le dictateur ?4 informations urgentes qui requièrent l'attention des lecteurs. (lien avec l'article)

22/03/2017 (Brève 952) ALERTE ROUGE - EWADO toujours au secret. Les charges contre lui restent mystérieuses. En revanche Mohamed Houmed Charlie a été libéré hier (Témoignage) (lien avec l'article)

21/03/2017 (Brève 951) ALERTE ROUGE - L'OMCT-FIDH condamne l'arrestation du Président Ewado à Djibouti et appelle à sa libération (lien avec l'article)

20/03/2017 (Brève 950) ALERTE ROUGE - Mais pour quelles raisons mystérieuses, Omar Ali Ewado, Président de la LDDH, est-il incarcéré arbitrairement et placé à l'isolement au plateau du Serpent ? (lien avec l'article)

20/03/2017 (Brève 949) ALERTE ROUGE Le Président de la LDDH arrêté à son domicile par le SDS (Al Widha) (lien avec l'article)

20/03/2017 (Brève 948) ALERTE ROUGE : multiplication des harcèlements contre les Défenseurs des DH à Djibouti en vue de faire taire la LDDH (Communiqué de la LDDH) (lien avec l'article)

20/03/2017 (Brève 947) ALERTE ROUGE : Djibouti: interpellation du président de la Ligue djiboutienne des droits humains (RFI) (lien avec l'article)

20/03/2017 (Brève 946) ALERTE ROUGE Selon une information (que nous n'avons pas encore pu vérifier) Mohamed Houmed dit Charlie aurait été arrêté hier dimanche à 17:00 (Dj) (lien avec l'article)

20/03/2017 (Brève 945) ALERTE ROUGE La LDDH confirme l'arrestation violente de son Président, dans un communiqué signé par son vice-président (lien avec l'article)

19/03/2017 (Brève 944) ALERTE ROUGE Omar Gabasse, représentant de la LDDH pour le Nord de l'Europe, nous confirme l'arrestation de son Président et il lance un appel pour une mobilisation internationale en sa faveur. (lien avec l'article)

19/03/2017 (Brève 943) ALERTE ROUGE. Omar Ali Ewado, Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains, arrêté ce jour par le SDS (lien avec l'article)

17/03/2017 (Brève 942) Ismaël Omar Guelleh conduit-il Djibouti à sa perte ? - Agoravox, par Ramy) (lien avec l'article)

16/03/2017 (Brève 941) Compte-rendu de la réunion des militants de l’opposition djiboutienne à Lyon le samedi 11 mars 2017 (Par Maki Houmed-Gaba) (lien avec l'article)

16/03/2017 (Brève 940) A Djibouti, quatre membres du Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD, opposition) ont été arrêtés depuis avant-hier dont M. Naguib Ali Gouradi, membre du bureau national. (RFI) (lien avec l'article)

13/03/2017 (Brève 939) Affaire Borrel : Mariama Keita reçoit Elisabeth Borrel demain mardi 14/03 soir (19:30-21:00) sur Radio Libertaire (lien avec l'article)

11/03/2017 (Brève 938) ALERTE ROUGE levée. Libération d'Idriss Mohamed Hassan ce samedi soir à 20h (Djibouti) (Correspondants) (lien avec l'article)

11/03/2017 (Brève 937) Djibouti: inquiétudes autour de l'état de santé d'un opposant emprisonné (RFI) (lien avec l'article)

09/03/2017 (Brève 936) ALERTE ROUGE. Omar Zohra aurait été libéré, mais pas Idriss Mohamed Hassan. Selon nos correspondants (lien avec l'article)

08/03/2017 (Brève 935) ALERTE ROUGE - Sous la signature d'Ali Omar Ewado, en qualité de Président de la LDDH, un communiqué pour dénoncer l'arrestation arbitraire et la séquestration avec sévices physiques d'Idriss Hassan Mohamed (Plus un appel Urgent de l'ARDHD) (lien avec l'article)

08/03/2017 (Brève 934) Sous la signature de l'équipe de la LDDH - Cellule d'observation, le dernier rapport sur les élections locales à Djibouti, daté du 26 février 2017 (lien avec l'article)

08/03/2017 (Brève 933) Reprise de nos publications - Manifestations à Paris - article (Houssein Ibrahim Houmed) ((24 fév 17) (lien avec l'article)

08/03/2017 (Brève 932) Reprise de nos publications - Condamnation de la visite d'IOG en France par l'UDJ Canal historique et appel à manifester sous la signature d'Ahmed Hacin-Loita- (24 fév 17) (lien avec l'article)

08/03/2017 (Brève 932) Reprise de nos publications - La visite "discrète" de Guelleh a Paris a suscité une réprobation générale et des manifestations pour la dénoncer (plusieurs articles et photos) (lien avec l'article)

08/03/2017 (Brève 931) IOG fait annuler un débat sur Africa 24 !!!(Deux articles) (lien avec l'article)

08/03/2017 (Brève 930) Reprise de nos publications - La visite "discrète" de Guelleh a Paris a suscité une réprobation générale et des manifestations pour la dénoncer (1 - compte-rendu ARD/USN du 3 mars 2017) (lien avec l'article)

08/03/2017 (Brève 929) ALERTE ROUGE : après avoir arrêté mon mari qui est détenu dans un lieu secret et certainement torturé, les gendarmes ont saccagé ma maison sous prétexte d'une perquisition. L'épouse d'Idriss Hassan Mohamed lance un appel désespéré (lien avec l'article)

06/03/2017 (Brève 928) ALERTE ROUGE : Arrestation arbitraire de Monsieur Idriss Hassan Mohamed (Un lecteur d'Obock) (lien avec l'article)

06/03/2017 (Brève 927) L'ARDHD reprend ses diffusions, après une interruption, conséquence d'un grave problème informatique (lien avec l'article)

24/02/2017 (Brève 926) UN OPPOSANT MAINTENU EN PRISON MALGRÉ L’ANNULATION DE SA PROCÉDURE JUDICIAIRE IL Y A 5 MOIS (ACAT France) (lien avec l'article)

24/02/2017 (Brève 925) Les très très lourdes conséquences de l'acharnement judiciaire de Guelleh contre Abdourhaman Boreh (source : LOI) (lien avec l'article)

24/02/2017 (Brève 924) L'USN condamne l'invitation de Guelleh par la France et organise deux manifestations pour dénoncer cette visite et pour exiger que la justice internationale enquête sur les violations des DH dans le pays et la fin de 40 années de dictature.(Communiqué sous la signature de Mahdi Ibrahim A. God) (lien avec l'article)

23/01/2017 (Brève 923) La Cour Internationale de Justice déboute intégralemeent l'Etat Djiboutien dans le conflit qui l'opposait à Abdourahman Boreh. les frais sont à la charge de Djibouti (Le Monde Afrique - Jean Tilouine) (lien avec l'article)

23/02/2017 (Brève 922) L'ADD : appel à manifester contre la visite en France de Guelleh, Pdt de Djibouti. 25 Février - Paris - Trocadéro -15h-18h (Communiqué) (lien avec l'article)

14/02/2017 (Brève 921) Djibouti ; nouvelle vague massive d'expulsion de familles modestes, pour servir les appétits immobiliers du régime (LDDH) (lien avec l'article)

09/02/2017 (Brève 920) LDDH Djibouti - Rapport de participation à la 59eme session ordinaire de la commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Sous la signature de Mahdi Samireh Sougueh, en qualité de Vice-Président de la LDDH. (lien avec l'article)

07/02/2017 (Brève 919) Bruxelles. Soirée musicale le 11/02-19:00 pour soutenir Jabha et tous les prisonniers politique à Djibouti (lien avec l'article)

06/02/2017 (Brève 918) Chine – États-Unis : les choix (très) risqués de Djibouti (Ahmed Waberi dans Contrepoints) (lien avec l'article)

31/01/2017 (Brève 917) Détention de l'opposant djiboutien Jabha: une situation ubuesque pour son avocat (RFI - Carol Valade) (lien avec l'article)

31/01/2017 (Brève 916) Publication du rapport annuel 2016 de la LDDH, qui recense toutes les violations des DH commises par le régime djiboutien, Exécutions, incarcérations arbitraires, non respect des règles du travail, etc.. Le rapport peut-être téléchargé en version PdF sur le site de l'ARDHD (lien avec l'article)

29/01/2017 (Brève 915) Erythrée : les Français inquiets pour Djibouti. Paris accroît la défense de l'espace aérien de l'ancienne colonie.(Libération) ATTENTION, il s'agit d'un article de 1999, conseillé par un lecteur. (lien avec l'article)

28/01/2017 (Brève 914) Relations Chine-Etats-Unis : Djibouti au centre d’une nouvelle guerre froide (JolPress) (lien avec l'article)

 
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21/04/2017 (Brève 978) Le régime dictatorial et policier de Guelleh persiste : nouvelle arrestation dans le nord de Tadjourah (LDDH)

Selon un communiqué de la LDDH, sous la signature de son président Omar Ali Ewado, le régime dictatorial et policier de Guelleh poursuivrait sa vague d'arrestation contre les populations du nord du pays.

Cette fois, il s'agit de l'arrestation et de la mise en détention de Mme Fatouma Idriss Ali, qui est l'épouse d’Ahmed Daoud Omar, arrêté le 18 avril et transféré au siège du SRD et pour lequel on craint des sévices physiques et psychologiques.

L'ARDHD se joint aux appels de la LDDH pour :

  • exiger la libération immédiate saine et sauve de Mme Fatouma Idriss Ali, et sa sortie des locaux de la Brigade de Gendarmerie, dont la réputation de cruauté et de sévices corporels n'est pas usurpée,
  • que les Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, de l’Union Africaine, de l’IGAD, de  la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et de l’Union Européenne fassent pression sur les autorités Djiboutiennes afin qu’elles respectent les Droits fondamentaux des citoyens et qu'elles cessent toutes les formes de violence à l'encontre des populations civiles innocentes.


19/04/2017 (Brève 977) Nouvelle vague de répression arbitraire contre les populations du nord (LDDH)

Selon un communiqué de la LDDH, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, le gouvernement autoritaire de Djibouti poursuivrait sa vague de répression contre les populations du Nord du pays.

Cette fois, la répression arbitraire concernerait le district de Tadjourah :

  • Le 17 avril, le principal du collège de Tadjourah, Abdo Chehem Bouhran aurait été arrêté puis aussitôt transféré à la Section des Recherches et de la Documentation (SRD) de la gendarmerie pour y subir un interrogatoire musclé,
  • Le 18 Avril 2017, deux jeunes de Tadjourah, Ahmed Omar Daoud et Mohamed Ali Haloyta, auraient été brutalement interpellés par la Brigade de Gendarmerie de Tadjourah qui les aurait rapidement convoyés vers le SRD.

Les personnes présentes sur place ignoreraient ce qui pourrait être reproché à ces jeunes. Ce type d'interpellation à Djibouti est, dans la majorité des affaires, le début de sévices physiques et de traitements inhumains et dégradants.

L'ARDHD se joint aux appels de la LDDH pour :

  • dénoncer et condamner les arrestations arbitraires et illégales dont sont victimes les populations civiles des régions du Nord et ce, depuis 40 années consécutives,
  • que les Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, de l’Union Africaine, de l’IGAD, de  la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et de l’Union Européenne fassent pression sur les Autorités djiboutiennes afin qu’elles respectent les Droits fondamentaux des citoyens et qu'elles cessent toutes les formes de violence à l'encontre des populations civiles innocentes.


17/04/2017 (Brève 976) le  FRUD condamne tout acte mettant en péril la vie des civils et portant atteinte à leurs biens (Communiqué du 15/04/17)

Les événements qui se sont déroulés le mercredi 12 avril 2017  dans le Nord de la République de Djibouti, à quelques kilomètres de Tadjourah, nous interpellent et exigent de notre part une clarification qui ne devrait laisser aucune place à une quelconque ambigüité. 

  • Il n’a jamais été  dans la culture politique du FRUD de s’en prendre aux civils et à leurs biens. 
  • La priorité des résistants du FRUD est de lutter contre la dictature qui sévit à Djibouti depuis bientôt 40 ans et  de mettre un terme aux agissements et aux comportements des mercenaires  de l’armée djiboutienne qui commettent des exactions à l’encontre  de la population civile et les nomades de l’arrière-pays.

 Selon toute vraisemblance,  l’opération du mercredi 12 avril est d’origine mafieuse et avait pour objectif, en sus du vol des biens d’autrui, le fait, d’une part,

  •  de créer un climat d’insécurité dans le Nord et le sud-ouest du pays dans une stratégie délibérée de stopper tout projet de développement;

Et d’autre part,

  • de jeter un discrédit sur le FRUD qui bénéficie d’un immense soutien au sein de la population.

Ainsi, le  FRUD condamne tout acte mettant en péril la vie des civils et portant atteinte à leurs biens.

Enfin, le FRUD appelle la population à redoubler de vigilance et à s’organiser afin de précipiter la chute de cette dictature crépusculaire qui n’a que trop duré.

Pour la direction du FRUD,
Mohamed Houmado

 



17/04/2017 (Brève 975) Surendetté, l’Etat djiboutien s’abandonne peu à peu à ses créanciers chinois (Article de Secret Défense, signé par P. Escande, conseillé par un lecteur)

Lien avec l'article : http://www.secret-defense.org/14/04/2017/surendette-letat-djiboutien-sabandonne-peu-peu-ses-creanciers-chinois/

_____________________Note de l"ARDHD
Cet article très bien rédigé et documenté, confirme ce que nous annonçons depuis plusieurs années.
____________________

Entre Djibouti et la Chine, c’est la lune de miel. Depuis plusieurs années, le petit pays de la Corne de l’Afrique, dirigé par Ismaïl Omar Guelleh (IOG), s’est jeté dans les bras de son nouveau et puissant allié chinois, multipliant les accords bilatéraux de coopération. Aucun secteur n’est épargné : infrastructures, coopération économique et même, depuis l’année dernière, militaire. Pour IOG, cet activisme a pour objectif de faire de son pays un Dubaï ou Singapour africain, un carrefour régional incontournable sur cette nouvelle « route de la soie » reliant la Chine à l’Afrique.

+ Djibouti, avant-poste de la Chinafrique
Prêt à toutes les concessions, IOG multiplie les accords et projets pharaoniques avec Pékin. Un accord de libre-échange a ainsi été signé en janvier 2016, permettant à la Chine d’utiliser les installations portuaires djiboutiennes comme base de transit pour ses navires commerciaux. Une zone franche de 48 km2, la plus grande du pays, s’élèvera bientôt à côté d’un chantier naval et d’une autoroute flambant neufs. Construites par des entreprises chinoises, financées par l’Exim Bank of China (EBC), ces infrastructures constitueront le pivot des nouvelles relations économiques et politiques entre Pékin et Djibouti. Un autre accord prévoit, quant à lui, « l’afflux rapide de banques chinoises à Djibouti » et la création d’une chambre de compensation destinée à minimiser la perte de devises dans les échanges entre les deux pays.

Mais c’est sur le plan militaire que le rapprochement entre Djibouti et la Chine est le plus spectaculaire. Priant les 4 000 militaires américains, installés de longue date, de se rapatrier sur le seul Camp Lemonnier, le régime d’IOG vient d’offrir à l’Armée de Libération du Peuple sa toute première base permanente sur le continent africain. 10 000 militaires chinois devraient désormais stationner dans la Corne de l’Afrique : officiellement, il s’agit pour Pékin d’assurer les opérations de maintien de la paix sur le continent ; officieusement, la sécurisation des intérêts chinois sur le continent fait désormais office de priorité. Et c’est peu de dire qu’à Washington, on voit d’un mauvais œil cette cohabitation forcée.

Les critiques sont pourtant balayées par le régime djiboutien. Pour le ministre des Finances, Ilyas Moussa Dawaleh, « ce que (Djibouti) obtient de la Chine est beaucoup plus important que n’importe quel autre partenariat installé depuis longtemps ». Et Bill Gates lui-même de citer en modèle d’intégration régionale réussie « la connexion Djibouti-Ethiopie, avec capitaux chinois ». Des capitaux qui pourraient bien finir par plonger Djibouti dans l’hyper-dépendance, tant l’extravagante politique de grands travaux initiée par IOG mène son pays sur la voie d’un endettement record.

+ La soutenabilité de la dette en question
La boulimie de projets engagés par Djibouti avec la Chine pose la question de la soutenabilité économique de cette stratégie. Construire à tout va ne résout pas les handicaps structurels dont souffre le pays : une extrême pauvreté endémique, qui touche 80% de la population et des taux de chômage qui avoisinent les 35%, et ce alors que les marchés passés avec les entreprises chinoises ne se traduisent pas en matière d’emplois locaux, ces entreprises « important » leur main d’oeuvre directement depuis la Chine.

« Des projets, encore des projets, toujours des projets. Telle est la nouvelle fièvre qui a saisi le pays. (…) Oui, même ici dans ce coin d’Afrique aux allures de Far West miniature », accuse l’écrivain djiboutien Abdourahman A. Waberi. La folie des grandeurs qui s’est emparée d’IOG a pourtant été sévèrement jugée tant par le FMI que l’Union européenne (UE), qui ont tous deux mis en garde contre le risque de surendettement. Dans le viseur des institutions internationales, l’EBC, dont les prêts, inclus dans le financement des grands chantiers réalisés par des entreprises chinoises en Afrique, sont assortis de conditions que la plupart des pays africains refuseraient aujourd’hui : taux d’intérêt supérieurs à 5%, remboursement sous une dizaine d’années et absence de période de grâce.

Les conditions imposées par l’EBC, qui finance 90% des grands travaux en Afrique, n’ont rien à voir avec celles d’institutions comme la Banque mondiale, qui accorde des prêts à 2% d’intérêt, remboursables sur 30 ans et assortis d’une période de grâce qui permet de ne rembourser l’emprunt qu’une fois le projet mené à terme et devenu rentable. Alors que le secteur tertiaire représente plus de 80% du PIB de Djibouti et que l’Etat reste le premier employeur du pays, cette politique d’endettement déraisonnable menace la stabilité future du pays. La dette de Djibouti atteindrait déjà 60% du PIB, et son niveau d’endettement continue de progresser au rythme effarant de 10 points de PIB par an – on parle d’un endettement externe équivalent à 80% du PIB d’ici à la fin de l’année. Une spirale qui fait peser le risque d’une dette bientôt insoutenable. A terme, le pays pourrait devoir échanger ses créances contre des actifs. Autrement dit, des parts de l’Etat djiboutien seraient cédées à ses créanciers chinois contre l’effacement de l’ardoise.

Djibouti dépecé au profit des financiers de Pékin ? Ce mauvais scénario n’a hélas plus rien d’une fiction. Faute de liquidités, la Société publique djiboutienne des chemins de fer a déjà été contrainte de céder une partie de son capital à l’EBC en décembre 2014.

P. Escande

 



07/04/2017 (Brève 974) LDDH : La police a commis une exécution extrajudiciaire contre un jeune homme réfugié Ethiopien.

Dans un communiqué, daté du 6 avril, La LDDH, sous la signature de son vice-président, dénonce "une nouvelle violation du droit des réfugiés avec l'assassinat par la Police djiboutienne d'un jeune homme dénommé MOHAMOUD MOHAMED KAMIL âgé de 23 ans, marié et père d’un enfant.

Celui-ci était un refugié Ethiopien originaire de la communauté Ogaden et enregistré au camp des réfugiés de ALI ADDE auprès de UNHCR. Il a été arrêté le 25 mars 2017 par la police de troisième arrondissement puis transféré au quatrième arrondissement de la commune de Balbala. Il a été assassiné par strangulation dans la geôle d’après l’autopsie et selon sa famille.

Par contre son corps avait les traces de tortures après avoir lui ôté la vie, la police a emmené son corps à l’hôpital italien de Balbala. Enlevé sur la voie publique, incarcéré par la police, l’on ignore les motifs de cette bavure qui a conduit à la mort de ce jeune homme. Son cadavre a été jeté à la morgue ou il est resté 10 jours, c’est le 03 avril 2017 que sa famille a pu procéder son inhumation
."

La LDDH (ligue Djiboutienne des droits humains) dénonce et condamne "cet assassinat et appelle le régime en place à Djibouti à respecter les conventions de Genève sur les réfugiés et à diligenter une enquête pour déterminer les auteurs et les responsabilités de ce crime odieux.

La LDDH (ligue Djiboutienne des droits humains) appelle à la communauté internationale d’accentuer la pression sur le régime afin de respecter les lois internationales et appelle au haut-commissariat des réfugiés (HCR) de transférer les réfugiés Ethiopiens vers un pays sûr pour sauvegarder leurs vies.
"



06/04/2017 (Brève 973) Présidentielle 2017 : l’Afrique s’invite dans le débat !

Télécharger l'invitation : http://www.ardhd.org/panapfricaine/invitation_caravane_paafricaine_paris_8avr17.pdf

Après plusieurs villes de province,
La Caravane Panafricaine arrive à Paris le Samedi 08 avril à 17h30
à la Fédération Française des Clubs Unesco
173, rue de Charenton 75012 Paris
Métros : Reuilly-Diderot (ligne 1) ou Montgallet (ligne 8)

Objetif : INTERPELLER LES REPRÉSENTANTS DES CANDIDATS
sur le changement nécessaire des relations entre la France et les pays africains
et échanger avec les citoyennes et citoyens.

  • 17h 15 : Accueil du Public
  • 17h 30 : table ronde avec les représentants des candidats à la Présidentielle puis débat avec les Citoyennes et Citoyens de la région parisienne et des quatre coins de France
  • 21h 00 : verre de l'amitié.

VENEZ NOMBREUX PARTAGER CE RENDEZ-VOUS CITOYEN !
Pour plus d’informations : 06 85 01 14 25

Le macaron " Mon Candidat c'est l'Afrique" sera proposé à 5 euros aux participants pour soutenir l'organisation de la Caravane Panafricaine 2017 !



03/04/2017 (Brève 972) Guelleh limoge son Ministre de l'énergie Yacin Houssein Bouh.

Ce lundi 3 avril 2017 Guelleh a limogé par décret présidentiel, son Ministre de l'énergie, qui était en poste depuis un peu plus de 10 mois. Selon la Lettre de l'Océan Indien (LOI), qui a été très rapide à diffuser l'information, que des correspondants nous avaient fait parvenir un peu plus tôt. Les causes seraient, entre autres, les retards dont il aurait été l'instigateur, dans le développement d'énergie pour permettre à Djibouti d'envisager une certaine indépendance dans ce domaine....



31/03/2017 (Brève 971) FIDH-OMCT, IE, Plusieurs organisations, qui ont émis des alertes pour dénoncer l'arrestation et la détention d'Omar Ewado et Ahmed-Kadar Nour, ont diffusé des communiqués pour saluer leur libération, mais aussi pour appeler à la vigilance face à la situation intolérable des DH à Djibouti. Parmi elles :

+1°) LabourStart - Interntional de l'Education (IE) http://www.labourstart.org/fr/wordpress/djibouti-bonne-nouvelle-nos-camarades-relaches/

Djibouti. Bonne nouvelle… nos camarades relâchés !

"Lundi dernier, nous avons sollicité votre concours pour obtenir la libération des dirigeants du syndicat des enseignants de Djibouti, Omar Ali Ewado (à droite) et Ahmed-Kadar Nour.

En 24 heures, plus de 600 francophones ont envoyé des messages de protestation via LabourStart faisant un total de plus de 6000 soutiens exprimés venant du monde entier. De quoi faire raviser les autorités djiboutiennes qui ont aussitôt relâché nos camarades." (...)

+2°) FIDH-OMCT
https://www.fidh.org/fr/themes/defenseurs-des-droits-humains/djibouti-liberation-de-omar-ali-ewado-fondateur-de-la-ligue

"L’Observatoire se félicite de la libération de M. Omar Ewado, et remercie toutes les personnes, institutions et organisations qui se sont mobilisées en sa faveur.

L’Observatoire appelle néanmoins les autorités djiboutiennes à mettre un terme aux détentions et autres actes de harcèlement, y compris judiciaire, à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme dans le pays." (...)



30/03/2017 (Brève 970) Message de remerciements d'Omar Gabasse, au nom de la LDDH, pour remercier EHAHRDP des alertes qu'elle avait lancés lors de l'arrestation de M. Ewado

Suite a la libération du Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains, M.Ewado,  parmi les organisations qui se mobilisées dès les premiers jours pour demander sa libération, nous avons oublié dans la précipitation de citer  l'Organisation "East Horn Africa Humains Rights Defendersqui avait diffusé très rapidement une alerte internationale.

Au nom de la Ligue Djiboutienne que je représente en Europe du nord, je tiens à remercier chaleureusement  cette organisation qui nous a toujours soutenus et à lui présenter toutes nos excuses, en espérant avoir reparé cet oubli involontaire.

Omar Gabasse
Representant de la LDDH en Europe du nord.



29/03/2017 (Brève 969) M. Ewado a accordé un entretien téléphonique à l'ARDHD. Ce qu'il nous a dit !

1°) Monsieur Ewado, Président de la LDDH a, une nouvelle fois, tenu à remercier les organisations (IE, FIDH-OMCT, ARDHD) et toutes les personnes qui se sont mobilisées pour obtenir sa libération. Il précise que c'est cette mobilisation qui a été entendu au plus haut niveau de l'Etat et qui aurait fait prendre la décision de le libérer, alors qu'aucune charge sérieuse ne pouvait lui être reproché.

2°) Il confirme que le Secrétaire général du SEP, Monsieur Ahmed Nour avait bien été libéré en même temps que lui.

3°) Il précise qu'il n'a été victime d'aucun mauvais traitement physique mais que s'il a refusé de s'alimenter, c'est uniquement par crainte d'un empoisonnement toujours possible .... (En témoigne le cas de Jabha ..)

4°) Il dit qu'il a accompli plusieurs démarches pour que le versement de son salaire soit repris et pour ne pas être victime d'une radiation d'office des cadres de la fonction publique.



29/03/2017 (Brève 968) En risque d'être radiés de la fonction publique pour abandon de poste, alors qu'il étaient détenus arbitrairement par le régime ?? (Source LDDH)

Encore une fois la LDDH se félicite de la libération de M. Omar Ewado, et remercie toutes les personnes, institutions et organisations qui se sont mobilisées en sa faveur au travers de différentes actions appelant à faire cesser son incarcération au secret.

Une bataille a été gagnée .... mais une nouvelle bataille nous attend car le Secrétaire général Ahmed Kadar Nour et le Secrétaire général adjoint du SEP Omar Ali Ewado risquent d'être radiés de la fonction publique.

+ Le motif ?? (Tenez-vous bien !)

Aabandon de poste !!! Les responsables de l'Education nationale djiboutienne auraient initié la radiation de ces deux personnes au motif qu'ils auraient abandonnés leur poste alors qu'ils étaient en détention arbitraire et au secret ! (A peine croyable !!)

Le régime leur reprocherait d'avoir envoyé une lettre au président turc Erdogan, pour lui demander la réintégration des enseignants turcs licenciés de la fonction publique.

Et ce même dans la stricte application des conseils de l'Internationale pour l'Education -l'IE- qui avait demandé à toutes les organisations membres d'adresser une lettre aunom de chaque organisation.

Au final, aucune charge n'a été retenue par la justice contre le S.G. et D.G. adj du SEP.



27/03/2017 (Brève 967) Le Président de la LDDH est enfin LIBRE ! Confirmation par la LDDH dans un communiqué diffusé ce soir

Le Président de la LDDH est enfin LIBRE !

Le Président de la LDDH, M. OMAR ALI EWADO, a été relâché cet après-midi après un peu plus d'une semaine d’incarcération.

M. Ewado est rentré chez lui aujourd'hui, 27 mars 2017 en fin d’après-midi, sain et sauf, mais très fatigué suite à la grève de la faim qu'il a entamé pour protester contre son arrestation/incarcération arbitraire.

Les visites se sont succédé en soutien au grand défenseur connu au niveau national, régional et international. En plus de la Famille et des voisins s'ajoute l'ex candidat à la Présidentielle 2016, M. MOHAMED MOUSSA TOURTOUR.

Le Président de la LDDH, son Vice-Président ainsi que toute l'équipe de la LDDH tiennent à remercier en premier lieu le peuple djiboutien, aux internautes qui se sont relayés les informations pour maintenir la pression et dire au régime que nous sommes là et au courant de ce qui se passe dans leur pays.

Ensuite nos plus vives remerciements et reconnaissances vont à l'ARDHD et à son Président M..Jean-Loup Schaal. Sans oublier le soutien précieuse des organisations internationaux des droits de l'homme tels que, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT) qui a condamné avec force et détermination l'arrestation du Président de la LDDH. Enfin, l’IE et labourStart ont fait des grandes campagnes, en mobilisant des organisations et syndicats à travers le monde entier.

Henry Ward Beecher disait « La reconnaissance est la plus belle fleur qui jaillit de l'âme »Merci...ce fut une période difficile et votre aide fut plus qu’appréciable. C'est si bon de savoir que vous étiez présent à nos côtés. Sache que vos mains tendues resteront à jamais dans nos coeurs.

Chers amis, nous avons remporté cette bataille, mais il reste beaucoup à faire dans notre pays en termes de protection et promotion des droits humains. Nous exigeons la libération de tous les autres détenus politiques qui sont toujours en détentions illégal.



27/03/2017 (Brève 966) ALERTE ROUGE - Libération de M. Omat Ali Ewado à Djibouti ce lundi soir

A l'instant nos correspondants viennent de nous apprendre la libération ce lundi soir de M. Omar Ali Ewado, Président de la LDDH, après 9 jours de grève de la faim. Nous attendons d'en savoir plus et nous publierons toutes les nouvelles.

L'alerte rouge est donc levée, mais nous restons très vigilants sur le cas des nombreuses autres personnes qui ont été arrêtées dans la dernière quinzaine de jours et qui sont pour la majorité d'entre elles, toujours incarcérées.

Au nom de sa famille et des membres de la LDDH, nous remercions toutes les organisations et toutes les personnes qui nous ont informé en permanence et qui se sont mobilisées en faveur de sa libération : leur action semble avoir eu raison des intentions certainement peu avouables du régime et de ses sbires.



27/03/2017 (Brève 965) ALERTE ROUGE - Empoisonnement de Mohamed Ahmed Jabha, détenu depuis 2010 sans jugement (Communiqué du Frud sous la signature de son Président Med Kadamy)

FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET LA DEMOCRATIE –FRUD-
djibouti_frud@hotmail.com

COMMUNIQUE 

Bruxelles, le 25 mars 2017

Empoisonnement de Mohamed Ahmed Jabha, détenu depuis 2010 sans jugement


Les années se succèdent et se ressemblent en République de Djibouti. Depuis août 1977, (à peine un mois après l’accession du pays à l’indépendance) la répression est devenue l’arme privilégiée pour gouverner ce pays. Arrestations arbitraires, tortures, exécutions extrajudiciaires des civils, des prisonniers de guerre,  massacres des civils, viols des femmes ont été mis en œuvre, à la manœuvre  une personnalité s’est distinguée, d’une manière continue de 1977 à 2017,  il s’agit de l’actuel chef de l’Etat, Ismail Omar Guelleh, qui a officié d’abord  comme chef de la sécurité.

Le Front pour la Restauration de l'Unité et la Démocratie, qui est un continuum historique de toutes les luttes pour l’indépendance, pour les libertés et la démocratie, ne pourra jamais se résigner à l’injustice, à la barbarie, aux innommables atrocités, chevillées au corps d’Ismail Omar Guelleh

C’est la raison pour laquelle, le FRUD estime qu’il n’y a pas une fatalité à la perpétuation de ces crimes, à la pérennité de ce régime.

C’est pourquoi il est de salubrité publique de condamner le sort réservé à Mohamed Ahmed dit Jabha, le plus ancien prisonnier politique de Djibouti.

  • Le FRUD condamne l’empoisonnement de Mohamed Ahmed dit Jabha  par l’Etat Djiboutien, qui est aujourd’hui en danger de mort;
  • Le FRUD condamne le maintien en détention de Mohamed  Jabha, depuis  mai 2010, en dépit de la décision de la cour d’appel qui a ordonné sa libération en octobre 2016
  • Le FRUD  dénonce les tortures infligées à Jabha durant toutes ces années et le refus  des soins

Le FRUD tient pour principal responsable  des tortures infligées à Mohamed Ahmed dit Jabha, et de son empoisonnement, le chef de l’Etat de Djibouti, Ismail Omar Guelleh

Le FRUD dénonce cette violation des conventions de Genève de 1949

L ’article  3  commun aux quatre conventions  de Genève de 1949 qui couvre les situations de   conflits armés internes,  exige que toutes les personnes se trouvant aux mains de l'ennemi soient traitées avec humanité, sans aucune distinction de caractère défavorable. Il interdit  le meurtre, les mutilations, la torture, les traitements cruels, humiliants et dégradants, les prises d'otages et les procès inéquitables. Il permet au CICR d'offrir ses services aux parties au conflit.

Le pouvoir de Djibouti a refusé à maintes reprises que le CICR intervienne dans le cas de Mohamed Ahmed dit Jabha

Le chef de l’Etat portera l’entière responsabilité  des conséquences qui découleront de  l’empoisonnement  de Mohamed Ahmed Jabha

Mohamed Kadamy 
Président du FRUD



27/03/2017 (Brève 964) ALERTE ROUGE - La vague d'arrestation se poursuit sans relâche à Djibouti. Chehem Aboubaker Chehem a été arrêté samedi dernier le 25 mars (Info lecteur)

Selon l'information qui nous a été adressée par un correspondant, Monsieur Chehem Aboubaker Chehem a été arrêté samedi 25 mars à Djibouti. Il serait détenu depuis à la direction de la police nationale (FNP). Chehem Aboubaker est un artiste qui a présenté sa pièce intitulée "les politiciens du trotoirs" à l'institut Français de Djibouti.

Est-ce un motif suffiaant pour l'arrêter ? Délit d'opinion ? Ou plus certainement un besoin de vengeance de la part de ses hommes politiques qui se sont reconnus dans les personnages. En faisant arrêter cet artiste, ils n'ont fait que confirmer ce qu'il écrit sur les pratiques de caniveau des politiciens de Djibouti.



27/03/2017 (Brève 963) ALERTE ROUGE - Ewado bientôt en danger de mort ! Communiqué de la LDDH signé par son Président par intérim

6ème jours consécutive de grève de faim, la santé de président de la LDDH M. Omar Ali Ewado est alarmante, depuis 7jours, le président de la LDDH Omar Ali Ewado croupit dans les locaux de service de renseignement et toujours privé de toute visite. De ce fait, le régime autoritaire Djiboutien a violé sa propre constitution et les lois internationales, que nul ne doit être détenu au-delà de 48 heures sans comparaitre devant un juge. Mais ce régime policier a outrepassé ces lois en utilisant à des fins politiques ou personnelles et continue à percevoir les organisations non- gouvernementales comme des opposants à éradiquer.

Selon l’épouse de notre cher Président de la LDDH qui a voulu visiter son mari pour voir son état et sa situation, les agents de service de renseignement lui ont informé que M. Omar Ali Ewado a été arrêté par ordre du Président de la République de Djibouti M. IOG qui dirige notre pays d’une main de fer. À lui seul, il détient tous les pouvoirs dans ses mains : chef de l’état, chef du gouvernement, chef suprême des armées, président de la république et chef du pouvoir judiciaire.

M. Omar Ali Ewado est un militant de longue date des droits humains (national et régional) et membre du comité de pilotage du forum de la société civile de la corne d’Afrique crée à Nairobi en juillet 2016 qui regroupe 10 pays de l’Afrique de l’est tels que : Djibouti, Erythrée, Kenya, soudan, soudan du sud, Ethiopie, somalie, somali land, Ouganda, et Rwanda.

M. Omar Ali Ewado est secrétaire général adjoint du syndicat des enseignements du premier degré (SEP) .il a été emprisonné à plusieurs reprise depuis 1995 suite à la grève des enseignants.

M. Ahmed Khadar Nour est secrétaire général du syndicat des enseignants du premier degré (SEP) est toujours en détention et en grève de faim, son épouse est menacée en lui disant de ne plus venir aux alentours des locaux de service de renseignements.

En outre, le plus ancien prisonnier politique Mohamed Ahmed Edou dit (Jabha) est hospitalisé et est dans un état critique ou coma.

Nous tenons à préciser que la LDDH est une organisation qui agit par tous les moyens pour le respect et la promotion des droits de l’homme à Djibouti, elle est la seule organisation qui a rédigé des rapports crédibles concernant sur les élections législatives, présidentielles et communale après avoir effectué une mission d’observation sur l’ensemble du pays.

La LDDH n’est donc en aucun cas un Parti politique, mais une organisation non gouvernementale neutre et enregistrée auprès du ministère de l’intérieur au département de l’administration général et de la réglementation.

M. Omar Ali Ewado une icône de la liberté d’expression, de la liberté fondamentale est un héro, défenseur des droits humains et de dénonciation des violations des droits de l’homme en République de Djibouti. Le martin Luther King de l’Afrique de l’EST risque d’être assassiné, empoisonné ou mourir en détention.

Quel que soit le coût ; la LDDH va lutter inlassablement à défendre les droits humains.

Cette fois ci, le régime a mené son ultime offensive pour réprimer la voix de la raison, dont le seul but est de paralyser les activités.  La preuve, il a suspendu l’internet du siège de la LDDH.

  • La LDDH dénonce et condamne ces arrestations arbitraires à grande échelle qui n’épargne, désormais, plus personne.
  • La LDDH exige la libération immédiate et sans condition du président de la LDDH ainsi que l’ensemble des détenus de la Société Civile et Politique.
  • La LDDH ne cesse de lancer un appel à tous les bailleurs de fond de la République de Djibouti et aux organisations internationales de défense des droits de l’homme, à faire pression au gouvernement Djiboutien afin qu’il libère tous les détenus politique sans exception.

Mahdi Samireh Sougueh
Président par intérim de la LDDH
Tel : 00 253 77 85 28 94
afdem2005@hotmail.fr
equipelddh@s
os-africa.com



27/03/2017 (Brève 962) ALERTE ROUGE - L'Humanité L’homme du jour. Mohamed Ahmed «Jabha». (Article partiellement payant signé par THOMAS LEMAHIEU)

Lien avec le support : http://www.humanite.fr/lhomme-du-jour-mohamed-ahmed-jabha-633896

Mohamed Ahmed dit « Jabha » est détenu, sans procès, depuis son arrestation en 2010. Cela fait de celui qui est accusé par la dictature en place d’être à la solde de l’Érythrée « le plus ancien prisonnier politique de Djibouti », d’après le Frud.

Militant du Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (Frud), l’un des mouvements d’opposition à Ismaïl Omar Guelleh, Mohamed Ahmed dit « Jabha » est détenu, sans procès, depuis son arrestation en 2010. Cela fait de celui qui est accusé par la dictature en place d’être à la solde 



27/03/2017 (Brève 961) ALERTE ROUGE - SEQUESTRATION ? EWADO poursuit sa grève de la faim depuis 8 jours, sans aucune assistance, ni médicale ni juridique. Appel d'urgence à la solidarité internationale.

Selon toutes les informations que vous avons reçues pendant ce week end, Omar Ali Ewado, Président de la LDDH, qui a été arrêté avec violence puis incarcéré au secret depuis le 19 mars, est toujours détenu par le SDS dans ses locaux du Plateau du Serpent.

Ses proches, ainsi que tous les observateurs craignent désormais le pire, sachant qu'il n'est pas l'objet d'un suivi médical ni juridique avec l'assistance d'un avocat, comme cela est prévu par les textes.

Peut-on encore parler d'incacération ? C'est une véritable séquestration, puisque les faits qui lui seraient reprochés n'ont pas été rendus publiques et qu'en tout état de cause, il ne s'agit ni d'un criminel, ni d'un terroriste.

Nous ne savons pas s'il est victime de violences physiques ou psychologiques ni quel est son état, puisqu'aucun des membres de sa famille n'a été autorisé à lui rendre visite.

Que cherche le régime. A le faire mourir ? Puisqu'il refuse de s'alimenter, les sbires de Guelleh ne peuvent pas utiliser leur arme préféré : le poison, comme ils l'ont certainement administré à Jabha, qui est hospitalisé dans un état extrêmement grave (voir notre article).

Il est temps que les chancelleries et les commandements militaires des puissances installées à Djibouti ouvre les yeux et que les organisations humanitaires avec la FIDH en tête, se mobilisent pour exercer une pression légitime sur le régime afin qu'il mette un terme à ce que certains qualitifient déjà d'assassinat lent et programmé.



24/03/2017 (Brève 960) ALERTE ROUGE - Mobilisation internationale contre la répression à Djibouti - RFI

Lien avec l'article : http://www.rfi.fr/afrique/20170324-djibouti-repression-mobilisation-internationale-omar-ali-ewado-france

A Djibouti, le parti d’opposition MRD déplore une vingtaine d’arrestations parmi ses membres ou sympathisants en 10 jours. Ce jeudi, 9 d’entre eux ont été présentés au procureur de la République, accusés d’activités politiques illégales, 4 ont été placés sous mandat de dépôt. Mais les opposants ne sont pas les seuls touchés, les syndicalistes et les défenseurs des droits de l’homme sont également victimes d'une répression qui suscite une mobilisation internationale.

Omar Ali Ewado, entame son 6e jour aux mains des services secrets djiboutiens. La famille du défenseur des droits de l’homme a tenté de lui faire parvenir de la nourriture, mais les vivres lui ont été rendus sans plus d’explication.

La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme appelle à sa libération : « On craint évidemment qu’il soit objet de mauvais traitements, d’autant plus qu’on a des informations comme quoi d’autres détenus ont été battus et molestés au cours de leur détention, explique Florent Geel, le directeur Afrique de la FIDH. Et le fait que l’on ignore encore aujourd’hui clairement les faits qui lui sont reprochés sont des signes extrêmement négatifs qui s’inscrivent aussi, et il faut bien le dire, dans une répression plus large des partis politiques, de syndicalistes… »

Omar Ali Ewado, radié de l’enseignement public il y a trois semaines pour des raisons encore inconnues, est aussi membre du syndicat de l’enseignement primaire, dont le secrétaire général est détenu dans les mêmes conditions. La Fédération internationale des syndicats de l’éducation s’en est indignée par la voix de Jean-Hervé Cohen, le président de la branche francophone : « C’est absolument intolérable. On a saisi immédiatement des syndicats français dans d’autres réseaux, notamment la FSU qui s’est adressée au président Hollande. Nous avons aussi saisi le ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur de France à Djibouti ».

Aucune déclaration officielle n’est pour l’instant venue de l’Elysée où le président djiboutien a été reçu avec les honneurs le mois dernier. Mais le Parti socialiste, auquel appartient François Hollande, demande la libération immédiate des opposants emprisonnés.



24/03/2017 (Brève 959) ALERTE ROUGE - Le PS français dénonce la vague d'arrestations arbitraires et de mauvais traitements contre les opposants à Djibouti

Lien avec l'article : http://www.parti-socialiste.fr/djibouti-parti-socialiste-denonce-repression-frappe-a-nouveau-principal-parti-de-lopposition/

Depuis une semaine, le régime autoritaire d’Ismaïl Omar Guelleh a multiplié les arrestations arbitraires et les mauvais traitements contre les cadres, les membres et les sympathisants du Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD), principal parti d’opposition à Djibouti.

L’organe spécial de la gendarmerie en charge de cette répression cherche particulièrement à briser les actions participatives menées par le MRD, et en particulier l’action de « microcrédit sans intérêts » mise en place pour répondre aux urgences sociales et économiques dont le régime se désintéresse.

Le Parti socialiste dénonce cet acharnement contre le MRD et demande la libération immédiate des personnes détenues. Il salue le courage des militants du MRD qui sont parvenus, dans des conditions particulièrement difficiles, à réunir sur une base volontaire et à redistribuer près de 5 000 euros aux familles les plus démunie

Alors que plus de 23 % de la population vit dans l’extrême pauvreté, le régime djiboutien devrait tirer les enseignements de l’initiative solidaire du MRD, et réorienter significativement vers un modèle de développement équitablement redistributif le système clientéliste et prédateur qui détourne depuis des décennies les investissements au détriment de la population.

Maurice BRAUD
Secrétaire national chargé
du pôle "mondialisation, régulation, coopération
"



24/03/2017 (Brève 958) ALERTE ROUGE - Lettre ouverte de l'Organisation de l'Internationale de l'Education au Président Guelleh pour réclamer la libération immédiate d'Omar Ali Ewado.

Télécharger la lettre en Pdf

Dans la lettre ouverte adressée par Fax à la Présidence de la République djiboutienne, le secrétaire général de la puissante organisation Internationale de l'Education, Fred van Leeuwen, demande à Guelleh de :

  • "Libérer immédiatement et inconditionnellement Omar Ali Ewado et Ahmed-Kadar Nour et garantir leur intégrité physique et psychologique ;
  • Cesser immédiatement les mesures d’intimidation et lever toutes les sanctions prises de façon arbitraire à l’encontre des enseignant.e.s et personnels de l’éducation ;
  • Garantir en droit et dans la pratique l’exercice de la liberté d’expression, de la liberté d’association et du droit de réunion pacifique, et pour créer un environnement propice à cet exercice1 ;
  • Se conformer aux normes internationales ratifiées par Djibouti relatives aux droits syndicaux, à la protection des citoyens et au respect des libertés fondamentales;
  • Etablir les conditions garantissant un dialogue respectueux et équitable avec l’ensemble des acteurs de la société civile, dont les organisations d’enseignants."

Il rappelle que "Les atteintes sérieuses et récurrentes aux droits fondamentaux des acteurs de la société civile dont se rendent coupables les autorités de Djibouti, obligent une fois de plus l’Internationale de l'Education à en référer au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à l’Organisation internationale du travail et à l’UNESCO



24/03/2017 (Brève 957) ALERTE ROUGE - Sans aucune nouvelle d'Omar Ali Ewado, incarcéré au siège du SDS et en grève de la faim, sans assistance médicale, Omar Gabasse lance un appel aux organisations humanitaires pour qu'elles se mobilisent en faveur de sa libération.

La seule information dont dispose la famille d'Omar Ali Ewado, Président de la LDDH, est qu'il poursuit sa grève de la faim entamée le 19 mars date de son arrestation.

Ses proches et ses amis sont désormais très inquiets sur son état de santé, d'autant plus, qu' aucun médecin n'a été invité à donner un avis médical, contrairement aux exigences de la LOI.

Je rappelle ici que depuis une semaine, pratiquement, personne n'a pu lui rendre visite, que ce soit son épouse, ses enfants ou des proches.

Nous imaginons que s'il refuse de s'alimenter c'est en signe de protestation contre cette mesure arbitraire de détention.

En mon nom et en celui de tous ceux qui le soutiennent, je lance un appel international à toutes les organisations humanitaires afin qu'elles mobilisent tous leurs moyens de pression pour obtenir la libération de M. Ewado, qui sera bientôt en danger de mort.

Omar Gabasse
Representant de la LDDH
pour l'Europe du nord



23/03/2017 (Brève 956) ALERTE ROUGE - Le franco-djiboutien Abdallah Deberkalleh extradé d'Ethiopie à la demande de Djibouti ? (Info UDDESC)

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques, Sociaux et Culturels

UDDESC

&Civils et Politiques
Quartier 4 – Email : uddesc@yahoo.fr
Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Appel de l’UDDESC pour la libération du franco-djiboutien, M. Abdallah Deberkalleh Ahmed

L’opposant franco-djiboutien, Abdallah Deberkaleh Ahmed s’était rendu à Addis-Ababa, en Ethiopie, le 17 mars 2017 pour une visite de travail et d’amitié à un de ces ancien éthiopiens, un ex*ministre issu de la région afar de l’Ethiopie.

Il s’était déplacé à Addis-Abeba sur invitation de son ami précité dans le but de discuter d’un projet commercial qui consistait à mettre en place une société d’import/export en Dubaï et Semera, la capitale éthiopienne.

Du vendredi 17 au lundi 20 mars 2017 il était bloqué à l’hôtel " Guest House Addis-Ababa Bole

D’après les derniers messages que nous avons reçu d’Abdallah Deberkaleh Ahmed,  l'ambassade de Djibouti fait tout pour qu’il soit mis dans l'avion, dès le lundi 20 mars 2017, pour Djibouti.  

Des proches d’Abdallah nous ont informés depuis deux jours que la sécurité éthiopienne a accepté sa déportation vers Djibouti.

Nous recommandant au régime d’Ismaël Omar Guelleh la libération immédiate et sans conditions du compatriote Abdallah Deberkaleh Ahmed qui fut kidnapper de l’Ethiopie sur la demande de l’état Djiboutien et avec la complicité éthiopienne.

De l’autre côté nous exhortons les organisations et instances internationales ainsi que les pays amis d’intervenir auprès du pouvoir djiboutien pour sa libération.

Adresses :

  • Son Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République, Palais du Peuple, BP 109, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 354060 / 47 71
  • Monsieur Moumin Ahmed Cheikh, le nouveau Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et chargé des droits de l’homme, BP 12, Djibouti Ville. Tel / Fax : 00 253 35 40 21 / 54 20

Fait à Genève, le 22/03/2017 
Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC



23/03/2017 (Brève 955) ALERTE ROUGE - Nouvelle vague de purge à Djibouti parmi les opposants - la LDDH dresse un triste bilan de la situation et lance un appel pour que les Droits humains et la liberté d'expression soient respectés par le régime.

Communiqué du 22 mars 2017 émis par la LDDH

UNE PURGE ?

Le président de la LDDH M. OMAR ALI EWADO se trouve toujours dans la geôle de la SDS, privé de visite, de l’assistance d’un médecin ou d’un avocat, il continue sa grève de faim. Plus de 72 heures de détention, il n’a pas encore comparu devant un tribunal.

L’opposition, l’union de syndicat des enseignants et les défenseurs des droits humains font l’objet des représailles et d’intimidation dont le seul but est d’éliminer toute voix porteuse de flambeau de liberté.

Cette fois ci le régime a franchi une nouvelle limite, le service de renseignement  a  ciblé le syndicat des enseignants de premier degré, certains instituteurs ont été arrêtés et transféré dans les locaux du SDS parmi eux M. AHMED KHADAR  NOUR secrétaire général (SEP), syndicat des enseignants (dont Ewado est le Secrétaire Général Adjoint) selon son épouse il est privé de nourriture et de visite.

D’autre part, plusieurs cadres et membre du Parti M.R.D. (mouvement pour le renouveau démocratique) ont été arrêtés et incarcérés par le SRD de la gendarmerie ils s’agissent FARAH ABADID HILDID ET DJAMA HOUSSEIN ROBLEH.

Aussi, l’opposant farouche, syndicaliste et employé au DCT (Doraleh Container Terminal) département technical mechanical, MOHAMED MAYDOUB, son domicile est privé d’eau potable et d’électricité, uniquement pour son activité en faveur de l’opposition.

L’an dernier (2016) des centaines de Djiboutiens et Djiboutiennes à majorité membre de l’opposition ont fui le pays en direction des états unis d’Amérique suite à l’oppression et la répression du régime.

De ce fait, la LDDH a été informé que le service de renseignement a convoqué le père d’un jeune homme demandeur d’asile, apparu aux réseaux sociaux au mois de février et dénommé RIRACHE HASSAN OMAR.  Ce dernier a donné une interview à la radio canada en répondant à la question du journaliste, il a dénoncé la dictature de 40 ans de règne sans partage.  Le père de RIRACHE a subi un interrogatoire concernant le voyage de son fils au canada .pourquoi a-t-il critiqué le régime et qui l’a financé ?

Par ailleurs, nous venons
d’apprendre qu’un jeune homme dénommé MOHAMED MOUSSA ROBLEH né en 1973 à Djibouti, demeurant à Q7bis rue 10, handicapé, père de 4 enfants et au chômage depuis longtemps. Celui-ci a été arrêté au début du mois de mars par la gendarmerie de la brigade d’eingueila  puis lynché, privé de nourriture et maltraité durant une semaine de détention avatn d'être transféré à la prison centrale de Gabode.

La liberté d’expression et d’opinion sont bannis, par contre les griots qui vantent à toute azimut la dictature est tolérée le seul unique journal (la nation) qui restreint la vision politique, économique et social selon la volonté appuyer du régime en va vers un culte de la personnalité incontesté.

La LDDH (ligue Djiboutienne des droits humains) condamne fermement les arrestations illégales contre la société civile, l’opposition, les syndicats et les défenseurs des droits de l’homme.


La LDDH demande aux autorités la libération immédiate inconditionnelle de tous les détenus politiques.


La LDDH lance un appel solennel à tous les bailleurs de fond de la République de Djibouti et aux organisations internationales de défense des droits de l’homme, de faire pression au gouvernement Djiboutien afin qu’il libère tous les détenus politique sans exception.



23/03/2017 (Brève 954) ALERTE ROUGE - 17 personnes au moins arrêtés et détenus depuis une semaine Le régime multiplie les arrestations. (Lecteur)

Depuis une semaine, les arrestations se multiplient partout à Djibouti. Voici une première liste non exhaustive (puisque les arrestations continuent à Djibouti-ville)

S'y ajoute une figure emblématique de la Défense des Droits humains, le Président de la LDDH, M.Omar Ali Ewado qui est toujours détenu au secret depuis le 19 mars 2017 au plateau de serpent dans les locaux du SDS. De nombreuses organisations internationales réclament sa libération dont la FIDH et l'Organisation mondiale contre la torture

1-Naguib Ali Gouradi, arrêté le 13 mars 2017 ;
2-Mohamed Ali Gouradi, arrêté le 13 mars 2017 ;
3-Hibo Abdillahi Awaleh dit Boulboul, arreté le 14 mars 2017 ;
4-Mako Houssein Miguil, arrêté le 14 mars 2017 ;
5-Mohamed Ahmed Ali, arrêté le 14 mars 2017 ;
6-Ibrahim Abdi Indayareh, arrêté le 15 mars 2017 ;
7-Saida Ahmed, arrêté le 15 mars 2017 ;
8-Radia Ali, arrêté le 15 mars 2017 ;
9-Madina Iyeh Rayaleh, arrêté le 16 mars 2017 ;
10-Adar Houssein Toukaleh, arrêté le 16 mars 2017 ;
11-Youssouf Farah Aouled, arrêté le 16 mars 2017 ;
12-Mohamoud Mohamed Daher, arrêté le 16 mars 2017 ;
13-Hared Daher, arrêté le 16 mars 2017 ;
14-Guinio Bouraleh Hoch, arrêté le 18 mars 2017 ;
15-Hali Farah Ounkour, arrêté le 18 mars 2017 ;
16-Roda Hassan Moussa, arrêté le 18 mars 2017.
17 -Farah Abadid Hildid  un grand militant des droits humains et membre de MRD arrêté le 21 mars 2017

- Les anciens détenus, sans jugement
18 -Ahmed Mohamed Ahmed dit safiyatou a été arrêté à Tadjoura et il est détenu à Gabode depuis 10 octobre 2016 sans jugement
19 -le plus ancien detenu Mohamed Ahmed Jabha détenu depuis mai 2010, en dépit d'une décision de non-lieu prononcée par la cour suprème !!!

- Un seul a été libéré :
20-Mohamed Houmed dit Charlie, libéré hier mardi



23/03/2017 (Brève 953) ALERTE ROUGE - Djibouti : arrestations, incarcérations et empoisonnements se multiplient. Que redoute le dictateur ?4 informations urgentes qui requièrent l'attention des lecteurs.

Pour quelles raisons, le régime du dictateur Guelleh se durcit-il encore plus ?

Les différents messages que nous recevons de nos correspondants sont alarmants.

1°) Arrestation et mise en détention de Ahmed-Kadar, Secrétaire Général du SEP Syndicat de l’éducation, dont Ewado est le Secrétaire Général Adjoint ainsi que de plusieurs cadres et membres du MRD.(information vérifiée)

2°) Abdallah Deberkalleh qui avait envoyé un appel depuis son hôtel d'Addis Abeba pour signaler son assignation à résidence, la confiscation de sa puce SIM et de son véhicule de location, aurait finalement été livré aux autorités djiboutiennes sur ordre du Gouvernement djiboutien et il aurait été immédiatement incarcéré (Information que nous donnons au conditionnel et qui, même si elle est crédible, resterait à vérifier)

3°) Le Président de la LDDH, Omar Ali Ewado continue sa grève de la faim tandis que ses geôliers refusent de lui passer la nourriture que sa famille tente de lui faire apporter. A-t-il raison ? Probablement quand on lit la suite de cet article ... (information vérifiée)

4°) Le prisonnier Mohamed Jabha aurait été empoisonné hier soir et il serait aujourd'hui dans le coma (autre information qui demande confirmation)



22/03/2017 (Brève 952) ALERTE ROUGE - EWADO toujours au secret. Les charges contre lui restent mystérieuses. En revanche Mohamed Houmed Charlie a été libéré hier (Témoignage)

Selon le témoignage d'un correspondant sur place, personne ne serait autorisé à rendre visite au Président Ewado, qui est toujours détenu a secret dans les locaux du SDS au plateau du serpent. Un mystère plane autour des charges qui seraient retenues par la dictature pour justifier ce traitement inhumain et dégradant.

En revanche, ce témoin nous apprend la libération de Mohamed Houmed dit Charlie, qui est détenu par le même service et qui n'a, lui non plus, obtenir aucune information concernant le Président Ewado



21/03/2017 (Brève 951) ALERTE ROUGE - L'OMCT-FIDH condamne l'arrestation du Président Ewado à Djibouti et appelle à sa libération

Lien avec l'article : http://www.omct.org/fr/human-rights-defenders/urgent-interventions/djibouti/2017/03/d24256/

Paris-Genève, le 21 mars 2017 - L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT) condamne l’arrestation pour une raison encore inconnue de M. Omar Ali Ewado, l’un des fondateurs de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), et appelle les autorités djiboutiennes à le libérer immédiatement et inconditionnellement.

Le 19 mars 2017, vers 18h, M. Omar Ali Ewado a été arrêté alors qu’il se rendait à la mosquée située à côté de son domicile par des agents des Services de documentation et de sécurité (SDS - services de renseignement) armés et en civil. Ceux-ci auraient également menacés la famille de M. Omar Ewado, pointant une arme à feu sur ses enfants. Les agents de la SDS ont par la suite emmené M. Omar Ewado sans informer sa famille de son lieu de détention. Le jour suivant, sa famille a été informée que le défenseur se trouvait dans les locaux de la SDS, dans le quartier du Plateau du Serpent. D’autre part, M. Omar Ewado aurait entamé une grève de la faim pour dénoncer son arrestation arbitraire. A ce jour, les raisons de la détention de M. Ewado restent inconnues.

« La communauté des droits humains est harcelée depuis des années par les autorités djiboutiennes. Maintenant elles doivent clarifier les raisons de l’arrestation de M. Omar Ewado et plus largement mettre un terme à leur acharnement contre les défenseurs des droits humains à Djibouti », a déclaré Drissa Traoré, vice-président de la FIDH. 

En plus de son arrestation, début mars, M. Omar Ewado, enseignant, a été licencié et son salaire a été suspendu par le Ministère de l’Education nationale, sans raison connue. En janvier 2016, celui-ci avait été condamné à trois mois de prison ferme pour « diffamation publique », suite à la publication par la LDDH d’une liste de victimes du massacre de la localité de Bouldhouqo visant la communauté Yonis Moussa, avant d’être relaxé en février 2016 par la Cour d’appel de Djibouti.

« Nous condamnons les atteintes répétées à la liberté d’association et d’expression à Djibouti et appelons à la libération immédiate et inconditionnelle de M. Omar Ewado. Nous craignons également qu’il soit victime de torture et de mauvais traitements en détention, et appelons les autorités à assurer son intégrité physique et psychologique en toutes circonstances », a déclaré Gerald Staberock, secrétaire général de l’OMCT.

L’Observatoire, partenariat de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible. La FIDH et l’OMCT sont membres de ProtectDefenders.eu, le mécanisme de l'Union européenne pour les défenseurs des droits de l'Homme mis en œuvre par la société civile internationale.

Pour plus d’information merci de contacter:
FIDH : Audrey Couprie: + 33 1 43 55 25 18
OMCT : Delphine Reculeau +41 22 809 49 39



20/03/2017 (Brève 950) ALERTE ROUGE - Mais pour quelles raisons mystérieuses, Omar Ali Ewado, Président de la LDDH, est-il incarcéré arbitrairement et placé à l'isolement au plateau du Serpent ?

Aujourd’hui, lundi 20 mars 2017 à 12 :20 (heure locale)

Des fonctionnaires du service de renseignements ont téléphoné à la famille du président de la LDDH M. Omar Ali Ewado pour les informer de son lieu de détention,

il serait détenu au plateau du serpent qui est le fief du service de renseignements. Les fonctionnaires ont précisé que le président Ewado avait entamé une grève de la faim, qu'il refusait de boire et de manger depuis son arrestation.

Suite à cet appel téléphonique, sa famille s'est immédiatement rendue sur place avec de la nourriture, mais il leur a été formellement interdit de s'approcher du bâtiment géré par le SDS.

Aux questions de la famille sur les motifs de sa détention, les agents ont répondu qu'ils avaient reçu des ordres "supérieurs" pour qu'ils refusent de donner la moindre information.  

Si nous connaissons désormais le lieu de détention et le nom du service qui l'a ordonnée, nous ignorons toujours les raisons de cette interpellation violente !

Nous lançons un appel à toutes les organisations ainsi qu'aux Chancelleries étrangères présentes à Djibouti, pour qu'elles aident la famille de M. Ewado à découvrir les raisons de son arrestation puis de son maintien en détention et au secret.



20/03/2017 (Brève 949) ALERTE ROUGE Le Président de la LDDH arrêté à son domicile par le SDS (Al Widha)

Lien avec l'article : http://www.alwihdainfo.com/Djibouti-Le-President-de-la-LDDH-arrete-a-son-domicile-par-la-SDS_a52049.html

Communiqué de la LDDH

Le Président de la LDDH Mr Omar Ali Ewado, vient d’être arrêté à son domicile par des éléments de la police de la SDS en civile (Service de documentation et de sécurité) cet après-midi vers 18 h 00 et ils l'ont embarqué à bord d'un minibus numéro de matricule 956D50. 

La famille de notre Président a été terrorisée par cette arrestation brutale, ses enfants se sont vus braqués par les armes de ces éléments quand ils ont tentés de s’interposer. 

Pour le moment nous ne disposons d’aucune information, ni du lieu où est détenu notre Président ni la raison de cette arrestation. 

C’est la deuxième fois que le Président de la LDDH est arrêté sans accusation, ce qui nous inquiète le plus, ce sont les méthodes de la SDS, sachant que la torture, entre autre, est leur sport préféré. 

La LDDH dénonce et condamne fermement l’arrestation illégale de son président. 

La LDDH lance un appel solennel à tous les défenseurs des droits de l’homme, à l’UNION AFRICAINE, à l’UNION EUROPEENNE et à tous les bailleurs et partenaires de la République de Djibouti pour faire pression sur les autorités de Djibouti pour que les violations des droits humains cessent. 

Enfin la LDDH demande la libération immédiate et sans condition de Mr OMAR ALI EWADO président de la LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS. 

Le Vice-Président de la LDDH 
Mahdi Samireh Sougueh



20/03/2017 (Brève 948) ALERTE ROUGE : multiplication des harcèlements contre les Défenseurs des DH à Djibouti en vue de faire taire la LDDH (Communiqué de la LDDH)

Communiqué de presse de la LDDH du 20/03/2017

Risque de tortures, harcèlements (*) et volonté gouvernementale de faire taire la seule lorganisation de défense des DH à Djibouti

Le président de la LDDH a été arrêté pour des raisons inconnues, mais qui sont certainement en rapport avec son activité en faveur des droits de l’homme.

Au cours de son arrestation il y a eu un affrontement musclé entre les enfants du président qui venaient porter secours à leur père et les agents du service de renseignement en civil.

L'un des agents du SDS a menacé les enfants du président de la LDDH avec une arme à feu (un pistolet) ; la scène s’est déroulée en public au moment où le président de la LDDH se rendait à la mosquée située à 100 m de son domicile.

- Les objectifs du régime et le risque de "mise à mort" de la LDDH

Le seul objectif du régime est de réduire au silence la LDDH (seule organisation indépendante de défense des droits de l’homme) et toutes les voix dissidentes.

C'est l’ensemble du comité exécutive de la LDDH qui est ciblé et menacé par le régime autoritaire de Djibouti. Ces derniers temps le président de la LDDH M. Omar Ali Ewado était poursuivi pour avoir dénoncé les violations de droits de l’homme commis par le régime.

Face à ces multiples arrestations et menacse la seule organisation crédible de défense des droits humains risque de s’éteindre.

- Historique

  • En janvier 2016 le président de la LDDH M. Omar Ali Ewado avait été condamné à 3 mois d’emprisonnement ferme pour avoir publié la liste nominative des victimes du massacre de la localité de bouldhouqo contre un rassemblement religieux de la communauté Yonis Moussa.
  • Le 21 décembre 2015 le secrétaire général de la LDDH M. Saïd Houssein Robleh a été grièvement blessé par des policiers cagoulés ; il a reçu deux balles métalliques, dont une logée à proximité de la carotide. Evacué en Belgique, la balle a pu être extraite par les chirurgiens belges.
  • En mai 2015 le contrôleur adjoint de la LDDH M. Faysal Mohamed Ibrahim avait été arrêté et placer en garde à vue à la brigade du 3éme arrondissement.
  • En 1999 le président actuel de la LDDH M. Omar Ali Ewado et l’ancien président de la LDDH feu M. Jean-Paul Noël Abdi ont échappé de justesse à une agression ciblée à la grenade.
  • En 1979 M. Omar Ali Ewado avait été écroué pendant 2 ans et 6 mois. En mai 2013 le 2eme vice-président de la LDDH Mr MAHDI SAMIREH SOUGUEH a été légèrement blessé par une balle à blanc à la main droite par un officier de police,
  • Le 1er vice président de la LDDH M. Abdi Osman Nour avait été frappé et torturé à plusieurs reprises. Il a passé des années en prison puis déchu de la nationalité, son passeport lui avait été confisqué. Finalement il avait réussi à s'enfuir en Belgique qui lui a accordé enfin l’asile politique.

(*) La LDDH (ligue Djiboutienne des droits humains) a recueilli des informations concordantes de la part du ministère de l’éducation nationale concernant la suspension arbitraire du salaire du président de la LDDH M. Omar Ali Ewado, âgé de 41 ans, ayant une longue carrière d’instituteur à son actif.



20/03/2017 (Brève 947) ALERTE ROUGE : Djibouti: interpellation du président de la Ligue djiboutienne des droits humains (RFI)

Lien avec l'aarticle : http://www.rfi.fr/afrique/20170320-djibouti-ligue-djiboutienne-droits-humains-interpelle-omar-ali-ewado

Le président de la Ligue djiboutienne des droits humains a été arrêté hier. Omar Ali Ewado a été interpellé par les services de sécurité devant chez lui, dimanche 19 mars en début de soirée. Ses proches ne savent pas où il se trouve.

La famille d’Omar Ali Ewado a passé la soirée à faire le tour des centres des services de sécurité. Sans succès : impossible de savoir où est détenu le président de la Ligue djiboutienne des droits humains.

Il a été emmené hier soir alors qu’il sortait de chez lui pour la prière. Sa fille Goumati Omar Ali était avec lui : « Quand il est sorti de la maison, une voiture occupée par quatre personnes s’est arrêtée devant lui, et ils l’ont emmené. Quand on a insisté pour monter avec lui, ils ont dit "c’est comme on veut, il n’y a pas de mandat d’arrêt et il est obligatoire qu’il vienne". »

- Pas d'explications

Pas d’explications, pas plus qu’il y a deux semaines quand Omar Ali Ewado s’est vu signifier son renvoi de l’Education nationale. Mahdi Samireh Sougueh, l’un des vice-présidents de la Ligue des droits humains, attend toujours des explications officielles : « Nous n’avons pas reçu d’informations détaillées, mais la directrice de l’école lui a confirmé qu’il a été licencié et que son salaire a été suspendu. Il y a une pression de la part du régime. Récemment, je crois qu’il y a une semaine, notre président avait rédigé un communiqué de presse disant qu’il y avait un jeune homme du lycée qui avait été arrêté par le service du renseignement. Je crois qu’il a été arrêté pour ces raisons. »

Pour ses proches, le renvoi d’Omar Ali Ewado et maintenant son arrestation sont motivés par la même volonté : le faire taire. La Ligue des droits humains condamne et réclame sa libération immédiate.



20/03/2017 (Brève 946) ALERTE ROUGE Selon une information (que nous n'avons pas encore pu vérifier) Mohamed Houmed dit Charlie aurait été arrêté hier dimanche à 17:00 (Dj)

Selon une information transmise par une source fiable, Mohamed Houmed dit Charlie aurait été arrêté hier dimanche 19/03 à 17:00 dans le centre ville de Djibouti.

Ancien candidat de Watani, ses proches ignorent, ce que les sbires à la solde du dictateur lui reprochent



20/03/2017 (Brève 945) ALERTE ROUGE La LDDH confirme l'arrestation violente de son Président, dans un communiqué signé par son vice-président

Communiqué de la LDDH
Alerte Rouge

Le Président de la LDDH Mr Omar Ali Ewado, vient d’être arrêté à son domicile par des éléments de la police du SDS en tenue civile (Service de documentation et de sécurité) cet après-midi vers 18 h 00 et ils l'ont embarqué à bord d'un minibus numéro de matricule 956D50. La famille de notre Président a été terrorisée par cette arrestation brutale, ses enfants se sont vus braqués par les armes de ces éléments quand ils ont tentés de s’interposer.

Pour le moment nous ne disposons d’aucune information, ni du lieu où est détenu notre Président ni la raison de cette arrestation.

C’est la deuxième fois que le Président de la LDDH est arrêté sans accusation, ce qui nous inquiète le plus, ce sont les méthodes du SDS, sachant que la torture, entre autre, est leur sport préféré. La LDDH dénonce et condamne fermement l’arrestation illégale de son président.

La LDDH lance un appel solennel à tous les défenseurs des droits de l’homme, à l’UNION AFRICAINE, à l’UNION EUROPEENNE et à tous les bailleurs et partenaires de la République de Djibouti pour faire pression sur les autorités de Djibouti pour que les violations des droits humains cessent.

Enfin la LDDH demande la libération immédiate et sans condition de M. OMAR ALI EWADO président de la LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS.

Le Vice-Président de la LDDH
Mahdi Samireh Sougueh



19/03/2017 (Brève 944) ALERTE ROUGE Omar Gabasse, représentant de la LDDH pour le Nord de l'Europe, nous confirme l'arrestation de son Président et il lance un appel pour une mobilisation internationale en sa faveur.

J'apprends par des sources sures et concordantes, l'arrestation du Président de la Ligue djiboutienne des Droits Humains M.Omar Ai Ewado devant son domicile pardes éléments de la police de la SDS (Service de documentation et de sécurité ) cet après-midi vers 15 h 00 vers une destination inconnue .

C'est bel et bien un enlèvement .

Quand la police en civil braque ses armes sur des enfants qui ont voulu s'interposer, on ne peut que s'indigner et se demande la raison de cette interpellation urgente et violente, alors que M. Ewado se serait certainement rendu de lui-même à une convocation..

Je suis personnellement très inquiet lorsqu'il s'agit du SDS, dont les méthodes particulièrement brutales sont connues de tous.

Je lance un appel urgent à tous les défenseurs des droits humains et particulièrement à l 'ARDHD pour initier une vaste campagne de mobilisation et de dénonciation de l'arrestation arbitraire du président de la ligue Djiboutienne des droits humains .

C'est la deuxième fois que M.Omar Ali Ewado est interpellé, mais encore une fois sans aucune accusation .

Omar Gabasse
Représentant de la LDDH en Europe du Nord .

 



19/03/2017 (Brève 943) ALERTE ROUGE. Omar Ali Ewado, Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains, arrêté ce jour par le SDS

A l'instant nous venons d'être alertés par plusieurs correspondants qui nous informent de l'arrestation "musclée" d'Omar Ali Ewado, Président de la LDDH.

Cela s'est déroulé aujourd'hui dimanche 19 mars 2017 vers 18:00 (heure Djibouti). Des agents identifiés comme appartenant au SDS, ont embarqué, sous la menace de leurs armes de service, Monsieur Omar Ali Ewado, à bord d'un bus immatriculé 956 D 50.

Son fils et des amis, qui ont tenté de s'interposer, ont été violemment repoussé, sous la menace des armes.

Selon ses proches, il risque d'être torturé dans les heures qui viennent.

Nous attendons des informations complémentaires que nous mettrons en ligne immédoatement



17/03/2017 (Brève 942) Ismaël Omar Guelleh conduit-il Djibouti à sa perte ? - Agoravox, par Ramy)

Lien avec l'article : http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/ismael-omar-guelleh-conduit-il-190782

Djibouti, petit pays de la Corne de l'Afrique, glisse doucement vers sa perte. Dirigés par Ismaël Omar Guelleh (IOG) depuis 1999, les Djiboutiens subissent quotidiennement les conséquences des décisions insensées prises par leur président, décisions qui appauvrissent et asservissent la population. Des croisades judiciaires dispendieuses et inutiles aux retournements d'alliances géostratégiques, panorama des dernières lubies d'IOG, qui risquent fort d'envoyer son pays dans le mur. 

- L'obstination judiciaire contre Boreh et...Facebook

Depuis plusieurs années, le régime d'IOG poursuit en justice un homme d'affaires djiboutien, Abdourahman Boreh. L'affaire, qui concerne l'implication financière de Boreh dans la modernisation des installations portuaires de Djibouti, est instruite par la Haute cour de justice du Royaume-Uni. 

Malgré les déroutes successives des avocats d'IOG, le président djiboutien n'entend pas rendre les armes. L'obstination judiciaire contre Boreh a pourtant déjà coûté des dizaines de millions d'euros à Djibouti, un pays dont il convient de rappeler que 42% de la population vit sous le seuil de pauvreté absolu.

En avril 2016, la Haute cour de Londres a ainsi condamné le pays africain à payer 3 millions de livres sterling à Abdourahman Boreh, et ce alors que l'homme d'affaires s'était déjà vu attribuer la somme de 9,3 millions de livres lors d'un précédent jugement, sanctionnant un procès intenté par le régime pour trahison et corruption. Selon plusieurs sources, le régime aurait déboursé entre 70 et 90 millions de dollars dans le but de poursuivre M. Boreh, et ce alors que ce dernier ne met plus les pieds dans son pays depuis des années. 

Alors que le régime d'IOG a tenté d'impliquer son ancien allié et désormais opposant dans un attentat terroriste ayant frappé la capitale, Djibouti City, en 2009, la Haute cour de Londres accuse l'avocat de l'Etat djiboutien, un certain Peter Gray, d'avoir sciemment présenté à la cour des « preuves » dont la date avait été modifiée. Un comportement que la Haute cour a qualifié, en mars 2015, de « répréhensible »

Ces déroutes en cascade rencontrées par l'accusation ne semblent pas freiner la croisade judiciaire d'IOG contre Abdourahman Boreh. Après le Royaume-Uni, c'est en Irlande que ses avocats ont déporté l'action judiciaire, puisqu'ils ont attaqué le réseau social Facebook afin de le contraindre à effacer des contenus jugés « offensants » et « diffamatoires ». Les conseils d'IOG ont ainsi demandé à la Haute cour de justice irlandaise, pays où le siège social de Facebook est implanté, de suspendre les comptes accusés d'avoir diffusé ces contenus, mais encore de révéler les noms, comptes mail, numéros de téléphone et adresse IP des comptes visés par la plainte. 

Pendant que la « chasse aux sorcières » continue sur le terrain judiciaire, IOG continue son rapprochement avec la Chine, repoussant ses anciens alliés historiques au mépris des conséquences pour l'avenir de son pays.

- L'encombrant nouvel allié chinois

Pour de nombreuses puissances occidentales, à l'instar de la France ou des Etats-Unis, Djibouti fait figure de place-forte stratégique. Les deux pays y disposent chacun d'une base militaire, profitant de la localisation de choix qu'offre la Corne de l'Afrique dans le maintien de la paix au niveau régional ou la projection de forces vers les théâtres de conflit au Moyen-Orient. Malgré la présence historique des militaires américains, ces derniers ont été priés par le régime d'IOG d'abandonner une partie de leurs quartiers et de rapatrier leurs 4 000 hommes vers le seul Camp Lemonnier. 

La raison d'un tel « déménagement » forcé ? Alors que les Américains avaient investi 14 millions de dollars dans la modernisation et l'extension du port de Obock, le régime djiboutien a décidé d'offrir cet endroit aux quelque 10 000 militaires chinois de l'Armée de libération du peuple – une première pour la Chine, qui ne disposait jusqu'alors d'aucune installation militaire sur le continent africain.

Malgré le courroux provoqué à Washington par ce changement d'alliance stratégique, IOG ne se prive pas de répéter publiquement que la Chine est « l'un des investisseurs les plus importants dans son pays ».  Un mantra qu'adopte son gouvernement, à l'image du ministre des Finances djiboutien, selon qui « ce que nous obtenons de la part de la Chine est bien plus important que n'importe quel partenariat de longue date ». Un message clair, qui risque bien d'être entendu pour ce qu'il est par la nouvelle administration Trump : une invitation à partir.

- L'administration Trump prête à lâcher Djibouti ?

Il n'est un secret pour personne que Donald Trump se méfie de la Chine. Dans un de ses livres, publié en 2011, celui qui n'était pas encore président des Etats-Unis écrivait que la Chine était un « ennemi » de l'Amérique, affirmant même que « les dirigeants chinois ne sont pas nos amis ». Durant la phase de transition entre son équipe et celle de Barack Obama, Donald Trump était conseillé par Pete Hoekstra, ancien président de la Commission du renseignement à la Chambre des représentants, qui n'a jamais mâché ses mots contre l'influence grandissante de Pékin à Djibouti : « notre politique de désengagement à Djibouti a diminué notre capacité à combattre le terrorisme », écrivait-il ainsi le 24 janvier 2017, accusant également la Chine d'avoir financièrement contribué à la victoire contestée d'IOG lors des dernières élections.

Alors que l'AFRICOM, la force africaine de l'armée américaine, vient de signer un accord pour augmenter sa présence au Sénégal, les errements stratégiques d'IOG pourraient bien coûter encore davantage au peuple djiboutien. 



16/03/2017 (Brève 941) Compte-rendu de la réunion des militants de l’opposition djiboutienne à Lyon le samedi 11 mars 2017 (Par Maki Houmed-Gaba)

Une réunion de l’opposition djiboutienne s’est tenue à Lyon le samedi 11 mars 2017 de 16 h 30 à 18 h 30 à l’espace Emmanuel Mounier, 13 bis, rue Delandine, 69002 Lyon.

Quinze participants djiboutiens et une invitée de la Côte d’Ivoire Monique Berthollet ont honoré la réunion de leur présence.

Le thème central abordé a été la mise en place d’une équipe de l’opposition djiboutienne à Lyon, une ville qui veut défendre son statut de deuxième ville de France et qui veut construire un grand pôle de l’opposition pour tout le Rhône et au-delà.

Sur proposition des participants, la réunion a été présidée par Maki Houmed-Gaba, représentant de l’ARD et de l’USN, en déplacement depuis Paris où une rencontre préparatoire avait eu lieu le samedi 25 février en marge de la manifestation de la diaspora djiboutienne contre la réception de Guelleh à l’Élysée.

Des sujets nombreux ont été abordés, parmi lesquels l’historique de l’opposition djiboutienne depuis la création de l’USN en 2013 et son revers lors des élections d’avril 2016, mais aussi comment restaurer la crédibilité et la relance d’une véritable union de l’opposition djiboutienne, comment trouver le bon compromis entre les membres d’une coalition en tirant partie de l’expérience passée, comment sensibiliser enfin la presse locale et les ONG de défense des droits de l’homme fortement présentes à Lyon dans le soutien à la démocratie à Djibouti.

Les participants à la réunion ont écouté l’exposé du représentant sur l’histoire de la coalition et ont pris note de la volonté existant à Djibouti et ailleurs de continuer de réfléchir à une nouvelle coalition de l’opposition, seul moyen de peser sur le cours de l’évolution démocratique à Djibouti.

Le temps long depuis avril 2016 pour avancer dans cette réflexion est indubitablement tributaire de la nécessité d’éviter les mêmes écueils afin de ne pas reproduire les mêmes égarements.

La discussion a permis de pointer les manquements les plus criants imputés à l’USN notamment l’absence de débats internes entre les membres de la coalition tout comme entre ses membres et ses dirigeants.

Seul un échange régulier avec la base de la population aurait évité à cette coalition les mauvais choix qui ont précipité sa chute.

De plus, cette coalition n’a pas permis aux Djiboutiens de se saisir de cette occasion pour développer leur maturation politique en participant par l'action et par la réflexion au soulèvement historique de leur peuple.

Les participants ont conclu la discussion sur trois points saillants :

Un, il est regrettable qu’une relance d’une coalition de l’opposition tarde à se mettre en place 11 mois après les événements d'avril 2016 et manque ainsi de réenclencher la dynamique de l'union.

Deux, la répression continue qui s’abat sur le pays appelle une implication nouvelle de la diaspora, pouvant profiter de sa liberté d’action pour tenter d’accompagner la relance d’une telle dynamique.

Trois, afin de continuer le débat, un Yahoo Group sera mis en place entre les membres militants et amis de l’opposition à Lyon, permettant à terme de créer un cadre de travail plus structuré.

Le mot de la fin a été donné à Monique, qui a encouragé les Djiboutiens pour leur combativité et leur esprit panafricain.

Monique, 30 ans de vie militante, sera tête de pont pour permettre aux Djiboutiens de trouver l’appui de la communauté africaine de Lyon.

Elle a convié les Djiboutiens à co-animer la caravane panafricaine pour une rencontre avec les représentants lyonnais des candidats aux futures élections présidentielles en France.

Les thèmes des échanges seront l’appel à la fin de la françafrique et l’engagement des candidats pour une coopération différente face aux dictateurs qui pullulent sur notre contient.

Un remerciement particulier aux organisateurs de la rencontre: Abdi Fadoul, Ali Dimbio, Ismaïl Hassan, Djilani Ahmed, Nasradine Ibrahim, Radwan Ibrahim, Bourhan Yacoub et Aicha Ali.

La séance a été levée à 18h30.



16/03/2017 (Brève 940) A Djibouti, quatre membres du Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD, opposition) ont été arrêtés depuis avant-hier dont M. Naguib Ali Gouradi, membre du bureau national. (RFI)

Lien avec l'article : http://www.rfi.fr/afrique/20170315-djibouti-plusieurs-membres-mrd-opposition-arretes

Le président du MRD, Daher Ahmed Farah, dénonce des arrestations illégales visant selon lui, à faire taire l’opposition. « Quatre personnes ont été arrêtées, rapporte le président du MRD. La dernière, Mako Houssein Miguil, étant la doyenne des militants du parti puisqu’elle a plus de 80 ans. Il semble que Madame Mako ait été relâchée, mais les trois autres sont encore en garde à vue. 

Depuis, ils n’ont pas accès à leurs avocats, ni à leurs médecins… Rien ne peut être reproché à ces personnes. C’est une détention arbitraire. Cela relève de la réduction au silence du MRD ! 

Ces gendarmes n’avaient pas de mandat d’amener, ils n’avaient pas de mandat d’arrêt, nous n’avons été informés d’aucune ouverture d’information par le Parquet de la République… C’est donc en toute illégalité que ces personnes ont été arrêtées. Ce sont des arrestations à motivation politique. C’est clair 
».

RFI a eu le procureur de la République au téléphone. Celui-ci assure ne pas avoir eu connaissance de ces arrestations.



13/03/2017 (Brève 939) Affaire Borrel : Mariama Keita reçoit Elisabeth Borrel demain mardi 14/03 soir (19:30-21:00) sur Radio Libertaire

Mme Elisabeth Borrel participe mardi soir à l'émission sur Radio Libertaire (89.4 FM).

L'émission sera diffusée mardi 14 mars 2017 de 19h30 à 21h00.

Radio Libertaire est sur la bande FM (89.4) en région parisienne et sur le net pour le reste du monde à l'adresse suivante : https://www.radio-libertaire.net/

L'émission sera ensuite archivée sur le site du groupe Louise Michel dans la rubrique consacrée aux émissions de radio http://www.groupe-louise-michel.org/-Pas-de-Quartiers



11/03/2017 (Brève 938) ALERTE ROUGE levée. Libération d'Idriss Mohamed Hassan ce samedi soir à 20h (Djibouti) (Correspondants)

Nos correspondants nous informent de la libération d'Idriss Mohamed Hassan, ce samedi soir vers 20h00. Son épouse a confirmé qu'il avait pu rentrer au domicile familial. Dès que nous aurons des détails, nous les publierons.



11/03/2017 (Brève 937) Djibouti: inquiétudes autour de l'état de santé d'un opposant emprisonné (RFI)

Lien avec l'article, avec accès à l'intervention à écouter de Me Zakaria: http://www.rfi.fr/afrique/20170311-djibouti-jabha-frud-justice-zakaria

Mohamed Ahmed, dit « Jabha », est emprisonné à Djibouti depuis 2010.

Cet opposant, membre du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (Frud), est accusé par le pouvoir d’être à la solde de l’Erythrée. Le 6 octobre, la chambre d’accusation avait annulé l’ensemble de la procédure le visant.

Mais, malgré une obligation de remise en liberté, « Jabha » était resté en prison. Depuis, le procureur général a fait appel de la décision. Jeudi 9 mars, l'opposant a été amené devant le juge de la Cour d’appel.

L'audience n'a finalement pas eu lieu, Mohamed Ahmed étant trop faible pour s'exprimer. Le procureur général a demandé une expertise médicale. Son avocat, maître Zakaria, le revoyait pour la première fois depuis des mois.

Il affirme que la vie de son client est en jeu et demande sa libération immédiate. On l'écoute au micro de RFI.


09/03/2017 (Brève 936) ALERTE ROUGE. Omar Zohra aurait été libéré, mais pas Idriss Mohamed Hassan. Selon nos correspondants

Des correspondants nous informent de la libération d'Omar Zhora, qui avait été arrêté et détenu par la Brigade de Gendarmerie du PK12.

En revanche Idriss Mohamed est toujours détenu et probablement victime de torture. Selon le communiqué de la LDDH, il souffrirait en particulier d'une fracture de la jambe, mais pour les tortureurs ignobles, cela ne serait pas un motif suffisant pour le faire soigner ni pour cesser de lui faire subir de nouvelles violences physiques



08/03/2017 (Brève 935) ALERTE ROUGE - Sous la signature d'Ali Omar Ewado, en qualité de Président de la LDDH, un communiqué pour dénoncer l'arrestation arbitraire et la séquestration avec sévices physiques d'Idriss Hassan Mohamed (Plus un appel Urgent de l'ARDHD)

COMMUNIQUE de PRESSE
Arrestation des Internautes à Djibouti      

Selon les informations sûres et concordantes recueillies par la LDDH, Monsieur IDRISS HASSAN MOHAMED a été arrêté par les services de la SDS puis porte disparu 5 (cinq) jours durant lesquelles sa famille et restée sans nouvelle de son état et ignore le lieu de sa détention.

Finalement, il aurait été localisé à la sinistre villa Christophe, au lieu de torture, et ce, à partir de lundi 06 Mars 2017.

En outre, il nous a été rapporté qu’il aurait une jambe fracturée suite aux tortures et sévices subies.

Fidèle internaute, IDRISS avait critiqué dans sa dernière publication, une fidèle partisane du régime ce lui aurait valu cet interrogatoire musclé ayant causé la fracture d’une jambe.

Pour le moment la LDDH ignore si la victime n’a pas subi d’autres sévices, tenu dans un secret total peu d’information nous parviennent de ses conditions réelles de détention.

Une autre arrestation nous est également parvenue. Il s’agit d’un bloggeur djiboutien de renommée nationale connu sous le diminutif de Omar Zohra.

Aussitôt après son arrestation survenu dans la nuit du 08 mars 2017, à son domicile par la Gendarmerie de PK12, il est détenu dans leur service (Commune de BALBALA) où il est tenu au secret. 

Enfin la LDDH condamne énergiquement et sans réserve les arrestations de ces internautes par la seule cause d’avoir émis des idées contraires et critique à la pensée unique qui prévaut dans ce pays depuis 4 décennies et demande la libération immédiate et sans condition de ce jeune internaute et exigé également la traduction devant les Tribunaux des auteurs de ces sévices physiques et morale.

Le Président de la LDDH
OMAR ALI EWADO

______________________ APPEL URGENT de l'ARDHD
Toute l'équipe de l'ARDHD se joint aux appels des internautes et de la LDDH pour exiger la libération immédiate de ces deux malheureuses personnes.

Nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui pourraient nous fournir l'identité des Gendarmes impliqués dans ces arrestations et dans les actes de torture ET SURTOUT des officiers qui les commandent, de nous les envoyer. L'anonymat de nos informateurs est toujours garanti.

Nous rappelons que la dénonciation des criminels qui abusent de leur autorité pour se livrer à des actes violents, inhumains et dégradants, est un acte civique et un devoir.. C'est la seule solution pour éviter qu'ils continuent à commettre leurs méfaits à l'encontre des populations civiles dans défense.



08/03/2017 (Brève 934) Sous la signature de l'équipe de la LDDH - Cellule d'observation, le dernier rapport sur les élections locales à Djibouti, daté du 26 février 2017

FIN DE L’ELECTION

A Djibouti, les élections se suivent et se ressemblent.

L’on est en droit de se demander si l’alternance serait elle possible par la voix démocratique. A priori non car le Pouvoir en place à Djibouti qui est une démocratie de façade est profondément sans faille.

Les élections régionales et communales du 24 Février 2017 sont là pour attester une telle affirmation.

Participation
a) Djibouti : les 3 communes Les taux de participation affiché par les tenants du Pouvoir sont faux car tout un chacun sait pertinemment que ce taux est totalement fantaisiste et que ça n’a pas atteint les 10%.

Cela est su par le Peuple Djiboutien et les tenants du régime. Le Peuple ne s’est pas exprimé comme l’affirme le Régime en place à Djibouti. A lui de tirer les conclusions qui s’impose.

b- Régions de l’Intérieur

Auparavant les régions du NORD détenaient le palmarès des fraudes, des bourrages ou autres procèdes pour appuyer les dires des tenants du régime et ce, en affirmant un taux de participation de 100% puis le vote de 100% en faveur de l’UMP.

Mais les régions du Sud sont gagnées par ce miracle djiboutien. Lors de cette élection les électeurs d’Ali-Sabieh avec ceux d’OBOCK ont eu cette grande intelligence de voter 100% UMP.

L’on ne peut trouver aucune explication pour justifier une telle affirmation. Certes, le ridicule ne tue pas mais marque à vie. En outre les élections se sont clôturées à 13 heures dans les 5 régions de l’intérieur, heure où les habitants de notre pays ont une occupation particulière : s’adonner à la consommation de Khat.

Pratiquement personne ne se déplace après cette heure fatidique et les délégués de l’UMP font leur travail des bourrages d’urnes à la chaine pour être à l’heure et mériter la satisfaction de leurs chefs. Ainsi tous les bureaux de vote des 5 régions ont du et terminé les opérations de vote à 13 heures avec des résultats qui ont été annoncés.

Les malheureux concurrents de l’UMP surpris par l’ampleur de la fraude ne savent plus quoi dire même si le régime leur a promis le remboursement intégral des dépenses effectuées dans le cadre de ces élections.

C’est ce qui a été fait lors de l’élection présidentielle : « Reconnais la victoire du Candidat de l’UMP et on te rembourse tous les frais engagés dans l’élection ».

Certains l’ont accepté, d’autres non. Fidele à son idéal démocratique. La LDDH publiera prochainement un rapport détaillé sur cette élection.

L’équipe de la LDDH
La cellule d’observation



08/03/2017 (Brève 933) Reprise de nos publications - Manifestations à Paris - article (Houssein Ibrahim Houmed) ((24 fév 17)

Le 25 février 2017 manifestation à Paris

Une journée de mobilisation pour dénoncer les crimes de Guelleh à DJIBOUTI

Manifestation à Paris  contre la venue du Guelleh en FranceA Paris, cet après-midi, la diaspora djiboutienne venue de toute l’Europe s’est mobilisée pour dénoncer les crimes et les exécutions extrajudiciaires devenues monnaie courante à Djibouti depuis l’autoproclamation du tyran Ismaël Omar Guelleh. Tortures, viols, emprisonnements sont le lot quotidien des djiboutiens qui n’ont d’autres choix que l’exil.

Mohamed Ahmed dit JABHA est le cas le plus emblématique de cette violence d’un régime aux abois. Prisonnier politique depuis 2010, JABHA est emprisonné pour avoir osé réagir contre une tentative de viol d’une femme AFAR par les milices de Guelleh qui a l’habitude de terroriser ce peuple depuis l’indépendance.

Si JABHA est le symbole de la haine anti-AFAR de Monsieur Ismaël Omar Guelleh, il est aussi le symbole de l’oppression que subit le peuple djiboutien et surtout le déni de justice en vogue dans à Djibouti, qui abrite pourtant de nombreuses bases militaires occidentales et chinoises, hélas pas très regardants en matière des droits de l’Homme.

JABHA a été condamné par une justice aux ordres. Cette même justice l’a libéré avant de se rétracter sur ordre du Fürher. C’est donc une parodie de justice comme l’affirme son avocat parisien Bérenger Tournéqui dénonce « une procédure viciée par les manquements aussi graves que flagrants aux droits élémentaires de la défense ».

La situation de JABHA est tout simplement inacceptable à tous point de vue. De même que la situation des 12 autres prisonniers au seul motif de leur lien de parenté avec les membres du FRUD (Front pour la restauration de l’Unité et de la démocratie dont l’objectif est de protéger la population) ou de leur appartenance au MRD ou à l’opposition tout simplement.

Peuples d’Afrique et du monde, mobilisons-nous pour que cesse l’impunité à Djibouti !

Houssein IBRAHIM HOUMED

 



08/03/2017 (Brève 932) Reprise de nos publications - Condamnation de la visite d'IOG en France par l'UDJ Canal historique et appel à manifester sous la signature d'Ahmed Hacin-Loita- (24 fév 17)

Le 24 février 2017 à Paris

François Hollande déroule le tapis rouge pour le dictateur de Djibouti

UDJ Canal historiqueAu nom du « Realpolitik», le Président François HOLLANDE ne se prive pas de dérouler le tapis rouge à un des derniers dictateurs africains qui a étouffé toutes les aspirations de son peuple.

L’usurpateur de Djibouti qui a encore une fois insulté l’intelligence de ses compatriotes en se maintenant au pouvoir en mai 2016, après 17 longues années, par la répression et la division vient pour une visite d’état de 3 jours, accompagné d’une forte délégation composée d’une partie de son gouvernement, plutôt de sa cour, et d’hommes d’affaires djiboutiens, au pays des Droits de l’Homme sans que les responsables politiques français, en première ligne le Président de la République, ne réagisse.

Cette attitude des autorités françaises qui consiste à fermer les yeux sur la nature du régime djiboutien, nous rappelle, toutes proportions gardées, celle qui a prévalu à l’Elysée, lors de la venue de Mouammar Kadhafi en France.

Les dirigeants français peuvent toujours continuer à jouer la carte d’une diplomatie qui, avant tout, préserve et fructifie les intérêts de la France mais les démocrates de Djibouti (responsables des partis politiques et leaders de la société) ne ménageront aucun effort pour transmettre le cri de détresse de la population affamé et privé de libertés fondamentales, à la communauté internationale.

Dans cette optique, l’UDJ condamne avec fermeté l’attitude la France et appelle à la diaspora djiboutienne de France et de l’Europe à venir manifester massivement contre la venue du dictateur en France.

Profitant de cette occasion, l’UDJ invite les opposants de tous bords à unir leurs forces pour venir à bout de cette dictature vieille de 40 ans. Faut-il rappeler que seule notre détermination à anéantir ce système de pensée néfaste à notre population amènera le changement tant attendu.

Que la lutte continue.

APPEL A MANIFESTER
- Le Samedi 25 Février de 15h à 17h. PLACE TROCADERO
- Le Mardi 28 Février de 15h à 17h. PLACE MADELEINE

Hachin-Loita Ahmed
Secrétaire général de l’U.D.J

 



08/03/2017 (Brève 932) Reprise de nos publications - La visite "discrète" de Guelleh a Paris a suscité une réprobation générale et des manifestations pour la dénoncer (plusieurs articles et photos)

3/03/2017 ____ 2 - RFI

Lien avec l'article : http://www.rfi.fr/afrique/20170227-visite-president-djibouti-france-hollande

La visite discrète et controversée du président djiboutien en France Ismaïl Omar Guelleh doit rencontrer son homologue François Hollande ce mardi matin à l’Elysée.

Au cours de ces trois jours en France, le chef de l’Etat djiboutien rencontrera également le Medef, le président du Sénat Gérard Larcher puis le ministre français de la Défense ainsi que le secrétaire d’Etat chargé du Développement et de la coopération. Les échanges devraient porter sur la coopération militaire et l’économie, notamment face à la montée en puissance du concurrent chinois.

Une rencontre dénoncée par l’opposition en exil et les ONG de défense des droits de l’homme.

D’autant qu’il y a peu de chance que soient évoqués les dossiers sensibles. Comme lors de la dernière visite en 2011, ni point presse ni déclaration publique ne sont à l’ordre du jour. La rencontre reste discrète et peu d’éléments fuitent sur la teneur des discussions. Au menu certainement : la coopération militaire.

Car, par sa position géographique, Djibouti est un acteur incontournable de la sécurité internationale. Un partenaire qui abrite le plus important contingent militaire français à l’étranger, déployé ces dernières années en Centrafrique, en Irak, au Yémen et au Mali. Les deux pays sont liés par un accord de défense, le seul à contenir encore une clause d’assistance automatique en cas de déstabilisation du régime.

- Concurrence chinoise
Mais Djibouti joue la carte du multilatéralisme. Les Etats-Unis, l’Union européenne et tout récemment la Chine y ont aussi leurs bases. La Chine qui investit massivement dans les infrastructures pour permettre à Djibouti de bénéficier au maximum de sa position dans le commerce international. Sur ce point la France « accuse le retard » estime Sonia Le Gouriellec, spécialiste de l’Afrique de l’Est, et c’est peut-être pourquoi Ismaïl Omar Guelleh vient en compagnie d’une délégation d’entreprises et participe à une rencontre au siège Medef, le syndicat des patrons français.

- De nombreux sujets de tensions
Peu de chance en revanche de voir aborder les « sujets qui fâchent » tels que la situation des droits de l’homme dans le pays. C’est en tout cas l’avis de Sonia Le Gouriellec, qui rappelle que cette visite a lieu tardivement, à quelques semaines de la fin du mandat de François Hollande et que les points de tensions ne manquent pas.

En premier lieu, l’affaire Borrel, du nom de ce juge français assassiné en 1995 à Djibouti. Vingt ans plus tard, le crime n’est toujours pas élucidé. En novembre dernier, la famille a déposé une nouvelle plainte concernant la destruction des scellés de l’instruction.

Ensuite, il y a le renvoi de l’ambassadeur français fin 2015, juste après les violences de Balbala, lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur une manifestation religieuse en périphérie de la capitale.

Peu probable que soient évoqués la réélection contestée du chef de l’Etat l’an dernier, le respect des droits de l’homme ou encore le cas de l’opposant Jabha maintenu en détention malgré l’annulation des poursuites à son encontre. Cela explique peut-être la discrétion de cette rencontre.



08/03/2017 (Brève 931) IOG fait annuler un débat sur Africa 24 !!!(Deux articles)

________ 1 - MondeAfrique
Lien avec l'article : http://mondafrique.com/president-de-djibouti-annuler-debat-africa-24/

En visite officielle en France, le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh a refusé que l’ambassadeur de son pays en France, Ayeid Mousseid Yahya, participe à un débat avec deux représentants de l’opposition djiboutienne sur la chaîne Africa 24.

Convié le vendredi 3 mars par l’équipe de l’émission « Politia », le représentant de Djibouti à Paris a reçu un coup de fil du chef de l’Etat l’enjoignant de ne pas participer. Ayeid Mousseid Yahya a expliqué à l’animateur de l’émission Richard Togbe qu’il ignorait que le débat serait contradictoire.

_________ 2 - ARD / USN

Ismaël Omar Guelleh, en visite officielle en France, fait annuler un débat sur Africa24 prévu le vendredi 3/03 entre son ambassadeur en France et des représentants de l’opposition djiboutienne

L’ambassadeur de Djibouti en France n’a pas apprécié de retrouver deux représentants de l’opposition djiboutienne, Maki Houmed-Gaba et Mahamoud Djama, dans les locaux d’Africa24 où lui et son équipe étaient conviés à l’émission POLITIA diffusée en direct tous les vendredis et mercredis de 16h30 à 17h30.

L’ambassadeur refusait de débattre arguant qu’il ignorait qu’il s’agissait d’un débat contradictoire avec des représentants de l’opposition après avoir reçu un appel d’Ismaël Omar Guelleh sur son téléphone portable.

Le journaliste de Politia, Richard Togbe, s’est montré très confus.

Après avoir tenté de convaincre l’ambassadeur d’accepter le débat mais essuyant un refus catégorique, le journaliste a proposé aux représentants de l’opposition de reporter l’émission Politia au mercredi 8/03 à la même heure, celle-ci ne pouvant être autre chose qu’un débat contradictoire.

Le journaliste nous a informés aussi que si l’ambassadeur venait à refuser le débat du mercredi 8/03, il irait trouver un autre représentant du régime djiboutien et le cas échéant faire animer le débat par un journaliste bon connaisseur de Djibouti qui porterait la contradiction face aux opposants seuls.

Plus anecdotique, Chehem Watta, membre de la commission des langues maternelles à Djibouti, présent dans les locaux d’Africa24, s’est également désisté expliquant devoir partir immédiatement pour honorer un rendez-vous prévu de longue date avec un ophtalmologue !

L’ambassadeur de Djibouti tout comme M. Watta auraient eu un échange téléphonique avec Ismaël Omar Guelleh leur intimant de refuser le débat et quitter les locaux d’Africa24.

Maki HOUMED-GABA
Représentant de l’USN en France
Représentant de l’ARD en Europe
Paris, le 03/03/2017

 

 



08/03/2017 (Brève 930) Reprise de nos publications - La visite "discrète" de Guelleh a Paris a suscité une réprobation générale et des manifestations pour la dénoncer (1 - compte-rendu ARD/USN du 3 mars 2017)

150 participants le samedi 25/02 sur la Place Trocadéro et 30 participants le mardi 28/02 sur la Place Madeleine ont battu le pavé parisien pour dénoncer la venue en France et la réception à l’Élysée d’Ismaël Omar Guelleh.

Accourus de toutes les villes de France, de Belgique et de Grande Bretagne, les Djiboutiens se sont donnés la main pour crier leur dégout de voir le dictateur qui a provoqué leur exil et mis en déroute la démocratie dans leur pays s’inviter sous les lambris de la république française.

La diaspora djiboutienne liguée a répondu présent à l’appel des organisations démocratiques : Alliance républicaine pour le développement (ARD), Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD) et Association pour la démocratie et le développement (ADD), avec la participation du Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD), de l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ), de la coalition Union pour le salut national (USN), du Mouvement des jeunes de l’opposition (MJO), du MJO-EUROPE et du Collectif breton pour la démocratie à Djibouti (CBDD).

L’opposition djiboutienne déconcertée par la répression à Djibouti veut assumer pleinement l’opportunité de se faire entendre aussi par la voix de sa diaspora exilée à travers le monde.

Les manifestants ont exprimé leurs revendications par de multiples slogans:
- Arrêt du soutien de la France à la dictature de Djibouti
- Arrêt de la répression à Djibouti, 
- Libération des prisonniers politiques et en particulier de Mohamed Jabha,
 - Constitution d'enquêtes indépendantes concernant les viols de femmes djiboutiennes,
- Ouverture d’enquête sur le massacre d'Arhiba en décembre 1991 
- Ouverture d’enquête sur le massacre de Buldhuqo en décembre 2015 
 - Arrêt du clonage des partis politiques délégalisés au profit de partis satellites
- Arrêt du clonage des syndicats professionnels 
- Mise en place d'une démocratie élective permettant au peuple de choisir ses dirigeants,
- Application des accords politiques signés avec l’opposition

Les deux manifestations de samedi et de mardi se sont conclues par des prises de parole de nombreuses personnalités de l’opposition djiboutienne et de citoyens amis des Djiboutiens.

Des militants djiboutiens ont témoigné avec émotion de la brutalité vécue récemment dans leur chair entre les mains des sbires du régime et de leur engagement à poursuivre le combat pour la justice et la démocratie dans les villes d’Europe où ils ont trouvé refuge.

Il s’agit de Mlle Fatouma Hamadou Ali, M. Aidarous Mohamed Guirreh, M. Naguib Omar Houssein, M. Sahal Ibrahim Ali, Mlle Abdi Awaleh Saada, M. Ibrahim Bouh Radwan, M. Ibrahim Ahmed Nasradine, M. Ismaïl Hassan Ahmed, M. Abdi Fadoul Guedi et enfin M. Goumhoud Mohamed Dini, en ligne depuis Würzburg en Allemagne d’où il a témoigné aussi sur les conditions difficiles des premiers demandeurs d’asile Djiboutiens dans ce pays.

La manifestation du mardi s’est achevée par une marche d’honneur silencieuse passant dans la rue du Faubourg Saint-honoré, avant de poser pour une photo-mémoire face au palais de l’Élysée.

Maki HOUMED-GABA
Représentant de l’ARD en Europe
Représentant de l’USN en France



08/03/2017 (Brève 929) ALERTE ROUGE : après avoir arrêté mon mari qui est détenu dans un lieu secret et certainement torturé, les gendarmes ont saccagé ma maison sous prétexte d'une perquisition. L'épouse d'Idriss Hassan Mohamed lance un appel désespéré

Idriss Mohamed Hassan "Mon mari Idriss a été enlevé et le portail a été détruit. Dieu merci, mes enfants sont sains et saufs

Alhamdoulilah

Cela s'est passé aujourd'hui  (mardi 7/03 - Ndlr) les gendarmes se sont comporté comme des voyous et ils ont cassé le portail de la maison avant d'effectuer une perquisition destructrice.."



06/03/2017 (Brève 928) ALERTE ROUGE : Arrestation arbitraire de Monsieur Idriss Hassan Mohamed (Un lecteur d'Obock)

Idriss Mohamed HassanMonsieur Idriss Hassan Mohamed , activiste bien connu sur les réseaux sociaux  a été arrêté jeudi dernier et il serait arbitrairement détenu dans la sinistre Villa Christophe. Tous les indices permettent de penser qu'il y serait torturé. Sa famille n'a toujours aucune nouvelle.

Nous ignorons les motivations de cette arrestation, mais selon différentes sources crédibles, il n'y aurait aucune charge concrète sur sa personne et ses activités.

Est-ce un nouvel acte d'intimidation pour le faire taire ?  C'est plausible dans la mesure où Idriss a souvent dénoncé sur FaceBook les excés.

Nous lancons  un appel solennel à tous les Défenseurs des Droits de l'Homme en général et plus spécifiquement à l'ARDHD, pour exiger la libération immédiate et sans condition  de Monsieur Idriss Hassan Mohamed.

A l'heure où nous vous adressons cet appel, il est certainement victime d'actes de torture.

 Un lecteur d'Obock



06/03/2017 (Brève 927) L'ARDHD reprend ses diffusions, après une interruption, conséquence d'un grave problème informatique

L'équipe de l'ARDHD a été contrainte de faire face à un grave problème informatique qui a imposé une restauration complète de ses équipements internes. Grâce aux sauvegardes effectuées régulièrement, aucune donnée n'a été perdue.

Ce problème est la conséquence d'un piratage, dont nous ignorons la source, mais il a imposé la mise en place de nouveaux niveaux de sécurité, pour bloquer de nouvelles attaques. Nous prions nos lectrices et nos lecteurs de bien vouloir nous excuser.

Progressivement, nous allons mettre en ligne toutes les contributions et les articles qui avaient été stockés et mis en attente.



24/02/2017 (Brève 926) UN OPPOSANT MAINTENU EN PRISON MALGRÉ L’ANNULATION DE SA PROCÉDURE JUDICIAIRE IL Y A 5 MOIS (ACAT France)

Lien avec l'article original : http://www.acatfrance.fr/actualite/un-opposant-maintenu-en-prison-malgre-lannulation-de-sa-procedure-judiciaire-il-y-a-5-mois

Monsieur Mohamed Ahmed dit « Jabha », militant du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD), ne devrait plus être en prison. La justice djiboutienne a ordonné, en octobre 2016, sa remise en liberté. Il demeure en toute illégalité en prison.

Monsieur Mohamed Ahmed dit « Jabha », militant du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD), ne devrait plus être en prison. La justice djiboutienne a ordonné, en octobre 2016, sa remise en liberté. Il demeure en toute illégalité en prison.

Mohamed Ahmed, soupçonné de « coopération avec un État ennemi », a été arrêté par l’armée le 1er mai 2010 dans le district de Tadjourah, situé dans le nord du pays. Les débuts de sa détention ont été très difficiles : il a été torturé à plusieurs reprises (privation de nourriture, simulacres d’exécution, bastonnades répétées). En juin 2010, alors qu’aucune charge n’était retenue contre lui, il a été emprisonné à la prison centrale de Djibouti, dite Gabode. Les mauvais traitements à son encontre n’ont pas cessé : le 15 septembre 2012, en présence du directeur de la prison de Gabode, il a été battu et menacé de mort par le sergent-chef de la police qui a renouvelé ce type d’agression fin novembre 2012. Depuis lors, il est privé de tout contact avec les autres détenus et ses proches, qui lui rendaient auparavant visite et lui apportaient des médicaments.

Le 6 octobre 2016, la chambre d’accusation a annulé l’ensemble de la procédure judiciaire visant Mohamed Ahmed et a ordonné sa remise en liberté.

Cela fait plus de six ans que cet opposant politique croupit en prison sans avoir été jugé. Pire, la justice a ordonné qu’il soit libéré. Le gouvernement bloque. Le 28 février 2017, le président djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh, sera en visite officielle en France pour la première fois depuis dix ans.

Il est l’heure de remettre la pression sur Djibouti afin que Mohamed Ahmed soit libéré !

-- Contexte

-Un autocrate au pouvoir depuis près de 20 ans
La république de Djibouti, minuscule pays de la Corne de l’Afrique, est dirigée d’une main de fer, depuis 1999, par le président Ismaïl Omar Guelleh. Le système politique est verrouillé. Indépendant de la France depuis 1977, le pays n’a connu, en quarante ans, que deux présidents. Hassan Gouled Aptidon, président entre 1977-1999, a instauré en 1981 un système politique au parti unique, le Rassemblement populaire pour le progrès (RPP). La quatrième et dernière réélection d’Ismaël Omar Guelleh date d’avril 2015. En avril 2011, il avait été réélu lors d’un scrutin auquel il avait pu se présenter après avoir fait supprimer de la Constitution la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. Cet amendement avait été adopté, en avril 2010, par une Assemblée nationale entièrement acquise au parti au pouvoir du RPP, après le boycott des élections législatives de février 2008 par l'opposition. Les scrutins présidentiels de 2005 et 2008 avaient été également boycottés en raison du refus du régime de modifier le processus électoral.

- Une position géostratégique fondamentale
Disposant d’un positionnement géographique sans équivalent, aux portes du détroit de Bab-el-Mandeb - le quatrième passage maritime mondial - Djibouti s’est naturellement imposé comme un passage commercial et militaire incontournable pour les grandes puissances, qui ont multiplié, ces dernières années, la construction de bases militaires (France, USA, Chine, Japon, Allemagne, Italie, etc.). Sa croissance d’environ 5 % par an dépend presque exclusivement de ses activités portuaires, de sa présence militaire et des financements internationaux. Dans ce pays désertique, l’agriculture y est quasi-inexistante, l’industrie embryonnaire. Ses 800 000 habitants, dont les trois quarts vivent dans la capitale, sont pour la moitié chômeurs. Près de 70 % des Djiboutiens vivent en dessous du seuil d’extrême pauvreté.

- Un pays où la répression est une habitude ancrée
Dans ce pays, où le seul organisme de radiodiffusion à portée nationale est gouvernemental et où la quasi-totalité des emplois dépendent de l'État, toute contestation politique et sociale est de fait proscrite En réalité, à Djibouti, la grogne sociale est forte, mais l’appareil sécuritaire étouffe toute velléité de l’exprimer. Bien qu’ils soient interdits, la torture et les mauvais traitements sont utilisés couramment par les forces de sécurité. Les passages à tabac et les violences à l’encontre des personnes gardées à vue dans les commissariats semblent fréquents et le recours à des sévices pour réprimer et punir les voix dissidentes du pouvoir en place est systématique.

Pour plus d’informations sur la situation du phénomène tortionnaire à Djibouti, voir : http://www.acatfrance.fr/un-monde-tortionnaire/Djibouti (un rapport de 2013)



24/02/2017 (Brève 925) Les très très lourdes conséquences de l'acharnement judiciaire de Guelleh contre Abdourhaman Boreh (source : LOI)

Selon un article de LOI (accès payant), l'acharnement judiciaire de Guelleh contre Abdourhaman Boreh va coûter extrêmement cher au pays et donc aux citoyens, qui ne sont pas pourtant pas responsables de la "vendetta" personnelle de leur Président auto-proclamé.

Le fait que Djibouti ait perdu tous ses procès devant la cour de justice britannique va engendrer des demandes d'indemnisation qui seront formulées par DP World et qui pourraient se chiffrer à plusieurs centaines de millions de US$. Déjà Djibouti doit régler la somme de 65 millions US$, au titre des frais d'avocat, plus environ 18 millions à des titres diverses.

La facture est déjà particulièrement salée, mais elle risque de l'être encore plus pour Djibouti. En effet, il faut se souvenir que le budget de l'Etat djiboutien est de l'ordre de 700 millions US$. Au total, les montants déjà exigibles représenteraient déjà 10 % du budget national !!!! Soit environ 85 US$ à la charge de chaque habitant (enfants et vieillards inclus). Décidément non seulement le gang au pouvoir coûte une fortune en corruptions diverses et en détournements de fonds publics, mais maintenant les crises d'Ego de Bobard 1er ajoutent des montants considérables à la facture. Et cela, sans compter les risques de condamnation dans le cadre de la demande d'indemnisation par DP World, qui pourrait se chiffre en centaines de millions de US$



24/02/2017 (Brève 924) L'USN condamne l'invitation de Guelleh par la France et organise deux manifestations pour dénoncer cette visite et pour exiger que la justice internationale enquête sur les violations des DH dans le pays et la fin de 40 années de dictature.(Communiqué sous la signature de Mahdi Ibrahim A. God)

Le 22 février 2017

COMMUNIQUE DE PRESSE OFFICIEL

Après les élections volées de 2013 et les répressions qui ont suivis voila que le Dictateur Ismail Omar Guelleh se rend en France à l’approche d’une élection présidentielle houleuse pour rencontrer un président en fin de mandat et hors jeu. 

Ismail Omar Guelleh est en visite officielle en France du 28 février au 2 Mars pour amadouer l’ex-puissance coloniale en raison des changements et positionnements différends entre les puissances actuelles sur la politique africaine. Un choix calculé pour une visite officielle dans l’hexagone d’un Dictateur qui profite de toutes les puissances au gré des vents au détriment de son peuple. 

Cependant, Nous, Opposition Djiboutienne en Europe y compris les Mouvements et Associations devront dénoncer la pérennité d’une dictature antinationale et tueuse, bientôt vieille de 40 ans.

A ce jour, les fraudes électorales dans les régions et communes et la répression continuent en plus des faux procès aussi pour décapiter définitivement toute Opposition digne. Les Représentants des Droits de l’Homme ne sont pas en reste pas plus que la population triée sur le volet tribal.

Par conséquent, nous, les Représentants Officiels de l’USN à l’Extérieure, lançons un appel fort à nos compatriotes Djiboutiens exilés et Opposants à venir exiger la fin de la Dictature à Djibouti. Nous les invitons a y participer de manière organisée ou pas, individuellement ou collectivement aux actions pacifiques de manifestation contre le Dictateur en visite en France pour :
1) Une Condamnation unanime et forte du terrorisme d’Etat du régime de Guelleh à l’encontre de notre population et de ses Représentants ;
2) La libération des prisonniers politiques ;
3) L’ouverture d’une enquête internationale sur les exactions extrajudiciaires.
4) La fin de la dictature vieille de 40 ans ;

Adresse des Manifestations: 
- Le Samedi 25 Février de 15h à 17h. PLACE TROCADERO
- Le Mardi 28 Février de 15h à 17h. PLACE MADELEINE

Nous devons maintenir notre cohésion nationale et notre unité face à l’imposture et l’arrogance comme mode de gestion de la République de Djibouti.

Ensemble nous vaincrons. 

Vive la République de Djibouti Libre, Une et Indivisible.
Pour la Représentation Extérieure de l’USN
Mahdi IBRAHIM A GOD



23/01/2017 (Brève 923) La Cour Internationale de Justice déboute intégralemeent l'Etat Djiboutien dans le conflit qui l'opposait à Abdourahman Boreh. les frais sont à la charge de Djibouti (Le Monde Afrique - Jean Tilouine)

Djibouti débouté dans une affaire de corruption face à Dubaï

Lien avec l'article original : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/02/23/djibouti-deboute-dans-une-affaire-de-corruption-face-a-dubai_5084145_3212.html

L’homme d’affaires franco-djiboutien Abdourahman Boreh était accusé d’avoir perçu des millions de dollars pour l’octroi de la gestion du port de Doraleh à DP World.

Au bord de la mer Rouge, un contentieux judiciaire aux forts relents politiques empoisonne depuis près de dix ans la relation entre Djibouti et les Emirats arabes unis (EAU). Un riche homme d’affaires franco-djiboutien se trouve au cœur de ce conflit qui oppose DP World, la filiale portuaire de la holding gouvernementale Dubaï World, au petit Etat de la Corne de l’Afrique. Il s’agit d’Abdourahman Boreh, un intime du président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, devenu son pire ennemi. Il est accusé par l’Etat d’avoir perçu des dizaines de millions de dollars ainsi que des participations dans des sociétés de la part de DP World pour faciliter l’obtention en 2000, pour une durée de cinquante ans, de la concession du terminal de conteneurs de Doraleh. A plus de 5 000 km, à Londres, la Cour internationale d’arbitrage a statué mardi 21 février. L’Etat djiboutien a été débouté, ses réclamations rejetées et se doit de régler les coûts de l’arbitrage qui s’élèvent à plus de 10 millions de dollars (9,47 millions d’euros).

- « Vendetta » du gouvernement
Longtemps en exil à Dubaï, Abdourahman Boreh, désormais établi à Londres, savoure ce qu’il considère comme une victoire. « J’espère vraiment qu’après avoir tenté de me détruire et de ruiner ma réputation à l’international, le gouvernement djiboutien arrête cette vendetta motivée par des raisons politiques », assure-t-il dans un communiqué transmis au Monde Afrique. Et d’ajouter : « Ces près de 100 millions de dollars [de frais de procédures judiciaires engagées par l’Etat, selon M.Boreh] auraient pu servir à améliorer les conditions de vie des pauvres à Djibouti plutôt qu’à nourrir de fausses accusations contre moi et DP World ».

Au mitan des années 2000, la relation entre Djibouti et les EAU est au beau fixe. Le chef d’Etat, qui a succédé à son oncle en 1999, consulte régulièrement son ami M. Boreh à qui il a confié la présidence de la stratégique Autorité des ports et de la zone franche de Djibouti. Puis l’homme d’affaires est subitement tombé en disgrâce.

A en croire des documents de la justice britannique, saisie à la suite d’une plainte de Djibouti déposée en 2014, cela remonterait à un désaccord d’ordre politique lors d’une discussion privée. En octobre 2008, le chef d’Etat lui fait part de son projet de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. « M. Boreh lui a dit qu’il n’était pas favorable à cette idée [et] le président était clairement en colère », peut-on lire dans le dossier constitué par le tribunal de commerce de Queen’s Bench, à Londres.

Il est d’abord remercié, cette même année 2008, et quitte ses fonctions à la tête de l’Autorité des ports et de la zone franche de Djibouti et part s’installer à Dubaï. Puis, le 25 juin 2009, il est condamné par contumace à quinze ans de prison par la justice djiboutienne, accusé d’avoir participé à l’organisation d’un attentat à la grenade dans la capitale. Les EAU refuseront de l’extrader. Son passeport djiboutien lui est retiré. Il lui reste sa nationalité française. Quant au président Ismaël Omar Guelleh, il a pu briguer un troisième mandat suite au vote à l’unanimité des députés en faveur de sa réforme constitutionnelle en avril 2010.

- Richesse et finance offshore

M. Boreh, en exil, s’est mué en opposant politique, tentant une candidature symbolique à la présidentielle de 2011. Même si, dans l’entourage du chef de l’Etat, on moque son « influence dérisoire » sur la vie politique verrouillée par le pouvoir en place. « Boreh a été trop gourmand avec les EAU. Du jour au lendemain, il est devenu très riche et on a découvert qu’il avait des parts dans la filiale de DP World à Djibouti, se souvient un conseiller du président djiboutien. Il a abusé de la confiance du président, l’a trahi pour s’enrichir et ce n’est pas pardonnable.»

Considéré comme l’un des hommes d’affaires les plus riches de la région, M. Boreh a placé une partie de sa fortune sur des comptes discrets, dans des trusts et des sociétés opaques aux îles Vierges britanniques ou à Samoa, à Singapour… Mais aussi aux EAU, en Grande-Bretagne et en France, trois pays où ses avoirs ont un temps été gelés dans le cadre de procédures judiciaires engagées par Djibouti. Le nom de M. Boreh figure également dans les fichiers « Swissleaks » de la banque HSBC. Interrogé en 2013 par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), il avait expliqué « recourir à des sociétés offshore pour orienter ses investissements à l’échelle mondiale et protéger ses avoirs d’une éventuelle instabilité politique [à Djibouti] ».

- « Victoire totale »
De son côté, DP World a salué cette décision de la Cour internationale d’arbitrage, de même que le gouvernement de Dubaï, qui se félicite d’« une victoire totale » face à Djibouti. Quelques mois plus tôt, en mai 2016, la juridiction britannique a rendu un jugement défavorable à l’encontre du gouvernement djiboutien dont l’approche est considérée comme « cynique » et « répréhensible ».

Malgré les procédures judiciaires, DP World n’a cessé d’opérer le terminal de conteneurs de Doraleh, mais a suspendu ses autres projets d’investissement comme l’extension du port de Djibouti. D’autant que la relation diplomatique entre les deux pays n’a cessé de se dégrader. L’affaire Boreh en est une cause. De même que les promesses non honorées d’investisseurs de Dubaï. A cela s’ajoutent des incidents diplomatiques, comme cette gifle fâcheuse donnée à un officiel émirati par un policier djiboutien en avril 2015.

Courtisé par des puissances occidentales et régionales, Djibouti s’est détourné de son partenaire historique émirati pour se jeter dans les bras de la Chine, qui multiplie les investissements et les constructions d’infrastructures tous azimuts. Comme le complexe portuaire de Doraleh, desservi par une ligne ferroviaire qui passe devant le port géré par les Emiratis, mais ne s’y arrête pas.

De son côté, DP World s’est rabattu sur les ports de pays voisins, concurrents ou ennemis de Djibouti. Comme à Assab, en Erythrée, où les EAU ont également établi une base militaire. Et à Berbera, au Somaliland, où le groupe a obtenu en mai 2016 la concession portuaire, au grand dam du groupe Bolloré. DP World s’était attaché les services de l’homme d’affaires, de réseaux et d’influence djiboutien Abdourahman Boreh.



23/02/2017 (Brève 922) L'ADD : appel à manifester contre la visite en France de Guelleh, Pdt de Djibouti. 25 Février - Paris - Trocadéro -15h-18h (Communiqué)

ASSOCIATION POUR LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT (ADD) 
Add-Djibouti@hotmail.fr

Appel à manifester  contre la visite à Paris du Président  djiboutien

La diaspora Djiboutienne en France et en Belgique

Soutenue par l’ensemble des forces de l’opposition Djiboutienne, des associations de la société civile, ainsi que des associations françaises et africaines appelle à un rassemblement, 

Le 25 février 2017 de 15h à 18h 
 Parvis des droits de l’homme au Trocadero

- Pour dénoncer les violations des droits humains en République de Djibouti  qui durent depuis 40 ans
Pour protester :
* contre les massacres des civils  à Obock, Yoboki, Barislé, Arhiba et Buldhuqo
* contre les arrestations arbitraires et les violences infligées, chaque jour aux villageois et villageoises du Nord du pays, accusés d’avoir des liens de parenté avec les membres  du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie ; des mères, épouses, sœurs ou famille des membres du FRUD ;
* Contre les tortures systématiques infligées  par les gendarmes et les militaires aux personnes arrêtées,  contre les viols des femmes Afar par l’armée et leur impunité
* Contre les exécutions extrajudiciaires qui se poursuivent. Mohamed Ali Haïssama, exécuté 23 août 2015 au lac Assal;
* Contre la criminalisation des actions politiques, les harcèlements et les arrestations des militants politiques et  syndicaux,

- Pour exiger:
*  La libération immédiate de Mohamed Ahmed dit Jabha, malade et détenu depuis mai 2010, sans procès, ni jugement  dans des conditions inhumaines, après avoir été sauvagement torturé; la libération de 12  autres prisonniers politiques détenus depuis 2 ans soupçonnés de sympathie avec le FRUD
* le jugement des responsables des actes de torture, viols et violations graves des droits de l’Homme.

_________________________________ (ARDHD)
L'équipe de l'ARDHD se joint à cet appel et invite toutes ses lectrices et tous ses lecteurs qui en auront la possibilité à rejoindre la manifestation pour dénoncer l'invitation de la France, à un tyran sanguinaire et autoritaire, qui asservit sa population.
L'accueil qui sera réservé à Guelleh est contraire aux principes pourtant affirmés par les Gouvernements français successifs, à savoir le Respect des Droits de l'Homme et la fin de l'assistance aveugle aux dictateurs .



14/02/2017 (Brève 921) Djibouti ; nouvelle vague massive d'expulsion de familles modestes, pour servir les appétits immobiliers du régime (LDDH)

Dans un récent communiqué, Omar Ali Ewado, en qualité de Président de la LDDH, dénonce la récente vague d'expulsion, qui frappe vingt-quatre familles modestes, qui s'étaient pourtant acquittées de leurs impôts et taxes.

Ces expropriations illégales et arbitraires sont-elles la conséquence d'une Administration incompétente des Domaines, qui peineraient à régulariser le bornage des terrains légalement acquis ? Sont-elles liées à l'appétit féroce des tenants du régime qui prépareraient des opérations immobilières "juteuses" ?



09/02/2017 (Brève 920) LDDH Djibouti - Rapport de participation à la 59eme session ordinaire de la commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Sous la signature de Mahdi Samireh Sougueh, en qualité de Vice-Président de la LDDH.

Lien pour télécharger le document intégral en PdF : http://www.ardhd.org/lddh/ACTION_2017/S0209_rapport_59_conference_droits_homme.pdf

Ce rapport tout à fait intéressant reprend en particulier la situation des DH dans les différents pays concernés. Au final un long développement bien documenté concerne la situation des DH.

  • les massacres d'Arhiba et de Bouldouqho. La répression des opposants et des journalistes et les tirs à balle contre des dirigeants de l'opposition et membres de la LDDH.
  • le droit des femmes,
  • le droit au logement,
  • le droit de l'enfant,
  • le droit de vote,
  • le droit des détenus,
  • le droit des employés,
  • le droit des minorités,
  • le droit des handicapés,

(A lire le document en le téléchargeant avec le lien ci-dessus)



07/02/2017 (Brève 919) Bruxelles. Soirée musicale le 11/02-19:00 pour soutenir Jabha et tous les prisonniers politique à Djibouti

Une grande soirée musicale est organisée à Bruxelles le 11 février à 19h par la communauté djiboutienne de Belgique avec le soutien d'Asbl interpoles, en soutien à Mohamed Ahmed Jabha et à tous les prisonniers politiques qui sont incarcérés à Djibouti.

Soirée musicale du 11 février 2017 en soutien aux prisonniers politiques à Djibouti

Avec la participation des grands chanteurs Aziz et Père Robert

Salle La Cle
quai de l'industrie - (près des Arts et Métiers)
1000 - Bruxelles

Participation : 10 €



06/02/2017 (Brève 918) Chine – États-Unis : les choix (très) risqués de Djibouti (Ahmed Waberi dans Contrepoints)

La Chine va rompre avec sa tradition de non-ingérence en disposant bientôt d’une base militaire à Djibouti. L’inquiétude monte à Washington.

Lien avec l'article original : https://www.contrepoints.org/2017/02/06/280142-chine-etats-unis-choix-tres-risques-de-djibouti

Par Ahmed Waaberri.

Changement de doctrine à Pékin : pour la première fois de sa longue histoire, la Chine va bientôt disposer d’une base militaire à l’étranger – dans le petit État africain de Djibouti, précisément. Et rompre avec une tradition de non-ingérence qui n’est plus adaptée à son statut de superpuissance.

Le choix de Djibouti ne doit rien au hasard. De plus en plus présente en Afrique, la Chine se doit d’y sécuriser ses investissements et entreprises. Mais, de par sa situation géographique, à l’intersection du Golfe d’Aden et de la Mer Rouge, Djibouti est aussi et surtout une place forte et stratégique d’un point de vue militaire. Un atout qui n’a pas échappé à Pékin, alors que la Chine entend prendre une part croissante dans la résolution des conflits sur le continent africain.

Mais les Chinois ne seront pas seuls à Djibouti. Le pays de la Corne de l’Afrique abrite déjà une base militaire française et une base américaine. De Camp Lemonnier décollent notamment les drones américains à destination des terrains d’opération du Moyen-Orient. Dans ces conditions, c’est peu de dire que les États-Unis ont vu d’un mauvais œil l’arrivée de l’Armée de Libération du Peuple au sein d’installations militaires, remises à neuf en 2009 pour 14 millions de dollars, dont ils ont été priés de décamper par le régime de Djibouti.

Les Chinois « sont les plus gros investisseurs dans notre pays », a balayé Ismael Omar Guelleh (IOG), le très autocratique président djiboutien. Les faits lui donnent raison : en contrepartie de son installation militaire, la marine chinoise a promis d’investir pas moins de 590 millions de dollars dans l’extension du port.

Mais le rapprochement entre la Chine et Djibouti est un calcul de court terme. Aux États-Unis, les voix s’élèvent qui appellent à reconsidérer l’alliance du pays avec un régime de plus en plus décrié, maintenant sa population sous un joug féroce et risquant, par ses choix stratégiques, de déstabiliser encore davantage la région.

- L’inquiétude monte à Washington

Dès janvier 2016, deux parlementaires américains, les républicains Dana Rohrabacher et Chris Smith, ont écrit une lettre aux ministres de la Défense et des Affaires étrangères, demandant que Washington reconsidère son soutien au régime d’IOG. Condamnant le « comportement erratique et antidémocratique » de l’homme fort de Djibouti, ils appelaient les États-Unis à « exiger que le président Guelleh se retire ».

Lâcher IOG ? Ce qui aurait été impensable il y a quelque temps, ne serait-ce qu’en raison de l’importance stratégique de la base de drones américaine à Djibouti dans la lutte contre l’État islamique, devient possible à la lumière des nouvelles alliances du potentat africain. Avoir les Chinois pour voisins ne fait visiblement pas rêver les militaires américains.

Toujours en 2016, un autre parlementaire, Duncan Hunter, rapidement joint par ses deux collègues, s’est officiellement ému du rapprochement entre Pékin et le quasi-dictateur de Djibouti. Relevant les risques que cette nouvelle alliance fait peser sur la sécurité des États-Unis, l’élu américain dénonçait alors « un régime corrompu et répressif », entretenant de par trop « chaleureuses relations avec la Chine ».

Enfin, Tom Kelly, le propre ambassadeur américain à Djibouti, a tenu à rappeler que la base américaine est « la plus importante base militaire américaine dans le monde… Elle est prioritaire pour toutes les actions » que les États-Unis entreprennent.

Avec une nouvelle base chinoise à leur porte, les craintes d’interférences, notamment en matière de renseignement, sont vivaces. La cohabitation « sera un défi pour tous les acteurs concernés », prévient le diplomate.

Les mises en garde américaines ne semblent pas, pour l’heure, effrayer IOG. Mais pour un pays de 900 000 habitants, dont l’économie repose presque entièrement sur l’argent versé par les gouvernements étrangers en échange du stationnement de leurs troupes et de leurs navires de guerre, le risque est grand de mécontenter un allié aussi puissant que Washington. Surtout à la veille de la prise de pouvoir d’un certain… Donald J. Trump.

- L’arrivée de Donald Trump rebat les cartes

L’ambassade des États-Unis à Djibouti est, de longue date, impliquée dans plusieurs programmes d’assistance en faveur de la société civile djiboutienne. Depuis l’an 2000, plus d’une centaine de projets non-lucratifs, portés par les communautés locales, ont ainsi bénéficié de l’aide américaine. À titre d’exemple, 60 000 dollars ont été versés, en 2014, par l’ambassade à plusieurs associations visant à améliorer les conditions de vie de la population. Ce genre de coups de pouce résistera-t-il à l’inflexion que ne manquera pas de donner le nouveau président américain à la diplomatie de son pays ?

Donald Trump n’a jamais fait mystère de son désamour pour les Chinois. Bien avant sa campagne victorieuse, il fustigeait déjà, dans un livre paru en 2000, une Chine qui serait le « défi le plus important » que les États-Unis aient à relever, une Chine « ne souhaitant pas faire d’efforts pour améliorer les mauvais traitements que le gouvernement impose à ses citoyens ».

Et dans « Make America #1 Again » (2011), le futur 45e président considérait la Chine comme un « ennemi » de l’Amérique : « les dirigeants chinois ne sont pas nos amis », écrivait-il encore, mettant ses lecteurs en garde contre les dangers que représente cette nouvelle puissance économique pour les intérêts américains.

Si l’homme est accoutumé des phrases sans lendemain, il ne faudrait pas prendre à la légère les avertissements de Donald Trump quant au désengagement militaire des États-Unis vis-à-vis de ses alliés. Ses rodomontades sur les pays membres de l’Otan qui ne s’acquittent pas de leur part budgétaire sont tout à fait sérieuses. Tout comme l’est la crainte des Sud-Coréens et des Japonais quant à de possibles fermetures des bases américaines en Asie.

Le rapprochement de Djibouti avec la Chine est donc lourd de menaces : insécurité et tensions régionales, tensions entre la Chine et les États-Unis, augmentation de la pauvreté, sans parler des conséquences humaines, sanitaires et environnementales qui sont la marque de fabrique des entreprises chinoises en Afrique… Le tout, au détriment du peuple djiboutien.



31/01/2017 (Brève 917) Détention de l'opposant djiboutien Jabha: une situation ubuesque pour son avocat (RFI - Carol Valade)

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Me Zakaria Abdillahi est le président de l’une des deux ligues de défense des droits de l’homme à Djibouti et député d’opposition à l’Assemblée nationale. Lui-même incarcéré à plusieurs reprises, Me Zakaria consacre sa vie à défendre les opposants politiques face à la justice djiboutienne. Parmi eux, Mohamed Ahmed, dit Jabha, dont les proches sont toujours sans nouvelles malgré l’annulation de la procédure à son encontre. Me Zakaria Abdillahi répond aux questions de Carol Valade.

« Ce monsieur Jabha, où toutes les charges ont été abandonnées, et dont toute la procédure a été annulée pour non-respect des règles les plus élémentaires du Code de précédure pénale djiboutien, se trouve toujours dans les prisons de la République de Djibouti mais sans que nous sachions où. C'est quelque chose qui est quand même assez ubuesque, qui n'existe qu'à Djibouti. Et rappelez-vous ce qu'a dit le Premier ministre de la République de Djibouti: "Tant que je serai aux affaires, il restera en prison." Le procureur général était aussi ce jour là à l'audience de la Cour suprême. Je m'adresse au procureur général et je lui dis: "mais il est où mon client ?" Il a été incapable de me répondre... »

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♦ Contacté par RFI, le procureur de la République de Djibouti n'a pas tenu à répondre aux accusations formulés par Me Zakaria. « Dans les deux affaires, l'instruction est en cours » a-t-il précisé.



31/01/2017 (Brève 916) Publication du rapport annuel 2016 de la LDDH, qui recense toutes les violations des DH commises par le régime djiboutien, Exécutions, incarcérations arbitraires, non respect des règles du travail, etc.. Le rapport peut-être téléchargé en version PdF sur le site de l'ARDHD

La LDDH, sous la signature d'Omar Ewado en qualité de Président, nous a fait parvenir son rapport annuel 2016. Ce rapport est mis à la disposition de tous les internautes sur le site de l'ARDHD - lien de téléchargement -.

Précis et bien documenté, il reprend

  • région par région, toutes les atteintes aux D.H. qui sont commises par les autorités djiboutiennes sous les ordres du Magistrat suprème, le Président Ismaël Omar Guelleh et ses proches.
  • les activités de la LDDH et de ses dirigeants,
  • des informations sur la situation des travailleurs et les excés commis par les différents employeurs, en particulier, en violation du Droit du Travail


29/01/2017 (Brève 915) Erythrée : les Français inquiets pour Djibouti. Paris accroît la défense de l'espace aérien de l'ancienne colonie.(Libération) ATTENTION, il s'agit d'un article de 1999, conseillé par un lecteur.

Lien avec l'article original : http://www.liberation.fr/planete/1999/02/12/erythree-les-francais-inquiets-pour-djibouti-paris-accroit-la-defense-de-l-espace-aerien-de-l-ancien_264801

Dans la corne de l'Afrique, où l'Ethiopie et l'Erythrée s'affrontent, les militaires français sont particulièrement inquiets pour la sécurité de leur «bac à sable», la république de Djibouti. Les 3 100 soldats «prépositionnés» (* D'après nos informations, le chiffre serait plus proche d'une fourchette comprise entre 1.700 et 1.900 - Note de l'ARDHD) dans cette ancienne colonie ont été placés dans une «posture de vigilance confortée», a annoncé hier le ministère de la Défense. Washington a par ailleurs demandé à ses ressortissants de quitter l'Ethiopie et l'Erythrée.

Aux yeux de l'état-major, la principale menace vient de l'aviation érythréenne, qui pourrait s'en prendre au port de Djibouti, par où transite l'essentiel du commerce de l'Ethiopie. Les militaires redoutent moins un bombardement, peu probable, qu'une simple incursion au-dessus de la ville. Une «gesticulation», comme disent les stratèges, qui ridiculiserait la France, incapable d'assurer la défense de l'espace aérien de Djibouti.

Satellite espion. Les Erythréens ont désormais les moyens d'une telle action. Ils ont acquis six Mig 29, et selon la DGSE, d'autres sont en cours de livraison. Ces avions très performants, de fabrication russe, appartiennent à la même génération que les Mirage 2000 ou les F16 C américains. A plusieurs reprises, le satellite espion français Hélios 1 les a photographiés sur leur base d'Asmara, et des vols de reconnaissance de Mirage IVP auraient eu lieu au-dessus de l'Erythrée. Les Mig 29 seraient pilotés par des «conseillers» étrangers. Prudence. Face à cette menace,

Paris renforce les moyens de défense aérienne de Djibouti. Sur place, l'armée de l'air maintient une dizaine de Mirage F1C de l'escadron Vexin, un chasseur nettement moins moderne que le Mig 29. La marine a envoyé une frégate antiaérienne, le Jean-Bart, qui peut surveiller l'espace aérien erythréen depuis la mer Rouge. C'est sans doute insuffisant: «Nous avons un délai d'alerte de trois minutes», reconnaît-on au ministère de la Défense. Dans cette région montagneuse, un avion de chasse peut se faufiler à basse altitude sous les «lobes» radars sans être détecté. Et déboucher tranquillement devant Djibouti. Prudente, l'armée de l'air a discrètement envoyé des radars mobiles et des moyens de transmissions supplémentaires.

Des batteries de missiles Crotale et Mistral protègent la base aérienne, qui sert d'aéroport à Djibouti, alors que l'état-major étudie la possibilité d'envoyer des missiles sol-air moyenne portée Hawk. Ceux-ci avaient été installés à N'Djamena (Tchad), au plus fort des affrontements avec la Libye. 



28/01/2017 (Brève 914) Relations Chine-Etats-Unis : Djibouti au centre d’une nouvelle guerre froide (JolPress)

Lien avec l'article original : http://www.jolpress.com/relations-chine-etats-unis-djibouti-au-centre-dune-nouvelle-guerre-froide-article-835645.html

Avec l’entrée en fonction du nouveau Président américain, farouchement opposé à la Chine, Djibouti risque de se retrouver pris en étau entre les deux grandes puissances mondiales. L’actuelle position sinophile du Président Ismail Omar Guelleh pourrait dans ce contexte de tension compromettre les bonnes relations avec Washington et mettre durablement en péril la stabilité du pays.

En déclarant ces mots sur la chaîne américaine Fox en décembre dernier, le président-élu Donald Trump mettait fin à quarante ans de politique diplomatique américaine. Et ouvrait un nouveau chapitre dans l’histoire des relations sino-américaines : une ère de méfiance et de tension. Considérée comme une dictature et accusée d’agir unilatéralement dans ses relations commerciales, Pékin a été désigné de longue date comme "ennemi" des Etats-Unis par Donald Trump. Le Président récemment entré en fonction entend donner la priorité aux intérêts américains et semble dessiner les contours d’une nouvelle forme de guerre froide. 

Seule base militaire américaine en Afrique, Djibouti pourrait bien se retrouver au centre des tensions entre Pékin et Washington. Donald Trump a déjà fait connaître ses réserves quant à la pertinence des alliances militaires négociées par ses prédécesseurs et du maintien d’une présence militaire américaine sur le sol étranger. Conseiller stratégique de son équipe de transition, Pete Hoekstra a émis des critiques sur les relations militaires qui unissent le petit pays de la Corne de l’Afrique au géant asiatique, dénonçant le népotisme débridé du dirigeant djiboutien au détriment d’une stratégie globale de lutte contre les menaces sécuritaires dans la région.

Quel impact pour l’économie djiboutienne ?

Partenaire historique de Djibouti, les Etats-Unis versent à eux seuls plus de 70 millions de dollars par an, aide au développement incluse. Le Président IOG, aujourd’hui dans son quatrième mandat à la tête du pays à la suite d’une réforme constitutionnelle, a pourtant commencé à leur tourner le dos pour se rapprocher de la Chine. Un clientélisme qui vaut aujourd’hui à Pékin d’avoir dépassé Washington en devenant le premier partenaire commercial de Djibouti.

Manifestement inconscient des tensions dont il est l’objet, Guelleh s’exprimait : "La Chine a le droit de défendre ses intérêts comme tout le monde". Le gouvernement djiboutien a ainsi ordonné aux autorités américaines l’évacuation de leur base militaire, et ce, malgré des investissements colossaux dans le Port d’Obock, un projet qui avait mobilisé à lui seul 14 millions de dollars américains directement prélevés des poches de Washington. En parallèle, la Chine renforce sa présence sur place en postant plus de 10 000 hommes de manière permanente.

Le résultat de cette sinophilie du Président djiboutien est pour l’heure que les Etats-Unis envisagent de quitter définitivement le pays pour s’établir au Sénégal. Privé de la présence militaire américaine et face au déclin de ses relations avec la France, Djibouti serait alors entièrement livré à la puissance chinoise, bien déterminée à consolider sa présence sur le continent africain. Nul doute, dès lors, que cette sinophilie finira d’achever les relations économiques et diplomatiques entre Djibouti et Washington. Mais Pékin est-il prêt à assumer à lui seul le rôle de deux grandes puissances ?

En laissant le pays sous l’entière coupe de la Chine, IOG condamne son économie à être placée sous respirateur artificiel provenant d’une seule et unique source. La mainmise de la Chine sur l’économie djiboutienne fait en outre peser un risque en cas de récession du géant chinois. La fermeture du marché américain et de ceux des pays qui s’aligneront sur la ligne de Washington pourrait plonger la Chine dans une période de troubles économiques et la forcer à ralentir sa production, faute de débouchés. Que se passera-t-il lorsque Pékin coupera ses investissements dans les infrastructures djiboutiennes ?