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De N à M .....

Inspiré des caricatures de Roger Picon

OBSERVATOIRE
de la situation des Droits
de l'Homme à Djibouti

L'ARDHD milite, depuis 1992,
pour la Démocratie et la Justice à Djibouti
et pour l'instauration d'un régime
qui respecte tous les citoyens, toutes les libertés fondamentales
et les Droits Humains

Mis à jour 6/11/15
L'ARDHD dénonce - la vague de répression sans précédent, qui s'abat à Djibouti contre tous ceux qui s'opposent pacifiquement, - les arrestations des opposants, - la torture généralisée pour instaurer un climat de terreur.
Le dictateur qui s'est auto-attribué un 4ème mandat, majoritairement refusé par le pays, se trouve aussi confronté à des difficultés importantes par exemple : budgétaire, affaire Borrel, plainte pour génocide et crimes contre l'humanité, biens mal acquis à Paris, contestation de la fraude électorale massive, lourde condamnation financière de la République de Djibouti dans le procès que Guelleh avait intenté contre A. Borreh (à Londres)....
Par réacton, le régime se durcit de façon dramatique et la communauté internationale doit réagir pour empêcher une catastrophe à Djibouti et de nouveaux massacres de femmes, d'enfants et d'hommes sans défense, comme le dernier en date du 21 décembre 2015 avec 62 morts et disparus et 52 blessés.
Sans compter les risques d'affrontement dans le Nord avec l'arrivée de troupes éthiopiennes, à proximité de la frontière avec l'Erythrée, et surtout la mainmise de la Chine sur l'économie.

23/06/2017 (Brève 1016) Bonnes fêtes de l'Aïd à tous les musulmans (lien avec l'article)

20/06/2017 (Brève 1015) « Jabbha », plus vieux détenu politique de Djibouti, condamné à la mort carcérale (Par Me Bérenger Tourné -Le grand soir) (lien avec l'article)

20/06/2017 (Brève 1014) Le plombier en Chef a ouvert le robinet pour alimenter les habitants en eau ! (lien avec l'article)

19/06/2017 (Brève 1013) L’incarcération et la torture pour réprimer la FAIM des jeunes de Tadjourah (LDDH) (lien avec l'article)

19/06/2017 (Brève 1012)La crise du Golfe ravive les tensions entre l'Érythrée et Djibouti (France 24) (lien avec l'article)

19/06/2017 (Brève 1011) Djibouti "considère comme un acte de guerre l'occupation érythréenne d'une partie de son territoire" (Agence Xinhua) (lien avec l'article)

19/06/2017 (Brève 1010) Djibouti: l’opposant Mohamed Ahmed, dit Jabha, condamné à 15 ans de prison (RFI) (lien avec l'article)

19/06/2017 (Brève 1009) le droit a perdu et la force a gagné. Jabha condamné à 15 ans de réclusion (LDDH) ! (lien avec l'article)

18/06/2017 (Brève 1009) Djibouti: Mohamed Ahmed, dit Jabha, condamné à 15 ans de réclusion ! (lien avec l'article)

18/06/2017 (Brève 1008) Djibouti: après 7 ans de prison Mohamed Ahmed, dit Jabha, comparaît ce dimanche (RFI) (lien avec l'article)

18/06/2017 (Brève 1007) La plaidoirie interdite pour un opposant à Djibouti (Paris Match signé Jacque Dibona) (lien avec l'article)

18/06/2017 (Brève 1006) Les plombiers de Guelleh ouvrent partiellement les vannes à Ali Sabieh (lien avec l'article)

17/06/2017 (Brève 1005) Après le retrait du Qatar, nouvelles tensions entre Djibouti et l'Erythrée (RFI) (lien avec l'article)

17/06/2017 (Brève 1004) Alisabiens, patience ! Le plombier chef va venir jeudi avec les clefs de la pompe à eau (lien avec l'article)

16/06/2017 (Brève 1003) Le vétéran des prisonniers politiques revient hanter Guelleh (Alerte LOI) (lien avec l'article)

14/06/2017 (Brève 1002) Retrait d'une force d'observation du Qatar entre l’Érythrée et Djibouti (lien avec l'article)

13/06/2017 (Brève 1001) ALERTE ROUGE - L'ONEAD refuse d'approvisionner l'eau à Ali Sabieh. Appel d'urgence de la LDDH (Photos sur Facebook) (lien avec l'article)

12/06/2017 (Brève 1000) 2ème round – La délégation djiboutienne à la 106è CIT de l’OIT à Genève en juin 2017 fuit la conférence. (HCH 24 signé Hassan Cher) (lien avec l'article)

10/06/2017 (Brève 999) Pénurie ou blocus de l'eau à Ali Sabieh ? (LDDH) (lien avec l'article)

10/06/2017 (Brève 998) Addis Abeba cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis de Djibouti (La Tribune Afrique, signé par Amine Ater) (lien avec l'article)

09/06/2017 (Brève 997) L'UDT-UGTD déposent un rapport auprès de devant la commission des vérifications de pouvoir de l'AG de l'OIT (lien avec l'article)

09/06/2017 (Brève 996) Guelleh fait provoquer des délestages de la 3G à Djibouti (Info LOI, article payant) (lien avec l'article)

09/06/2017 (Brève 995) Délit d'opinion (Communiqué de la LDDH) (lien avec l'article)

09/06/2017 (Brève 994) Quarante ans après l’indépendance, le pays est à la croisée des chemins. Continuer ou rompre la dictature (Tribune signée par Mohamed Kadamy pour Afrique-Asie) (lien avec l'article)

06/06/2017 (Brève 993) Libération de Madame Ouma Mohamed Deberkaleh. Mais 200 nomades restent incarcérés sans motif. (Info lecteur) (lien avec l'article)

01/06/2017 (Brève 992) Un épisode méconnu de la colonisation de la Côte Française des Somalis (actuel Djibouti), qui bouleversa la répartition des peuplements locaux (Ouvrage écrit par Hassan Adawa Ali Ganta) A acheter en ligne. (lien avec l'article)

26/05/2017 (Brève 991) Omar Gabasse, représentant de la LDHH pour le nord Europe adresse ses voeux à l'occasion du Ramadan à toutes les Djiboutiennes et Djiboutiens et demande aux autorités djiboutiennes de relâcher les nomades injustement emprisonnés. (lien avec l'article)

24/05/2017 (Brève 990) Bon ramadan à tous les musulmans dans le monde et en particulier aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens, qu'ils résident au pays ou qu'ils soient exilés. (Equipe ARDHD) (lien avec l'article)

24/05/2017 (Brève 989) Plainte des syndicats djiboutiens UDT et UGTD auprés du DG du BIT à Genève pour manipulation par leur gouvernement de la représentation syndicalelors de l'assemblée générale de l'OIT du 5 au 10 juin 2017 (lien avec l'article)

22/05/2017 (Brève 988) DJIBOUTI – JE SOUTIENS « JABHA »! L'ACAT lance une campagne de soutien et d'interpellation - Merci de votre engagement. (lien avec l'article)

18/05/2017 (Brève 987) Trop, c'est trop ! La répression féroce se poursuit sans relâche contre les populations du Nord de Djibouti (LDDH) (lien avec l'article)

15/05/2017 (Brève 986) La base chinoise à Djibouti: un peu plus qu'une simple installation de soutien logistique (Blog Ouest-France) (lien avec l'article)

12/05/2017 (Brève 985) Alerte à Djibouti : plus de cent nomades raflés dans le nord, détenus au secret à Nagad (Représentation LDDH) (lien avec l'article)

12/05/2017 (Brève 984) La guerre de la pêche est ouverte entre les Afar et les Chinois (LOI) (lien avec l'article)

12/05/2017 (Brève 983) Opérations de ratissage dans le Nord de Djibouti (Confirmation dans LOI) (lien avec l'article)

08/05/2017 (Brève 982) Exclusion et marginalisation dans le Sud de Djibouti. Multiplication des arrestations et des incarcérations dans le Nord (LDDH) (lien avec l'article)

04/05/2017 (Brève 981) À Djibouti, la Chine défie l’Amérique (Extrait de Courrier International / New York Times) (lien avec l'article)

03/05/2017 (Brève 980) Le modèle économique de Djibouti voue-t-il sa population à la pauvreté ? (Bellaciao) (lien avec l'article)

01/05/2017 (Brève 979) La LDDH demande, dans un communiqué, au régime djiboutien de lever toutes les restrictions relatives au monde du travail (lien avec l'article)

21/04/2017 (Brève 978) Le régime dictatorial et policier de Guelleh persiste : nouvelle arrestation dans le nord de Tadjourah (LDDH) (lien avec l'article)

19/04/2017 (Brève 977) Nouvelle vague de répression arbitraire contre les populations du nord (LDDH) (lien avec l'article)

17/04/2017 (Brève 976) le  FRUD condamne tout acte mettant en péril la vie des civils et portant atteinte à leurs biens (Communiqué du 15/04/17) (lien avec l'article)

17/04/2017 (Brève 975) Surendetté, l’Etat djiboutien s’abandonne peu à peu à ses créanciers chinois (Article de Secret Défense, signé par P. Escande, conseillé par un lecteur) (lien avec l'article)

07/04/2017 (Brève 974) LDDH : La police a commis une exécution extrajudiciaire contre un jeune homme réfugié Ethiopien. (lien avec l'article)

06/04/2017 (Brève 973) Présidentielle 2017 : l’Afrique s’invite dans le débat ! (lien avec l'article)

03/04/2017 (Brève 972) Guelleh limoge son Ministre de l'énergie Yacin Houssein Bouh. (lien avec l'article)

 
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23/06/2017 (Brève 1016) Bonnes fêtes de l'Aïd à tous les musulmans

L'équipe de l'ARDHD souhaite de joyeuses fêtes à tous les musulmans et particulièrement aux Djiboutiens, qu'ils soient au pays, réfugiés en Ethiopie ou établis dans d'autres pays.

Pour certaines et pour certains, l'engagement a été particulièrement significatif, soit en raison des fortes chaleurs, des pénuries d'eau ou de la longueur des journées en particulier en Europe du Nord.

Nous souhaitons à toutes et à tous de joyeuses fêtes pour marquer la fin de cette période de privation, de prières et de réflexion, en espérant, mais sans trop y croire, que le dictateur de Djibouti aura pris des résolutions pour mettre un terme à l'asservissement de la population, à l'accaparement de toutes les ressources nationales et aux violations des Droits de l'Homme.


20/06/2017 (Brève 1015) « Jabbha », plus vieux détenu politique de Djibouti, condamné à la mort carcérale (Par Me Bérenger Tourné -Le grand soir)

Lien avec l'article original : https://www.legrandsoir.info/jabbha-plus-vieux-detenu-politique-de-djibouti-condamne-a-la-mort-carcerale.html

Mohamed Ahmed Edou, dit « Jabbha », est un militant du FRUD, le Front pour la restauration de l’Unité et de la Démocratie à Djibouti.

Il est un combattant de la liberté des Afars et des Somalis, comme l’était Mandela pour les Bafokengs et les Bochimans d’Afrique du sud. Il est un combattant de la liberté de tous les peuples de Djibouti, Etat volé à ces derniers comme l’Amérique fut prise aux indiens.

« Jabbha » a été arrêté le 3 mai 2010 par des soldats de l’armée du régime autocratique de Oma Guelleh alors qu’il essayait de défendre une femme enceinte que ces mêmes soldats tentaient de violer, près de Moussa Ali, au Nord-Ouest du district de Tadjoura.

Après 60 jours au secret à être torturé par les sbires du service de documentation et de la sécurité, les services spéciaux djiboutiens, il sera écroué à Gabode, dans des conditions sanitaires déplorables.

Outre la privation de liberté, il va souffrir pendant plus de sept ans, sévices et humiliations pour finir par contracter un cancer au foie que va récemment révéler l’expertise médicale devant néanmoins le déclarer à comparaître devant la Cour d’assises fantoche de l’Etat guignol de Djibouti.

Car Djibouti pour qui l’ignore, est une marionnette. Aux bouts des ficelles, il y a la France, l’Elysée, à laquelle l’autocrate Omar Guelleh vient rendre compte chaque fois qu’il y est invité, ou plutôt convoqué…

La Défense de Mohamed Ahmed Edou, dit « Jabbha » n’a pu se rendre à Djibouti pour le défendre. Elle n’a pas été convoquée pour l’audience par le greffe. Et surtout, toutes les dispositions étaient prises pour qu’elle soit refoulée à la frontière, si dès fois elle devait tenter de s’imposer.

C’est ainsi que Mohamed Ahmed Edou, dit « Jabbha », a été condamné ce dimanche 18 juin 2017 à 15 ans de réclusion criminelle à l’issue d’un procès dont les débats n’ont pas même duré plus de deux heures.

Il faut dire que le dossier de la procédure est aussi épais qu’une lame de rasoir. Il est vide. Aucun témoignage, aucune investigation, pas la moindre victime ne permet de fonder la moindre charge tangible.

Qu’à cela ne tienne. De plus vieux détenu politique du régime fascisant en place, « Jabbha » va sans nul doute devenir un nouveau martyr de la liberté, parce qu’au regard de son état de santé alarmant, tout porte à croire qu’il ne survivra pas à l’incarcération, et que l’on va le laisser crever en cellule sans lui fournir le minimum de soins qui devrait pourtant lui être prodigué en urgence.

Une adresse au Président de la République a été jetée dès le lendemain du verdict, comme une bouteille à la mer, pour l’alerter sur la situation et ses conséquences.

Car il est bien certain que si un battement d’aile de papillon à Tokyo peut provoquer un orage à New York, un claquement de doigt à Paris suffit à ouvrir les geôles de Djibouti.

A défaut, « Jabbha » est condamné, et la France sera alors complice de son assassinat judiciaire.

Bérenger Tourné
Avocat à la Cour



20/06/2017 (Brève 1014) Le plombier en Chef a ouvert le robinet pour alimenter les habitants en eau !

Tel Pharaon, le Génie de la Corne de l'Afrique est venu et il a ouvert, en majesté, le robinet d'eau qui va permettre l'adduction sur une partie du territoire dont la ville d'Ali Sabieh et la capitale (Info Xinhua Agence de presse chinoise)

Lien avec l'article : http://french.china.org.cn/foreign/txt/2017-06/20/content_41058930.htm

Le chef de l'Etat djiboutien, Ismail Omar Guelleh, a présidé lundi la cérémonie d'inauguration officielle d'un système d'adduction potable depuis l'Ethiopie.

Ce projet transfrontalier d'adduction d'eau potable entre Djibouti et l'Ethiopie a pu être réalisé grâce à un financement à hauteur de 59 milliards de francs Djibouti (environ 327 millions de dollars) de la Banque d'import-export de Chine.

L'eau ainsi acheminée depuis la vallée du Kulen dans la zone de Shinileh, en Ethiopie, est destinée en premier lieu aux régions sud de Djibouti et va également absorber les besoins colossaux en eau de la capitale.

Les régions Ali-Sabieh, Dikhil et Arta bénéficieront chacune d'environ 60.000 mètres cubes par jour. Un quota de 80.000 mètres cubes par jour est réservé à la capitale éthiopienne.

M. Guelleh, qui s'est exprimé à cette occasion, a indiqué ce projet constitue "un levier primordial" pour le développement de son pays.

"Avec la réalisation de ce projet, notre pays noue avec un nouvel état d'esprit, celui d'appréhender plus sereinement son développement après l'acquisition de dispositions indispensables à sa survie telle que l'eau", a-t-il déclaré.

L'Ethiopie a concédé gratuitement à Djibouti pour une période de vingt ans un volume de 100.000 mètres cubes d'eau par jour.

Il s'agit du troisième projet qui va relier ces deux pays, après le chemin de fer, et une ligne d'interconnexion électrique.

Avec une économie interdépendante, Djibouti et l'Ethiopie ambitionnent de devenir un exemple concret d'une intégration économique réussie dans cette partie de l'Afrique souvent connue pour les conflits armés et la famine.



19/06/2017 (Brève 1013) L’incarcération et la torture pour réprimer la FAIM des jeunes de Tadjourah (LDDH)

Dans un communiqué daté du 18 juin sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, nous avons confirmation de nouvelles arrestations en série de jeunes de Tadjourah.

Selon les informations dont nous disposons, ces jeunes auraient manifesté pour réclamer des embauches au niveau du nouveau port. Sans que nous disposions d'éléments chiffrés précis, la majorité du personnel opérationnel serait recruté dans d'autres régions, ce qui semble confirmer la volonté du pouvoir de maintenir les régions du Nord sous un embargo drastique et de les condamner à un appauvrissement systèmatique.

La LDDH affirme que ce sont des dizaines de jeunes qui auraient été ainsi arrêtés. Elle est en mesure déjà de diffuser les trois premières identités qu'elle a pu obtenir :

  • Ali Chehem Ali
  • Mohamed Ali Issa
  • Ali Hassan Ali

La LDDH rappelle que ce n'est pas la première fois que la Brigade de Gendarmerie de Tadjourah (à la sinistre réputation) procède à des arrestations "massives" de jeunes qui sont ensuite incarcérés et souvent victimes d'actes de torture.

Enfin la LDDH rappelle que ces arrestations n'apporteront pas la solution et que les Pouvoirs publics devraient offrir des opportunités d'embauche aux jeunes des régions du nord du pays.

L'ARDHD apporte tout son soutien à la LDDH qui dénonce et à condamne ces faits et se joint à sa voix pour réclamer la libération immédiate et sans condition des jeunes qui sont actuellement détenus.



19/06/2017 (Brève 1012)La crise du Golfe ravive les tensions entre l'Érythrée et Djibouti (France 24)

Lien avec l'article original : http://www.france24.com/fr/20170619-crise-golfe-ravive-tensions-entre-erythree-djibouti-diplomatie-qatar-arabie-saoudite

Les troupes qataries ont quitté Ras Doumeira, région frontalière que se disputent l'Érythrée et Djibouti.

Ce départ, décidé par Doha à la suite de la crise avec l'Arabie saoudite, provoque un regain inquiétant de tensions entre les deux pays. La crise diplomatique entre le Qatar et les pays du Golfe a des répercussions sur ses voisins dans la Corne de l'Afrique.

Les États de Djibouti et de l'Érythrée se retrouvent au bord du conflit en raison du départ de troupes de médiation qataries dans la région du cap Doumeira, à la frontière entre les deux pays. Djibouti affirme que l'Érythrée a profité du retrait du contingent pour occuper le territoire disputé de Ras Doumeira. À la demande du voisin éthiopien, le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra lundi 19 juin à New York des consultations sur le litige.

Asmara, de son côté, n'a pas directement réagi à ces accusations et indiquait que le gouvernement érythréen ne commenterait pas "les informations – factuelles et spéculatives – produites ces derniers jours.

" Dans le même temps, le président de la commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a appelé les deux pays au "calme et à la retenue" et annoncé l'envoi d'une mission chargée d'établir les faits.

Le Qatar s'était interposé entre les deux pays de la Corne de l'Afrique en juin 2008, au terme d'un conflit armé de quatre jours pour le contrôle de Ras Doumeira, promontoire stratégique à l'entrée de la mer Rouge. L'Érythrée et Djibouti s'étaient alors engagés à résoudre leur conflit territorial sous la médiation de Doha. Les Qataris devaient rester déployés dans la zone disputée jusqu'à l'accord final.

++ Un retrait "unilatéral"

Cet équilibre a volé en éclats. Le 14 juin, le ministère des Affaires étrangères qatari a indiqué que "l'État du Qatar avait informé le gouvernement de Djibouti du retrait de toutes ses troupes déployées à la frontière avec l'Érythrée".

Une décision qui intervient à la suite de la crise diplomatique qui a éclaté entre Doha et l'Arabie Saoudite  – suivie par plusieurs pays du Golfe –, qui accuse le Qatar de "soutenir le terrorisme islamiste". Djibouti, comme l'Érythrée, entretenant de bonnes relations avec l'Arabie saoudite et ses alliés des Émirats arabes unis, tous deux ont choisi leur camp. Djibouti reproche aujourd'hui au Qatar d’avoir agi "de façon unilatérale et sans consultation".

++ Le Qatar, élément de stabilité dans la région

Pour Patrick Ferras, directeur de l'Observatoire de la Corne de l'Afrique, les cris d'orfraie de Djibouti constituent une "hypocrisie diplomatique". "[Djibouti] a été peu reconnaissant de l’implication du Qatar depuis neuf ans pour résoudre son problème frontalier", rappelle-t-il dans un post du blog  soulignant que Djibouti a peut-être été trop prompt à soutenir l'Arabie saoudite. "Il s’en aperçoit et tente d’attirer les yeux du monde sur une possible reprise du conflit avec Asmara", continue-t-il.

"Les Qataris sont impliqués sur plusieurs terrains en dehors de leur territoire", explique à France 24 H.A. Hellyer, spécialiste d’histoire arabe contemporaine et membre du think tank Atlantic Council. Dans sa quête de visibilité internationale, le Qatar a multiplié les médiations dans la Corne de l'Afrique : au Darfour, au Soudan… et à la frontière djibouto-érythréenne.

"Beaucoup de pays qui mettent la pression sur le Qatar sont également impliqués dans la région", souligne l'analyste. "Il y a sans doute plusieurs autres zones dans le même cas de figure que Djibouti et l'Érythrée. Si la crise dans le Golfe continue, ce type de perturbation va se multiplier."

Djibouti souhaite que le Conseil de sécurité de l'ONU ordonne à l'Érythrée de se retirer. Dans le cas contraire, l'escalade n'est pas à exclure. Le ministre djiboutien des Affaires étrangères, Mahmoud Ali Youssouf, a prévenu jeudi : "Si l'Érythrée persiste dans sa recherche de solutions militaires, Djibouti est prêt à cette éventualité".

De plus, comme le souligne RFI, le contexte est différent de celui de 2008. En 2016, les gouvernements djiboutien et éthiopien ont signé un accord de défense. Par l'engrenage des alliances, l'Éthiopie, ennemi héréditaire de l'Érythrée, pourrait donc réagir en cas d'attaque contre Djibouti, et provoquer un nouvel embrasement de la Corne d'Afrique.



19/06/2017 (Brève 1011) Djibouti "considère comme un acte de guerre l'occupation érythréenne d'une partie de son territoire" (Agence Xinhua)

Lien avec l'article original : http://french.china.org.cn/foreign/txt/2017-06/19/content_41056669.htm

"L'Erythrée a repris ses hostilités envers Djibouti, notamment à travers l'occupation, une nouvelle fois, d'une portion du territoire national", a déclaré lundi à la presse le chef de la diplomatie djiboutienne, Mahmoud Ali Youssouf.

"Djibouti considère comme un acte de guerre l'occupation érythréenne d'une partie de son territoire", a-t-il dit, avant de préciser que des troupes armés érythréens ont investi les zones de Doumeira et l'Ile de Doumeira où étaient déployées depuis 2010 les forces d'interposition du Qatar.

Ce regain de tension entre Djibouti et l'Erythrée fait suite à la décision du Qatar de retirer ses forces d'interposition déployées depuis 2010 dans les zones de Doumeira et l'Ile de Doumeira.

"Nous appelons la communauté internationale à prendre ses responsabilités face aux nouveaux agissements belliqueux de l'Erythrée", a par ailleurs souligné M. Youssouf, réitérant "la détermination de Djibouti à trouver une issue pacifique au différend frontalier qui l'oppose à son voisin érythréen".

Le chef de la diplomatie djiboutienne a fait savoir par ailleurs la détermination de son pays à "défendre l'intégrité de son territoire".

"La République de Djibouti a pris toutes les dispositions nécessaires pour protéger et préserver ses intérêts les plus légitimes", a-t-il conclu.



19/06/2017 (Brève 1010) Djibouti: l’opposant Mohamed Ahmed, dit Jabha, condamné à 15 ans de prison (RFI)

Lien avec l'article original : http://www.rfi.fr/afrique/20170618-djibouti-opposant-mohamed-ahmed-jabha-condamne-15-ans-prison

A Djibouti, après 7 ans de détention sans jugement, l’opposant Mohamed Ahmed, dit Jabha, a été jugé et condamné, ce dimanche matin 18 juin, par la Cour criminelle de Djibouti, à 15 ans de prison. Son avocat, Maître Zacharia, dénonce une condamnation politique et un arrêt de mort pour son client dont l'état de santé est critique.

Accusé par Djibouti d’être à la solde de l’Erythrée, l’opposant Mohamed Ahmed, membre du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD), n’avait jamais été jugé depuis sa mise en détention, en juin 2010. En quelques heures, ce dimanche, il a été reconnu coupable d’intelligence avec une puissance étrangère et organisation d’une formation paramilitaire.

Joint par RFI, Maître Zacharia, son avocat, dénonce le manque d’indépendance de la Justice djiboutienne. Selon lui, le dossier est vide et ces accusations ne sont qu’une instrumentalisation de la Justice à des fins politiques.

« Le Premier ministre avait dit, au mois d’octobre 2016, devant les députés djiboutiens, que Monsieur Jabha resterait en prison tant qu’il serait aux affaires. Effectivement, aujourd’hui, on lui a donné raison. C’est non seulement scandaleux, mais cela montre le manque d’indépendance de la justice djiboutienne. Rien ne pouvait justifier ce verdict. Et pour cause ! Pas de témoin, pas d’arme, pas de preuves matérielles et pourtant, ils requièrent trente ans, quasiment suivis à 15 ans par magistrats et les jurés », a-t-il précisé.

Maître Zacharia dénonce non seulement une condamnation politique, mais aussi un arrêt de mort pour son client dont l'état de santé est critique.

« La Cour n’a même pas fait preuve d’humanité. Ils avaient en face d’eux un homme malade. Il était assis parce qu’il ne pouvait même pas tenir debout. C’est vous dire. Et aujourd’hui, en plus des sept ans de détention arbitraire, on nous dit 15 ans. Mais c’est fini ! C’est une condamnation à mort. Ils savent très bien qu’à tout moment, il peut mourir. Il a un cancer inguérissable, il a subi des tortures. Il l’a expliqué devant la Cour. Garder ce monsieur dans un milieu carcéral, c’est la mort assurée », a-t-il affirmé.

Le procureur n'était pas joignable pour commenter ce verdict.



19/06/2017 (Brève 1009) le droit a perdu et la force a gagné. Jabha condamné à 15 ans de réclusion (LDDH) !

Dans un communiqué daté du 18 juin, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce les conditions illégales dans lesquelles a été tenues l'audience de la Cour criminelle de Djibouti, qui a condamné Mohamed Ahmed Edou dit Jabha à 15 ans de réclusion.

En particulier, le fait qu'il n'ait pas pu être défendu par son conseil, Me Béranger Tourné et les déclarations du premier Ministre Abdoukalder Kamil qui avait déclaré publiquement "Que JABHA resterait en prison tant qu’il serait aux Affaires".

Le communiqué rappelle qu"à "deux reprises, la Cour Suprême puis la COUR d’appel avait jugé la nullité de la procédure diligentée contre Jabha et avait ordonné sa mise en liberté d’office."

L'équipe de l'ARDHD soutient la dénonciation de ce procès politique par la LDDH.



18/06/2017 (Brève 1009) Djibouti: Mohamed Ahmed, dit Jabha, condamné à 15 ans de réclusion !

Selon nos correspondants, Mohamed Ahmed, dit Jabha, a été condamné ce jour à 15 ans de réclusion !!!

Pour comprendre cette décision scandaleuse et uniquement politique, rendue par des juges à la solde de Guelleh et de ses obligés, premier Ministre en tête :
1°) La cour d'appel de Djibouti avait annulé la procédure à son encontre et ordonné sa libération immédiate en octobre 2016, après sept années de réclusion, sans jugement.
2°) L"avocat français du prévenu n'a pas été "invité à venir plaider devant la cour et il a dû se contenter de transmettre sa plaidoirie à Me Zakaria, un avocat djiboutien. (Sans ne mettre en doute son honnêteté ni ses compétence, il n'est pas interdit de craindre qu'il soit susceptible de subir des pressions gouvernementales fortes, car sinon comment pourrait-il exercer son métier en toute indépendance et liberté, dans un pays où le dictateur et ses sbires dictent leur loi à tous, sans aucun contre-pouvoir ???)
3°) L'audience n'a pas duré longtemps : quelques heures à peine, ce qui est stupéfiant pour une affaire de cette ampleur ! Ce point pourrait-il confirmer qu'il s'agissait d'un procès "plié d'avance" rendu uniquement pour la façade ...
4°) Selon des informations que nous n'avons pas pu vérifier, le prévenu serait dans un état de santé très grave, après sept années passées à Gabode, sans aucun soin. Un minimum de compassion aurait dû prévaloir dans ces circonstances, mais elle n'a pas été retenue par la Cour.

En conséquence, Mohamed Ahmed va retourner en prison et ne sera même pas soigné. On mesure la portée des déclarations du premier Ministre qui s'était vanté de maintenir l'opposant en prison, tant que lui-même assurerait sa fonction. En plus cet homme doit même se réjouir, parce qu'il a certainement tiré toutes les ficelles d'un système judiciaire, traditionnellement aux ordres du pouvoir, à de rares exceptions.

Monsieur le premier Ministre, vous porterez désormais le poids d'une mort programmée et injustifiée. Nous saurons nous en souvenir ...



18/06/2017 (Brève 1008) Djibouti: après 7 ans de prison Mohamed Ahmed, dit Jabha, comparaît ce dimanche (RFI)

Lien avec l'article original : http://www.rfi.fr/afrique/20170618-djibouti-apres-7-ans-prison-mohamed-ahmed-dit-jabha-juge-avocat

Accusé par Djibouti d'être à la solde de l'Erythrée, l'opposant n'a jamais été jugé depuis sa mise en détention en juin 2010. Malgré une annulation de la procédure en octobre dernier, l'opposant est resté en prison et a même été privé de contact avec son avocat. La décision d'annuler les poursuites a été retoquée et finalement, Jabha va être jugé ce dimanche 18 juin par une cour criminelle.

En octobre dernier, la chambre d'accusation de Djibouti avait annulé l'ensemble de la procédure visant Mohamed Ahmed, dit Jabha, membre du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (FRUD). Accusé par Djibouti d'être à la solde de l'Erythrée, l'opposant n'avait jamais été jugé depuis sa mise en détention en juin 2010. Malgré cette décision, Jabha est resté en détention et a même été privé de contact avec son avocat durant plusieurs mois.

Pendant ce temps, le parquet a fait appel et la procédure a repris. « C’est quelqu’un qui a été détenu pendant plus de sept ans dans la plus grande illégalité et donc c’est la première fois qu’il va être jugé devant une cour criminelle, pour savoir si effectivement ce qu’on lui reproche est fondé ou pas », explique à RFI son avocat, Me Abdalahi Zacharia.

« Je vais vous dire une chose, c’est que je suis en face d’un dossier vide. Aucune preuve matérielle ! Et on lui reproche des prétendues intelligences avec une puissance étrangère, appartenance à un groupe de combat… Voilà… C’est des infractions ou des crimes fourre-tout.

Parce que plus de sept ans qu’il est en détention, l’accusation n’a pas voulu le juger ! Et comme par hasard, maintenant, après sa disparition pendant trois mois, il revient gravement malade. Le procureur lui-même dans son réquisitoire a reconnu que la santé de Monsieur Mohamed est critique.

C’est la raison pour laquelle ils se sont précipités pour qu’il ne meure pas en prison. Donc ils veulent le juger rapidement ».



18/06/2017 (Brève 1007) La plaidoirie interdite pour un opposant à Djibouti (Paris Match signé Jacque Dibona)

Lien avec l'article original : http://www.parismatch.com/Actu/International/La-plaidoirie-interdite-pour-un-opposant-a-Djibouti-1286804

Dimanche 18 juin 2017 commence à Djibouti le procèsMohamed Ahmed Edou, dit « Jabha », opposant au régime en place. Interdit d’accès au tribunal, son défenseur français nous confie des éléments de la plaidoirie qu’il sera empêché de prononcer.

Depuis 7 ans son avocat parisien Bérenger Tourné se bat pour faire connaitre ce qu’il qualifie de « forfaiture » et espère que les magistrats du siège, qui ont déjà rendu des décisions favorables au prévenu, sauront les confirmer. M. Mohamed Ahmed Edou, dit « Jabha », a été arrêté le 3 mai 2010 par les militaires du Régiment Inter Armée de Tadjourah, « alors qu’il essayait de défendre une femme enceinte que des soldats tentaient de violer, près de Moussa Ali, ville située au nord-ouest du district de Tadjourah ».Ce fait est établi par l’Organisation Mondiale Contre la Torture.

Dans ce procès inique la Défense de Mohamed Ahmed Edou, dit « Jabha » ne se leurre pas. Il ne suffit pas de proclamer, comme il est fait depuis désormais sept ans, que « Jabha » appartiendrait à une organisation terroriste, le FRUD, qu’il serait à la solde de l’Erythrée voisine ou qu’il aurait ourdi le projet de commettre des attentats sur le sol djiboutien, sans en apporter la moindre preuve.

 « Jabha » a été arrêté le 3 mai 2010 par les militaires du Régiment Inter Armée de Tadjourah. Il restera alors détenu, aussi arbitrairement qu’illégalement, dans différents lieux d’enfermement militaire, et demeurera placé au secret pendant 58 jours. La garde à vue lui sera finalement notifiée par un officier de police judiciaire de la Gendarmerie Nationale le 26 juin 2010, à 11 heures. Mais, le 28 juin, sans que le procureur se soit prononcé, cette monstrueuse garde à vue sera encore prolongée de 48 heures. Répétons qu’aucun interprète n’a assisté M. Mohamed Ahmed Edou lors de ces interrogatoires. A l’issue de sa garde à vue, le 30 juin 2010, il a été déféré devant le procureur de la République.

Suivant un réquisitoire introductif, il sera inculpé des chefs criminels d’intelligence avec une puissance étrangère, d’attentat et d’organisation d’une formation paramilitaire, faits prévus et réprimés par les articles 135, 143 et 153 du Code Pénal et sera placé sous mandat de dépôt  à la Prison Centrale de Gabode.

++ La défense de « Jabha » n’a eu de cesse durant les sept dernières années, où il est resté écroué à Gabode, de dénoncer la nullité de la procédure.

Elle a cru obtenir gain de cause quand la Cour suprême d’abord, puis de la Cour d’appel ensuite, ont courageusement prononcé « la nullité de la procédure diligentée à l’encontre de Mohamed Ahmed Edou [et ordonné sa] mise en liberté d’office ».

On sait cependant la suite, ce sont les propos tenus par le Premier Ministre de l’Etat de Djibouti lors des débats parlementaires à l’Assemblée nationale de Djibouti du 20 octobre 2016, qui a cru pouvoir impunément déclarer :

++ Tant que je serai aux affaires, je ne laisserai pas [« Jabha »] sortir de prison

« Après tout, qu’on le tue ou pas ce fameux Edou ou Jabha, qui va pleurer dans ce pays pour lui ? Qu’on le mette en prison qui va pleurer ? Personne il le connait, vous-même qui le défendez, vous le connaissez pas ».

Nous vous demandons donc solennellement, de vous arracher à la pression et de vous armer du plus grand courage, pour dire la vérité.

Et voilà ce qui dit « Jabha » sur ce qu’il a vécu : « J’ai été arrêté le 03 mai 2010 par l’armée Djiboutienne et je fus conduis à Margoeta, dans un camp militaire. J’y suis resté 24 heures. J’ai été transféré à Assa Gueyla et un hélicoptère m’a conduit vers Djibouti au siège du service de documentation et de la sécurité pendant cinquante-sept (57) jours.

Par la suite, je fus conduit à la gendarmerie pour une enquête et j’ai été placé en garde à vue pendant onze jours. Les gendarmes lisaient des documents et par la suite ils m’ont fait signer lesdits documents sans la présence d’un interprète en afar. L’interrogatoire devant les gendarmes s’est tenu en langue arabe et je ne comprenais pas tous parce que ce jour-là j’avais faim et j’étais malade. Ma santé était fragile. Au service de communication et de la sécurité, j’ai subi des tortures. »

Rien d’autre dans ce dossier ou aucune investigation matérielle n’a été entreprise, aucun témoin entendu, aucune victime ne s’est signalée. Et Il n’y a aucune charge tangible dans ce dossier.

De sorte que l’acquittement de M. Mohamed Ahmed Edou alias « Jabha » s’impose.

Alors qu’il ne m’a pas été permis de venir en personne plaider sa cause, lui que je défends depuis sept ans à des milliers de kilomètres de distance, depuis Paris, je voudrais vous dire, Mesdames et Messieurs les jurés et juges de la Cour d’assises de Djibouti, combien cela fut et demeure un honneur de le défendre.

Car il est toujours honorable de défendre un innocent.



18/06/2017 (Brève 1006) Les plombiers de Guelleh ouvrent partiellement les vannes à Ali Sabieh

Selon les informations les plus récentes qui nous ont été envoyées par la LDDH, les plombiers ont enfin ouvert les vannes de la nouvelle canalisation qui apportera l'eau en provenance d'Addis Abeba.

Mais partiellement seulement, pour répondre à la colère populaire légitime, car on pouvait tout craindre d'une population privée d'eau potable.

En même temps, il faut préparer la venue de Guelleh, qui tel le Pharaon d'opérette, va ouvrir les vannes qui vont permettre l'adduction d'eau dans toute la ville. C'est important pour sa popularité "forcée". Il faut que le bon peuple qui subit le joug de la dictature, applaudisse sa Grandeur qui apporte l'eau !!!

Brimer sa population pour soigner sa Gloire personnelle ... Est-ce sérieux ! Non, Guelleh est vraiment le Prince de pacotilles !!!



17/06/2017 (Brève 1005) Après le retrait du Qatar, nouvelles tensions entre Djibouti et l'Erythrée (RFI)

Lien avec l'article http://www.rfi.fr/afrique/20170617-djibouti-erythree-retrait-qatar-ras-doumeira-tensions-territoriales

La tension monte entre Djibouti et l'Erythrée. Mercredi, le Qatar a annoncé qu'il avait retiré ses troupes de la région du Ras Doumeira, un secteur revendiqué par les deux pays. Or, Djibouti accuse les soldats érythréens d'avoir profité du retrait qatarien pour se déployer dans la zone. Suite à sa saisine, le Conseil de sécurité de l'ONU examinera officiellement la question lundi prochain.

Face à l'opportunisme de son voisin, Djibouti a formellement protesté auprès des Nations unies. Le chef de la diplomatie du pays a écrit au Conseil de sécurité pour dénoncer « une atteinte directe » à sa souveraineté territoriale et « un danger majeur pour la paix et la sécurité de la région ».

Dans son message, Djibouti reproche au passage au Qatar d'avoir retiré ses troupes de façon unilatérale et sans consultation. Un choix qui a, selon le ministre djiboutien des Affaires étrangères, créé un vide dans la zone. « L'opposition des forces entre les deux pays peut dégénérer à tout moment », dit-il.

++ Derrière Djibouti, le spectre de l'Ethiopie

Djibouti demande ainsi au Conseil de sécurité d'ordonner à l'Erythrée de se retirer.
En effet, l'escalade n'est pas à exclure. Des affrontements armés entre les deux pays ont déjà eu lieu en 2008. Il s'étaient soldés par quelques victimes et des prisonniers de part et d'autre. C'est à ce moment que le Qatar avait joué les médiateurs.

Mais le contexte est aujourd'hui bien différent. Car l'an dernier, les gouvernements djiboutien et éthiopien ont signé un accord de défense. L'Ethiopie, ennemi héréditaire de l'Erythrée, pourrait donc réagir en cas d'attaque contre Djibouti, et provoquer un nouvel embrasement de la région.



17/06/2017 (Brève 1004) Alisabiens, patience ! Le plombier chef va venir jeudi avec les clefs de la pompe à eau

Selon les dernières informations transmises par la LDDH, la pénurie d'eau continue à Ali Sabieh où les habitants doivent résister à la chaleur ....

Courage ! Jeudi prochain, Guelleh va apporter avec lui, les clefs de la nouvelle pompe à eau qui va vous approvisionner à partir de la canalisation qui a été posée depuis Hadagala (Ethiopie).

Malheureusement, il n'était pas libre avant et vous devrez patienter encore quelques jours. C'est dur et inhumain ! Mais la Gloire du plombier chef, inaugurant ce bel ouvrage, mérite ce grand sacrifice. Dès jeudi vous pourrez louer sa magnificence et trinquer avec lui à l’heure du coucher du soleil.



16/06/2017 (Brève 1003) Le vétéran des prisonniers politiques revient hanter Guelleh (Alerte LOI)

Selon une alerte de LOI, Mohamed Ahmed dit Jabha, membre du FRUD serait convoqué aux assises de Djibouti le 18 juin, hors la présence de son avocat français, qui n'a pas été "invité" à plaider. C'est donc son correspondant sur place Me Zakaria Abdillahi qui devrait prononcer la plaidoirie en Défense.

Jabha est emprisonné depuis sept ans, sans jugement et en dépit d'une décision de la cour d'Appel qui avait annulé la procédure et prononcé sa libération en octobre 2016.

Les observateurs n'imaginent pas comment il pourrait bénéficier aujourd'hui d'un non-lieu ou d'une annulation de la procédure, depuis que le premier Ministre actuel s'était vanté publiquement de maintenir Jabha en prison, tant qu'il serait lui-même à la primature.

Mais l'état de santé du prisonnier est critique, laissé sans aucun soin depuis 7 années à Gabode, il pourrait être atteint d'un cancer du foi, diagnostic extrêmement grave s'il venait à être confirmé. Cela emportera-t-il une bienveillance de la Cour ?



14/06/2017 (Brève 1002) Retrait d'une force d'observation du Qatar entre l’Érythrée et Djibouti

Lien avec l'article : https://www.lorientlejour.com/article/1057076/retrait-dune-force-dobservation-du-qatar-entre-lerythree-et-djibouti.html

Le Qatar, empêtré dans une crise avec ses voisins, a annoncé mercredi le retrait de sa force d'observation déployée en 2010 entre l'Érythrée et Djibouti dans le but d'empêcher qu'un conflit entre les deux pays africains ne dégénère.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que "l'État du Qatar avait informé le gouvernement de Djibouti du retrait de toutes ses troupes déployées à la frontière avec l'Érythrée".

Il a affirmé que le Qatar avait été un "médiateur neutre" dans cette région de l'Afrique. Le Qatar n'a pas précisé de combien de soldats cette force est formée.



13/06/2017 (Brève 1001) ALERTE ROUGE - L'ONEAD refuse d'approvisionner l'eau à Ali Sabieh. Appel d'urgence de la LDDH (Photos sur Facebook)

La LDDH, dans un communiqué du 12 juin, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado lance un appel d'urgence en faveur des populations d'Ali Sabieh qui sont privées d'eau, sur décision (scandaleuse) de l'ONEAD.

Priver ainsi les populations civiles d'eau potable en pleine période de chaleur, est un acte inqualifiable, qui pourtant, n'a suscité aucune réaction des autorités politiques et administratives. Ce qui pourrait laisser penser à une volonté politique de priver la population de l'eau ou au minimum, un désintérêt des dirigeants actuels.

La situation devient catastrophique et la population pourrait bien se livrer à des manifestations légitimes de protestation. Le climat semble très tendu, en raison de cette pénurie provoquée volontairement (Voir les photos sur notre page Facebook https://www.facebook.com/equipe.ardhd)

++ L'ARDHD se joint aux protestations de la LDDH et soutient son appel aux autorités djiboutiennes et à la communauté internationale.

  1. "La LDDH dénonce et condamne sans réserve les comportements irresponsables du régime en place à Djibouti qui prive de l’eau potable les habitants de toute une ville (Ali-Sabieh).
  2. Enfin la LDDH lance un appel solennel à tous les bailleurs de fond de Djibouti à faire pression sur le Pouvoirs Djiboutien pour que les Assajogs puissent obtenir l’eau potable."


12/06/2017 (Brève 1000) 2ème round – La délégation djiboutienne à la 106è CIT de l’OIT à Genève en juin 2017 fuit la conférence. (HCH 24 signé Hassan Cher)

Lien avec l'article original : http://www.hch24.com/actualites/06/2017/djibouti-2e-la-delegation-djiboutienne-a-la-106e-cit-de-loit-a-geneve-en-juin-2017-fuit-la-conference/

Un proverbe somalien dit : « Doofaar abidkii ma daahiro oo ma daayo dabeecadiisa ». Dans une traduction directe en langue française, se proverbe signifie : Le phacochère n’est jamais propre et même s’il fait un effort pour être propre il ne peut se départir de ses habitudes. Et un autre proverbe arabe proche de celui-ci dit : « Le corps ne quitte une habitude que quand il se revêt du linceul mortuaire».

À Djibouti, tout le monde sait qu’un ministre, parlementaire, un juge, diplomate ou fonctionnaire de l’état est un figurant qui doit exécuter les taches des institutions du pays.  Ces institutions et hommes d’état doivent aussi fonctionnent pour faire croire à l’international qu’il y a une semblant d’état à Djibouti.

Mais en réalité c’est un seul homme qui décide pour tout et en tout dans ce petit pays de l’Afrique de l’Est.

L’une des bêtises la plus flagrante aux yeux de l’international est le cas du syndicat djiboutien. Depuis 1995 le gouvernement djiboutien fait promesses sur promesses à l’OIT mais rien ne bouge. Au contraire le gouvernement aggrave les choses en réprimant même les clones syndicaux,

La délégation djiboutienne dite tripartite déplacée pour assister à la 106ème conférence internationale du travail de l’OIT à Genève du 5-16 juin 2017 est restée sur place que 3 jours. Un membre du média en ligne « Djib-live » du gouvernement de Djibouti a été spécialement dépêché à Genève pour réaliser quelques photos avec le directeur de l’OIT pendant le bref séjour de la délégation.

Depuis le matin le jeudi 8 juin 2017, la délégation s’est dispersée à Londres, Bruxelles et Amsterdam pour passer des vacances de 15 à 30 jours. Or, la commission des vérifications de pourvoir de la 106ème CIT  de l’OIT à Genève en juin 2017 avait envoyé une convocation à la délégation gouvernementale djiboutienne afin d’écouter leur version sur une plainte de l’UDT/UGTD et rapport sur la situation syndicale à Djibouti en 2017.

Pour éviter l’humiliation la délégation a préféré prendre le large et un cadre de la représentation diplomatique de Djibouti à Genève est chargé de jouer la comédie devant la commission.

Aucun ministre ne peut se mettre sur le dos ce qui n’est pas du gout d’Ismaël Omar Guelleh, le président de Djibouti.

Hassan Cher



10/06/2017 (Brève 999) Pénurie ou blocus de l'eau à Ali Sabieh ? (LDDH)

La LDDH nous informe, dans un communiqué du 10 juin, signé par son Président Omar Ali Ewado, que les habitants de la ville d'Ali Sabieh seraient soumis à des restrictions d'eau, qui pourraient être la conséquence d'une volonté politique à titre probablement de représailles, car on imagine difficilement d'autres raisons.

Des témoins dignes de confiance auraient constaté qu'un camion citerne de ravitaillement aurait été empêché de livrer l'eau qu'il allait livrer, par les services de l'ONEAD.

Si le cas est bien vérifié, on ne peut que s'insurger contre cette pratique monstrueuse qui condamne tous les habitants d'une ville (femmes, enfants, vieillards) à la soif, en période de ramadan et de canicule.

Nous espérons que les appels de la LDDH envers la communauté internationale seront entendus et que le régime va immédiatement débloquer la situation, qui pourrait être associé à un acte criminel.



10/06/2017 (Brève 998) Addis Abeba cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis de Djibouti (La Tribune Afrique, signé par Amine Ater)

Lien avec l'article original : http://afrique.latribune.fr/entreprises/services/transport-logistique/2017-06-10/addis-abeba-cherche-a-reduire-sa-dependance-vis-a-vis-de-djibouti-735253.html

Le port de Berbera situé au Somaliland semble attiser l’intérêt du gouvernement éthiopien soucieux de multiplier ses accès à la mer. Addis Abeba dépend à 90% du port de Djibouti pour ses échanges commerciaux, une situation qui pourrait changer en cas d’entrée du gouvernement éthiopien dans le tour de table du port de Berbera géré par l’émirati DP World. Autre atout de ce complexe portuaire en extension, la présence d’une base militaire émiratie dans les environs. Le gouvernement éthiopien est actuellement en négociation pour acquérir des parts dans une co-entreprise impliquant DP World Ltd. Cette entreprise s'apprête à devenir gestionnaire d'un port au Nord de la Somalie. Une opération qui pourrait stimuler l'économie éthiopienne, qui jouit d'une croissance rapide, mais qui pâtit de l'absence de littoral. Les autorités éthiopiennes disposent d'un « accord de principe » pour intégrer le tour de table du port de Berbera.

°° Pré carré émirati
Ces pourparlers visent à donner à Addis-Abeba une part de 19% dans le capital du port de Berbera. Situé au Somaliland, un territoire semi-autonome de la corne d'Afrique qui aspire à devenir un Etat, la gestion de ce port a été confiée par les autorités du Somaliland à l'opérateur émirati, DP World basé à Dubaï, qui détient une concession de 30 ans pour gérer et développer les installations du port. Pour l'instant l'opérateur émirati et le gouvernement du Somaliland sont les actionnaires majoritaires du DPW Berbera.

En cas de succès des négociations, le tour de table devrait être réparti entre le Somaliland qui détient 30% de l'entreprise, DP World qui compte 51% et 19% pour Addis-Abeba. Le port de Berbera est situé sur le golfe d'Aden, une voie navigable stratégique qui mène à la mer Rouge et au Canal de Suez. Le Somaliland revendique également la location d'un aéroport militaire qui pourrait être étendue en une installation navale, à proximité du port.

++ Multiplier les points d'entrée en Ethiopie
Accéder au tour de table du port est donc très stratégique pour l'Ethiopie, deuxième nation en terme de démographie du continent et dont la politique économique vise à faire du pays un centre de fabrication orienté vers l'exportation. D'ailleurs, le FMI prévoit une croissance de 7,5% pour l'Ethiopie en 2017, ce qui représente le rythme le plus rapide sur le continent après la Côte d'Ivoire. L'intérêt d'Addis-Abeba pour le port de Berbera est l'installation en cours d'un terminal à conteneurs.

Une unité qui sera dédiée au trafic de conteneurs en tant que centre de transit pour les pays enclavés. Ce qui permettra à l'Ethiopie de diversifier ses points d'entrée et de sortie de marchandises. Pour rappel, plus de 90% du commerce de l'Ethiopie passe actuellement par Djibouti. Addis-Abeba a même construit un chemin de fer la reliant à Djibouti, de manière à réduire les temps de chargement de 3 jours à 12 heures. Montant de l'investissement, 2,6 milliards de dollars pour une ligne qui devrait transporter 7,5 millions de tonnes métrique de cargaison par an d'ici 2020.

L'Ethiopie a par ailleurs récemment acquis des navires cargos, de manière à renforcer la capacité de ses services de transport maritime. D'ailleurs les autorités du Somaliland prévoit la construction d'une route de 260 km reliant le port à la frontière éthiopienne. La base militaire émiratie représente pour sa part un argument sécuritaire en faveur de l'exploitation du port de Berbera. La proximité géographique avec les Emirats Arabes Unis devrait également permettre aux opérateurs éthiopiens d'importer des matériaux de construction à faible coûts.



09/06/2017 (Brève 997) L'UDT-UGTD déposent un rapport auprès de devant la commission des vérifications de pouvoir de l'AG de l'OIT

Lien de téléchagement du rapport complet : http://www.ardhd.org/photos/udt/rapport_situtation_sociale_djibouti_2017_utd_ugtd.pdf

Selon son auteur Hassan Cher Hared, secrétaire aux relations internationales de l’UDT, ce rapport co-signé par l'UDT et l'UGTD sur la situation sociale des droits syndicaux à Djibouti a été déposé auprès de la commission de vérification des pouvoirs des représentants désignés par les Gouvernements des Etats membres de l'OIT.

Il dénonce, preuve à l'appui le musellement permanent des syndicats légitimes de travailleurs et leur clonage (technique très utilisée par Guelleh à Djibouti, contre les syndicats, les partis politiques d'opposition et les associations de Défense des droits de l'homme en particulier) avec la complicité active d'hommes de main (de paille ?) du régime.

Il explique comment les représentants syndicaux, désignés par le dictateur, ne sont pas représentatifs et pourquoi ils ne devraient pas pouvoir rejoindre la Conférence, ni prendre part aux débats dans les commissions et lors de l'assemblée.

La délégation djiboutienne, qui est déjà privée du droit de voter, en raison du montant très important de la dette du pays envers l'organisation internationale, serait convoquée devant la Commission pour être entendue le lundi 12 juin 2017. Certains observateurs assurent que ses membres sont très embarrassés et que la délégation pourrait prendre le risque de ne pas se rendre à la convocation, mais cela reste à vérifier.

Toute l''équipe de l'ARDHD conseille aux internautes qui sont sensibles au sujet de l'exercice des droits légitimes et en particulier syndicaux et politiques à Djibouti de télécharger ce rapport de 10 pages qui est remarquable : chronologie, explications et justifications.

Lien de téléchagement du rapport complet : http://www.ardhd.org/photos/udt/rapport_situtation_sociale_djibouti_2017_utd_ugtd.pdf



09/06/2017 (Brève 996) Guelleh fait provoquer des délestages de la 3G à Djibouti (Info LOI, article payant)

Selon une brève parue dans le dernier numéro de LOI (n° 1452), Guelleh aurait demandé au fournisseur unique de 3G Djibtelecom, de procéder à des coupures dans la fourniture de la 3G sur le réseau.

Toujours selon LOI, cette décision aurait pour origine le fait que la population et plus particulièrement les réseaux sociaux dénoncent l'invitation du chanteur d'origine nigérianne "Davido" pour les fêtes du 40ème anniversaire de l'indépendance. Ce dernier serait contexté en raison de ses moeurs et du montant de la prestation.



09/06/2017 (Brève 995) Délit d'opinion (Communiqué de la LDDH)

Selon un communiqué de la LDDH du 8 juin, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, le régime dictatorial djiboutien conduit une politique de répression tous azimuts à l'encontre des acteurs de la société civile.

Récemment, ce sont deux jeunes comédiens CHEHEM RENARD et OMAR ZOHRA qui ont été arrêtés et sont détenus par la Gendarmerie. On leur reprocherait une pièce de théâtre qui déplairait au régime .... arrêtés pour leur libre expression et leur esprit critique face au régime.

"En synthèse, la LDDH :

  • dénonce et condamne énergiquement ces arrestations illégales et rappelle si nécessaire au Pouvoir Djiboutien que la liberté d’expression est un droit constitutionnel qui ne peut souffrir d’aucune restriction.
  • exige la libération immédiate et sans condition de tous les détenus politiques.
  • lance un appel solennel au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à l’Union Africaine, à l’IGAD, à la Commission Africaine des droits de l’homme et des Peuples, à l’Union Européenne à faire pression sur les autorités Djiboutiennes pour qu’elles respectent les droits fondamentaux des citoyens et cesser les violences dont sont victimes des civils innocents."



09/06/2017 (Brève 994) Quarante ans après l’indépendance, le pays est à la croisée des chemins. Continuer ou rompre la dictature (Tribune signée par Mohamed Kadamy pour Afrique-Asie)

Nouvel eldorado pour les grandes puissances, Djibouti, ancienne colonie française, indépendante depuis juin 1977, est devenu depuis la guerre au Yémen un enjeu régional. Située entre l’Erythrée, l'Ethiopie et la Somalie, au carrefour de l'Arabie et de l'Afrique, sur les rives de la Mer Rouge, Djibouti a une position de verrou de cette ligne maritime si importante pour la vie économique internationale. Elle en tire une réelle valeur stratégique et géopolitique, ainsi qu’une rente conséquente. Ce qui explique qu'elle accueille plusieurs milliers de soldats occidentaux, français, américains et japonais, ainsi qu’une base chinoise en construction. Les Saoudiens souhaitent s’installer près de Babel Mandab, ce qui irrite fortement les égyptiens. Les Chinois ont commencé à débarquer avec armes et bagages y compris avec des chalutiers pour razzier les poissons, inquiétant Américains et Indiens et suscitant la colère des pêcheurs djiboutiens.

À l’instar des autres Etats africains, la violence a surgi au cœur du système du parti unique, la répression devenant un mode privilégié pour régler les différends politiques et étouffer toute forme de résistance. Les assassinats, massacres, arrestations et détentions arbitraires, tortures, et autres déchéances de la nationalité sont le terreau sur lequel ce régime a prospéré. Si le pouvoir de Djibouti continue dans la même lancée, sur les mêmes orientations, c’est le chaos à la somalienne qui se dessine. À maintes reprises, la population djiboutienne a voulu tourner la page de ce régime sans y arriver. Après moult tentatives sans succès pour réformer ce pouvoir congénitalement violent, l’insurrection armée dirigée par le Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (Frud) est arrivée aux portes de la capitale. Le régime de Djibouti a été sauvé in extremis en février 1992 par l’interposition des forces françaises.

L’élection présidentielle de 1999 a ensuite été l’occasion pour le peuple de Djibouti de rejeter massivement Ismail Omar Guelleh, qui fut le chef de la sécurité de Hassan Gouled, en votant pour Moussa Ahmed éminente figure indépendantiste qui fut aussitôt emprisonné. En 2003, ce sont les candidats du parti présidentiel aux élections législatives qui ont été battus par l’opposition dirigée par Ahmed Dini. Dix ans après, Guelleh, a vu ses candidats aux législatives complètement laminés par l’opposition réunie dans l’Union pour le salut national. Par deux fois, la magie des fraudes a fonctionné. Le refus de se plier aux verdicts des urnes est une des marques de ce régime. Cela a permis à Guelleh de briguer un 4ème mandat en 2016 et de s’ouvrir ainsi la voie à une présidence à vie. Mais c’est au sein de son entourage, sentant l’usure du pouvoir et une atmosphère de fin de règne, que les appétits s’aiguisent pour lui succéder.

++ L’Horreur derrière la vitrine internationale
L’opposition politique qui a mis à nu le roitelet a été l’objet du tout répressif. C’est ce que Guelleh sait le mieux faire: emprisonner les dirigeants de l’opposition. Malgré la proclamation du multipartisme, les partis de l’opposition n’ont aucune existence légale, même l’Alliance Républicaine pour le Développement, le principal parti de l’Opposition dirigé par Ahmed Youssouf a été mis hors la loi. Cette répression a engendré la division et l’affaiblissement de l’opposition politique.

Dès lors, la principale cible du pouvoir reste le Frud, seule force à échapper au rouleau compresseur du régime qui a beaucoup de mal à le déloger de ses bastions. C’est la raison pour laquelle le pouvoir de Guelleh mène une véritable politique de la terre brûlée dans les provinces dites rebelles (Nord et Sud Ouest). Les populations de ces régions sont traitées en ennemi de l’intérieur depuis 40 ans. Guelleh voudrait faire de leur territoire des terres vacantes et sans maître qu’il peut spolier, ou vendre comme il vient de le faire pour les îles Mousha. L’armée se comporte à l’égard des habitants de ces régions comme en territoire ennemi. Depuis le début du mois de mai, 250 personnes y ont été arrêtées et détenues au centre de rétention de Nagad. dans la capitale. Ouma Mohamed Deberkeleh, épouse d’un cadre du Frud, en fait partie. Les viols des femmes par des soldats se poursuivent en toute impunité dans le triangle Margoïta, Syarou, Garabtissan, condamnés pour la première fois par le parlement européen en mai 2016. Le cas le plus emblématique est celui de Mohamed Ahmed Jabha, détenu depuis 7 ans malgré sa grave maladie).

En renforçant l’union de l’opposition, au delà des des postures individuelles et des narcissismes de petites différences, nous pouvons changer la situation à Djibouti et tourner ainsi la page des ces 40années de dictature familiale.



06/06/2017 (Brève 993) Libération de Madame Ouma Mohamed Deberkaleh. Mais 200 nomades restent incarcérés sans motif. (Info lecteur)

Nous avons appris la libération, hier lundi 5 juin 2017, de Madame Ouma Mohamed Deberkaleh, après 23 jours d'incarcération extra-judiciaire dans le sinistre centre de Nagad à Djibouti.

Mais 200 nomades arrêtés sans motif légitime ni décision de justice, sont toujours retenus et placés dans des conditions inhumaines au Centre de Nagad.



01/06/2017 (Brève 992) Un épisode méconnu de la colonisation de la Côte Française des Somalis (actuel Djibouti), qui bouleversa la répartition des peuplements locaux (Ouvrage écrit par Hassan Adawa Ali Ganta) A acheter en ligne.

Confirmation de la sortie du dernier ouvrage écrit par

les sultantats de Tadjoura et Gooba'adHassan Adawa Ali Ganta

LES SULTANATS DE TADJOURA ET GOOBA'AD (1927-1935)
aux éditions du Menhir.

(Préface de Jean-Loup Schaal)

Le premier ouvrage consacré à un épisode méconnu de la colonisation de la Côte Française des Somalis (actuel Djibouti), qui bouleversa la répartition des peuplements locaux tout en générant de graves tensions. 

L'ex-ministre de l'éducation nationale de la République de Djibouti, conseiller du premier ministre, directeur de recherches, maître de conférence et docteur en Histoire, explore ici un sujet totalement inédit.

En savoir plus et achat en ligne : http://www.editionsdumenhir.com/boutique/les-ouvrages-des-editions-du-menhir/les-sultanats-de-tadjoura-et-gooba-ad-1927-1935.html



26/05/2017 (Brève 991) Omar Gabasse, représentant de la LDHH pour le nord Europe adresse ses voeux à l'occasion du Ramadan à toutes les Djiboutiennes et Djiboutiens et demande aux autorités djiboutiennes de relâcher les nomades injustement emprisonnés.

Le mois béni du Ramadan débutera demain  dans plusieurs pays musulmans.

Je souhaite un trés bon Ramadan  à toutes les Djiboutiennes et  à tous les Djiboutiens, qui sont au pays ou en exil.

Une pensée trés particulière en ce mois béni pour mes soeurs et mes frères réfugi"s Djiboutiens qui survivent à Addis abeba et qui vont entamer leur 24ème année  consécutive en exil. Que cette année leur apporte espoir et que leur souhait soit enfin réalisé, c'est à dire une reinstallation dans un pays tiers.

Enfin, en ma qualité de représentant de la Ligue djiboutienne des Droits humains, je lance un appel urgent et solennel aux autorités djiboutiennes pour qu'elles libèrent immediatement et sans condition, les pauvres nomades innocents qui sont toujours incarcérés à NAGAD et dans les différentes brigades de la Gendarmerie depuis le début de ce mois. Leurs proches sont toujours sans nouvelle jusqu'à ce jour. Cela concerne plus de deux cents personnes ! Libérez ces innocents contre lesquels vous n'avez aucun motif d'incarcération.

Ramadan Karim !!!
Omar Gabasse
Représentant de la LDDH en Europe du nord.

 



24/05/2017 (Brève 990) Bon ramadan à tous les musulmans dans le monde et en particulier aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens, qu'ils résident au pays ou qu'ils soient exilés. (Equipe ARDHD)

Alors que le ramadan va commencer dans deux jours environ, toute l'équipe de l'ARDHD adresse ses voeux à tous les musulmans et plus spécialement à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens.

Elle leur souhaite surtout de pouvoir vivre ce mois béni dans le calme et dans la paix, loin, pour certaines régions des combats qui touchent injustement les civils, loin des harcèlements et injustice qui sont commis par le régime djiboutien et loin des difficultés de la vie quotidienne des réfugiés en Ethiopie.

Elle espère que ce mois se déroulera dans le calme et la liberté et qu'ils pourront se recueillir et prier dans le respect de leur foi et de leurs engagements



24/05/2017 (Brève 989) Plainte des syndicats djiboutiens UDT et UGTD auprés du DG du BIT à Genève pour manipulation par leur gouvernement de la représentation syndicalelors de l'assemblée générale de l'OIT du 5 au 10 juin 2017

Télécharger le dossier sur notre site -deux documents-
1°) Plainte devant la commission de vérification des pouvoirs - http://www.ardhd.org/photos/udt/udt-ugtd_plainte_commission_verification_pouvoirs_106eme-2017-CIT.pdf

2°) Participation représentants UDT et UGTD - http://www.ardhd.org/photos/udt/udt-ugtd_participation_106eme_cit_ 5-16juin2017.pdf

Dans une lettre datée du 22 mai, les secrétaires généraux de l'UDT, Adan Mohamed Abdou et de l'UGTD, Kamil Diraneh Hared, co-signent une plainte qu'ils adressent au directeur général du BIT.

Dans ce courrier, ils dénoncent le fait, qu'en dépit de la démarche qu'ils ont régulièrement effectuée auprès du Ministre djiboutien de l'emploi, le Gouvernement ait décidé de désigner une délégation de personnes qui ne font pas partie de leurs syndicats et qui usurpent de plus les noms de l'UDT et de l'UGTD, dont ils ne sont pas les représentants.

Ils demandent au Directeur Général du BIT de transmettre leurs plaintes à la commission de vérification des pouvoirs de la prochaine assemblée générale et ils transmettent la liste des délégués syndicaux qui sont mandatés effectivement par leurs syndicats respectifs.



22/05/2017 (Brève 988) DJIBOUTI – JE SOUTIENS « JABHA »! L'ACAT lance une campagne de soutien et d'interpellation - Merci de votre engagement.

Lien avec le site de l'ACAT et la possibilité de télécharger une lettre d'interpellation : http://www.acatfrance.fr/actualite/djibouti---je-soutiens-mohamed-ahmed-dit--jabha-

Le 18 / 05 / 2017 Mohamed Ahmed a été arrêté par l’armée le 1er mai 2010 dans le district de Tadjourah, situé dans le nord du pays. Membre du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD), « Jabha » est accusé par le régime de « coopération avec un État ennemi » (l’Erythrée).

Le FRUD est un mouvement politique armé, créée en 1991, qui lutte contre le pouvoir en place. Au cours de ses 7 années de privation de liberté, Mohamed Ahmed a été victime de diverses tortures et mauvais traitements : bastonnades répétées, simulacres d’exécution, menaces de mort, privations de nourriture… Il est aujourd’hui détenu à la prison centrale de Djibouti, l’une des pires du pays. Il a longtemps été privé de tout contact avec son avocat, ses proches et les autres détenus.

Mohamed_Ahmed_dit_Jabha

++ En prison malgré une obligation de remise en liberté
Le 6 octobre 2016, la chambre d’accusation a annulé l’ensemble de la procédure judiciaire visant Mohamed Ahmed et a ordonné sa remise en liberté. Il faut dire que la justice de Djibouti n’a quasiment rien fait en 7 ans sur cette affaire, hormis oublier ce détenu gênant, dont le dossier d’accusation semble être vide…

Cependant, malgré une obligation de remise en liberté, Mohamed Ahmed est resté emprisonné. La raison est simple : le régime veut le garder à tout prix en prison. « Jabha » est en effet devenu, au fil du temps, un symbole de résistance à un régime autocratique et despotique.

Sa remise en liberté serait perçue comme une défaite, un affront au président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, qui dirige d’une main de fer ce minuscule pays de la Corne de l’Afrique, depuis 1999. Le procureur général a donc fait appel de la décision de la chambre d’accusation.

++ Inquiétudes autour de son état de santé
Le 9 mars 2017, Mohamed Ahmed aurait dû être auditionné par le juge de la Cour d’appel. L'audience n'a toutefois pas eu lieu, Mohamed Ahmed étant trop faible pour s'exprimer.

Selon l’avocat de Mohamed Ahmed, Maître Zakaria Abdillahi, qui revoyait son client pour la première fois depuis des mois, l’état de santé de « Jabha » est très préoccupant et sa vie pourrait être menacée. Le procureur général a demandé une expertise médicale.

Ensemble, exigeons sa libération !
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Lettre d'interpellation à télécharger sur le site de l'ACAT :
https://acatfrance.fr/public/lettre-djibouti-juin.doc



18/05/2017 (Brève 987) Trop, c'est trop ! La répression féroce se poursuit sans relâche contre les populations du Nord de Djibouti (LDDH)

Dans un communiqué du 17 mai 2017 sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce la multiplication des arrestations arbitraires et le placement en détention des personnes, au-delà du délai légal de garde à vue et sans jugement.

C'est ainsi, en particulier, que 12 personnes dont Mme Ouma Mohamed Deberkalleh ont été transférées à Nagad, après deux semaines de détention dans les locaux de la Gendarmerie de Tadjourah.

" La liste des personnes arrêtées puis déférées au Centre de Rétention Administratif de NAGAD s’allonge chaque jour et les familles sont totalement déboussolés car elles ignorent ce qui est reproche à leurs proches détenus à NAGAD ou dans des Brigades

Déjà traumatisées par les aléas naturels, marginalisées et totalement délaissées par le Pouvoir Central, les populations nomades de l’arrière-pays subissent un terrorisme d’état maquillé en « ratissage » des zones où sévirait la rébellion."


L'ARDHD se joint aux appels de la LDDH à dénoncer cette situation et à faire pression sur le Gouvernement djiboutien pour qu'll y mette un terme sans délai et qu'il relâche les civils injustement arrêtés et détenus au secret à Nagad.


15/05/2017 (Brève 986) La base chinoise à Djibouti: un peu plus qu'une simple installation de soutien logistique (Blog Ouest-France)

Lien avec l'article original : http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/05/15/chine-a-djibouti-18080.html

La Chine a lancé en grande pompe, dimanche, son premier sommet international sur les Nouvelles routes de la soie, un rendez-vous qui dure jusqu'à ce lundi et qui rassemble une trentaine de dirigeants mondiaux. Le président chinois Xi Jinping a promis une enveloppe de 124 milliards de dollars pour accélérer ce projet.

Les Routes de la soie s'articulent autour d'une "ceinture" terrestre qui se double d'une "route" maritime, englobant l'Asie centrale, l'Europe centrale, le Moyen-Orient et l'Afrique.

En Afrique, la Chine renforce sa présence à Djibouti, ce dont se félicite le chef de l'Etat djiboutien puisque, selon lui, "personne d’autre que les Chinois n’offre un partenariat à long terme à Djibouti".

Pékin finance et construit un immense complexe multimodal et une zone franche (une Free Trade Zone de 4 800 ha), de l’autre côté de la baie, à Doraleh, là où se trouvent déjà le terminal à conteneurs ainsi que le poste pétrolier.

Djibouti et Doraleh, c'est là aussi que Pékin construit sa première base militaire du continent (voir la carte ci-dessous parue en mars dans un article de The Trumpetet la photo ci-dessous qui montre la base en construction au-sud-ouest de la zone multimodale).

La décision annoncée en 2015 est motivée, officiellement, par le désir de la Chine de mieux appuyer les opérations de maintien de la paix, la lutte anti-piraterie et les efforts humanitaires. 2015, c'est aussi l'année du 10e Livre blanc chinois sur la Défense où il est bien précisé que le pays doit devenir une super-puissance navale et disposer de bases de soutien à l'étranger (dont Gwadar au Pakistan et Djibouti).

Le chantier a été lancé en mars 2016. Il s'agit d'un "site logistique", selon la terminologie officielle chinoise (ce sont les termes du porte-parole du mindef chinois, lors du point presse mensuel du 30 mars dernier). Selon le président Guelleh (dans un entretien à Jeune Afrique, début avril. Voir ici): "la base chinoise en construction à Doraleh, qui jouxte le nouveau quai et la nouvelle zone franche, n’abritera pas plus de quatre cents hommes". 

Des photos récentes témoignent toutefois de l'ampleur des travaux actuellement en cours et suggèrent que la simple "base de soutien logistique" annoncée par les Chinois disposera des capacités d'accueil d'un "Joint Forward Group".

Un analyste indien, le colonel Bhat, estime dans un article du 14 mai dans Outlook India (lire ici) que cette base a tout d'une "forteresse". Et il cite le professeur Jin Yinan, un ancien général de l'armée chinoise (PLA), qui a récemment confirmé la construction de cette "base militaire pour protéger les intérêts maritimes lointains de la Chine".

Des photos, dans l'article du colonel Bhat, montrent des sites de stockage (une quinzaine d'entrepôts de 15mx45m en construction), un mur de sécurité long de 2775 m, des bâtiments résidentiels etc. On est effectivement loin de la simple "installation de soutien" décrite à l'origine par Pékin.

Pour sa part, Zhou Chenming, un analyste du Knowfar Institute for Strategic and Defence Studies, de Jiangyin, tout en estimant que ce n'est pas encore "une base militaire au vrai sens du terme", prédit que le site sera développé pour permettre le MCO des navires chinois en patrouille et pour accueillir des avions" (lire un article du South China Morning Post ici).

Verra-ton bientôt des soldats du corps de marine chinois (le "People's Liberation Army Navy Marine Corps", six brigades et 100 000 hommes à terme) déployés à Djibouti? Pékin reste discret sur un tel renfort mais ses ambitions africaines, tant navales que terrestres, sont à suivre. Washington s'en inquiète même. L'Africom estime que la base chinoise sera opérationnelle cet été.



12/05/2017 (Brève 985) Alerte à Djibouti : plus de cent nomades raflés dans le nord, détenus au secret à Nagad (Représentation LDDH)

Depuis plus d'une semaine, plus de 100 nomades arbitrairement arrêtés dans le nord de la République seraient détenus au secret à Nagad, où toutes les demandes de visite de la LDDH se sont heurtées à un refus d'accès.

Parmi eux une femme Madame Ouma Mohamed Deberkalleh.

Le Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains (LDDH) s'est vu refuse l'acces aux detenus et n'a même pas pu, jusqu'a ce jour, obtenir les noms des civils innocents incarcérés.

Selon des sources fiables, ces ratissages ont été ordonnés par le chef de l'etat en personne.

La ligue Djiboutienne des Droits humains condamne et exige la liberation immediate des civils nomades détenus au secret à NAGAD.

La ligue Djiboutienne des Droits humains lance un appel à tous les défenseurs des Droits humains dont l'ARDHD, pour faire pression sur le Gouvernement djiboutien en exigeant la liberation immédiate et sans condition des innocents civils.

Omar Gabasse
représentant de la LDDH en Europe du nord



12/05/2017 (Brève 984) La guerre de la pêche est ouverte entre les Afar et les Chinois (LOI)

Dans un article payant, la Lettre de l'Océan indien (LOI) signale une action du miiste djiboutien de l'élevage et de la pêche, auprès de Guelleh, pour attirer son attention, sur la pêche industrielle qui est conduite par des chalutiers chinois, sans licence, sur les côtes du nord de Djibouti. Ces pêches intensives raréfient les ressources et endommagent les récifs coraliens.

LOI émet des doutes sur la capacité d'IOG à faire plier les autorités chinoises, en raison des liens de dépendance économiques et financiers, dont il est le seul responsable ....



12/05/2017 (Brève 983) Opérations de ratissage dans le Nord de Djibouti (Confirmation dans LOI)

Dans un article payant, la Lettre de l'Océan indien (LOI) confirme les informations que nous publions depuis plusieurs semaines, avec la LDDH, à savoir la multiplication des arrestations dans le nord de Djibouti.

Selon ce media, les autorités de Djibouti ont demandé à l'armée d'intervenir pour affaiblir la résistance du FRUD, à la veille des cérémonies pour le quarantième anniversaire de l'indépendance de la République.

Il est signalé aussi des affrontements avec la résistance du FRUD, qui auraient fait 6 blessés parmi les troupes de l'AND



08/05/2017 (Brève 982) Exclusion et marginalisation dans le Sud de Djibouti. Multiplication des arrestations et des incarcérations dans le Nord (LDDH)

Dans deux communiqué du 6 et du 7 mai de la LDDH, signés l'un par l'équipe de la LDDH et l'autre par son Président Omar Ali Ewado, nous apprenons que :

++ 1°) une délégation de la LDDH s'est rendue à Holl-Holl, Ali-Addeh et Ali-Sabieh du 4 au 6 mai 2017, à la rencontre des habitants. Elle a constaté "l’exclusion et la marginalisation auxquelles sont confrontés les habitants de l’arrière-pays". En particulier la ville d'Ali Sabieh qui était autrefois une ville animée et commerçante apparaît aujourd'hui comme une ville "morte" sans activités depuis l'arrêt du fonctionnement de l'ancienne voie ferrée.

"Le manque d’eau potable récurrent dont souffre la ville est loin de trouver une solution adéquate de la part des responsables politiques du pays.

Livrés à eux même les jeunes Ali-Sabieh végètent dans l’oisiveté et s’adonnent à la consommation du Khat, si ce n’est parfois aux drogues dures.

La LDDH déplore cet état de fait et demande aux Pouvoirs Publics de permettre aux régions de l’intérieur l’émergence socio-économique et lance un appel aux autorités politiques du pays pour la levée de l’embargo politico-économique infligé aux régions de l’intérieur."

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++ 2°) Le Président de la LDD dénonce "la répression contre les populations nomades dans le NORD.

Sous prétexte d’un ratissage des zones où opéreraient les rebelles du FRUD les forces gouvernementales mènent une féroces répressions contre les nomades déjà traumatisés par les aléas naturels.

Les arrestations et les détentions dans les camps militaires sont de nouveau quasi-quotidiennes et les victimes et leurs familles sont totalement désorientés face à cette situation anticonstitutionnelle car l’armée n’a pas la vocation de détenir des civils dans des camps militaires.

A l’heure actuelle la LDDH est en mesure de dénoncer l’arrestation de Madame OUMA MOHAMED DEBERKALEH dont le mari est un membre de la rébellion du FRUD ; le seul tort reproché à cette femme est son mariage avec un rebelle.

La LDDH déplore cet état de fait et demande aux Pouvoirs Publics de permettre aux régions de l’intérieur l’émergence socio-économique et lance un appel aux autorités politiques du pays pour la levée de l’embargo politico-économique infligé aux régions de l’intérieur."



04/05/2017 (Brève 981) À Djibouti, la Chine défie l’Amérique (Extrait de Courrier International / New York Times)

Lien avec l'article original (partiellement gratuit) : http://www.courrierinternational.com/article/enquete-djibouti-la-chine-defie-lamerique

Dans ce minuscule pays de la Corne de l’Afrique se joue en partie la guerre stratégique pour le contrôle des océans du monde. Les ambitions chinoises se heurtent à l’implantation américaine,

Les deux pays ont des dizaines de missiles nucléaires intercontinentaux pointés réciproquement sur leurs villes. De temps à autre, leurs frégates et leurs chasseurs se font face dans les eaux litigieuses de la mer de Chine méridionale. Dépourvus de frontières communes, la Chine et les États-Unis se mesurent de loin, s’en remettant aux satellites et à la surveillance en ligne pour observer les rouages de leurs machines de guerre respectives.

Mais ces rivaux stratégiques vont devenir voisins dans une zone brûlée par le soleil du désert est-africain. En effet, la Chine est en train d’y installer sa première base militaire à l’étranger, à quelques kilomètres de Camp Lemonnier, l’une des bases étrangères les plus vastes et importantes du Pentagone. Alors que la tension monte autour des îles artificielles construites par Pékin dans la mer de Chine méridionale, des stratèges américains redoutent qu’une base navale si proche de Camp Lemonnier ne place la Chine aux premières loges pour suivre la préparation des opérations antiterroristes américaines dans la péninsule Arabique et en Afrique du Nord.

C’est comme si une équipe de foot rivale utilisait un terrain d’entraînement contigu au vôtre, explique Gabriel Collins, spécialiste de l’armée chinoise et fondateur du site d’analyse China SignPost. Ils peuvent étudier votre jeu. En même temps, la possibilité d’épier l’autre vaut dans les deux sens.” Aménagée après les attentats du 11 septembre 2001, la base de Camp Lemonnier accueille quelque 4 000 militaires.

Certains d’entre eux participent à des missions ultrasecrètes, parmi lesquelles des assassinats ciblés par drone au Moyen-Orient et dans la Corne de l’Afrique ainsi que le raid de janvier dernier au Yémen, qui a coûté la vie à un membre des Navy Seals.

Cette base de la marine américaine, qui jouxte l’aéroport international de Djibouti, est la seule installation militaire permanente des États-Unis en Afrique.
++ Recomposition des alliances
Au-delà du problème de surveillance, et compte tenu des milliards de dollars de [...]

Andrew Jacobs et Jane Perlez



03/05/2017 (Brève 980) Le modèle économique de Djibouti voue-t-il sa population à la pauvreté ? (Bellaciao)

Lien avec l'article original : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article154343

Djibouti, petit pays de près de 900 000 habitants, logé dans la Corne de l’Afrique, fait depuis toujours figure de place forte stratégique. Les puissances occidentales y déploient des bases militaires afin de garder la main sur une région hautement explosive, à la croisée de l’Afrique et du Moyen-Orient. Les investissements affluent, Djibouti offrant une porte d’entrée sur l’Afrique que tous se disputent.

Dirigé depuis 1999 par l’autocrate Ismael Omar Guelleh, le pays repose sur un « business model » aussi original que douteux, mêlant aide humanitaire et subsides liés aux implantations militaires étrangères. Un modèle qui évolue au gré des alliances de circonstance, passées avec des partenaires pas toujours recommandables. Une chose reste constante en revanche : la misère de la population djiboutienne.

Aide humanitaire, accueil de réfugiés : à quoi joue Guelleh ?

Le « modèle » djiboutien repose en grande partie sur l’aide humanitaire que le pays reçoit. Ainsi, plus de 25 000 réfugiés seraient présents sur son territoire. Depuis le début des hostilités au Yémen, quelque 4 000 réfugiés yéménites ont afflué à Djibouti, où ils s’entassent au sein de camps de fortune, montés en plein désert.

Pourquoi le régime d’Ismael Omar Guelleh ouvre-t-il ses portes à ces populations fuyant la guerre, alors que le taux de chômage dans son pays avoisine les 60% ? Selon plusieurs sources locales, une partie substantielle de l’aide humanitaire destinées aux camps de réfugiés serait détournée par les autorités djiboutiennes. Rien de surprenant quand on sait que le pays pointe à la 123e place sur 176 dans le classement de la perception de la corruption, établi par l’ONG Transparency International.

Mais cette politique d’accueil est surtout faite pour complaire à la puissante Arabie saoudite, « la grande sœur, le principal soutien et l’Etat pilier sur lequel s’adosse Djibouti », selon la formule du quotidien djiboutien La Nation.

Ryad envisage en effet de bâtir une base militaire à Djibouti et reste l’un des principaux partenaires économiques du pays (16,6% de ses importations, juste derrière la Chine). En attendant, l’Arabie joue un jeu trouble, bombardant le Yémen d’une main et finançant de l’autre, à coup de pétrodollars, de nombreuses infrastructures à Djibouti, tout en arrosant le régime afin de venir en aide aux réfugiés yéménites... qui ont fui ses propres bombes. Une aide humanitaire aussi peu transparente qu’impossible à tracer, puisqu’elle ne passe pas par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), et dont il n’est pas interdit de penser qu’elle est en partie détournée par le gouvernement djiboutien.

Quoiqu’il en soit, Djibouti a dû rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran en 2015 afin de complaire à l’Arabie. Un retournement d’alliance hasardeux, qui s’avère être la marque de fabrique du président Guelleh.

++ Et Djibouti se mit à dos les Etats-Unis

Alors que la France et les Etats-Unis disposent de bases militaires depuis longtemps installées à Djibouti, le régime d’Ismael Omar Guelleh a prié ces derniers de bien vouloir plier bagages du port d’Obock, dans lequel ils avaient investi la bagatelle de 14 millions de dollars. En cause, l’arrivée imminente de l’armée chinoise, forte d’un contingent de 10 000 hommes, Pékin souhaitant disposer à son tour d’une implantation stratégique en Afrique, à même d’y sécuriser ses intérêts économiques grandissants.

A Washington, la nouvelle de cette cohabitation aussi forcée qu’inédite a été accueillie avec fraicheur. Plusieurs parlementaires ont adressé leurs préoccupations à l’administration Obama, puis Trump, déplorant que les hommes de l’Armée de libération du peuple installent leurs quartiers à quelques encablures du Camp Lemonnier, la base stratégique américaine, où tout ce que les Etats-Unis comptent d’espions, de marines surentraînés et de drones près à frapper en Syrie ou en Irak.

Il en fallait pourtant davantage pour froisser le régime djiboutien. L’opinion d’Ismael Omar Guelleh est faite : la Chine est « l’un des investisseurs les plus importants » du pays. Pékin est même passée devant Washington en tant que premier partenaire économique et finance une myriade de projets aussi inutiles que farfelus, à l’image de ce deuxième aéroport – pour un territoire n’excédant pas les 23 000 m2 –, d’un coût de 600 millions de dollars, dont la construction a été confiée à une société chinoise.

++ Un modèle économique bancal

Problème, si les investissements directs étrangers continuent d’affluer, ils ne semblent pas profiter à la population djiboutienne. 80% des Djiboutiens vivent ainsi sous le seuil de pauvreté relative, et 42% sous celui de pauvreté absolue. Djibouti occupe le 164e rang de l’indicateur de développement humain (IDH). Sans parler de la répression qui frappe le pays, Guelleh ne se maintenant au pouvoir depuis plus de 25 ans qu’à force d’intimidation, de censure et d’élections aussi truquées que plébiscitaires.

En somme, si Djibouti continue d’attiser les appétits des Etats et entreprises étrangères, son modèle économique fondé sur les aides humanitaires et les redevances liées aux camps militaires semble bien peu diversifié. Insuffisant, en tout état de cause, pour sortir sa population de la chape de pauvreté, de chômage et répression sous laquelle elle étouffe.



01/05/2017 (Brève 979) La LDDH demande, dans un communiqué, au régime djiboutien de lever toutes les restrictions relatives au monde du travail

Dans un communiqué daté du 30 mai et signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH salue la mobilisation des travailleurs djiboutiens à l'occasion de la fête du travail et appuie leurs revendications légitimes contre les dérives autoritaires du régime qui :

++ a fait reculer les droits sociaux depuis 40 ans et qui a mis en veille le respect des conventions 87 et 89 de l'OIT

++ permet à un fonctionnaire de suspendre le salaire d'un autre fonctionnaire, qui afficherait des idées différentes de la pensée unique instaurée comme régle de fonctionnement,

++ favorise le tribalisme dans les recrutements, les promotions et les mises à l'écart de la fonction publique,

++ décapite les syndicats et les organisations de représentation des travailleurs en les privant de toute forme d'expression,

Sur ces bases, la LDDH demande au régime en place à Djibouti de lever toutes les restrictions relatives au monde du travail qui ne font que régresser le pays dans son ensemble.



21/04/2017 (Brève 978) Le régime dictatorial et policier de Guelleh persiste : nouvelle arrestation dans le nord de Tadjourah (LDDH)

Selon un communiqué de la LDDH, sous la signature de son président Omar Ali Ewado, le régime dictatorial et policier de Guelleh poursuivrait sa vague d'arrestation contre les populations du nord du pays.

Cette fois, il s'agit de l'arrestation et de la mise en détention de Mme Fatouma Idriss Ali, qui est l'épouse d’Ahmed Daoud Omar, arrêté le 18 avril et transféré au siège du SRD et pour lequel on craint des sévices physiques et psychologiques.

L'ARDHD se joint aux appels de la LDDH pour :

  • exiger la libération immédiate saine et sauve de Mme Fatouma Idriss Ali, et sa sortie des locaux de la Brigade de Gendarmerie, dont la réputation de cruauté et de sévices corporels n'est pas usurpée,
  • que les Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, de l’Union Africaine, de l’IGAD, de  la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et de l’Union Européenne fassent pression sur les autorités Djiboutiennes afin qu’elles respectent les Droits fondamentaux des citoyens et qu'elles cessent toutes les formes de violence à l'encontre des populations civiles innocentes.


19/04/2017 (Brève 977) Nouvelle vague de répression arbitraire contre les populations du nord (LDDH)

Selon un communiqué de la LDDH, sous la signature de son Président Omar Ali Ewado, le gouvernement autoritaire de Djibouti poursuivrait sa vague de répression contre les populations du Nord du pays.

Cette fois, la répression arbitraire concernerait le district de Tadjourah :

  • Le 17 avril, le principal du collège de Tadjourah, Abdo Chehem Bouhran aurait été arrêté puis aussitôt transféré à la Section des Recherches et de la Documentation (SRD) de la gendarmerie pour y subir un interrogatoire musclé,
  • Le 18 Avril 2017, deux jeunes de Tadjourah, Ahmed Omar Daoud et Mohamed Ali Haloyta, auraient été brutalement interpellés par la Brigade de Gendarmerie de Tadjourah qui les aurait rapidement convoyés vers le SRD.

Les personnes présentes sur place ignoreraient ce qui pourrait être reproché à ces jeunes. Ce type d'interpellation à Djibouti est, dans la majorité des affaires, le début de sévices physiques et de traitements inhumains et dégradants.

L'ARDHD se joint aux appels de la LDDH pour :

  • dénoncer et condamner les arrestations arbitraires et illégales dont sont victimes les populations civiles des régions du Nord et ce, depuis 40 années consécutives,
  • que les Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, de l’Union Africaine, de l’IGAD, de  la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et de l’Union Européenne fassent pression sur les Autorités djiboutiennes afin qu’elles respectent les Droits fondamentaux des citoyens et qu'elles cessent toutes les formes de violence à l'encontre des populations civiles innocentes.


17/04/2017 (Brève 976) le  FRUD condamne tout acte mettant en péril la vie des civils et portant atteinte à leurs biens (Communiqué du 15/04/17)

Les événements qui se sont déroulés le mercredi 12 avril 2017  dans le Nord de la République de Djibouti, à quelques kilomètres de Tadjourah, nous interpellent et exigent de notre part une clarification qui ne devrait laisser aucune place à une quelconque ambigüité. 

  • Il n’a jamais été  dans la culture politique du FRUD de s’en prendre aux civils et à leurs biens. 
  • La priorité des résistants du FRUD est de lutter contre la dictature qui sévit à Djibouti depuis bientôt 40 ans et  de mettre un terme aux agissements et aux comportements des mercenaires  de l’armée djiboutienne qui commettent des exactions à l’encontre  de la population civile et les nomades de l’arrière-pays.

 Selon toute vraisemblance,  l’opération du mercredi 12 avril est d’origine mafieuse et avait pour objectif, en sus du vol des biens d’autrui, le fait, d’une part,

  •  de créer un climat d’insécurité dans le Nord et le sud-ouest du pays dans une stratégie délibérée de stopper tout projet de développement;

Et d’autre part,

  • de jeter un discrédit sur le FRUD qui bénéficie d’un immense soutien au sein de la population.

Ainsi, le  FRUD condamne tout acte mettant en péril la vie des civils et portant atteinte à leurs biens.

Enfin, le FRUD appelle la population à redoubler de vigilance et à s’organiser afin de précipiter la chute de cette dictature crépusculaire qui n’a que trop duré.

Pour la direction du FRUD,
Mohamed Houmado

 



17/04/2017 (Brève 975) Surendetté, l’Etat djiboutien s’abandonne peu à peu à ses créanciers chinois (Article de Secret Défense, signé par P. Escande, conseillé par un lecteur)

Lien avec l'article : http://www.secret-defense.org/14/04/2017/surendette-letat-djiboutien-sabandonne-peu-peu-ses-creanciers-chinois/

_____________________Note de l"ARDHD
Cet article très bien rédigé et documenté, confirme ce que nous annonçons depuis plusieurs années.
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Entre Djibouti et la Chine, c’est la lune de miel. Depuis plusieurs années, le petit pays de la Corne de l’Afrique, dirigé par Ismaïl Omar Guelleh (IOG), s’est jeté dans les bras de son nouveau et puissant allié chinois, multipliant les accords bilatéraux de coopération. Aucun secteur n’est épargné : infrastructures, coopération économique et même, depuis l’année dernière, militaire. Pour IOG, cet activisme a pour objectif de faire de son pays un Dubaï ou Singapour africain, un carrefour régional incontournable sur cette nouvelle « route de la soie » reliant la Chine à l’Afrique.

+ Djibouti, avant-poste de la Chinafrique
Prêt à toutes les concessions, IOG multiplie les accords et projets pharaoniques avec Pékin. Un accord de libre-échange a ainsi été signé en janvier 2016, permettant à la Chine d’utiliser les installations portuaires djiboutiennes comme base de transit pour ses navires commerciaux. Une zone franche de 48 km2, la plus grande du pays, s’élèvera bientôt à côté d’un chantier naval et d’une autoroute flambant neufs. Construites par des entreprises chinoises, financées par l’Exim Bank of China (EBC), ces infrastructures constitueront le pivot des nouvelles relations économiques et politiques entre Pékin et Djibouti. Un autre accord prévoit, quant à lui, « l’afflux rapide de banques chinoises à Djibouti » et la création d’une chambre de compensation destinée à minimiser la perte de devises dans les échanges entre les deux pays.

Mais c’est sur le plan militaire que le rapprochement entre Djibouti et la Chine est le plus spectaculaire. Priant les 4 000 militaires américains, installés de longue date, de se rapatrier sur le seul Camp Lemonnier, le régime d’IOG vient d’offrir à l’Armée de Libération du Peuple sa toute première base permanente sur le continent africain. 10 000 militaires chinois devraient désormais stationner dans la Corne de l’Afrique : officiellement, il s’agit pour Pékin d’assurer les opérations de maintien de la paix sur le continent ; officieusement, la sécurisation des intérêts chinois sur le continent fait désormais office de priorité. Et c’est peu de dire qu’à Washington, on voit d’un mauvais œil cette cohabitation forcée.

Les critiques sont pourtant balayées par le régime djiboutien. Pour le ministre des Finances, Ilyas Moussa Dawaleh, « ce que (Djibouti) obtient de la Chine est beaucoup plus important que n’importe quel autre partenariat installé depuis longtemps ». Et Bill Gates lui-même de citer en modèle d’intégration régionale réussie « la connexion Djibouti-Ethiopie, avec capitaux chinois ». Des capitaux qui pourraient bien finir par plonger Djibouti dans l’hyper-dépendance, tant l’extravagante politique de grands travaux initiée par IOG mène son pays sur la voie d’un endettement record.

+ La soutenabilité de la dette en question
La boulimie de projets engagés par Djibouti avec la Chine pose la question de la soutenabilité économique de cette stratégie. Construire à tout va ne résout pas les handicaps structurels dont souffre le pays : une extrême pauvreté endémique, qui touche 80% de la population et des taux de chômage qui avoisinent les 35%, et ce alors que les marchés passés avec les entreprises chinoises ne se traduisent pas en matière d’emplois locaux, ces entreprises « important » leur main d’oeuvre directement depuis la Chine.

« Des projets, encore des projets, toujours des projets. Telle est la nouvelle fièvre qui a saisi le pays. (…) Oui, même ici dans ce coin d’Afrique aux allures de Far West miniature », accuse l’écrivain djiboutien Abdourahman A. Waberi. La folie des grandeurs qui s’est emparée d’IOG a pourtant été sévèrement jugée tant par le FMI que l’Union européenne (UE), qui ont tous deux mis en garde contre le risque de surendettement. Dans le viseur des institutions internationales, l’EBC, dont les prêts, inclus dans le financement des grands chantiers réalisés par des entreprises chinoises en Afrique, sont assortis de conditions que la plupart des pays africains refuseraient aujourd’hui : taux d’intérêt supérieurs à 5%, remboursement sous une dizaine d’années et absence de période de grâce.

Les conditions imposées par l’EBC, qui finance 90% des grands travaux en Afrique, n’ont rien à voir avec celles d’institutions comme la Banque mondiale, qui accorde des prêts à 2% d’intérêt, remboursables sur 30 ans et assortis d’une période de grâce qui permet de ne rembourser l’emprunt qu’une fois le projet mené à terme et devenu rentable. Alors que le secteur tertiaire représente plus de 80% du PIB de Djibouti et que l’Etat reste le premier employeur du pays, cette politique d’endettement déraisonnable menace la stabilité future du pays. La dette de Djibouti atteindrait déjà 60% du PIB, et son niveau d’endettement continue de progresser au rythme effarant de 10 points de PIB par an – on parle d’un endettement externe équivalent à 80% du PIB d’ici à la fin de l’année. Une spirale qui fait peser le risque d’une dette bientôt insoutenable. A terme, le pays pourrait devoir échanger ses créances contre des actifs. Autrement dit, des parts de l’Etat djiboutien seraient cédées à ses créanciers chinois contre l’effacement de l’ardoise.

Djibouti dépecé au profit des financiers de Pékin ? Ce mauvais scénario n’a hélas plus rien d’une fiction. Faute de liquidités, la Société publique djiboutienne des chemins de fer a déjà été contrainte de céder une partie de son capital à l’EBC en décembre 2014.

P. Escande

 



07/04/2017 (Brève 974) LDDH : La police a commis une exécution extrajudiciaire contre un jeune homme réfugié Ethiopien.

Dans un communiqué, daté du 6 avril, La LDDH, sous la signature de son vice-président, dénonce "une nouvelle violation du droit des réfugiés avec l'assassinat par la Police djiboutienne d'un jeune homme dénommé MOHAMOUD MOHAMED KAMIL âgé de 23 ans, marié et père d’un enfant.

Celui-ci était un refugié Ethiopien originaire de la communauté Ogaden et enregistré au camp des réfugiés de ALI ADDE auprès de UNHCR. Il a été arrêté le 25 mars 2017 par la police de troisième arrondissement puis transféré au quatrième arrondissement de la commune de Balbala. Il a été assassiné par strangulation dans la geôle d’après l’autopsie et selon sa famille.

Par contre son corps avait les traces de tortures après avoir lui ôté la vie, la police a emmené son corps à l’hôpital italien de Balbala. Enlevé sur la voie publique, incarcéré par la police, l’on ignore les motifs de cette bavure qui a conduit à la mort de ce jeune homme. Son cadavre a été jeté à la morgue ou il est resté 10 jours, c’est le 03 avril 2017 que sa famille a pu procéder son inhumation
."

La LDDH (ligue Djiboutienne des droits humains) dénonce et condamne "cet assassinat et appelle le régime en place à Djibouti à respecter les conventions de Genève sur les réfugiés et à diligenter une enquête pour déterminer les auteurs et les responsabilités de ce crime odieux.

La LDDH (ligue Djiboutienne des droits humains) appelle à la communauté internationale d’accentuer la pression sur le régime afin de respecter les lois internationales et appelle au haut-commissariat des réfugiés (HCR) de transférer les réfugiés Ethiopiens vers un pays sûr pour sauvegarder leurs vies.
"



06/04/2017 (Brève 973) Présidentielle 2017 : l’Afrique s’invite dans le débat !

Télécharger l'invitation : http://www.ardhd.org/panapfricaine/invitation_caravane_paafricaine_paris_8avr17.pdf

Après plusieurs villes de province,
La Caravane Panafricaine arrive à Paris le Samedi 08 avril à 17h30
à la Fédération Française des Clubs Unesco
173, rue de Charenton 75012 Paris
Métros : Reuilly-Diderot (ligne 1) ou Montgallet (ligne 8)

Objetif : INTERPELLER LES REPRÉSENTANTS DES CANDIDATS
sur le changement nécessaire des relations entre la France et les pays africains
et échanger avec les citoyennes et citoyens.

  • 17h 15 : Accueil du Public
  • 17h 30 : table ronde avec les représentants des candidats à la Présidentielle puis débat avec les Citoyennes et Citoyens de la région parisienne et des quatre coins de France
  • 21h 00 : verre de l'amitié.

VENEZ NOMBREUX PARTAGER CE RENDEZ-VOUS CITOYEN !
Pour plus d’informations : 06 85 01 14 25

Le macaron " Mon Candidat c'est l'Afrique" sera proposé à 5 euros aux participants pour soutenir l'organisation de la Caravane Panafricaine 2017 !



03/04/2017 (Brève 972) Guelleh limoge son Ministre de l'énergie Yacin Houssein Bouh.

Ce lundi 3 avril 2017 Guelleh a limogé par décret présidentiel, son Ministre de l'énergie, qui était en poste depuis un peu plus de 10 mois. Selon la Lettre de l'Océan Indien (LOI), qui a été très rapide à diffuser l'information, que des correspondants nous avaient fait parvenir un peu plus tôt. Les causes seraient, entre autres, les retards dont il aurait été l'instigateur, dans le développement d'énergie pour permettre à Djibouti d'envisager une certaine indépendance dans ce domaine....