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De N à M .....

Inspiré des caricatures de Roger Picon

OBSERVATOIRE
de la situation des Droits
de l'Homme à Djibouti

L'ARDHD milite, depuis 1992,
pour la Démocratie et la Justice à Djibouti
et pour l'instauration d'un régime
qui respecte tous les citoyens, toutes les libertés fondamentales
et les Droits Humains

Mis à jour 6/11/15
L'ARDHD dénonce - la vague de répression sans précédent, qui s'abat à Djibouti contre tous ceux qui s'opposent pacifiquement, - les arrestations des opposants, - la torture généralisée pour instaurer un climat de terreur.
Le dictateur qui s'est auto-attribué un 4ème mandat, majoritairement refusé par le pays, se trouve aussi confronté à des difficultés importantes par exemple : budgétaire, affaire Borrel, plainte pour génocide et crimes contre l'humanité, biens mal acquis à Paris, contestation de la fraude électorale massive, lourde condamnation financière de la République de Djibouti dans le procès que Guelleh avait intenté contre A. Borreh (à Londres)....
Par réacton, le régime se durcit de façon dramatique et la communauté internationale doit réagir pour empêcher une catastrophe à Djibouti et de nouveaux massacres de femmes, d'enfants et d'hommes sans défense, comme le dernier en date du 21 décembre 2015 avec 62 morts et disparus et 52 blessés.
Sans compter les risques d'affrontement dans le Nord avec l'arrivée de troupes éthiopiennes, à proximité de la frontière avec l'Erythrée, et surtout la mainmise de la Chine sur l'économie.

17/08/2017 (Brève 1056) Décés de Dini Youssouf Abdou, membre fondateur de la LDDH (Annonce de la LDDH) (lien avec l'article)

16/08/2017 (Brève 1055) Finalement les naufargés a bord d'une embarcation de réfugiés en provenance du Yémen ont pu accoster hier mardi (Lecteur d'Obock) (lien avec l'article)

15/08/2017 (Brève 1054) Alerte rouge pour des migrants embarqués et auxquels Djibouti refuse l'accostage à Obock (Lecteur d'Obock) (lien avec l'article)

13/08/2017 (Brève 1053) Arrestation et détention de Mohamed Moussa Yabeh, professeur (Alerte rouge de l'UDJ, signé par Hachin Loita - S.G. de l'UDJ) (lien avec l'article)

12/08/2017 (Brève 1052) Le Procureur de la République française confirme l'origine criminelle du décés du juge B. Borrel (communiqué du 13 juillet) (lien avec l'article)

08/08/2017 (Brève 1051) La diaspora djiboutienne de Belgique appelle à manifester en hommage à Mohamed Ahmed Jabha, victime du régime de Guelleh. Samedi 12 août à Bruxelles (lien avec l'article)

07/08/2017 (Brève 1050) Repression tous azimuts (Communiqué de la LDDH) (lien avec l'article)

03/08/2017 (Brève 1049) De nouvelles exactions policières dans le quartier d'Arhiba : plusieurs blessés civils dont certains par balles. (Info correspondant) (lien avec l'article)

03/08/2017 (Brève 1048) Djibouti: mort de l'opposant Mohamed Ahmed, dit Jabha (RFI) (lien avec l'article)

01/08/2017 (Brève 1047) Décès du plus ancien prisonnier politique, victime de torture, d'empoisonnement et de refus de soins médicaux (Communiqué du FRUD) (lien avec l'article)

30/07/2017 (Brève 1046) Assassinat du juge Borrel : la soif de vérité d'Elisabeth, sa veuve (Texte et Vidéo dans Le Parisien) (lien avec l'article)

28/07/2017 (Brève 1045) Djibouti frappé par de violents incendies (RFI) (lien avec l'article)

27/07/2017 (Brève 1044) La base chinoise en Afrique possède des niveaux secrets (Sputiknews) (lien avec l'article)

27/07/2017 (Brève 1043) Conflit Djibouti-Érythrée: la Chine pourrait déployer ses troupes à la frontière (Sputiknews) (lien avec l'article)

27/07/2017 (Brève 1042) Djibouti, 40 années d’indépendance sans liberté (Par Mohamed Kadamy dans MondAfrique) (lien avec l'article)

27/07/2017 (Brève 1041) Des nouvelles victimes de la mal gouvernance à Djibouti (Communiqué de l'UDJ) (lien avec l'article)

25/07/2017 (Brève 1040) Remise des insignes de Chevalier de l'Ordre prestigieux des Bourreaux, au cours d'une cérémonie majestueuse. (Humour-Fake) (lien avec l'article)

22/07/2017 (Brève 1039) Finalement ce sont deux colonels qui devraient remettre ses insignes de Chevalier de l'Ordre des Bourreaux au Sergent Ibrahim Ali Ibrahim.. (Fake) (lien avec l'article)

21/07/2017 (Brève 1038) Nouvelle cooptation dans l'Ordre prestigieux des Bourreaux de la République. Le Sergent Ibrahim Ali Ibrahim est à l'honneur. (Fake) (lien avec l'article)

20/07/2017 (Brève 1037) Ibrhaim Ali Ibrahim. Retenez bien ce nom, car bientôt il va devenir célèbre. Prochainement plus d'information. (lien avec l'article)

20/07/2017 (Brève 1036) Un cadavre encombrant pour le régime ? (Communique de la LDDH, suivi d'un appel urgent à témoin de l'ARDHD. (lien avec l'article)

18/07/2017 (Brève 1035) Hassan Cher nous a adressé les statuts et la feuille de route du Parti Démocrate Djibouti PADD. (lien avec l'article)

17/07/2017 (Brève 1034) Libération d'Omar Zohra (Info lecteur) (lien avec l'article)

16/07/2017 (Brève 1033) Nouvelle arrestation et détention d'un jeune : Omar Zohra à Djibouti. (Info correspondant) (lien avec l'article)

14/07/2017 (Brève 1032) Suite de la revue de presse sur les nouvelles révélations dans l'enquête pour assassinat du Juge Bernard Borrel. (RFI, LCI, France 24, ...) (lien avec l'article)

14/07/2017 (Brève 1031) Revue de presse sur les nouvelles révélations dans l'enquête pour assassinat du Juge Bernard Borrel. (Le Figaro, Le Parisien, Mediapart, ...) (lien avec l'article)

14/07/2017 (Brève 1030) Djibouti : la Chine tombe le masque sur sa base navale à Djibouti (Extrait de LOI) (lien avec l'article)

14/07/2017 (Brève 1029) Erythrée : les Français inquiets pour Djibouti. Paris accroît la défense de l'espace aérien de l'ancienne colonie. (Jean-Dominique Merchet / Liberation -Info lecteur ATTENTION ARTICLE DATANT DE 1999) (lien avec l'article)

14/07/2017 (Brève 1028) Affaire Borrel : de nouvelles expertises confirment la thèse de l’assassinat (Le Monde -Info lecteur) (lien avec l'article)

12/07/2017 (Brève 1027) L'Armée chinoise débarque massivement à Djibouti. (lien avec l'article)

10/07/2017 (Brève 1026) Programme de la journée de débat-exposition du 2 juillet 2017 à l'occasion du 40 ème anniversaire de l'indépendance "confisquée" (lien avec l'article)

07/07/2017 (Brève 1025) 1993-2017 Commémoration du 24ème anniversaire de l'Exode des Djiboutiens vers l’Ethiopie . (Omar Gabasse) (lien avec l'article)

03/07/2017 (Brève 1024) A l'appel de Maki HoumedGaba, dimanche 2 Juil, de nombreuses personnalités de l'opposition djiboutienne et panafricaine ainsi que des responsables de la société civile étaient réunis pour une journée d'information sur 40 années "d'indépendance" ou de dictature à Djibouti et dans d'autres pays africains. (Les photos) (lien avec l'article)

02/07/2017 (Brève 1023) A l'occasion du 40ème anniversaire de l'Indépendance de Djibouti et des 25 années de l'association, l'équipe de l'ARDHD présente une rétrospective de ses actions dans un document de 4 pages. (lien avec l'article)

 
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__________________
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17/08/2017 (Brève 1056) Décés de Dini Youssouf Abdou, membre fondateur de la LDDH (Annonce de la LDDH)

 

Dans un message de la LDDH, nous apprenons le rappel à Dieu de Dini Youssuf Abdou, qui était un membre fondateur de la LDDH et son contrôleur. Il a fermé les yeux ce matin à l'hôpital Peltier.

La LDDH et l'équipe de l'ARDHD adressent leurs condoléances les plus sincères à sa famille et à ses proches et souhaitent qu'il repose en paix.



16/08/2017 (Brève 1055) Finalement les naufargés a bord d'une embarcation de réfugiés en provenance du Yémen ont pu accoster hier mardi (Lecteur d'Obock)

Hier nous avions alerté à propos d'un drame au large d'Obock, car les autorités djiboutiennes refusaient l'autorisation d'acoster à une embarcation chargée de migrants.

Il est probable que notre alerte et la pression de la population d'Obock aient vaincu la détermination des autorités, puisque le bateau a pu accoster en fin d'après-midi et que les réfugiés ont pu débarquer....

Un grand merci à la solidarité de la population d'Obock qui a permis d'éviter un drame humanitaire.



15/08/2017 (Brève 1054) Alerte rouge pour des migrants embarqués et auxquels Djibouti refuse l'accostage à Obock (Lecteur d'Obock)

Selon des sources sures et fiables, soixante personnes dont environ dont 20 enfants en bas âge sont bloqués en mer devant la ville d'Obock parce que les autorités Djiboutiennes leurs refusent d'accoster.

++ Qui sont-ils ?
Ce sont des réfugiés Erytréens qui avaient fuient la dictature en Erytrée pour se réfugier au Yémen où ils (sur)vivaient dans les camps de réfugiés du HCR.

En raison de la guerre qui sévit dans ce pays, ils ont choisi la première opportunité de fuir le Yémen pour se réfugier a Obock-ville où de nombreux Yéménites et des ressortissants d'autres nationalités ont trouvé refuge et sont accueillis.

Nous ignorons jusqu'à présent les raisons pour lesquelles, leur embarcation s'est vue interdire le droit d'accoster.

++ Mais ils sont en péril !
Tassés dans une embarcation, ces femmes, ces hommes et ces enfants ont besoin d'être secourus de toute urgence, car ils manquent aussi d'eau et de nourriture.

Je lance un appel urgent aux dirigeants de l'UN HCR de Djibouti afin qu'ils débloquent cette situation humanitaire urgente en venant en aide à ces réfugiés qui sont bloqués en pleine mer rouge, avec tous les risques pour leurs vies.

Je sollicite également les forces étrangères stationnées à Djibouti pour qu'elles envoient des secours, en urgence, afin d'éviter un catastrophe humanitaire.

Je m'adresse aussi à mes frères et à mes soeurs qui vivent à OBOCK pour qu'ils descendent dans la rue en exigeant que cette embarcation puisse accoster.

Enfin je demande à Jean-Loup Schaal et à l'ARDHD, qu'il préside de diffuser cet appel et de le soutenir pour sauver la vie de ces malheureux réfugiés.



13/08/2017 (Brève 1053) Arrestation et détention de Mohamed Moussa Yabeh, professeur (Alerte rouge de l'UDJ, signé par Hachin Loita - S.G. de l'UDJ)

mohamed moussa yabeh djiboutiC'est avec effroi que nous apprenons l'arrestation arbitraire de Monsieur Mohamed Moussa Yabeh, Professeur et ancien Directeur du CRIPEN .

Monsieur Mohamed avait démissionné de son poste de Directeur suite à des conflits avec l'ancien ministre de l'éducation nationale Monsieur Djama Elmi Okieh.

Monsieur Yabeh avait fuit le pays et avait demandé l'asile politique en France.

De retour au pays le 08/08/2017 , il a été interpellé le jour suivant à son domicile le 09/08/2017 à 6 heures du matin par les agents du S.D.S.qui l'ont conduit vers une destination inconnue.

Depuis quatre jours, la famille, sans nouvelles, s'inquiète pour sa sécurité. Haut cadre du ministère de l'éducation nationale et de l'enseignement professionnel, connu pour son sérieux, sa rigueur et sa compétence, Monsieur Yabeh a été présenté aujourd'hui au parquet et écroué à la prison de Gabode sous mandat de dépôt.

A l'heure où nous rédigeons ces lignes , nous ne connaissons pas le chef d'inculpation et dans l'état où il se trouve.

UDJ DjiboutiL' U.D.J exige la libération immédiate et sans condition de Monsieur Mohamed Moussa Yabeh.

Affaire à suivre ...

Le Secrétaire Général de l’UDJ :
Hachin Loita Ahmed



12/08/2017 (Brève 1052) Le Procureur de la République française confirme l'origine criminelle du décés du juge B. Borrel (communiqué du 13 juillet)

Télécharger le communiqué original en Pdf : http://www.ardhd.org/borrel_dossier/Borrel_parquet_de_paris_communique_2017_7_13.pdf

Selon les termes du communiqué du Procureur de la République française, les conclusions du collège d'experts, appelés à étudier les pièces disponibles, confirment l'origine criminelle du décès de Monsieur Bernard Borrel



08/08/2017 (Brève 1051) La diaspora djiboutienne de Belgique appelle à manifester en hommage à Mohamed Ahmed Jabha, victime du régime de Guelleh. Samedi 12 août à Bruxelles

Jabha, victime du régime de GuellehPour dénoncer l’assassinat 
de Mohamed Ahmed Jabha 
le plus ancien prisonnier politique Djiboutien
manifestation
devant l’ambassade de Djibouti en Belgique:
Avenue Franklin Roosevelt, 204

Le samedi 12 août 2017 de 14h à 17h.

Le pouvoir de Guelleh a tué, Mohamed Ahmed Jabha, le plus ancien prisonnier politique djiboutien, membre du FRUD, symbole de la résistance djiboutienne contre le régime barbare de Guelleh, a été assassiné le 1er août 2017  par l’Etat de Djibouti.

Arrêté le  3 mai 2010 à côté de Moussa Ali, alors qu’il tentait d’empêcher le viol d’une femme enceinte par des soldats, il a été torturé par tous les corps armés de l’Etat, en présence des hautes autorités du pouvoir. Mohamed Ahmed Jabha, traité en ennemi,  a subi des sévices corporels, de traitements inhumains et dégradants dans l’enceinte de prison de Gabode où il a été empoisonné. Dans l’isolement le plus complet,  il a été privé de soins et de médicaments et de la visite du CICR.

Mohamed Ahmed Jabha a été condamné a 15 ans de prison ferme le 18 juin 2017 et a  été achevé le 1er août parce qu’il a refusé toute compromission avec ce régime honni et resté debout jusqu’à la fin.

Venez  nombreux pour dénoncer cet ignoble assassinat de Jabha, ce crime d’Etat; Pour dénoncer l’impunité des bourreaux de Mohamed Ahmed Jabha  et de tant d’autres personnes assassinées par l’Etat de Djibouti;

Pour exiger une enquête indépendante sur l’assassinat de Mohamed Ahmed Jabha.


Contacts :
 - +32465948878
- +32499922598
- +32487395044 



07/08/2017 (Brève 1050) Repression tous azimuts (Communiqué de la LDDH)

Dans un communiqué daté du 6 août 2017 et signé par son Président Omar Ali Ewado, la LDDH dénonce les récentes arrestations et les incarcérations, ainsi que l'immunité dont bénéficie le responsable de la mort du jeune docker Mohamed Hamadou Hamad, qui a succombé aux suites des tortures répétées qui lui ont été infligées.

1°) La LDDH cite le cas de Chehem Abdoulkader Chehem dit Chehem Renard, Omarhamoud dit Omar Zohra et de Mahmoud Ali. Ils sont incarcérés à la Prison de GABODE, mais il est impossible d’obtenir des informations car ils seraient placés à l'isolement stricte.

2°) Le cas de Bolock Ahmed Abdou, qui a été arrêté puis détenu par le SDS durant trois jours, pour avoir publié un article sur le Sultan de Rahayto. Il a été libéré jeudi dernier.

3°) Plusieurs proches du jeune docker Mohamed Hamadou, (qui avaient manifesté pacifiquement pour s'opposer à l'arrestation d'un cousin), sont emprisonnés à Gabode, tandis que les policiers responsables ne sont pas inquiétés.

Au final :
" La LDDH dénonce et condamne vigoureusement la répression tous azimuts des civils et en particulier des internautes et l’impunité dont bénéficie le policier tortionnaire.

La LDDH lance un appel solennel au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à l’Union Africaine, à l’IGAD, à la Commission Africaine des droits de l’homme et des Peuples, à l’Union Européenne à faire pression sur les autorités Djiboutiennes pour qu’elles respectent les droits fondamentaux des citoyens et cessent les violences dont sont victimes des civils innocents."

Le Président de la LDDH
OMAR ALI EWADO



03/08/2017 (Brève 1049) De nouvelles exactions policières dans le quartier d'Arhiba : plusieurs blessés civils dont certains par balles. (Info correspondant)

Non content d'avoir utilisé la torture contre un jeune docker qu'il avait pris pour cible et dont il a causé la mort, le sergent Ibrahim Ali Ibrahim, promu par la dictature au grade de Chevalier dans l'Ordre prestigieux des Bourreaux de la République, a-t-il décidé de poursuivre ses exactions à l'encontre des populations civiles innocentes et sans défense ?

La réponse est OUI. Fier de son impunité garantie par le pouvoir, il a décidé de faire arrêter un cousin proche de la victime Mohamed Hamadou et de le garder à vue au poste de Police du quartier.

Dans la soirée du 1er août, les proches de cette nouvelle victime, soutenus par la population du quartier, se sont massés devant le poste de Police pour empêcher qu'il ne soit transféré vers un centre de torture et qu'il ne subisse le même sort que feu son cousin.

Dans un premier temps, les policiers ont du renoncer à affronter la foule en colère et ils se sont réfugiés dans leur commissariat d'où ils ont appelé des renforts. Arrivés sur place, les renforts n'ont pas hésité à arroser les manifestants de dizaines de tirs de gaz lacrymogène puis à faire feu avec leurs armes de service chargées avec des vraies balles. Des témoins citent les noms de 16 blessés par balles, qui auraient été pris en charge par les hôpitaux de la ville.

Aux dernières nouvelles, le nouveau Chevalier de l'Ordre des Bourreaux aurait été exfiltré avec sa famille et positionné dans un lieu secret pour échapper à la vindicte populaire et légitime. Il bénéficie toujours d'une immunité complète puisqu'en dépit des lourdes présomptions qui pèsent sur lui, aucune enquête n'a été diligentée à son encontre et le Procureur n'a pas ouvert une instruction préalable.

Espére-t-il gravir un nouvel échelon en étant promu Officier dans l'Ordre des Bourreaux en reconnaissance de sa cruauté à l'égard des civils sans défense ?



03/08/2017 (Brève 1048) Djibouti: mort de l'opposant Mohamed Ahmed, dit Jabha (RFI)

Lien avec l'article : http://www.rfi.fr/afrique/20170802-djibouti-mort-opposant-jabha-mohamed-ahmed

Il est devenu le symbole des détentions arbitraires à Djibouti. L’opposant Mohamed Ahmed dit «Jabha» est décédé mercredi 2 août dans l’après-midi. Accusé par le régime d’être un agent érythréen, il avait été arrêté en 2010 puis avait attendu pendant 7 années son procès avant d’être condamné à 15 ans de prison ferme en juin dernier. Selon l’opposition il était «le plus ancien prisonnier politique» du pays. Pour ses avocats, la mort de Jabha n’a rien d’accidentel.

« C’était la chronique d’une mort programmée » estime son avocat, Maître Zacharia, empli d’une grande amertume. Ces derniers mois, il n’avait cessé d’alerter sur l’état de santé de son client, atteint d’une grave maladie, et qui s’affaiblissait de jour en jour. La dernière fois qu’il l’avait vu, Jabha était trop faible pour parler.

Mohamed Ahmed avait été arrêté par l’armée le 1er mai 2010 dans le nord du pays, accusé d’être membre du FRUD, la rébellion armée qui opère dans le la région. « C’est un Érythréen en service commandé », avait dit le président Ismail Omar Guelleh dans un entretien à Jeune Afrique.

L’opposition tient les autorités pour responsables de la mort de Jabha. Selon elle, le Premier ministre en personne s’était opposé à sa libération, lorsqu’en 2016 la Chambre d’accusation avait « annulé » l’ensemble de la procédure contre lui.

Mais le parquet avait fait appel. Et Jabha avait finalement été reconnu coupable « d’intelligence avec une puissance étrangère et organisation d’une formation paramilitaire ». Il avait écopé de 15 ans de prison ferme en juin dernier. Une condamnation « à mort » pour ses avocats, prédisant déjà qu’il ne tiendrait pas jusqu’au bout de sa peine.

++ « Assassinat judiciaire »

« C’est l’épilogue tragique d’un assassinat judiciaire programmé, commente son avocat français, maître Bérenger Tourné. On l’avait condamné à 15 ans de réclusion sur la base d’un dossier vide. (...) Je n’ai pas cessé d’alerter l’Elysée, le gouvernement, depuis sept ans que cette mauvaise farce judiciaire suivait son cours. Maintenant on arrive à l’aboutissement. »

L'annonce de sa mort n'a pas surpris son avocat, en raison de la maladie dont Jabha était victime. Mais face au manque d'informations, maître Tourné n'écarte aucune option non plus. « Je ne saurai même pas vous dire s’il est mort des suites de sa maladie. Je n’exclus pas qu’il ait été purement et simplement liquidé par les services spécialisés de Djibouti. Mais en tout cas on savait que, de toute façon, son état de santé ne lui permettrait pas d’aller jusqu’au bout de sa peine. C’est peut-être ça, le plus terrible, dans cette affaire… »



01/08/2017 (Brève 1047) Décès du plus ancien prisonnier politique, victime de torture, d'empoisonnement et de refus de soins médicaux (Communiqué du FRUD)

FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET LA DEMOCRATIE –FRUD
djibouti_frud@hotmail.com

COMMUNIQUE

Poitiers, le 1er Août 2017

Le régime d’Ismail Omar Guelleh a tué le prisonnier politique Mohamed Ahmed Jabha

LE FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET LA DEMOCRATIE –FRUD- condamne l’assassinat abject, lâche et programmé de M. Mohamed Ahmed Jabha par l’Etat Djiboutien, survenu le 1er Août 2017 à 16 h, à Djibouti.

Mohamed Ahmed Jabha
, détenu depuis 2010, est mort des suites des séquelles de tortures qui lui ont été infligées par les bras armés de l’Etat (armée, sécurité et police) ;

Mohamed Ahmed Jabha
est mort à cause de deux choses : l’empoisonnement qu’il a subi en prison et le refus délibéré des autorités de le soigner.

Comme nous l’avions prédit dans un précédent communiqué, la sentence d’une condamnation à 15 ans de prison prononcée par l’Etat Djiboutien le 18 juin 2017, présumée de cet assassinat.

Le FRUD considère l’assassinat de Mohamed Ahmed Jabha comme un crime de Guerre :

L’article 3
commun aux quatre conventions de Genève de 1949 qui couvre les situations de conflits armés internes, exige que toutes les personnes se trouvant aux mains de l'ennemi soient traitées avec humanité et dignité. Il interdit le meurtre, les mutilations, la torture, les traitements cruels, humiliants et dégradants, les prises d'otages et les procès inéquitables.



Le pouvoir de Djibouti s’est borné à refuser après maintes sollicitations l’intervention du CICR sur le cas de Mohamed Ahmed dit Jabha.

Le FRUD tient pour principal responsable de ce crime de guerre le chef de l’Etat Djiboutien, Ismail Omar Guelleh qui concentre entre ses mains tous les pouvoirs : exécutif, législatif, judiciaire, chef de l’armée, patron de la sécurité.

Mohamed Kadamy,
Président du FRUD



30/07/2017 (Brève 1046) Assassinat du juge Borrel : la soif de vérité d'Elisabeth, sa veuve (Texte et Vidéo dans Le Parisien)

Lien avec l'article : http://www.leparisien.fr/faits-divers/assassinat-du-juge-borrel-la-soif-de-verite-d-elisabeth-sa-veuve-30-07-2017-7165392.php

La veuve du juge français mort à Djibouti en 1995 s'exprime pour la première fois depuis qu'un rapport a confirmé, ce mois-ci, la piste criminelle. Une femme plus déterminée que jamais.

De sa terrasse, son regard bleu acier embrasse à travers les brumes de chaleur les majestueux massifs de Belledonne, des Bauges, et la pointe du Granier. Dans le jardin, un immense cerisier sert d'abri aux oiseaux, dont elle connaît chaque espèce. Accompagnée de Filou, son malicieux caniche, Elisabeth Borrel, 60 ans, magistrate, a trouvé à La Boisserette son refuge pour «défendre la mémoire de son mari».

La veuve du juge Bernard Borrel, assassiné après avoir été battu à mort et son corps brûlé la nuit du 18 au 19 octobre 1995 à Djibouti, où il était détaché auprès du ministre de la Justice locale, prévient qu'elle «ne lâchera rien» pour démasquer «les commanditaires» et «chercher le mobile» de l'assassinat du père de ses deux fils, Pierre-Alexandre, 29 ans, et François-Xavier, 27 ans. Mi-juillet, le parquet de Paris et les juges d'instruction Cyril Paquaux et Aïda Traoré ont confirmé «l'origine criminelle du décès» du magistrat Bernard Borrel. Engagée dans un long combat judiciaire semé d'embûches politiques sur fond de diplomatie militaire, Elisabeth Borrel, soutenue par ses avocats, Mes Olivier Morice et Laurent de Caunes, se bat «par amour» et «non pas par haine». Entretien.

++ Comment avez-vous vécu ce dernier rebondissement ?
Élisabeth Borrel.
 Je suis contente. Mais d'un autre côté, je regrette que cela ait mis vingt-deux ans à sortir. Car les éléments sur lesquels reposent les conclusions des experts existaient déjà il y a vingt-deux ans. Mais ils ont été systématiquement écartés par deux juges d'instruction dont la seule mission était de verrouiller la seule version du suicide. Ils ont d'ailleurs été dessaisis du dossier en juin 2000 et ont définitivement perdu leur procès en diffamation contre mes avocats... On avait missionné mon mari dans l'enquête sur l'attentat du Café de Paris à Djibouti en octobre 1990, où l'enfant d'un militaire français avait été tué. Malgré cela, certains ont trahi les rapports qu'ils avaient avec mon mari. C'est impardonnable.

++ Qui pouvait avoir intérêt à faire croire au suicide de votre mari ?
Je pense qu'il faut chercher au niveau des plus hautes autorités des deux États. On dispose aujourd'hui d'un compte rendu d'un entretien très détaillé de mai 2005, où l'un des protagonistes conseille noir sur blanc à son interlocuteur de Djibouti de saisir la Cour internationale de justice de La Haye contre la France ! Et ce dans l'unique but que les autorités djiboutiennes obtiennent la copie du dossier criminel français. Tout cela avait pour objectif de faire condamner à Djibouti de petits délinquants, des lampistes, sans lien avec le meurtre de mon mari. Une fois l'affaire jugée là-bas, cela aurait eu pour conséquence directe de faire clôturer ce dossier en France par le juge qui instruisait le dossier.

++ VIDEO. Assassinat du juge Borrel : «On a besoin de la vérité pour survivre»



++ En voulez-vous aussi à la magistrature ?
Je n'ai pas compris au début de l'affaire que j'avais contre moi certains magistrats. Mon mari étant procureur, moi-même étant magistrate, je n'ai jamais imaginé que des magistrats de mon pays soient soumis à des instructions dans ce dossier. On évoque souvent le corporatisme dans notre métier, il a joué contre moi. Et dans ce petit monde de 8 000 magistrats, on y a fait courir les pires insanités sur mon mari pour l'accuser d'être pédophile et affirmer qu'il s'était suicidé en se mettant à genoux dans une position expiatoire. Il y a eu une coalition de magistrats contre moi qui dénigraient Bernard. C'est une blessure profonde. On m'avait déjà enlevé mon mari, mais là on m'enlevait aussi mes illusions sur la profession en laquelle je croyais.

++ Comment cette affaire a-t-elle impacté votre vie familiale ?
Heureusement que j'avais la famille de mon mari, et notamment ma belle-mère, sans oublier mes parents, qui m'ont toujours aidée. Ils ont toujours été présents. Grâce à eux, j'ai pu faire face. Personne n'a cru au suicide de Bernard dans la famille. Mes fils ont pu surmonter tout cela, car ils avaient une totale confiance en nous. Cela leur a permis de survivre à toutes les attaques. Ils avaient 5 et 8 ans au moment de la disparition de leur père. Et leur confiance dure encore. (Sa voix se trouble.) J'avais aussi des amis sûrs. Je ne me suis pas trompée sur mes choix. Ils ont été d'un grand soutien quand j'ai affronté deux cancers successifs.

++ Plus de vingt ans après, quel est votre état d'esprit ?
Je n'ai pas de sentiments de vengeance. J'ai dépassé ce stade. Mais mes fils ont soif de justice. Ils ont cette énergie et cette espérance. Il nous faut la vérité, pas une vérité judiciaire arrangée. Aujourd'hui, on cherche le mobile et les auteurs de l'assassinat de mon mari. Les commanditaires, je sais que cela sera très difficile. Trop de personnes savent. Et l'un d'eux finira bien par parler. On le saura.



28/07/2017 (Brève 1045) Djibouti frappé par de violents incendies (RFI)

Lien avec l'article : http://www.rfi.fr/afrique/20170728-djibouti-frappe-violents-incendies-balbala

Pas de victime, mais quelque 200 maisons ont été détruites à Djibouti par des incendies ces derniers jours. Dans la petite cité-Etat de la Corne de l’Afrique, des centaines de familles se sont retrouvées sans toit en raison de violents incendies, communs en cette période de l’année mais d’une ampleur sans précédent selon les habitants. Ils touchent principalement la commune de Balbala, l’immense banlieue de la capitale composée en grande partie de bidonvilles. Le système électrique serait en cause.

Des vents violents, des températures dépassant 40 degrés, les incendies sont fréquents à Djibouti en cette période, mais pour Daher Robleh Ibrahim, militant d’opposition qui habite à Balbala, plus de 200 maisons détruites en moins d’une semaine, c’est du jamais vu : « Cette année, c’est incroyable. C’est quelque chose qui dépasse toutes les consciences. Les pompiers sont très loin et les bouches d’incendie se trouvent à peu près à cinq kilomètres des lieux. C’est plutôt à Djibouti-ville. Le temps qu’ils aillent là-bas, le feu gagne du terrain et détruit énormément de maisons. » 

Le ministre de l’Intérieur est apparu à la télévision nationale pour pointer du doigt les « raccordements sauvages » au réseau électrique. « Les origines de ces catastrophes, a déclaré Hassan Omar Mohammed, ainsi que les constats effectués par les services compétents, sont les installations électriques frauduleuses mises en place par des personnes sans scrupules qui ne mesurent pas les conséquences de leurs actes. »

Pour Daher Robleh Ibrahim ce sont plutôt les délestages, récurrents ces dernières semaines, qui provoquent les surtensions à l’origine les incendies.

Le chef de l’Etat s’est engagé à reloger immédiatement les personnes sinistrées. Les premières distributions d’aides ont commencé cette semaine.



27/07/2017 (Brève 1044) La base chinoise en Afrique possède des niveaux secrets (Sputiknews)

Lien avec l'article : https://fr.sputniknews.com/international/201707271032411529-chine-djibouti-base/

La superficie de la première base navale chinoise à l’étranger, située à Djibouti, est beaucoup plus importante qu’on ne le croyait, selon Stratfor.

La base de Djibouti, première base chinoise à l'étranger, possède des niveaux souterrains et sa superficie est en réalité beaucoup plus importante qu'il n'y paraît, selon des données de la plateforme de renseignement privée américaine Stratfor.

Des locaux cachés ont été découverts à l'aide de satellites espions américains. Selon les services de renseignement, la superficie des locaux cachés sous terre est d'environ 23.000 mètres carrés, avec trois niveaux sécurisés.

Les constructions souterraines permettent de mener des activités inobservables et offrent une protection aux véhicules ou aux installations critiques pour la mission chinoise à Djibouti, souligne Stratfor.

La première base navale chinoise à l'étranger occupe une position stratégique à la sortie de la mer Rouge. La largeur du détroit de Bab-el-Mandeb n'atteint ici que 20 km. 3,8 millions de barils de pétrole brut y transitent quotidiennement. De plus, la moitié des importations de pétrole chinoises et 20 % du commerce mondial s'effectuent via le golfe d'Aden, situé à proximité.

Djibouti abrite des bases navales américaines et françaises. Les militaires chinois y sont arrivés en février dernier. Les premières constructions ont été implantées au mois de mai.



27/07/2017 (Brève 1043) Conflit Djibouti-Érythrée: la Chine pourrait déployer ses troupes à la frontière (Sputiknews)

Lien avec l'article : https://fr.sputniknews.com/international/201707261032385537-conflit-djibouti-erythree-chine-ua-usa-japon/

En phase avec son offensive diplomatique et économique, la Chine étend de plus en plus son rôle militaire dans le monde, notamment en Afrique et au Proche-Orient, et cela préoccupe évidemment les États-Unis, a constaté dans un entretien avec Sputnik l’analyste militaire russe Vladimir Evseïev.

En proposant sa médiation dans la résolution du contentieux frontalier entre Djibouti et l'Érythrée, notamment par le déploiement de ses troupes à la frontière entre ces deux pays, la Chine essaie de se positionner en acteur politique, capable de régler les conflits armés, a déclaré à Sputnik Vladimir Evseïev.

«On ignore toutefois pour le moment si la Chine viendra à bout d'une telle mission demandant une grande expérience en la matière […], mais le fait même que le géant asiatique s'y déclare prêt témoigne de sa ferme volonté de s'affirmer en tant que centre de force politique», a relevé l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que cela devait préoccuper beaucoup plus les États-Unis que la Russie.

«Par ailleurs, le Japon et la Corée du Sud s'en préoccupent déjà, Tokyo et Séoul n'étant pas certains que dans leur conflit avec la Chine, Washington se rangera explicitement de leur côté», a poursuivi M.Evseïev.

Un autre interlocuteur de Sputnik, Ren Yuanzhe, de l'Académie diplomatique de Chine, a souligné pour sa part que la médiation dans le règlement des conflits internationaux figurait parmi les grandes priorités de la diplomatie chinoise.

«L'Afrique occupe une place de choix dans la diplomatie de Pékin. Dans le cadre de l'initiative la Ceinture et la Route, nous voulons apporter le développement et la prospérité dans cette région, alors que le conflit opposant Djibouti à l'Érythrée met en péril la stabilité régionale et n'avantage guère la coopération de la Chine avec les pays africains», a expliqué l'expert.

Ce dernier a insisté sur le fait que la médiation de Pékin dans la région reposait sur la non-ingérence dans sa politique intérieure et la création d'un cadre propice pour des négociations entre les parties en conflit.

La diplomatie chinoise se montre de plus en plus active, Pékin proposant notamment sa médiation dans les conflits entre Israël et la Palestine et entre l'Inde et le Pakistan, ainsi que dans la crise du Golfe, impliquant le Qatar et un groupe de pays arabes.

À la tribune de l'Union africaine (UA), l'ambassadeur chinois auprès de cette institution régionale, Kuang Weilin, a annoncé que la Chine envisageait d'envoyer ses troupes à la frontière entre Djibouti et l'Érythrée afin d'aider à désamorcer la crise entre ses deux pays. Le diplomate l'a déclaré à Associated Press, en soulignant toutefois que son pays pourrait le faire si jamais la demande lui en était faite.

Les observateurs constatent que ce mois-ci, la Chine a installé à Djibouti, sa première base militaire à l‘étranger comme l'ont déjà fait la France, les États-Unis et le Japon. Environ 400 soldats et officiers chinois y sont attendus. Selon Pékin, cette base n'a que des objectifs logistiques et non de défense. Elle servira à des missions de lutte contre les pirates, de maintien de la paix et d'aide humanitaire des Nations unies en Afrique et en Asie occidentale.



27/07/2017 (Brève 1042) Djibouti, 40 années d’indépendance sans liberté (Par Mohamed Kadamy dans MondAfrique)

Lien avec l'article : http://mondafrique.com/djibouti-quarante-annees-dindependance-liberte/

Mohamed Kadamy, un des leaders de l'opposition en exil, dresse le bilan de quarante années d'indépendance à Djibouti

Nouvel eldorado pour les grandes et moyennes puissances, Djibouti, indépendante depuis 1977, territoire de 23 000 km2, composés de 800 000 Afars et Somalis (d’une égale importance) et d’une minorité Arabe.Ce n’était ni une colonie de peuplement, ni un territoire à développer, ce fut un comptoir sur le chemin de l’Océan Indien et de l’Indochine.

La colonisation a maintenu  chaque communauté dans son habitat et ses traditions, ce qui a facilité l’exploitation du fait ethnique par la puissance coloniale et parle régime issu de l’indépendance qui a perpétué cette politique de division.

Djibouti, est avec l’Erythrée, au nord, et le Yémen, en face, un point de passage obligé entre la mer Morte et le Golfe d’Aden. Elle est devenue depuis la guerre au Yémen un enjeu régional.    Au carrefour de l’Arabie et de l’Afrique, sur les rives de la Mer Rouge, Djibouti a une position de verrou de cette ligne maritime si importante pour la vie économique internationale. Ce qui explique qu’elle accueille plusieurs milliers de soldats occidentaux (français, américains et japonais); et une base chinoise en construction. Les Saoudiens souhaitent  prendre pied près de Babel Mandab. Les Chinois ont commencé à s’installer  y compris avec des chalutiers pour razzier les poissons, inquiétant les Américains et les Indiens et suscitant la colère des pêcheurs djiboutiens qui à l’instar de leurs collègues somaliens risquent de verser dans la piraterie maritime.

++ De l’échec de la constitution
Deux conceptions se sont heurtés dès l’accession à l’Indépendance en 1977: la conception défendue par le premier ministre  Ahmed Dini, consistait à jeter les bases d’une citoyenneté djiboutienne; qui avait aussi les faveurs  du MPL; la 2ème conception de Gouled -président de la République-  privilégiait la citoyenneté clanique, déconstruire l’État   en transférant ses  prérogatives  aux  clans. Finalement c’est la dernière conception qui a triomphé et qui est à l’origine de la situation dramatique actuelle, d’une « indépendance sans liberté »,  du refus de l’édification d’un État national. Le nouvel État institue après son accession à l’indépendance un système de parti unique, qui va se transformer en parti clanique avec une répression violente de l’opposition. Harcèlements, arrestations et tortures des militants hostiles au régime, une répression plus générale va cibler  les Afar, entraînant la démission d’Ahmed Dini.

Les confiscations des libertés  vont de pair avec le refus de créer un État national. En 40 ans d’Indépendance, la phase primaire de la Constitution d’un État national reste  inaboutie à Djibouti. Les dirigeants ont choisi de privilégier les clans au détriment de l’Etat. . Cela a empêché de créer une armée, une police et une sécurité nationales sans lesquelles le monopole de la violence exercée par le pouvoir reste illégitime.. Cette politique a  marginalisé des communautés entières, des régions importantes. Le corollaire du refus d’édification d’un État national est l’invention de la figure d’ennemi intérieur,   conçue au travers de la guerre coloniale, se reproduira dans le contexte de l’État postcolonial. A Djibouti, l’ennemi intérieur était d’abord représenté par  les Afar : arrestations massives, tortures, exécutions extrajudiciaires, expulsions, massacres, tout est permis pour mettre hors d’état de nuire ce groupe considéré comme une menace. le refus d’investissement dans leur territoire qui s’étend sur les 2/3 du pays. Cette notion  s’est étendue à d’autres groupes : au clan Gadaboursi, aux sous clans Issas comme les Odah Gub, etc.,

++ Refus de l’alternance

Après plusieurs tentatives sans succès pour réformer ce pouvoir congénitalement  violent, une insurrection armée dirigée par le Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie est arrivée à la porte de la capitale. Le régime de Djibouti  a été sauvé in extremis en février 1992 par l’interposition des troupes françaises stationnées à Djibouti

La population djiboutienne  a tenté à  maintes occasions de tourner la page de ce régime L’élection présidentielle de 1999 a permis au peuple de Djibouti de rejeter massivement, Ismail Omar Guelleh  en votant pour Moussa Ahmed, figure indépendantiste.

En 2003,  et en 2013,  les partisans  du  Président furent battus aux élections législatives  par l’opposition. Pour ne pas  se plier aux verdicts des urnes, le régime a inversé les résultats en sa faveur par la magie des fraudes. Ce qui a permis à Guelleh de briguer un 4èmemandat en 2016 et de s’ouvrir ainsi la voie à une présidence à vie. Mais, la guerre de succession fait rage   au sein de son entourage, sentant l’usure du pouvoir et une atmosphère de fin de règne. Guelleh tente contre vents et marée d’imposer son fils Aïnaché pour lui succéder.

++ Misère, répression et résistance

L’opposition politique qui lutte dans des conditions très difficiles parce qu’elle est l’objet  du tout répressif du chef de l’Etat qui a fait ses premières armes  dans la répression en tant que chef de la sécurité, a été affaiblie. Le multipartisme  ne garantie aucune existence légale aux partis politiques de l’opposition  dont les dirigeants sont souvent réprimés. Les principaux partis de l’opposition n’ont pas de statut légal. Cette répression a favorisé   la dislocation de l’opposition politique. Dès lors la cible du pouvoir reste le FRUD, principale force  de l’opposition, à échapper au rouleau compresseur du régime qui a beaucoup de mal à le déloger de ses bastions. On assiste à une véritable politique de la terre brûlée dans les provinces dites rebelles (Nord et sud ouest). Guelleh voudrait faire de leur territoire, des terres vacantes et sans maître qu’il peut  vendre comme il vient de le faire pour les îles Musha ou tenter de les spolier comme à Assal ou à Bakéré. L’armée se comporte à l’égard des habitants de ces régions comme en territoire ennemi. La situation s’est aggravée ces dernières années:massacre des innocents le 21 Décembre 2015 à Buldhuqo (faubourg de la capitale)  Les pratiques des tortures  érigées en système se banalisent.

Arrestations arbitraires des civils soupçonnés de soutien ou d’avoir de proches au sein du FRUD, le cas le plus emblématique est celui de  Mohamed Ahmed Jabha (détenu depuis 7 ans malgré sa grave maladie), qui vient d’être condamné à 15 de prison. Les viols des femmes Afar par des soldats se poursuivent en toute impunité dans le triangle Margoïta, Syarou, Garabtissan, où les populations des éleveurs sont maintenues de force autour des camps militaires. Le parlement européen  a condamné pour la première fois en mai 2016 les violations des droits humains  et notamment les violences et les viols envers les femmes Afar à Djibouti et a invité les NU  à mener une enquête internationale

Depuis le début du mois de mai 2017, 250 personnes  ont été arrêtées au Nord  et détenues  au centre de rétention de Nagad, dans la capitale. Ouma Mohamed, épouse d’un membre du FRUD, n’a pas été épargnée,  2 personnes sont mortes après avoir été torturées (Mohamed Hamadou et Abdo Ismail).

Les organisations internationales (BAD, FMI) dénoncent la corruption à ciel ouvert des dirigeants de ce pays, obstacle à un développement sain et équitable Plus grave, le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme accuse le régime d’avoir détourné 8,6 millions$ sur les dons alloués à Djibouti..

Face au refus de l’alternance par les urnes, rien ne s’oppose à la construction d’un rapport des forces multiformes, pour sauver ce pays d’une dérive à la somalienne. Encore faut-il, échapper aux narcissismes de petites différences et à la posture du génie solitaire qui ruine  les efforts des forces pour un changement réel.

Les luttes  du FRUD, (Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie), crée en  1991, qui est un continuum historique des mouvements démocratiques (MPL, FDLD, UMD, etc), redonne du souffle à la culture des résistances, tout en réhabilitant l’action collective. C’est en résistant qu’on construit l’avenir a dit le célèbre avocat égyptien anti Sissi, Me Khaled Ali. Le FRUD  ne se lassera jamais d’appeler à l’union de  toutes les forces de l’opposition en vue  de préparer l’alternance et éviter la transmission du pouvoir au fils du Président



27/07/2017 (Brève 1041) Des nouvelles victimes de la mal gouvernance à Djibouti (Communiqué de l'UDJ)

Dans la journée du mardi 18 juillet 2017, un feu d’une violence inouïe s'est déclaré dans la grande banlieue de Balbala et plus précisément à Barwaqo et aux quartiers tristement appelés les 4m et les 8m (ces sinistres chiffres rappellent les conditions de vie dans ces taudis qui ne mesurent que 4m2 ou 8m2 ou s'entassent une dizaine de membres par famille) détruisent au bas mot 400 logements.

Les étés se suivent et se ressemblent pour les malheureux balbalawis qui côtoient la misère et subissent le mépris total des autorités.

Comme à leur accoutumée, les pompiers sont venus apportés leurs secours avec dans leurs bagages leur incompétence et leur impréparation. C’était déjà trop tard. Le feu avait consommé des centaines d’habitations et causé la mort d’un enfant de 2 ans.

En chef de délégation impromptue, l'argentier du régime Monsieur Ilyas Moussa Dawaleh, secondé par notre tortionnaire en chef Monsieur Hassan Omar Mohamed et accessoirement ministre de l'intérieur s'installent à quelques encablures sous une tante bien à l'ombre à déblatérer des bla bla d'une énormité enfantine. Au lieu de compatir au drame des sinistrés et de leur donner des paroles d'apaisement, le ministre commerçant Dawaleh dénigre, accuse et menace même les sinistrés en particulier les jeunes en les qualifiant des ''voyous''.

Il a oublié de dire que ces « voyous » furent les premiers à affronté le feu à mains nues. Nous lui demandons est-ce qu'il pourra ouvrir les portes de sa cité privée Dawaleh pour loger ces sinistrés ne serait-ce que temporairement ?

Quand à son second, notre manchot national sous l’effet du khat écarquillait les yeux et copiait jusque dans les expressions son maître à penser avec ses éternels « n'est-ce pas » oubliant même de dire la date exacte et le lieu du drame alors qu'il se trouve sur le lieu même des incendies.

Pendant ce temps là, la population est parquée dans des écoles comme des réfugiés. Rien n'a été prévu pour pareille circonstance et d'ailleurs dans tout le domaine.

Pire, le dictateur Guelleh enfonce le clou et dit ne pas comprendre la colère et les souffrances de la population en accusant lui aussi la population de jeter les pierres sur les sapeurs pompiers. En même temps, il ordonne depuis Haramous à la police et à la gendarmerie de réprimer les sinistrés pour dresser les forces de l'ordre contre la population afin que le Peuple l'oublie.

Après le massacre et la chasse des habitants de Buldhuqo sans oublier la population de Doraleh qui était expulsée manu militari de leurs maisons avec grand renfort de pelleteuse et de bulldozers (les ex-habitants errent toujours à quelques encablures de leurs anciens logis sous des campements nomades sans eau, sans électricité), l’expropriation est en cours, cette foi-ci, en utilisant ce drame.

Coupés de la ville après la fermeture du pont italien, abandonnés par les services publics et livrés à eux-même face à ce drame, la population de Balbala vit leurs moments les plus durs et se retrouvent des réfugiés dans leur propre pays végétant dans la pauvreté abjecte et la misère généralisée perdant tout espoir.

L’UDJ exprime sa solidarité et sa compassion aux familles sinistrées et adresse ses sincères condoléances à la famille attristée de l’enfant qui a perdu sa vie à cause de la mal gouvernance de Guelleh.

L'U.D.J appelle à toute la population djiboutienne où qu'elle soit de faire vibrer sa générosité légendaire et de venir en aide à nos frères et sœurs.

L’ U.D.J met en garde les sinistrés contre une expropriation qui germe déjà dans l’esprit mercantile de Ilyas Dawaleh et qui bouscule l’agenda des mabraz du régime.

Fait à Paris, le 21 juillet 2017.
Le Secrétaire Général de l’UDJ :
Hachin Loita Ahmed



25/07/2017 (Brève 1040) Remise des insignes de Chevalier de l'Ordre prestigieux des Bourreaux, au cours d'une cérémonie majestueuse. (Humour-Fake)

Ce mardi matin 25 juillet 2017, les abords du Palais de l'Escale, où une tribune avait été dressée dans la nuit, connaissaient l'affluence des grands jours assortie d'une surveillance policière renforcée.

Le badauds s'étaient massés derrière les barrières de sécurité pour assister à un moment spécial : La remise des insignes de Chevalier dans l'Ordre des Bourreaux de la République. Il faut avouer et surtout se féliciter du fait, qu'un tel évennement n'arrive pas tous les jours.

De plus, l'impétrant qui était encore hier un obscur sous-officier de Police attaché au commissariat du Port (PAID) est devenu en quelques jours un personnage éminent et reconnu de la dictature, comme fervent soutien des exactions à l'encontre des civils sans défense.

Précédés par le Premier ministre et de nombreux ministres, c'est l'arrivée en voiture blindée et en grande pompe des deux colonels, patron de la Police et de la Gendarmerie. Aussitôt, ils sont accueillis à la tribune par Hassan Said dit Madobe, grand maître de l'Ordre des bourreaux....

Mais que se passe-t-il ? Un frémissement traverse la foule : on signale l'arrivée personnelle de RPP, la Reine Paulette de Pacotilles. Aussitôt arrivée devant l'estrade, elle est très entourée par tous les obligés que comptent la dictature. Puis Guelleh apparaît majestueusement pour s'incliner devant son épouse, qui gérerait, dit-on, la principauté en ses lieux et place.

Le Sergent Ibrahim Ali Ibrahim en grande tenue, dans un garde-à-vous impeccable fait face à la tribune, d'où descendent les deux Colonels Abdillahi Abdi et le P'tit Zak, suivis d'un huissier qui porte la décoration sur un coussin de velours.

C'est le Colonel de la Police qui prend la parole pour déclarer : "Nous Colonel de la Police, Vice-Président de l'Ordre des Bourreaux de la République, nous allons vous élever au grade de Chevalier, en fonction des pouvoirs que nous avons reçus.

Nul doute que vos actes de cruauté répétés à l'encontre des dockers et l'extermination pratiquement sous la torture du jeune Mohamed Hamadou ont largement contribué à votre cooptation.

Nous sommes fiers de vous, Sergent. Et nous espérons que vous saurez faire profiter les jeunes générations de votre savoir-faire si unique !!!
"

Après une court roulement de tambour, les deux colonels ont fixé la nouvelle décoration sur la poitrine de l'impétrant, qui a été suivie d'une accolade protocolaire.

Interrogés à l'issue de la cérémonie par des journalistes, les représentants des différentes chancelleries ayant un poste à Djibouti se sont refusés à commenter la cérémonie, affirmant sobrement qu'ils avaient pris note des motivations de cette cooptation et du nom de l'impétrant et qu'ils informeraient leur hiérarchie.



22/07/2017 (Brève 1039) Finalement ce sont deux colonels qui devraient remettre ses insignes de Chevalier de l'Ordre des Bourreaux au Sergent Ibrahim Ali Ibrahim.. (Fake)

Ordre des bourreaux de la RépubliqeDes sources, dignes de confiance, nous informent que contrairement à ce qui avait été envisagé durant un moment, ce n'est pas Guelleh qui remettra les insignes de Chevalier de l'ordre des Bourreaux de la Répblique au célèbre Sergent Ibrahim Ali Ibrahim.

En effet, les deux colonels Abdillahi Abdi et le P'tit Zak, respectivement chefs de la Police et de la Gendarmerie, Vice-Présidents et membres éminents de l'Ordre (pour leurs états personnels de services dans cette discipline) qui ont sollicité cet honneur.

La cérémonie est prévue pour ce prochain mardi. Même si le Palais de l'Escale n'a toujours pas apporté de réponse précise, il n'est pas impossible que Guelleh y assiste, accompagnée de sa tendre épouse, la Reine Paulette de Pacotilles, gérante discrète mais effective des affaires de la Principauté.

Si c'est le cas, le Sergent Ibrahim Ali Ibrahim du Poste de Police du PAID devrait être particulièrement honoré et félicité pour la capture suivie de mort du jeune Mohamed Hamadou Hamad. Des témoins pensent même qu'il pourrait obtenir une promotion d'officier dans les prochaines semaines, à la condition de s'engager à poursuivre ses actes cruels l'égard des dockers et plus généralement des constestataires de toutes ethnies, sans distinction et de transmettre son savoir-faire en matière de torture aux jeunes recrues de la Police.

Le corps diplomatique pourrait envoyer des observateurs à la cérémonie, afin de mieux répondre ultérieurement par la négative à toute demande future de visa qui pourrait être sollicitée par l'impétrant ou de reconnaissance d'un faux statut de réfugié.

Hélas une telle notoriété, acquise aussi rapidement, est souvent assortie de petits inconvénients.



21/07/2017 (Brève 1038) Nouvelle cooptation dans l'Ordre prestigieux des Bourreaux de la République. Le Sergent Ibrahim Ali Ibrahim est à l'honneur. (Fake)

Ordre des bourreaux de la RépubliqeLors de l'Assemblée générale extraordinaire qui s'est tenu jeudi 20 juillet 2017 dans un grand hôtel de la capitale, sous la Présidence de Hassan Saïd, grand Maître de l'Ordre des Bourreaux de la République, tous les participants présents et ou représentés ont voté à la quasi unanimté, en faveur de la Cooptation du Sergent de Police Ibrahim Ali Ibrahim, qui se serait distingué depuis plusieurs années par ses actions efficaces, cruelles et sans retenue à l'encontre des malheureux dockers du Port.

Ce Sergent aurait arrêté et torturé de nombreux travailleurs du port, mais surtout il se serait distingué en juin 2017 avec l'arrestation musclée d'un docker qu'il considérait ,comme un délinquant notoire. Ce dernier aurait tenté de lui résister férocement à mains nues, contre son pistolet chargé. Ce haut fait de police, pour un sous-off de la Police ne disposant que de son arme de services, d'une paire de menottes et de son insigne de protecteur des populations, a fait remarquer notre impétrant par de nombreuses personnalités du Cercle restreint des obligés de la famille princière de Djibouti.

Au fil des jours, sa notoriété est devenue si grande qu'elle est parvenue aux oreilles du Président qui a recommandé personnellement sa cooptation dans l'Ordre prestigieux des Bourreaux de la République de Djibouti.

++ Rappelons les faits :
Après avoir réussi à capturer le jeune Mohamed Hamadou Hamad, le Sergent l'a conduit sans ménagement au Poste de Police du Paid pour s'occuper personnellement de son cas. Pendant plusieurs jours d'affilé et sans ne jamais baisser les bras, le Sergent se serait obligé à le torturer, jusqu'à le laisser pour presque mort. Reconnaissez toutes et tous, qu'il fallait une grande force de caractère pour s'acharner, sans faiblir, sur un jeune homme innocent en pleine force de l'âge.

Les actions du Sergent ont pleinement réussies puisque le jeune homme a dû se rendre à l'hôpital dès sa sortie du poste de police. Après quelques jours de soins, l'innocent a fermé les yeux pour toujours.

Certains observateurs s'accordent pour dire que Guelleh en personne, pourrait décorer le nouvel impétrant, solide défenseur de la dictature et supporter indéfectible de la terreur permamente dirigée contre les populations défavorisées et sans défense de la population djiboutienne.

L'équipe de l'ARDHD tient à adresser toutes ses félicitations au Sergent Ibrahim Ali Ibrahim pour cette cooptation qui va faire de lui un personnage célèbre et qui pourrait lui donner un accès privilégié à la Cour pénale internationale, où il pourrait être invité à raconter ses exactions fréquentes et renouvelées à l'égard des dockers du Port.



20/07/2017 (Brève 1037) Ibrhaim Ali Ibrahim. Retenez bien ce nom, car bientôt il va devenir célèbre. Prochainement plus d'information.

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20/07/2017 (Brève 1036) Un cadavre encombrant pour le régime ? (Communique de la LDDH, suivi d'un appel urgent à témoin de l'ARDHD.

Selon un communiqué récent que la LDDH vient de nous adresser, la dépouille du jeune docker qui serait mort le 11 juin 2017 (Voir notre article du 29 juin 2017: http://www.ardhd.org/affinfo.asp?articleID=16870) serait toujours en dépôt à la morgue de l'hôpital.

La LDDH rappelle "que le jeune Mohamed Hamadou Hamad avait été arrêté par une unité de la Police du Port le 28 mai 2017 et conduit au poste de police près du PAID où il a subi des actes de torture."

En effet à sa sortie de cellule Mohamed Hamadou Hamad souffrait énormément et son état de santé a justifié une hospitalisation le 4 juin 2017 à l’hôpital Peltier.

Il a finalement succombé à ses blessures, conséquence des supplices qui lui avaient été infligés, le 11 juin 2017.

Avant de mourir, Mohamed Hamadou Hamad avait réussi à informer ses proches et d’autres personnes des circonstances de son arrestation et de ce qu’il avait subi au cours de sa détention.

Mohamed Hamadou Hamad, docker djiboutien mort sous la torture en juin 2017 a Djibouti
Photo de la dépouille de Mohamed Hamadou Hassan, torturé, mais pas encore enterré... Qu'il puisse reposer en paix !

Il avait désigné nommément son tortionnaire. Mais ce bourreau bénéficie de l’impunité totale.

La plainte devant le Parquet, les diverses demandes de recours auprès du Premier Ministre,des Ministres de la Justice et de l’Intérieur déposées par les proches du défunt restent lettre morte.

++ 2 - Appel à témoin

L'ARDHD sollicite tous ses correspondants et ses lecteurs pour qu'ils lui fournissent l'identité de ce bourreau et si possible une photo...

En effet, l'ARDHD, qui s'engage toujours à protéger l'anonymat de ses sources, souhaiterait le coopter dans l'Ordre des Bourreaux de la République, afin qu'il soit bien identifié par la communauté internationale et que des poursuites judiciaires puissent être engagés contre lui.

C'est en tout cas, la seule façon à notre portée de mettre un frein à ses agissements, s'ils sont dénoncés par une source extérieure au Pays et nous considérons qu'il s'agit d'un acte citoyen responsable pour lutter contre les dérives insupportables commises par les agents à la solde de Guelleh.



18/07/2017 (Brève 1035) Hassan Cher nous a adressé les statuts et la feuille de route du Parti Démocrate Djibouti PADD.

Ces documents sont accessibles et téléchargeables en format PdF sur notre site :

1°) Feuille de route : lien de téléchargement : http://www.ardhd.org/photos/padd/feuille-de-route--padd-juillet17.pdf

2°) Statuts du PADD : lien de téléchargement : http://www.ardhd.org/photos/padd/statuts_parti-democrate-djiboutien-juillet17.pdf



17/07/2017 (Brève 1034) Libération d'Omar Zohra (Info lecteur)

Omar Zohra, ce jeune, qui avait été arrêté brutalement en pleine nuit, au domicile de ses parents, a été libéré et il en a fait part sur son compte Facebook.



16/07/2017 (Brève 1033) Nouvelle arrestation et détention d'un jeune : Omar Zohra à Djibouti. (Info correspondant)

Selon les informations qui nous ont été transmises par un correspondant, un jeune dénommé Omar Zohra a été arrêté vers minuit, en dehors des heureus légales et sans mandat par les gendarmes de Djibouti. Les témoins pensent que c'est une réaction commandée par les plus hautes autorités du pays en représaille à une interview que ce jeune aurait donné à un ami réfugié au Canada.

Nous attendons d'avoir des informations complémentaires que nous ne manquerons pas de mettre aussitôt en ligne.



14/07/2017 (Brève 1032) Suite de la revue de presse sur les nouvelles révélations dans l'enquête pour assassinat du Juge Bernard Borrel. (RFI, LCI, France 24, ...)

++ RFI
Lien avec la page : http://www.rfi.fr/afrique/20170714-mort-juge-borrel-djibouti-rapport-accredite-these-assassinat

Retour à la Une de l'affaire Borrel, du nom de ce magistrat français retrouvé mort à Djibouti en 1995. Le parquet de Paris fait état d'un nouveau rapport d’expert qui confirme la thèse de l'assassinat. Selon eux, le magistrat a été frappé et son corps incendié.
(...)

++ LCI
Lien avec la page : http://www.lci.fr/faits-divers/deces-du-juge-borrel-a-djibouti-des-expertises-confirment-la-these-de-l-assassinat-2058529.html

ENQUÊTE - De nouvelles expertises confirment l'origine criminelle de la mort demeurée mystérieuse du juge français Bernard Borrel, a annoncé jeudi le parquet de Paris. Le corps du magistrat avait été retrouvé à Djibouti en 1995. (...)

++ France 24

Lien avec la page : http://www.france24.com/fr/20170713-france-affaire-juge-borrel-investigation-origine-criminelle-confirme-djibouti

Affaire Borrel à Djibouti : un collège d'experts confirme "l'origine criminelle" de la mort

Le 19 octobre 1995, le corps du magistrat français Bernard Borrel était retrouvé à Djibouti. Dix ans après une première expertise qui avait mis en lumière la nature criminelle de son décès, un collège d'experts confirme aujourd'hui cette thèse. (...)



14/07/2017 (Brève 1031) Revue de presse sur les nouvelles révélations dans l'enquête pour assassinat du Juge Bernard Borrel. (Le Figaro, Le Parisien, Mediapart, ...)

++ Le Figaro
Lien avec la page : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/07/13/97001-20170713FILWWW00408-mort-du-juge-borrel-a-djibouti-origine-criminelle-confirmee.php

Mort du juge Borrel à Djibouti: origine criminelle confirmée


Un collège d'experts a confirmé "l'origine criminelle" de la mort du juge Bernard Borrel dans l'enquête sur l'assassinat non-élucidé du magistrat français, dont le corps a été retrouvé calciné en 1995 à Djibouti, a annoncé vendredi le parquet de Paris. Ce rapport daté du 26 juin vient confirmer une expertise de 2007 qui avait déjà mis en lumière la nature criminelle du décès du magistrat, survenu dans la nuit du 18 au 19 octobre 1995. Son corps avait été trouvé, en partie dénudé, en contrebas d'un ravin, dans une région désertique à 80 kilomètres de la capitale. Dix ans plus tard, les experts, qui se sont fondés sur l'examen de photographies et l'étude des rapports incendies et médico-légaux, arrivent aux mêmes conclusions. Ils estiment que les fractures décélées sur le corps du magistrat, au crâne et au bras gauche sont "compatibles avec des coups portés par un tiers", a indiqué le parquet dans un communiqué. (...)

++ Le Parisien
Lien avec la page : http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-bernard-borrel-de-nouveaux-elements-accreditent-la-these-du-meurtre-13-07-2017-7133115.php

Affaire Bernard Borrel : de nouveaux éléments accréditent la thèse du meurtre

Ce magistrat français a été retrouvé mort, carbonisé à Djibouti en 1995. Plus de 20 ans après, l'enquête rebondit. C’est un coup de tonnerre sur le chemin vers la vérité, au bout de 22 ans de bras de fer. La mort déjà très suspecte du juge Bernard Borrel à Djibouti en octobre 1995 a désormais toutes les allures d’un meurtre. Jeudi, le parquet de Paris a dévoilé de nouvelles expertises qui «viennent ainsi confirmer l’origine criminelle du décès de M. Bernard Borrel», conclut le communiqué. (..)

++ Mediapart (payant)

Lien avec la page : https://www.mediapart.fr/journal/france/130717/la-these-criminelle-confirmee-dans-lenquete-sur-le-juge-borrel?onglet=full

La thèse criminelle confirmée dans l'enquête sur le juge Borrel

De nouvelles expertises confirment l'origine criminelle de la mort demeurée mystérieuse du juge français Bernard Borrel, dont le corps a été retrouvé à Djibouti en 1995, a annoncé jeudi le parquet de Paris. (...)



14/07/2017 (Brève 1030) Djibouti : la Chine tombe le masque sur sa base navale à Djibouti (Extrait de LOI)

Selon un article (payant) de LOI, le débarquement de l'Armée chinoise à Djibouti devient une réalité, ce qui avait été confirmé par les agences de presse chinoises, mais en termes très "langue de bois" et sans précision. Les soldats chinois ont embarqué dans un port du Sud de la Chine pour être transportés à Djibouti et pour y occuper la première base militaire chinoise à l'étranger avec le soutien de Guelleh.

Pour le moment, nous n'avons aucune information ni sur le nombre de militaires impliqués, ni sur le nombre de bateaux impliqués dans cette mission de prise de position dans un pays déjà fortement militarisé .... De même que sur les objectifs véritables, qui sont officiellement présentés comme une démarche pour la paix dans une région secouée par des conflits (Somalie, Yémen) et des attaques de pirate. Mais tout laisse penser que la véritable mission cache d'autres objectifs ...

Et cela n'est certainement pas pour faire plaisir aux autres forces, en particulier, les USA, le Japon, la France, l'Italie et la Grande-Bretagne, pour ne citer que ceux-là...



14/07/2017 (Brève 1029) Erythrée : les Français inquiets pour Djibouti. Paris accroît la défense de l'espace aérien de l'ancienne colonie. (Jean-Dominique Merchet / Liberation -Info lecteur ATTENTION ARTICLE DATANT DE 1999)

Lien avec l'article : http://www.liberation.fr/planete/1999/02/12/erythree-les-francais-inquiets-pour-djibouti-paris-accroit-la-defense-de-l-espace-aerien-de-l-ancien_264801

Dans la corne de l'Afrique, où l'Ethiopie et l'Erythrée s'affrontent, les militaires français sont particulièrement inquiets pour la sécurité de leur «bac à sable», la république de Djibouti. Les 3 100 soldats «prépositionnés» dans cette ancienne colonie ont été placés dans une «posture de vigilance confortée», a annoncé hier le ministère de la Défense. Washington a par ailleurs demandé à ses ressortissants de quitter l'Ethiopie et l'Erythrée.

Aux yeux de l'état-major, la principale menace vient de l'aviation érythréenne, qui pourrait s'en prendre au port de Djibouti, par où transite l'essentiel du commerce de l'Ethiopie. Les militaires redoutent moins un bombardement, peu probable, qu'une simple incursion au-dessus de la ville. Une «gesticulation», comme disent les stratèges, qui ridiculiserait la France, incapable d'assurer la défense de l'espace aérien de Djibouti.

++ Satellite espion.

Les Erythréens ont désormais les moyens d'une telle action. Ils ont acquis six Mig 29, et selon la DGSE, d'autres sont en cours de livraison. Ces avions très performants, de fabrication russe, appartiennent à la même génération que les Mirage 2000 ou les F16 C américains. A plusieurs reprises, le satellite espion français Hélios 1 les a photographiés sur leur base d'Asmara, et des vols de reconnaissance de Mirage IVP auraient eu lieu au-dessus de l'Erythrée. Les Mig 29 seraient pilotés par des «conseillers» étrangers. Prudence. Face à cette menace, Paris renforce les moyens de défense aérienne de Djibouti.

Sur place, l'armée de l'air maintient une dizaine de Mirage F1C de l'escadron Vexin, un chasseur nettement moins moderne que le Mig 29. La marine a envoyé une frégate antiaérienne, le Jean-Bart, qui peut surveiller l'espace aérien erythréen depuis la mer Rouge. C'est sans doute insuffisant: «Nous avons un délai d'alerte de trois minutes», reconnaît-on au ministère de la Défense. Dans cette région montagneuse, un avion de chasse peut se faufiler à basse altitude sous les «lobes» radars sans être détecté.

Et déboucher tranquillement devant Djibouti. Prudente, l'armée de l'air a discrètement envoyé des radars mobiles et des moyens de transmissions supplémentaires. Des batteries de missiles Crotale et Mistral protègent la base aérienne, qui sert d'aéroport à Djibouti, alors que l'état-major étudie la possibilité d'envoyer des missiles sol-air moyenne portée Hawk. Ceux-ci avaient été installés à N'Djamena (Tchad), au plus fort des affrontements avec la Libye. 



14/07/2017 (Brève 1028) Affaire Borrel : de nouvelles expertises confirment la thèse de l’assassinat (Le Monde -Info lecteur)

Lien avec l'article : http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/07/13/affaire-borrel-de-nouvelles-expertises-confirment-la-these-de-l-assassinat_5160315_1653578.html

Les circonstances de la mort du magistrat français, dont le corps a été retrouvé à Djibouti en 1995, demeurent inexpliquées.

Le parquet du tribunal de grande instance de Paris a fait savoir jeudi 13 juillet que de nouvelles expertises confirment l’origine criminelle de la mort, demeurée mystérieuse, du juge français Bernard Borrel, dont le corps a été retrouvé à Djibouti en 1995.

Les experts, saisis à la demande des avocats de la veuve du juge et du magistrat chargé de l’information judiciaire, ont fondé leurs conclusions, rendues le 26 juin, sur des photographies prises lors de la levée du corps et sur des rapports médico-légaux, précise le parquet dans un communiqué.

Dans leur rapport cité par Le Parisien vendredi 14 juillet, les experts réunis par le juge Cyril Paquaux – un anthropologue, un médecin légiste et un expert incendie – concluent que « les fractures du crâne et de l’avant-bras gauche ne sont pas d’origine thermique et son compatibles avec des coups portés par un tiers » et que « la position du corps, la répartition inhomogène des brûlures, leur localisation sont en faveur d’un déversement de produits inflammable sur un corps recroquevillé ».

++ « On a maquillé sa mort »

Contactée par le quotidien, la veuve de Bernard Borrel, Elisabeth Borrel, raconte que « cela fait un choc d’entendre les experts vous expliquer comment votre époux, le père de vos enfants est mort et de découvrir que les constatations ont négligé de nombreux indices qui contestaient d’entrée la thèse du suicide ».

Le corps de Bernard Borrel, coopérant français et conseiller technique auprès du ministère djiboutien de la justice, avait été découvert carbonisé près de la ville de Djibouti en octobre 1995. La thèse du suicide initialement retenue a fait place à celle d’un assassinat, après de premières expertises médico-légales.

Elisabeth Borrel soutient la thèse d’un crime commandité par l’actuel président du pays, Ismaël Omar Guelleh, en s’appuyant sur un témoignage versé au dossier, celui de Mohammed Alhoumekani, ancien militaire djiboutien. Djibouti nie toute implication. Depuis 2002, c’est bien un acte criminel qui fait l’objet de l’information judiciaire.

Cette affaire jamais élucidée a longtemps perturbé les relations entre la France et Djibouti, où Paris a sa principale base militaire sur le continent africain.

« Depuis 1995, on nous assène l’immonde thèse du suicide, relayée par les autorités de l’Etat, pour des raisons de mœurs et de pédophilie », regrette l’avocat Olivier Morice, interrogé par Le Parisien« On a maquillé sa mort. Il va falloir maintenant aller chercher les vrais commanditaires de cet assassinat », demande Me Morice.



12/07/2017 (Brève 1027) L'Armée chinoise débarque massivement à Djibouti.

Selon différents media dont les agences de presse chinoises, un contingent important de l'armée a embarqué à bord de plusieurs navires pour débarquer à Djibouti. Le nombre de militaires concernés par cette première vague est tenu secret, mais on parle de plusieurs navires... c'est tout dire !!!

Officiellement le but est de participer à différentes missions de paix en Somalie, au Yémen ou contre les pirates... Mais quelle est la réalité ? Elle est certainement bien différente des affirmations officielles et rassurantes ... !!!

ATTENTION ! Djiboutiens soyez vigilants, le dernier piège que vous a tendu Guelleh, pourrait bientôt se refermer et il serait de plus en plus difficile d'espérer un changement démocratique.

++ La Chine envoie des soldats à Djibouti pour y établir une base (Challenges avec Reuters)


Lien avec l'article : https://www.challenges.fr/monde/la-chine-envoie-des-soldats-a-djibouti-pour-y-etablir-une-base_486704

PEKIN (Reuters) - Des navires transportant des soldats chinois ont appareillé à destination de Djibouti où Pékin construit sa première base militaire à l'étranger, rapporte l'agence Chine nouvelle.

La Chine a entamé l'an dernier la construction dans le petit pays de la corne de l'Afrique de ce qu'elle présente comme une "base logistique" qui pourra accueillir les navires chinois participant à des missions de maintien de la paix ou humanitaires, notamment au Yémen et en Somalie.

Il s'agit dans les faits de la première base navale chinoise à l'étranger, soulignent les médias locaux. La France, les Etats-Unis et le Japon disposent déjà de bases à Djibouti.

Selon Chine nouvelle, les navires ont appareillé mardi du port de Zhanjiang, dans le sud du pays.

Le quotidien de l'Armée populaire de libération présente la future base comme une contribution de la Chine à la paix dans le monde à travers les missions de maintien de la paix en Afrique et la lutte contre la piraterie dans l'Océan indien.

Pékin n'a pas d'ambition expansionniste ni l'intention de se lancer dans une course aux armements, assure le journal.

La création de la base à Djibouti inquiète cependant l'Inde, qui soupçonne la Chine de vouloir compléter un "collier de perles" déjà constitué d'alliances ou de moyens militaires positionnés en Birmanie, au Bangladesh ou au Sri Lanka.

(Ben Blanchard; Tangi Salaün pour le service français)





10/07/2017 (Brève 1026) Programme de la journée de débat-exposition du 2 juillet 2017 à l'occasion du 40 ème anniversaire de l'indépendance "confisquée"

Voici le programme complet fourni par Maki HoumedGaba. Les comptes-rendus des interventions seront publiés dans les prochains jours.

JOURNEE-DEBAT-EXPOSITION DU 2 JUILLET 2017 A PARIS
EN COMMEMORATION DES 40 ANS DE REPRESSION A DJIBOUTI
Mairie du 2e arrondissement de Paris, 8, rue de la Banque, 75002 Paris

Une conférence-débat sur cinq panels, doublée d’une marche silencieuse et d’une exposition de photos des victimes de la répression, s’est tenue face aux présentoirs des organisations de défense des droits de l’homme. Débats modérés par le journaliste blogueur Makaëla Nguebla.

++ 1/ Panel de la rencontre dédiée aux réfugiés et exilés Djiboutiens
Intervenant : Maitre Brice Mzamba, avocat spécialiste du droit d’asile, exerçant en cabinet parisien.
Contributeurs et témoins : Dini Mohamed ; Aïdarous Mohamed Guirreh ; Yassin Ibrahim Youssouf ; Ahmed Djihad ; Ali Sahal ; Naguib Omar Houssein ; Nima Osman ; Fatouma Hamadou.

++ De 13h-13h30 : Marche silencieuse en hommage aux victimes de la répression à Djibouti suivant un itinéraire allant du siège de l’AFP à l’entrée de la mairie du 2e arrondissement de Paris

++ 2/ Panel des formations politiques djiboutiennes, pour une présentation de l’action politique
Intervenants :
Mohamed Kadami, président du Frud
Mahdi Ibrahim God, vice-président de l’ARD
Maki Houmed-Gaba, représentant de l’USN en France
Débatteurs : Dini Mohamed, Rigobert Missinhoum, Patrick Falcou, Yassin Ibrahim Youssouf

++ 3/ Panel des organisations panafricaines, pour une action de solidarité africaine
Intervenants :
Ardiouma SIRIMA, vice-président de La Plateforme panafricaine, président du Club Unesco à Paris
Raymond Ayivi, président de La Plateforme panafricaine
Kéchéri Doumbia, Vice-président de l’Amicale panafricaine
Raymondo Ela, sec. gén. du Cored, Coalition restauratrice de l’État démocratie en Guinée Équatoriale
Débatteurs : Rigobert Missinhoum,  Claude Koudou, Patrick Falcou

++ 4/ Panel des organisations de la société civile, pour une présentation de citoyenne et sociale
Intervenants :
Jean-Loup Schaal, Président de l’Ardhd, Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti
Abdourahman Mohamed Habib, président du Collectif breton pour la démocratie à Djibouti
Hassan Abdillahi Robleh, Président du MJO-Europe, le Mouvement des jeunes de l’opposition
Débatteurs : Rigobert Missinhoum,  Raymond Ayivi, Yassin Ibrahim Youssouf, Claude Koudou

++ 5/ Panel des conférenciers des observateurs, pour une critique de l’action politique et sociale
Intervenants :
Régis Marzin, journaliste indépendant, Collectif de solidarité avec les luttes politiques en Afrique
Laurence Dawidowic, représentante de l’association SURVIE
Débatteurs : Raymond Ayivi, Régis Essono, Mohamed Kadami, Patrick Falcou

++ Conclusion et perspectives
Mohamed Kadami, Mahdi Ibrahim God, Maki Houmed-Gaba, Abdourahman Mohamed Habib,
Hassan Abdillahi Robleh, Makaëla Nguebla

++ Fin de la Journée-débat-exposition : 19 heures



07/07/2017 (Brève 1025) 1993-2017 Commémoration du 24ème anniversaire de l'Exode des Djiboutiens vers l’Ethiopie . (Omar Gabasse)

Aujourd’hui est un bien triste anniversaire.

24 ans après l’exode de populations Afar qui fuyaient la répression sanglante du dictateur impitoyable. Elles ont cherché refuge en Ethiopie et en Erythrée.

En juillet 1993, en réponse au mécontentement clairement exprimée par les populations Afar qui refusaient leur exclusion de la citoyenneté à part entière et qui dénonçaient les discriminations de tous ordres dont elles étaient victimes, ce sont des mercenaires à la solde du pouvoir politique Djiboutien , recrutés en Ethiopie et en Somalie, qui ont lancé de grandes opérations de répression sauvage dans le Nord, le Sud et le Sud Ouest de la République de Djibouti.

Au lieu d’avoir le courage d’affronter sur le terrain, les armes à la main, les combattants du FRUD, ces hordes sauvages de mercenaires, dont l’impunité était garantie, se sont attaqués aux populations civiles sans défense. Avec la plus extrême des cruautés.

Is ont pris comme cibles privilégiées, les femmes, les enfants et les vieillards en pilonnant largement les villages dans lesquels, il n’y avait pas de combattants, tels que Yoboki, Obock, Randa et tant d’autres en région Afar. Pour aller plus vite, ils ont lancé des milliers de bombes au phosphore.

Des images filmées de ces massacres ont été diffusées sur la Radio Télévision Djiboutienne (RTD) ; elles ont confirmé les méthodes odieuses qui ont abouti à la mort de centaines d’êtres sans défense ; jetant ainsi l’effroi au sein de l’opinion publique nationale et suscitant des réprobations unanimes au sein de la communauté internationale.

Pour fuir cette barbarie, on estime que plus de 80 000 personnes ont cherché refuge dans les pays voisins, fuyant les zones bombardées. Cette tragédie et le calvaire de ces familles sans défense a fait l’objet d’un dossier complet :  http://www.ardhd.org/refugie.asp

Parmi toutes ces familles fuyant la terre de leurs ancêtres, le plus souvent sans bagages et avec le strict minimum, quelques 20 familles Afar ont obtenu le statut de réfugiés délivré par le HCR d’Addis Abeba. Elles vivent dans l’attente d’une réinstallation dans un pays susceptible de les accueillir.

Parmi les familles ayant cherché refuge en Ethiopie, plusieurs milliers vivent encore de nos jours en région Afar d’Ethiopie sans papier, ni aucune reconnaissance d’aucune sorte, que ce soit du Haut Commissariat aux Réfugiés, ou du gouvernement d’Ethiopie.

Ces familles ne doivent leur survie qu’à la Solidarité de l’ensemble des populations Afar d’Ethiopie.

La mémoire de la plupart des gouvernants Djiboutiens est un cimetière abandonné où gisent sans honneurs les mercenaires qui les ont servis mais qu’ils ont cessé de chérir depuis bien longtemps.

Pour ce qui nous concerne nous avons conservé, 24 années plus tard, la mémoire de nos morts.

En ce jour de commémoration je voudrais rendre hommage à tous nos morts, sans exception aucune. A nos combattants, aux familles mortes lors des odieux bombardements, à celles et ceux qui sont morts des suites de maladies après s’être exilés loin de la terre de leurs ancêtres.

La liste que nous avons établie n’est hélas pas complète car les noms de tous ces morts n’a pas été enregistrés tant ils étaient nombreux à cette époque alors qu’une partie des familles se sont disséminées de par le monde.

Omar Gabassé
Co-représentant des réfugies Djiboutiens en Europe

 



03/07/2017 (Brève 1024) A l'appel de Maki HoumedGaba, dimanche 2 Juil, de nombreuses personnalités de l'opposition djiboutienne et panafricaine ainsi que des responsables de la société civile étaient réunis pour une journée d'information sur 40 années "d'indépendance" ou de dictature à Djibouti et dans d'autres pays africains. (Les photos)

Plusieurs panels ont réunis les différents orateurs. Makaila Nguebla, journaliste blogger tchadien a assuré la présentation des sujets et la modération. Très rapidement, dès qu'ils nous parviendront, nous mettrons en ligne les compte-rendus des différentes interventions.

40ème anniversaire
 


02/07/2017 (Brève 1023) A l'occasion du 40ème anniversaire de l'Indépendance de Djibouti et des 25 années de l'association, l'équipe de l'ARDHD présente une rétrospective de ses actions dans un document de 4 pages.

Le document de quatre pages peut-être téléchargé à partir de ce lien : http://www.ardhd.org/25_anniversaire/les_actions_de_l-ardhd_25anni.pdf

Il présente sous une forme simplifiée les grandes dates qui ont marqué la vie de l'Association, les moyens d'information, les différentes actions et dossiers qui sont suivis et enfin il rend hommage à deux personnalités qui ont marqué la défense des Droits de l'Homme à Djibouti : Jean-Paul Noël Abdi et Roger Picon.