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03/10/07 (B415) LDDH : tableau de bord du 1er octobre 2007

Le Président

TABLEAU DE BORD
DU 1er OCTOBRE 2007

 

Sur la situation actuelle des droits de l'Homme dans un contexte politico social dégradant en République de Djibouti.

« Ha ka sugin! Nin ku dilay haarka kuma jiido » -

n'attends pas que celui qui t'a tué tire ton corps vers l'ombre -

I) - Contexte politico-social.
La réalité socio-économique en République de Djibouti est souvent largement maquillée par l'absence d'informations ; réalité pourtant bien triste quant elle ne tue pas.

Il nous est difficile avec le manque d'informations statistiques fiables de chiffrer le désastre de l'inflation dans notre pays sans des contrôles financiers applicables, quant à certains budgets, il sont incontestablement empoché, car n'apparaissant nulle part.

Il est indéniable que les bases des données réelles sont en possession du FMI et autres Institutions Financières Internationales sans diffusions directes, certainement pour des raisons géostratégiques - terme ces derniers temps à la mode pour justifier des nouvelles orientations répressives et collectives cooptées par différents Etats, en faveur de la pseudo lutte contre le Terrorisme.

Et comme l'a « si bien » dit un Représentant de l'Union Européenne en République de Djibouti, à M. Jean-Paul NOEL ABDI, Défenseur des Droits de l'Homme, « nos intérêts géostratégiques sont très importants et il est facile d'éliminer des opposants ».

Certes, ces intérêts géostratégiques, d'une manière générale, mis au service d'un régime foncièrement dictatorial, ne peuvent que conduire au « désespoir collectif » chère à la résistance anarchique.

Certes, « tout soutien aveugle et inconditionnel » ne peut que dévoiler le faux principe sacro-saint de « l'amitié entre les peuples » par un plus actuel principe mercantilisme des « amitiés avec des régimes aux tendances mafieuses ».

Dans cette approche du contexte politico social, ce Tableau de Bord ne prend en compte que quelques aspects à la une dans le sentiment général des Djiboutiens et des Djiboutiennes, sentiments non médiatisés, car malheureusement étouffés dans le milieu des médias avec l'inexistence d'une Presse écrite ou/et audiovisuelle indépendante.

Oui à Djibouti, la Presse Libre et celle de l'Opposition n'existe pas, car la Justice de notre Pays est sous tutelle, surtout dans le domaine spécifique de la Liberté d'expression.

En effet, au moindre coup de colère venu d'en-haut, la Machine Judiciaire se met en branle et les flagrants délits sont souvent émis par « go out or go to jail».

Il va de soi, qu'une telle politique est destinée à maintenir par la force et la peur un climat favorable à des élections mascarades.

Même, durant la colonisation, la Justice de la période pré indépendance ne s'était jamais acharnée à l'égard des Journalistes de la Presse indépendantiste et les autres Presses Libres, comme par exemple le Journal « Iftin » dont le courageux et dynamique directeur de publication avait subitement disparu à l'aurore de notre indépendance.

Dire la vérité depuis l'Indépendance est restée à haut risque, car à chaque fois les journaux disparaissent ou/et sont interdits et les journalistes ainsi que leurs collaborateurs durement harcelés, emprisonnés, sinon exilés.

Mais, cela n'empêche pas les Autorités politiques d'organiser, sans vergogne, des Ateliers régionaux sur l'organisation des Journalistes, alors que la Presse libre et indépendante a disparu pour ne pas dire démantelée.

Sont, aussi, en ligne de mire les Défenseurs des Droits Economiques et Sociaux et ce après trente ans d'Indépendance.

Les Syndicalistes se retrouvent dans la pratique face aux mêmes situations des répressions coloniales de 1956 lors de la guerre du Canal de Suez et dix ans après, à la veille du Référendum mascarade du 19 mars 1967.

Toutefois, il est important de souligner qu'actuellement les Centrales syndicales libres ne sont pas du tout considérées comme des Partenaires Sociaux, elles sont marginalisées et ne peuvent pas dénoncer les violations par des actions de démonstrations sur le Terrain : - le blocage des salaires depuis 1985, - le taux de chômage de plus de 75% - version officielle de l'ancien Ministre des Fiances - - par des manifestations ou des grèves le Nouveau Code du Travail, qui d'ailleurs a permis de « fêter » dans la morosité et l'obscurité le trentième anniversaire de notre Indépendance.

En effet, dans cette Politique d'harcèlement, le Gouvernement et l'Assemblée Nationale monocorde ont mis en ouvre des stratégies répressives avec le nouveau Code du Travail bien plus régressif que celui de la période colonial de 1954.

Il est bon de rappeler que la LDDH dès sa création a suivi avec d'énormes préoccupations la situation intolérable à l'égard des dirigeants Syndicaux constamment harcelés et parfois emprisonnés surtout lorsque des grèves sont déclenchées.

Pourtant l'article 37 de la Constitution Djiboutienne en son 2ème alinéa stipule « Les traités ou accords régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre partie et de sa conformité avec les dispositions pertinentes du droit des traités., en ce qui concerne le droit de grève le 2ème alinéa de l'article 15 de la Constitution stipule : Tous les citoyens ont le droit de se constituer librement des associations et syndicats sous réserve de se conformer aux formalités édictées par les lois et règlements ».

De même, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ainsi que tous les autres dispositions des Conventions Internationales ratifiées et les Accords signés avec le BIT par la Partie Djiboutienne relatifs aux Droits des Travailleurs exigent le respect par le Gouvernement de toutes les dispositions signées et ratifiées pour les Conventions, Accords et autres Pactes signés.

Il est de notoriété publique que les Autorités Djiboutiennes sont régulièrement enclin à signer divers Conventions ou Accords Internationaux.

Le dernier en date est celui des Accords de Paix signés le 12 mai 2001 par le Frud-armé et le Gouvernement.

Mais, il est très regrettable de constater l'entêtement de l'actuel Gouvernement de notre pays à se positionner dans le refus d'appliquer l'intégralité de bon nombre de Conventions ratifiées, d'Accords signés notamment avec le BIT et celle de l'Accord de Paix du 12 mai 2001.

C'est dans ce climat malsain que le Peuple et les Travailleurs Djiboutiens ont fêté dans la morosité et l'obscurité le trentième anniversaire de notre Indépendance.

Morosité doublée d'une situation chaotique sur le plan social avec un taux d'inflation insupportable et ouvrant la voie au banditisme, qui est le schéma classique de la voie de l'instabilité sécuritaire, d'une grave carence dans le fonctionnement de l'Administration, corruption et détournements des Biens publics et Sociaux battent leurs plein, - même parfois à coup de Décret, depuis une poignée d'année -.

A titre d'exemple actuel, contrairement aux fanfaronnades sur une lutte « exemplaire » contre la Pauvreté, durant le mois Béni du Ramadan, le prix au détail de la farine est passé de 80FD à 130FD ;

Quant au pain son prix n'a pas augmenté mais par contre son poids a diminué de 40%, et il est surnommé « pain rachitique » probablement signe de l'extrême Pauvreté dans notre pays - mis à part ceux et celles qui fêtent tous les soirs à coup de gâteau -, du jamais vu depuis l'Indépendance.

Espérons que les « fonds aiguisables » du PAM ne seront pas actionnés. En outre, il est nécessaire de préciser que l'ensemble des Travailleurs Djiboutiens, ainsi que l'ensemble de nos compatriotes ont connu, encore cet été, la canicule provoquée par l'incompétence ou l'usure au pouvoir de l'inamovible Directeur Général de l'EDD.

A Djibouti, les « intouchables » car constamment impunis sont légion, il suffit d'être à la bonne porte.

Seule lueur d'espoir semble être la timide mesure du Ministre des Finances de publier les noms de personnalités importantes - peut-être en disgrâces - dans le Journal « La Nation » en guise d'avertissement pour les inciter à payer au moins leurs impôts.

Encore un peu de courage de la part du Ministre des Finances alors les impôts seront, inéluctablement, perçus par les Services des Contributions. Et encore, il en a certainement oublié.

La Lutte contre la Corruption et les Détournements des Deniers Publics est l'Affaire de tous.

En un mot, au stade actuel, la situation sociale en République de Djibouti est dramatique et très inquiétante pour le proche avenir.

Constat amer pour la vieille garde indépendantiste, qui hélas ne peut que murmurer dans les termes suivants : « les vaillants indépendantistes morts pour la Patrie doivent se retourner dans leur tombe ».

QUE DIEU TOUT-PUISSANT ET MISERICORDIEUX garde leur âme en Paix.

II - Contexte préélectoral.
La seule possibilité d'un changement pacifique, d'un réel changement sans heurts violents résident :

- dans des élections transparentes, libres pour tous, d'un Conseil Constitutionnel indépendant tout au moins équilibré dans sa composition et non uniquement de l'apanage de la Mouvance Présidentielle ;

- avec une nette possibilité d'action pour chaque Parti Politique de l'Opposition dans la tenue de leurs meetings sans aucun risque de répressions policières,

- avec le droit à la Libre expression et l'autorisation d'ouvrir un Centre Audiovisuel libre ;

- avec le droit et la liberté de publier leurs journaux sans que pour un oui ou un non la Parquet de la Justice se mette en branle ;

- avec la possibilité de manifester sans les risques de tirs à balle réelle par les Forces de répression ;

- avec la participation et les consultations régulières des Partis Politiques de l'Opposition lors de la refonte des Listes Electorales

- le Gouvernement a reconnu publiquement que même les morts continuent de voter, mais propose une simple Révision au lieu d'une Refonte des Listes Electorales .

Ces quelques points ne peuvent que compléter les 9 points proposés par les Partis de l'Opposition regroupés.

L'inexistence d'une Radio Libre par le blocage et/ou le refus du Chef du Gouvernement de publier le Décret d'application de la Loi de 1992 sur la « liberté » de communication, maintiennent encore le musellement de l'Information Contradictoire, créant ainsi un déséquilibre particulièrement néfaste lors des élections nationales apparemment « régulières » tant dans le rythme que dans les fraudes et les détournements des résultats électoraux.

Ce blocage sur l'ouverture de Radios Libres, les harcèlements et les arrestations abusives des journalistes ne peuvent que confirmer encore la volonté d'une Dictature foncièrement sournoise à se maintenir encore et toujours par la force et la peur et aussi par la continuité des élections mascarades.

Il est à déplorer, que jusqu'à présent aucune mesure concrète n'a été prise, afin d'assurer un minimum de confiance pour les prochaines élections législatives du 1er semestre 2008. Pourtant le taux d'absentions de plus de 78% lors des dernières élections présidentielles devraient servir d'exemple. Il est encore temps pour le Chef de l'Etat d'arrêter ses basses campagnes de dénigrement à l'encontre des Défenseurs des Droits de l'Homme et des membres de l'Opposition légale de notre République et de respecter au mieux l'article 22 de la Constitution.

Des propositions concrètes, relatives à la Liberté d'Expression, de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains ont été soumises lors d'un Atelier sur la situation des Défenseurs des Droits de l'Homme dans les pays ACP, qui s'est tenu, en présence de plusieurs Parlementaires Européens et des ACP, le 13 septembre 2007.

ANNEXE I

Ci-après une intervention orale de l'Observatoire lors de la 96ème session de la Conférence internationale du travail du 30 mai au 15 juin 2007.

BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL -
96ème session de la Conférence internationale du travail
14 juin 2007 - Intervention orale

L'Observatoire est intervenu lors de la 96ème session de la Conférence internationale du travail, qui s'est tenue à Genève (Suisse) du 30 mai au 15 juin 2007, afin d'exprimer sa vive préoccupation quant aux violations par certains Etats de leurs obligations internationales découlant de la Constitution de l'Organisation internationale du travail (OIT) et des Conventions 87 et 98, qui imposent la reconnaissance et la jouissance effective du droit à la liberté syndicale et à la négociation collective dans les législations internes des Etats parties. En effet, dans un certain nombre d'Etats (Cambodge, Chine, Colombie, Corée du Sud, Costa Rica, Djibouti, Egypte, Guatemala, Guinée-Conakry, Irak, Iran, Maroc, Mexique, Philippines, Tunisie, Turquie, Zimbabwe), les défenseurs des droits économiques, sociaux et culturels sont régulièrement victimes d'assassinats ou de tentatives d'assassinat, de menaces, de mauvais traitements, d'arrestations ou de détentions arbitraires. Les dirigeants syndicaux sont les premières victimes de cette répression, leur engagement pour un meilleur équilibre social et une meilleure répartition des richesses étant souvent considéré comme un obstacle à la croissance économique par de nombreux acteurs (Etats, entreprises transnationales, etc.).

Le dernier rapport annuel de l'Observatoire recense ainsi la situation de 303 dirigeants syndicaux et syndicalistes victimes, en 2006, d'agressions, de menaces, de harcèlement et de détentions arbitraires, parce qu'ils dénoncent les mauvaises conditions de travail, mais également la corruption, la mauvaise gestion et l'exploitation abusive des ressources naturelles.

En outre, plusieurs Etats poursuivent la mise en ouvre de stratégies répressives visant à limiter les libertés d'association, de rassemblement et d'expression, en premier lieu desquelles celles des militants syndicaux.

ANNEXE II

DJIBOUTI - Condamnation 11 avril 2007 - Communiqué de presse 11 avril 2007 - Mission d'observation et de défense judiciaire

Le 11 avril 2007, M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), a été condamné par la Cour d'appel de Djibouti à un an de prison dont 11 mois avec sursis et 300 000 francs djiboutiens d'amende en présence de ses avocats, Me Michel Tubiana, mandaté au nom de l'Observatoire, Me Luc Aden et Me Zakaria.

Ces derniers ont formé un pourvoi en cassation, déposé au greffe le 24 juin 2007. Ce pourvoi visera à démontrer, entre autres, que le Code de procédure pénale ne permet pas d'aggraver le sort d'un prévenu sur son seul appel, et que les poursuites à l'encontre de M. Noël Abdi sont dénuées de fondement juridique. M. Noël Abdi avait été condamné le 18 mars 2007 par le Tribunal correctionnel de Djibouti pour "divulgation de fausses nouvelles" et "diffamation" à six mois d'emprisonnement pour avoir violé les dispositions des articles 425 du Code pénal et 79 de la Loi sur la communication. Ces charges faisaient suite à la publication par le président de la LDDH d'une note d'information datée du 3 mars 2007 intitulée "Le Day, zone de non droit", faisant état de la découverte d'un charnier dans le village du Day (district de Tadjourah) contenant les corps de sept civils qui auraient été tués par les forces gouvernementales le 1er janvier 1994. Il dénonçait également le viol d'une jeune fille, en février 2007, dans ce même village, par un sergent de la garde présidentielle.

Dans leurs conclusions, les avocats de M. Noël Abdi ont relevé que leur client avait fait l'objet d'une procédure de flagrant délit non prévue par la loi, et que les faits relevés dans la note d'information n'étaient pas contestables, et de notoriété publique.

III - Contexte des Défenseurs des Droits de l'Homme en Afrique.

COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L'HOMME ET DES PEUPLES -
41ème session ordinaire Mai 2007 - Intervention orale et écrite

Lors de la 41ème session de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP) qui s'est tenue à Accra (Ghana) du 16 au 30 mai 2007, l'Observatoire a exprimé sa vive préoccupation au regard du fait que les défenseurs des droits de l'Homme continuent de mener leurs activités dans un contexte particulièrement hostile et risqué sur le continent africain.

A titre d'exemple, le rapport annuel 2006 de l'Observatoire présente la situation de 194 défenseurs victimes d'actes de représailles en Afrique subsaharienne, dont 64 détentions arbitraires, 2 assassinats et trois disparitions forcées. Les pratiques répressives visant à entraver et sanctionner l'activité des défenseurs des droits de l'Homme se sont notamment poursuivies et intensifiées en 2006. De nouvelles restrictions législatives aux libertés d'association, d'expression et de rassemblement pacifique ont ainsi été adoptées (Éthiopie, Nigeria, Ouganda, Soudan, Zimbabwe), tandis qu'un nombre croissant de défenseurs ont fait l'objet de poursuites judiciaires, d'arrestations et de détentions arbitraires (Algérie, Angola, Burundi, Cameroun, Congo-Brazzaville, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, République démocratique du Congo (RDC), Somalie, Soudan, Tchad et Zimbabwe). De nombreux cas de violences directes - attaques, traitements inhumains, cruels et dégradants - ont pu être recensés (Burundi, Cameroun, Éthiopie, RDC, Zimbabwe), et un grand nombre de défenseurs africains ont dû faire face à des menaces de mort, des actes de harcèlement et des campagnes de diffamation de façon récurrente (Burundi, Gambie, Liberia, République centrafricaine, RDC, Sénégal, Tunisie, Zimbabwe).

IV - Contexte des Défenseurs des Droits de l'Homme dans les pays voisins.

ETHIOPIE.

La situation des Défenseurs des Droits de l'Homme et des Journalistes en Ethiopie est plus qu'alarmante tant à Addis Abeba que dans les Zones dit Autonomes où les informations restent souvent étouffées par les Forces armées.

Tous les Défenseurs de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains restent solidaires aux souffrances du peuple frère de l'Ethiopie et en particulier aux souffrances de tous les Défenseurs et de leurs proches constamment harcelés et martyrisés.

L'Observatoire - Bulletin n° 42

Avril - Mai - Juin 2007

ETHIOPIE - Poursuites judiciaires / Harcèlement 19 avril 2007 - Communiqué de presse

Au terme de nombreuses audiences et de plusieurs ajournements, la Haute cour fédérale d'Ethiopie a ordonné, lors de sa session qui s'est tenue du 30 mars au 9 avril 2007, l'acquittement et la libération de 25 accusés, dont M. Kassahun Kebede, membre de l'Association des enseignants éthiopiens (Ethiopian Teachers' Association - ETA), ainsi que l'abandon des charges les plus graves ("tentative de génocide" et "haute trahison") qui avaient été retenues à l'encontre de 106 personnes .

Tous les Défenseurs de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains restent solidaires aux souffrances du peuple frère de l'Erythrée et en particulier aux souffrances de tous les Défenseurs et de leurs proches constamment harcelés et martyrisés.

SOMALIE.

La République de Somalie connaît aujourd'hui une situation de Non Droit unique, après plus d'une décennie de déstabilisation et de démantèlement programmés par des Puissances et des Forces Etrangères, le Peuple de la République de Somali vit un drame sans précédent avec le lourd silence incompréhensible des Organisations Internationales - ONU UA - Quant aux Journalistes Somalis, ils sont régulièrement assassinés depuis l'invasion du Sud de la Somalie, début janvier 2007, afin de mettre fin aux témoignages sur le génocide, les crimes de guerre perpétrés par les Forces Armées Ethiopiennes en Somalie voisine. Il faut constamment insister, sur le silence de l'occupation de la Somalie observé par l'Union Africaine (l'UA) et celui de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (CADHP), silence qui reste très inquiétant.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne cesse de réitérer son Appel pour le retrait rapide des Troupes Ethiopiennes conformément au principe de l'intangibilité des frontières, et elle demande à nouveau l'envoi d'une Commission du Conseil des Droits de l'Homme des Nations-Unies et de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (CADHP) pour enquêter sur le génocide et les crimes de guerre perpétrés à l'encontre des populations du Sud de la Somalie par les troupes Ethiopiennes.

Les peuples de la Corne d'Afrique n'accepteront pas une nouvelle ère de colonisation, et son unité ne doit pas passer par les armes.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

PJ Note d'Information du 17 septembre 2007

NOTE D'INFORMATION DU 17 SEPTEMBRE 2007 Sur la situation des Défenseurs des Droits de l'Homme en République de Djibouti.

« La vérité et le témoignage sont les premiers et pire ennemis de la Mafia et du Gangstérisme d'Etat » Nouvel adage. Note préliminaire. Cette note est établie pour mémoire après le fructueux Atelier dans les locaux du Parlement Européen le 13/09/2007 organisé par l'Observatoire des Défenseurs des Droits de l'Homme avec un certain nombre de Parlementaires de l'UE-ACP et la participation active d'autres Défenseurs des Droits de l'Homme tels que Frontline.

Cet Atelier a essentiellement porté sur la situation des Défenseurs des Droits de l'Homme particulièrement en Afrique. Après les présentations faites par M. John BOWIS Vice-Chairman of the Delegation to the ACP-EU joint Parliamentary Assembly, il a ouvert l'Atelier avec une rapide et intéressante intervention avant de passer la parole à Madame Catherine FRANCOIS programme Director of the Observatory for the Protection of Human Rights Defenders (FIDH-OMCT) at FIDH, qui a dressé une analyse de la situation des Défenseurs des Droits de l'Homme dans les régions des ACP. Trois autres Défenseurs ont pris successivement la parole, il s'agit de :

- M. NOEL A. Jean-Paul de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ;

- M. Paul NSADPU Président de la Ligue des Electeurs (RDC) ;

- M. Yannick GBIGGAH du Togo.

Un certain nombre de recommandations ont été faites après les éclaircissements des intervenants sur la situation d'harcèlements, de persécutions à l'égard des Défenseurs des Droits de l'Homme, des Syndicats Défenseurs des Droits Economiques et Sociaux et en premières lignes des Journalistes Défenseurs des Droits de l'Homme dans le cadre de la Formation par l'Information. Ces recommandations ont été bien accueillies par les Parlementaires présents et certaines actions pour la coordination et le suivi seront soumises aux instances parlementaires spécialisées.

Dans le cadre de la protection des Défenseurs des Droits de l'Homme des actions conjointes ACP-UE s'avèrent nécessaires, d'autant plus que les Parlementaires ont pour priorité la Défense des Droits Fondamentaux. Cette note d'information a pour objectif de reprendre quelques points de la brève intervention du Défenseur de Djibouti lors de l'Atelier. Elle a aussi pour objectif de renforcer la volonté de transparence de notre Organisation à chaque fois que des contacts internationaux se déroulent. Cette transparence rentre dans le cadre de l'Information, base même de la Formation, l'un des principaux points de notre combat. L'ensemble de la brève intervention a surtout porté sur ces points :

- Création de la LDDH et les objectifs prioritaires ;

- Harcèlements, Menaces, Intimidations, toutes les Campagnes de Dénigrements, les Arrestations et les Condamnations Arbitraires ;

- Aperçu sur la situation politique et financière ;

- Survol de nos pays voisins de la Corne d'Afrique.

Création et objectifs prioritaires. La LDDH a vu le jour le 9 mai 1999 le jour de l'intronisation du Chef de l'Etat.

Heureux hasard, car les hommes politiques du Parti au Pouvoir étaient focalisés par la création du nouveau gouvernement. Néanmoins, ce n'est que quatre ans après que nous avons eu officiellement le « Récépissé du Ministre de l'Intérieur ». Les objectifs prioritaires de la LDDH dès le 15 mai 1999 se sont axés sur :

- les lancements de signaux d'Alertes durant le conflit armé qui avait débuté pratiquement dix ans avant notre création ;

- la dénonciation par des communiqués ou des notes d'information des exactions physiques à l'encontre des populations civiles du Nord et du Sud-Ouest de notre Pays, notamment :

a) les exécutions extrajudiciaires ;

b) les blocus alimentaires et sanitaires ;

c) les arrestations doublées parfois de disparitions forcées en général temporaires.

Nous avons aussi, dès le début et à chaque fois, dénoncé les différents harcèlements à l'encontre des Syndicalistes, des journalistes, mais aussi de certains Hommes Politiques de l'Opposition soumis aux harcèlements voir même à des arrestations Arbitraires. Actuellement, et depuis la signature des Accords de Paix du 12 mai 2001, le conflit armé a cessé, mais malheureusement la majorité des clauses de cet Accord signé entre : d'une part, par le Frud-armé et d'autre part, par le Gouvernement Djiboutien, restent « lettre morte ».

Il est franchement regrettable que l'Union Européenne (UE), qui avait activement participé et surtout cautionné la signature de cet Accord de Paix de 2001, reste aujourd'hui, magistralement muette sur le refus par la Partie Gouvernementale d'appliquer dans son intégralité cet Accord de Paix. Dans le cadre de la Prévention des conflits :

- il est de notre devoir à dénoncer l'entêtement du Gouvernement qui se positionne dans un refus dangereux ;

- tout comme, il est de notre devoir de demander et d'encourager tous les responsables politiques Djiboutiens

- avec notre réelle appréciation du respect des engagements pris par les membres du FRUD-armé transformé en ARD parti politique légal dès la signature des Accords de Paix de 2001

- à éviter les possibilités de reprises des armes. Précision;

L'ARD, Parti Politique de l'Opposition ne cesse de dénoncer, sans briser ses engagements, la Non Application de plusieurs clauses des Accords de Paix du 12 mai 2001 signés avec la Partie Etat du Gouvernement Djiboutien CONCERNANT LES SYNDICATS.

La situation actuelle des Syndicats Libres est catastrophique suite aux répressions en cascades qui continuent encore. Les répressions de 1995 à l'encontre du Corps des Enseignants touchent aujourd'hui le secteur parapublic comme la Poste et les Télécommunications ainsi que le secteur privé avec les licenciements en masse et les emprisonnements abusifs de fin 2005 dont les Travailleurs (ses) du Port de Djibouti sous administration privé de Dubaï Authority Port sont les premières victimes. Les rapports de la Mission de la FIDH ainsi que celles du BIT sont franchement sans ambiguïté sur le sort réservé aux Défenseurs des Droits Economiques et Sociaux et à travers eux l'ensemble des Travailleurs(ses) Djiboutiens(nes).

Quant aux Accords et Résolutions signés par la Partie Etat - la République de Djibouti - avec le BIT sont en grande partie inappliqués et restent « lettre morte ». Des plaintes internationales verront bientôt le jour et la LDDH, d'ores et déjà, témoigne sa parfaite solidarité avec l'ensemble des Travailleurs(ses) Djiboutien(nes) ainsi qu'avec les membres des Syndicats Libres et Indépendants. CONCERNANT LES JOURNALISTES.

Les harcèlements et les arrestations Arbitraires des Journalistes et de leurs collaborateurs de la Presse écrite libre ont eu pour résultat la disparition, depuis avril 2007, de toute Presse Libre en République de Djibouti. L'inexistence d'une Radio Libre par le blocage et/ou le refus du Chef du Gouvernement de publier le Décret d'application de la Loi de 1992 sur la « liberté » de communication, maintiennent encore le musellement de l'Information Contradictoire, créant ainsi un déséquilibre particulièrement néfaste lors des élections nationales apparemment « régulières » tant dans le rythme que dans les fraudes et les détournements électoraux. Ce blocage sur l'ouverture de Radios Libres, les harcèlements et les arrestations abusives des journalistes ne peuvent que confirmer encore la volonté d'une Dictature foncièrement sournoise à se maintenir encore et toujours par la force et la peur et aussi par la continuité des élections mascarades.

Les répressions constantes, inadmissibles et insupportables des Travailleurs(ses) Djiboutiens(nes) ne peuvent que démontrer la volonté politique de persister dans les détournements des Deniers Publics et des Biens Sociaux.

Dans ce domaine, il est temps aux gouvernants de considérer les Centrales Syndicales Libres comme des Partenaires Sociaux à part entière. Sur les associations : d'une manière générale les Associations indépendantes et Libres représentent « une goutte d'eau dans un océan » face aux associations maison. Les développements des actions futures feront l'objet d'autres diffusions par thèmes. Concernant la Région :

L'accent a été mis sur la situation des Journalistes dans les pays voisins et frères qui est très très inquiétante et alarmante. Quant aux Journalistes Somalis ils sont régulièrement assassinés depuis l'invasion du Sud de la Somalie, début janvier 2007, afin de mettre fin aux témoignages sur le génocide, les crimes de guerre perpétrés par les Forces Armées Ethiopiennes en Somalie voisine.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.