ARDHD : l'actualité en continu : Djibouti et la Corne de l'Afrique
 
 
la défense des droits de l'homme à Djibouti
Rechercher
un article

Périodes disponibles :
Sept. 99 - Juin 00
et depuis le 12/02/02
Reconstituer l'intégralité d'un numéro
Depuis le 12 février 2002 (N° 133)
Plan du site
Histoire du site
et accueil nouveaux lecteurs
Vous abonner / désabonner /
(gratuit et anonyme )
Liens

Conditions
de publication
et de reproduction
de nos articles

Informations légales
et contacts
Avertissement
L'ARDHD publie les contributions des Djiboutiens qui ne peuvent pas s'exprimer dans leur pays, sous réserve qu'elle soient conformes aux conditions générales (voir ci-dessus)

La publication d'un article ou d'une contribution sous une autre signature que celle de l'ARDHD, n'implique pas qu'il (elle) reflète ses positions et ne saurait lui être imputée.
- Radio-Trottoir : Les articles publiés dans cette rubrique rapportent uniquement des rumeurs qui nous sont adressées par des lecteurs mais qui ne sont pas (encore) vérifiées par nos soins.

Nous recommandons à nos lecteurs d'attendre une confirmation officielle, avant de les considérer comme des informations fiables..

- Traduction :

Pour faciliter la compréhension des lecteurs francophones, nous nous efforçons de présenter une courte synthèse en Français des dépêches publiées dans une autre langue. Il peut arriver que nous utilisions des traducteurs automatiques, (en l'indiquant clairement).

A ce titre nous déclinons toute responsabilité sur le sens de la traduction : seule la version dans la langue originale fait foi..

- Copyright :
A l'exception des dépêches et articles de journaux qui restent placés sous le copyright des auteurs et éditeurs, nos articles peuvent être reproduits, sans autorisation, à la seule condition de citer la source:
"http://www.ardhd.org"
(Merci de respecter ce point)

 


12/06/07 (B399) PARIS-MATCH se porte au secours de Guelleh ! Contre Madame Borrel. La Nation salue avec héroïsme ce soutien unique et inattendu, qui manque de crédibilité. Guelleh a-t-il acheté la rédaction de Paris-Match ? Pas exclu !

______________________ Extrait de La Nation (fidèle à ses principes de défense de l'indéfendable régime djiboutien) qui serait savoureux, si l'affaire ne concernait pas l'assassinat d'un Juge en exercice ..

L'Affaire Borrel vue par Paris Match

Dans l'affaire Borrel, alors que, contre toute logique, la presse parisienne dans son ensemble soutient la thèse de l'assassinat et se plait à pointer du doigt la République de Djibouti, le magazine Paris Match a publié cette semaine un long article dans lequel le journaliste Chris Laffaille démontre, preuves à l'appui que le magistrat avait peut-être de sérieuses raisons de se donner la mort. Fruit de longs mois d'enquêtes à Djibouti mais aussi à Toulouse, le dossier spécial de Paris Match ne fait que confirmer ce que nous savions déjà : Bernard Borrel n'a pas été assassiné. Avec l'aimable autorisation de l'hebdomadaire parisien, nous vous invitons à lire en pages 4 et 5 du présent numéro l'affaire Borrel vue par Paris Match.

A un peu plus d'un mois d'intervalle, ces deux juges, amis et confrères, sont morts. Charles Clerc-Renaud s'est suicidé en France le 14 septembre 1995. Et, le 19 octobre suivant, le cadavre de Bernard Borrel a été retrouvé en partie carbonisé, à 80 kilomètres de Djibouti, la capitale où il était en mission de coopération auprès du ministre de la Justice. Dans les premières heures, personne ne doute que le juge Borrel se soit donné la mort, de la façon la plus horrible qui soit, en s'immolant par le feu. Mais, quelques semaines plus tard, naît la rumeur qu'il aurait pu être assassiné. Et depuis douze ans, sans que la vérité sur les causes de la mort soit sans conteste établie, les deux thèses s'affrontent. Les reconstitutions, les autopsies, les témoignages se succèdent, ainsi que les magistrats instructeurs, régulièrement nommés puis déchargés. Elisabeth Borrel, sa veuve, persuadée que le juge a été éliminé parce qu'il en savait trop sur des affaires délicates, s'appuie sur des rapports d'experts et des déclarations d'opposants au régime djiboutien pour tenter de faire reconnaître son point de vue. Avec un certain succès, puisque la justice a perquisitionné au Quai d'Orsay en avril dernier et qu'elle a essayé de se faire remettre, en vain, des documents de la cellule africaine de l'Elysée, le 2 mai suivant. Pourtant, les pistes qui permettraient d'éclaircir les circonstances, les causes et les raisons de la mort de Bernard Borrel sont loin d'avoir été toutes suivies avec l'attention qui convient. Pendant six mois, le journaliste Chris Lafaille a enquêté, à Djibouti et en France, et a rencontré la plupart des proches du juge et de son épouse, amis intimes et collègues, qui les ont vus vivre pendant les mois, les semaines, les jours, qui ont précédé le drame, et les heures qui l'ont suivi. Leurs témoignages dressent le portrait d'un homme sous tension, professionnellement mais aussi personnellement et moralement. Ils apportent un éclairage exceptionnel sur cette tragédie humaine qui a pris la dimension d'une affaire d'Etat.

Devant eux, une baie immense, cernée de montagnes. Des falaises sombres qui plongent dans la mer Rouge. Le dôme majestueux d'un volcan sous-marin émerge au centre de la baie. Les tribus nomades l'ont surnommé l' " île du Diable " … Les deux hommes contemplent en silence ce décor hallucinant, à 80 kilomètres de Djibouti en plein territoire afar. Le Ghoubet al-Kharab, le " gouffre des Démons " à cause de l'intense activité sismique et des grondements des profondeurs, a inspiré des légendes terrifiantes. Il abriterait des monstres marins. Ici, selon qu'on a l'âme légère ou le cœur lourd, on sent la présence de Dieu ou l'on voit le diable.

En ce mois d'avril 1995, deux hommes se tiennent au bord du précipice, Claude Sapkas-Keller et Bernard Borrel sont tous deux en mission de coopération comme conseillers juridiques, le premier auprès du ministère de la Justice djiboutien. Ils sont amis et participent à une sortie organisée par les militaires français.

" Grandiose, n'est-ce pas? s'écrie Claude Sapkas-Keller.- Pas du tout ! rétorque Bernard Borrel.

- Ca évoque quoi, pour vous, ce paysage ? demande Claude Sapkas-Keller.

La réponse est sèche, sans appel. " L'apocalypse, la fin du monde. Les portes de l'enfer…"

Le 19 octobre 1995, le corps en partie carbonisé du juge français Bernard Borrel, 40 ans, sera retrouvé à cet endroit, exactement.

Claude Sapkas-Keller se souvient d'avoir été glacé par les propos de son ami. Mais rien pourtant dans le comportement du juge Borrel ne permet ce jour-là de deviner le drame qui va se jouer, en contrebas de cette falaise, six mois plus tard. Même si tout n'est pas rose alors dans la vie du magistrat Borrel.

Il est arrivé de Lisieux avec toute sa famille en avril 1994, et déjà il est amer. Selon sa lettre de mission, il est chargé de conseiller le ministre de la Justice et de réactualiser les textes des codes civil, pénal et de procédure pénale en vigueur dans le pays. Mais il se plaint de rencontrer des difficultés Bernard Borrel est d'ordinaire un homme discret. Pourtant il confie ses états d'âme à plusieurs membres de la communauté française. Il leur fait part de sa déception professionnelle. Les relations avec son ministre de tutelle, Moumin Bahdon Farah, sont houleuses. " Je me sens sale ", lâche-t-il un jour à son ami Sapkas-Keller, après que le ministre l'a injurié. En juillet 1994, sa filleule Tania, 12 ans à l'époque, passe de courtes vacances à Djibouti. Elle se souvient qu'une des deux employées de maison donnait à son parrain des cours particuliers de somali, le dialecte local. " Je veux comprendre les méchancetés qui se disent derrière mon dos, au bureau", expliquait le juge.

Le désenchantement professionnel de Bernard Borrel s'accroît encore quand il se rend compte qu'il est systématiquement mis à l'écart des dossiers.

Moumin Bahdon prend des décisions importantes sans le consulter. En novembre 1994, ce dernier profite d'un déplacement à l'étranger du président djiboutien pour faire libérer les auteurs d'un attentant. Certains d'entre eux appartiennent à son clan. Bernard Borrel, magistrat droit, honnête et rigoureux, en est choqué et affronte pour la première fois son ministre. " Ce que vous faites est scandaleux et inacceptable. Vous libérez des assassins. C'est ignoble ", lui lance Borrel, furieux. Le général François Guéniot, commandant des forces françaises de Djibouti, constate que le bureau de Borrel est " désespérément vide ". " Il était coupé de tout, ajoute-t-il, et n'avait aucun relais nulle part. " Son ministre ne lui adresse plus la parole, brise ses initiatives. Découragé, Borrel pense à écourter son séjour à Djibouti. Il en parle d'abord à son supérieur hiérarchique, le chef de mission de la coopération française, Jacques Mouline qui, dans un rapport envoyé à Paris, suggère une rupture temporaire des relations avec Djibouti en matière de justice.

En fait, Borrel veut quitter Djibouti. Dans un premier temps, son épouse Elisabeth ne veut pas en entendre parler. " Elle ne souhaitait pas rentrer en France et le disait à tout le monde, raconte Mme Guéniot, la femme du général. Elle avait mis sa carrière de magistrate en suspens pour suivre son mari à Djibouti. Elle se retrouvait en couple avec leurs enfants et vivait une vraie vie de famille."

Bernard Borrel lui-même hésite à rentrer en France. A Djibouti, son salaire de magistrat est multiplié par 2,8 et il bénéficie de nombreux avantages. En mai 1995, pourtant, il revoit Jacques Mouline. Ce dernier lui propose un changement de mission, " sans incidence sur son contrat de coopération ". Mouline envoie un télégramme en France, pour proposer la mutation de Borrel dans un pays d'Afrique de l'Ouest. La réponse, positive, viendra trop tard. Les vacances d'été commencent. Mme Borrel s'envole pour la France avec les enfants. Bernard Borrel reste seul quelque temps à Djibouti, puis il rejoint sa famille. Il se rend à l'Ecole nationale de la magistrature de Bordeaux pour les cérémonies de remise de diplômes de magistrat à des élèves djiboutiens qu'il a soutenus. En septembre, le couple est à Paris. Bernard Borrel a rendez-vous à la chancellerie, où il expose les difficultés qu'il rencontre à Djibouti. Il voudrait obtenir une double affectation en France - pour lui et pour sa femme qu'il a finalement convaincue. Mais " ils sont très mal reçus ", raconte Sapkas-Keller, qui tient l'histoire de Borrel lui-même. " On leur rit au nez. On leur dit d'arrêter de se plaindre, que gagner des salaires mirobolants sous les cocotiers, ce n'est pas si désagréable. Bernard Borrel s'est senti très mal à l'aise. "

Pendant ses vacances à Toulouse, Bernard Borrel tente aussi de joindre Jeanne Piquione. Dans les années 70, ils étaient amants. Borrel était très épris de cette belle Antillaise, mais il s'est heurté au refus de sa mère. " Bernard faisait alors ses études de droit à Toulouse et débutait dans la vie, se souvient Jeanne. Il avait perdu son père et avait été élevé par sa mère depuis l'âge de 7 ans. Elle exerçait sur lui une grande influence. Lorsqu'elle sentait son fils lui échapper, elle trouvait un prétexte pour qu'il revienne vers elle ".

Bernard Borrel cède sans cesse à sa mère, si bien que Jeanne rompt et refait sa vie. Mais elle garde le contact. " A la naissance de ma fille Tania, en 1982, raconte-t-elle, Bernard a insisté pour qu'elle soit baptisée et a demandé à être le parrain ". Pendant ce mois d'août 1995, Jeanne et Tania sont en vacances à Toulon. Bernard ne réussit à les joindre qu'à leur retour à Toulouse, ils ne font que se croiser. Borrel retourne à Djibouti.

Le 16 septembre, jour de l'anniversaire de Tania, Jeanne est étonnée de n'avoir aucune nouvelle de Borrel. Il ne manque jamais d'envoyer un petit mot à sa filleule. La lettre arrive toujours le jour dit. Mais pas cette année-là. " Avec ma mère, dit Tania, on s'est dit qu'il se passait quelque chose. Ce n'était pas du tout son genre. "

Mais, quelques jours plus tard, Bernard Borrel appelle Jeanne. Il est bouleversé par une triste nouvelle qu'il vient d'apprendre : le suicide, le 14 septembre, d'un ami très proche, Charles Clerc-Renaud, juge lui aussi, avec qui il avait travaillé à Lisieux. Il a mis fin à ses jours d'une balle dans le cœur avec une arme trouvée dans des scellés. Peu de jours avant sa mort, lors de la rentrée judiciaire, le juge Clerc-Renaud a prononcé une phrase qui a étonné tout le monde : " Si les robes des magistrats sont noires comme celles des ecclésiastiques, c'est parce qu'à force de pénétrer au plus profond de l'âme humaine, ils portent le deuil de leurs illusions. "

" Bernard était très choqué, dit Jeanne. Il avait beaucoup de peine pour les enfants. Il m'a aussi dit que " les croyants qui se suicident n'ont pas la vie éternelle. "Borrel est obsédé par cette tragédie. Il en parle à plusieurs personnes de la communauté française, puis au médecin de famille, le Dr Roblin qui l'examine et découvre qu'il souffre d'un Zona. Mme Guéniot se souvient qu'à l'atelier du Club des femmes de Djibouti, Mme Borrel lui a décrit la détresse de son mari. Elle lui a dit qu'il était " très déprimé, car il avait l'impression d'avoir abandonné son copain. Que, s'il avait été en France, il aurait pu l'aider et aurait trouvé les mots pour l'apaiser. "

Bernard Borrel est affecté, mais il est aussi sans nouvelles de Jacques Mouline et de son éventuelle mutation. Mais ni la mort de son ami ni l'attente ne justifie qu'il exige de sa banque la remise d'une grosse somme en espèce. Une demande inhabituelle de sa part. Il s'est passé autre chose. A la fin du mois de septembre 1995, Borrel appelle de nouveau Jeanne Piquione. Elle décèle son désespoir et le questionne. Il lui répond : "Je ne peux rien te dire par téléphone. Je t'écrirai. " Il précise que ni Elisabeth ni les enfants ne sont en cause. Bernard Borrel garde pour lui son secret. Le Dr Régis Pouech, un psychiatre militaire ami du couple, qui a remarqué un changement d'humeur à partir de son retour de congrès (ce qui sera souligné par d'autres témoins), constate " une profonde détresse et une souffrance secrète " du magistrat. Il aurait adopté un comportement inhabituel avec ses enfants.

C'est le 17 octobre que Bernard Borrel sollicite par téléphone un découvert de 50 000 francs français auprès de la BNP à Lisieux. Il demande que cette somme soit créditée sur son compte joint djiboutien à la BCIMR. Une opération bancaire exceptionnelle, dont il ne parle pas à sa femme. Le lendemain, le matin du 18 octobre 1995, il retire l'équivalent de la somme en franc djiboutien au siège de sa banque.

Puis il regagne son bureau avant de rentrer chez lui, pour déjeuner. Il est renfermé, mais Elisabeth ne s'en inquiète pas ; la veille, ils se sont disputés. Et puis, déjà, l'avant-veille, à l'heure de la sieste, très agité, il avait tenu à sa femme des propos énigmatiques : " Je ne suis pas digne de toi ", " Il faut que je te parle, mais je ne peux pas ". En revanche, dans l'après-midi qui a précédé sa disparition, selon Mme Borrel qui le dira à Jeanne, il semble " soulagé, comme quelqu'un qui a pris une décision ".

Vers 17h00, le 18 octobre, le Dr Bertrand Roblin l'aperçoit dans le centre-ville, garant sa voiture dans la cours du Palais de Justice, seul au volant. Une demi-heure plus tard, on le voit à la Station Service Mobile Oil, près de son domicile. Il se fait servir 6 litres d'essence dans un jerrican qui lui appartient. Il doit se rendre à la réunion hebdomadaire du Rotary, mais il n'y parait pas…. Plus de nouvelles.

Après minuit, folle d'inquiétude, Mme Borrel donne l'alerte. Pendant que les enfants dorment dans une chambre voisine, les amis et les voisins se relaient pour soutenir Elisabeth Borrel : les Prigent, les Auffret , les Pouech et les Guillemot. Les femmes tentent de la rassurer et les hommes cherchent en ville, dans les hôpitaux, les commissariats, au Port et même dans les bars, sans résultat. Lorsqu'il est prévenu, Claude Sapkas-keller , accompagné par Patrick Million, un collègue français de la Présidence, se rend en pleine nuit au domicile du chef de cabinet du Chef de l'Etat, Ismaïl Omar Guelleh. Il demande qu'on le réveille. Ce dernier lance un avis de recherche et fait boucler les frontières et le port. Sapkas-Keller retourne au domicile et reste seul avec Elisabeth, après le départ de Mme Prigent, vers 4h00 du matin. Il l'incite à fouiller l'appartement. " Cherchez, insiste-t-il. Bernard a du laisser un mot, quelque chose ! " Après avoir inspecté la salle d'eau, Mme Borrel constate la disparition du Jerrican utilisé en excursion. La fouille se poursuit, dans la bibliothèque, sur une étagère, et dans la chambre. " Soudain, se souvient Claude Sapkas-Keller, Mme Borrel a ouvert le tiroir d'un meuble du salon et en a extrait une chemise verte fermée par des élastiques. " A l'intérieur des liasses de billets en francs djiboutiens - Sapkas-Keller et Mme Borrel les comptent : 50 000 francs - et une feuille de papier intitulée " Je dois ", ou " ce que je dois ", de la main de Borrel. Suit une liste de choses à payer.

" J'ai tout de suite pensé qu'il ne reviendrait pas ", dit Sapkas-Keller. Aussitôt, et sans explication, Mme Borrel demande à Sapkas-Keller " de ne jamais parler à personne de cet argent et du mot ".

Puis, très éprouvée, elle se réfugie dans sa chambre. Au lever du jour, elle réapparaît en sous-vêtements dans le salon où patiente Sapkas-Keller. Elle tourne en rond, délire, dit vouloir " rejoindre Bernard ". Une réaction étrange, car son mari a disparu depuis moins de 24 heures et l'espoir de le retrouver vivant est encore permis. Soudain, Elisabeth Borrel ouvre la fenêtre de l'appartement située au 3ème étage, se penche dangereusement à l'extérieur. Sapkas-Keller la retient et appelle Marie-Claude Pouech, la femme du médecin militaire. Elle vient d'urgence faire une piqûre à Elisabeth Borrel, pour la calmer.

Le 19 octobre, à 7 h 20, des militaires français en patrouille découvrent le 4 X 4 Suzuki bleu ciel de Bernard Borrel garé sur le parking du Ghoubet. La vitre du conducteur est baissée, les clés sur le contact. A l'intérieur, les affaires du Juge soigneusement pliées et ses papiers d'identité. A 7h45, en contrebas du parking, les gendarmes retrouvent un corps en partie calciné. Ils préviennent l'ambassadeur de France Jean-Marie Momal et le général François Guéniot qui dépêchent un hélicoptère sur place, avec enquêteurs et médecins à son bord. Le capitaine de gendarmerie et chef de la prévôté française Luc Auffret s'y rend en voiture. C'est lui qui identifie la victime. La thèse du suicide est privilégiée. Une autopsie est demandée, mais il n'y a pas de légiste à Djibouti et le cadavre ne sera examiné, à Toulouse, qu'en février 1996.

Deux jours après la mort du juge, Elisabeth Borrel est entendue par la gendarmerie djiboutienne, chez les Prigent, en présence d'un gendarme français. Elle ne dit pas qu'elle a retrouvé l'argent retiré par le juge à la banque. Plus tard, la brigade criminelle parisienne va s'interroger sur une autre découverte qu'Elisabeth Borrel aurait faite pendant la nuit et qui expliquerait qu'elle soit passée de l'angoisse au désespoir. Il s'agirait d' " une lettre plus intime et plus révélatrice dont Mme Borrel tairait l'existence pour des motifs inexpliqués ". A ce jour, la police ignore toujours à quoi ou à qui étaient destinés les 50 000 francs que le juge a retirés de sa banque quelques heures avant sa mort.

Les enquêteurs se bornent à constater que cette somme correspond aux économies de toute une vie pour un Djiboutien. Et que le montant correspond aussi aux dédommagements réclamés traditionnellement à un Français par les familles djiboutiennes quand elles s'estiment victimes d'un grave préjudice.

Plus tard, Mme Borrel ne consent pas à recevoir des représentants de la mission de coopération française à Djibouti. Elle n'accepte de voir que l'ambassadeur de France, Jean-Marie Momal, la veille de son départ. Elle est alors convaincue du suicide de son mari, qu'elle décrit comme une " autopunition à tort ".

Elisabeth Borrel rentre en France le 22 octobre 1995, avec les lettres de son mari et l'argent qu'il avait retiré à la Banque. Mais pas en francs de Djibouti. Les billets ont auparavant été échangés à des amis du couple contre des chèques en francs français. A eux aussi, Mme Borrel demandera de ne rien dire de cette opération, devant Claude Sapkas-Keller. Des personnes de son entourage proche qui ont montré leur solidarité lors de la nuit de la disparition préfèrent se taire.

En France, désormais persuadée que son mari a été assassiné, rejetant la version du suicide, Mme Borrel met fin à ses relations avec une partie de la communauté des Français de Djibouti, celle qui ne partage pas sa conviction. " Je veux que tous ces privilégiés des colonies rendent des comptes ", dira -t-elle.

Plus tard, Jacques Mouline confiera aux policiers que les difficultés professionnelles rencontrées par Borrel à Djibouti ne suffisaient pas à expliquer son geste, au caractère expiatoire, purificateur, d'une violence inouïe, commis dans un lieu d'une grande puissance évocatrice.

Jacques Mouline est très affecté par la mort de son collaborateur. Il a déjà vécu un suicide dans sa famille et ce nouveau drame le bouleverse.

Il est d'autant plus troublé que Mme Borrel a refusé de le recevoir le matin de la mort de son mari, un refus qui donne à penser qu'elle tient les coopérants pour responsables de son décès…Pourtant, peu avant 8 heures, quand Mouline sonne à la porte des Borrel, ce matin-là, le corps du juge n'a pas été découvert.

De retour en France, Mme Borrel s'interroge sur un document mystérieux, que le capitaine de la prévôté française, Luc Auffret et Claude Sapkas-Keller ont vainement recherché le lendemain de la mort du magistrat et qui, selon elle, pourrait expliquer qu'on ait voulu l'assassiner. Elle ne croit pas que Luc Auffret ait, comme il l'affirme, cherché un simple courrier qu'il avait confié à Bernard Borrel, courrier concernant les disfonctionnements de la justice djiboutienne et mentionnant des malversations de gendarmes djiboutiens. Elisabeth Borrel accuse aussi publiquement Luc Auffret d'être intervenu dans l'enquête pour l'influencer. C'est pourtant devant ce même Luc Auffret qu'elle a certifié aux policiers djiboutiens n'avoir trouvé à son domicile ni argent, ni lettres, avant de déclarer : " Je ne sais pour quelles raisons mon mari s'est donné la mort. C'était son choix.”


 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.