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la défense des droits de l'homme à Djibouti
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29/04/07 (B393) Interview de Jean-Paul Noël ABDI. Propos recueillis par l'ARD.

Interview du président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)

Libéré voilà une semaine sous les pressions nationale et internationale, Jean-Paul Abdi Noël, Président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), nous a accordé une interview exclusive le jeudi 25 avril 2007. M. Abdi Noël propose une vision globale et engagée sur la situation des droits et des libertés à Djibouti. Propos recueillis par la Rédaction du journal en ligne de l’ARD.
*
Bonjour M. le président de la Ligue djiboutienne des droits de l'homme, la LDDH. Comment vous sentez-vous après ces premiers jours de liberté retrouvée ?
M. Abdi Noël : Renforcé à tous points de vue ! Je suis de ceux que l’adversité et l’injustice poussent à la résistance légitime ! Il ne faut pas oublier, qu’un homme respectueux de ses convictions continue son combat et ce quelques soient les pressions et les répressions. Lorsque votre conviction consiste à défendre les droits fondamentaux, à défendre les droits de l’homme, alors votre combat est noble et légitime. Comme on dit chez nous « le sang ne se cache pas et le mensonge ne tient que sur un seul pied. »

Pouvez-vous nous parler des conditions de détention à Gabode actuellement ?
M. Abdi Noël : Elles sont inhumaines, pour bon nombre de prisonniers surtout ceux détenus au dépôt où la surpopulation carcérale est insupportable ! D’autre part, certains bâtiments ont été rénovés suite au rapport de la mission d’enquête de la F.I.D.H.[Fédération internationale des ligues des droits de l’homme] en 2005. Beaucoup reste encore à faire notamment pour les mineurs et les jeunes délinquants.

Les prisonniers sont-ils régulièrement autorisés à recevoir la visite de leurs proches ?
M. Abdi Noël : Oui et non ! Cela dépend des motifs d’incarcération des détenus, de leurs couches sociales et de leur origine ethnique…

Avez-vous constaté une différence de traitement entre les prisonniers djiboutiens et les autres ?
Jean-Paul Abdi Noël : Oui ! Les étrangers et singulièrement les Ethiopiens d’origine Oromo sont maltraités et pour la plupart sans défense.

Revenons sur votre condition de détention. Qu'avez-vous ressenti au cours de votre détention à Gabode ? Autrement dit pouvez-vous décrire le sentiment d'injustice ou de dégoût qui peut s'emparer d'un citoyen djiboutien qui ne faisait que son devoir de démocrate et se retrouve retiré du monde ?
M. Abdi Noël : Mon arrestation était effectivement injuste, mais je n’ai ressenti aucun dégoût ni rancœur, sauf le sentiment d’un devoir accompli à tous prix…

Pouvez-vous décrire comment vous avez vécu la progression du premier procès en tribunal puis en appel depuis la prison ?
M. Abdi Noël :
Avec sérénité ! Je savais que je défendais une juste cause et les témoignages de solidarité des plaignants et de leur défenseurs (ils sont bien plus nombreux et déterminés que certains le croient), m’ont rendu optimiste sur l’issue du « procès »…

S'agissant de l'objet de votre arrestation, que savez-vous aujourd'hui sur la réalité du génocide qui a lieu au Day en 1994 ?
M. Abdi Noël :
Il n’y a pas eu au Day le 1 /1/94 un génocide mais un crime de guerre. Sept civils ont été arrêtés après avoir été triés par « les forces armées nationales », puis sommairement exécutés. Cela s’est passé suite à une embuscade tendue l’avant-veille par le Frud-Armé. Tout comme les victimes d’Arhiba en décembre 1991, ce sont des victimes expiatoires pour terroriser la population civile et tarir la supposée source de soutien aux résistants.

Je rappelle qu’étant à l’époque député et président d’une commission d’enquête parlementaire chargée d’instruire les plaintes des notables du Day, j’ai publié à ce titre le procès-verbal de cette commission en présence de trois ministres dont celui de la défense. Je suis donc le mieux placé pour témoigner de la véracité des faits. Mais vous n’avez pas tort de parler de génocide car la constance de ces crimes durant huit ans (et même après), sur l’ensemble du territoire du Sud-Ouest au Nord accrédite cette thèse. Nous n’avons pas manqué lors du conflit armé de dénoncer les exécutions extrajudiciaires ainsi que les blocus alimentaire et sanitaire notamment à Obock. Génocide ou pas ? L’intention en tous cas y était….

Avez-vous quelques informations sur l'existence de charniers semblables dans le pays ?
M. Abdi Noël :
Il se murmure que d’autres charniers auraient été découverts notamment au Lac Assal mais ce n’est pas mon rôle de me faire l’écho ici ou ailleurs de murmures ou rumeurs. Je ne témoigne que de faits irréfutables !

Comment, en tant que défenseur des droits de l'homme représentant la FIDH à Djibouti, pouvez-vous expliquer l'alignement sinon la discrétion de la coopération française à l'endroit de la politique du gouvernement d'Ismaël Omar Guelleh ?
M. Abdi Noël :
Comme vous, je le constate ! Mais son attitude n’est pas difficile à décrypter : la France et toute autre coopération bilatérale ne peuvent avoir de relations qu’avec un autre Etat. Elles n’ont en général ni gêne ni alignement ni discrétion, elles prennent acte des rapports de forces, c’est tout. Nous aussi ! Rapports qui par définition sont contingents…

Quels échanges avez-vous au sein des instances internationales de défense des droits de l'homme tels que la FIDH, RSF ou l'UIDH sur les pratiques de gouvernements tels que celui de Djibouti ?
M. Abdi Noël :
Mon rôle se limite à les tenir informés sur tout ce qui se fait et le plus souvent se défait à Djibouti sur le plan des droits humains, et parfois de tirer la sonnette d’alarme dans le cadre de la prévision des conflits !

Quelles relations entretenez-vous avec les autres mouvements citoyens djiboutiens et singulièrement avec les formations politiques de l'opposition s'agissant de la lutte pour l'avènement de la démocratie à Djibouti ?
M. Abdi Noël :
De courtoisie ! Tout comme avec le gouvernement et ses membres dirigeants ! Je considère mon rôle ici au sens religieux du terme comme une mission, un sacerdoce. D’où mon rapport à l’autre quel qu’il soit ! Il est tout naturellement fait de courtoisie, de prévention des conflits et de leur résolution le cas échéant !

Ceci dit, et cela fait partie de nôtre rôle, la L.D.D.H. se bat pour la traduction dans la réalité de la naturelle pluralité d’expression ! Notre rôle consiste aussi régulièrement à soutenir les droits de l’Opposition, qui sont régulièrement bafoués surtout en période électorale où la sourde oreille est de mise !

Percevez-vous un élan dans la société djiboutienne à vouloir se libérer du joug dictatorial ou diriez-vous que les citoyens sont encore aujourd'hui tétanisés par l'idée de se retrouver à Gabode ?
M. Abdi Noël :
Cet élan, comme vous dites, n’est pas seulement perceptible, il est palpable ! Je m’égosille depuis un certain nombre d’années à l’encourager autant que faire se peut ! Le gouvernement, non seulement ne m’y aide pas mais s’acharne manifestement à le briser par son comportement. Il me donne l’impression de quelqu’un qui dialogue tout seul et ce n’est pas qu’une impression. Quant aux citoyens, croyez-moi, ils sont loin d’être tétanisés et les risques d’explosions sont patents.

Il y a- t-il dans la société djiboutienne quelques poches de résistances civiques qui pourraient relayer la lutte pour la démocratie dans le pays ?
M. Abdi Noël :
Oui, et je l’affirme avec certitude ! Huit années de guerre civile ont apporté la preuve si besoin était que l’actuelle opposition, à l’époque armée, disposait et dispose encore de profondeurs stratégiques. Il serait non seulement insensé mais dramatique pour toute une région en perpétuelle recomposition politique de la pousser, la repousser dans ses derniers retranchements !

Songeons à la position stratégique qu’occupe ce petit bout de désert et la perturbation du trafic maritime qui découlerait des moindres troubles que tout laisse à craindre dans le port de Djibouti. Le risque d’un effet domino dans la sous-région est réel avec tout le parti que pourraient en tirer de malveillants esprits…

Que pensez-vous de la relative discrétion reprochée aux mouvements d'oppositions djiboutiens ?
M. Abdi Noël :
Ils ont été réduits à la discrétion ! Cela ne les empêche pas de combattre pacifiquement et efficacement ce gouvernement au regard de leur auditoire : le peuple, la coopération…

Les organisations des droits de l'homme auxquelles participe la LDDH comprennent-elles la position des opposants djiboutiens ?

M. Abdi Noël : Oui ! C’est une sage posture, même si la sagesse n’est pas réciproque…
Quelles seront les suites de ce fameux procès ?

M. Abdi Noël :
Mes avocats ont déposé un pourvoi en cassation, ce qui signifie que cette affaire sera probablement jugé sur le fond. La cour sera fatalement amenée à se prononcer non pas sur les faits que même le ministère public ne conteste pas, mais sur la procédure de flagrant délit qui constituait un vice de forme flagrant et que Maître Tubiana a démonté et démontré, mais surtout sur la qualification des faits ! S’agissait-il oui non de crime de guerre ?

Quelque soit la décision de la cour, ma démarche consiste encore à éviter un procès international qui ternirait l’image de mon pays, mais la LDDH continuera à demander une juste indemnisation de toutes les victimes civiles de ce conflit comme cela a d’ailleurs été prévu par l’Accord de Paix signé le 12 mai 2001 par l’actuel gouvernement et dont nous étions témoins !

Que serait-il arrivé si vous l'on vous reconduisait à Gabode depuis votre lit d'hôpital à Peltier ?
M. Abdi Noël :
Seul Dieu le sait ! J’ai personnellement insisté auprès de l’association des victimes qui était à bout de nerfs et des innombrables amis qui tenaient le jour du procès à manifester leur indignation ! Connaissant la gâchette facile des forces de l’ordre et la détermination des ayant droits, j’ai craint le pire et insisté auprès de tout le monde pour qu’il n’y ait aucun débordement, et si possible pas de manifestions violentes !

Une réaction plus forte que la simple condamnation de principe serait-elle en préparation par les organisations de défense des droits de l'homme contre de tels actes ?
M. Abdi Noël :
Oui ! Selon les informations dont je dispose, il se prépare une réaction commune de ces organisations qui ne se limiterait pas à une simple dénonciation ! Mais je suis comme vous à l’écoute des différentes évolutions, d’autant plus que la situation sociale actuelle est explosive !

Des limites vous ont-elles été clairement ou implicitement fixées s'agissant de la dénonciation que vous continuerez de faire des violations des droits de l'homme en cours à Djibouti ?
M. Abdi Noël :
Implicitement oui ! Comme en témoignent les onze mois d’emprisonnement avec sursis uniquement destinés à me faire taire, mais nous ne sommes pas « muselables » !

Permettez-moi de profiter de votre journal pour remercier tous mes amis et tous mes proches ainsi que ma famille. Votre coup de téléphone le jour de ma libération et surtout les actions constantes de votre équipe et de vous-même alors que j’étais dans le plus profond de la prison ne pouvaient que me réconforter.

C’est dans le cadre de simples remerciements qui ne peuvent qu’exprimer mon sentiment de profonde satisfaction gravé à jamais dans mon cœur que je tiens à vous rappeler que nombreux étaient ceux qui se sont mobilisés pour me faire sortir de prison, un merci pour toujours.

La liste des intervenants est longue pour être tous cités, je me contenterais de quelques amis et Organisations des Défenseurs des Droits de l’Homme qui se sont personnellement investis comme :
- la FIDH avec l’envoi de son Vice-Président et Président de la Ligue Française des Droits Maître Michel Tubiana, qui a assuré avec brio ma défense en compagnie et avec mes avocats djiboutiens Maîtres Zakaria Abdillahi et Luc Aden ;
- L’Observatoire des Droits de l’Homme qui, immédiatement après mon arrestation, s’est mobilisé en lançant des Alertes et en saisissant Genève et New-York ;

- Je me sens encore réconforté par l’énergique intervention de mon amis et frère Florent Geel à la BBC, d’autant plus que les officiers de police judiciaires ont été abasourdis par cette rapide dénonciation sur les antennes internationales. Grâce aux Officiers de la Police Judiciaire, j’ai été fortement réconforté par cette information alors que j’étais isolé dans les bureaux de la Police Criminelle ;

- l’UIDH [L’Union Interafricaine des Droits de l’Homme], qui dés le début a saisi le Ministre de la Justice pour éviter toutes interférence du politique, et le témoignage d’encouragement par téléphone du Président Koné de l’UIDH, durant la semaine de liberté provisoire, ainsi que des décisions prises lors du Congrès de l’UIDH. Cette organisation a rapidement saisi la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, qui devra se prononcer bientôt sur la suite à réserver pour éviter à l’avenir les harcèlements, les arrestations abusives et les emprisonnements en catimini pour témoignage courageux ou délits d’opinion ;

- L’organisation internationale Survie, qui, dès ma liberté provisoire, a su alerter Reporter Sans Frontières et mobiliser un bon nombre de radios internationales telels que Radio Vatican ou Deusche Welle, ainsi que le précieux communiqué conjoint du 12 mars avec l’ARDHD [Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti]– un merci spécial à Olivier THIMONIER et à l’infatigable Jean-Loup SCHAAL, président de l’ARDHD ;

- Des vifs remerciements aux Porte paroles du comité de soutien pour ma libération : Simone Bernier, Aïcha Dabale, Said Mohamed, ainsi qu’à mon frangin et compagnon de lutte contre la dictature sournoise, le dynamique Mahdi Ibrahim God A., et tous les autres signataires des nombreuses pétitions en ma faveur.

- Mes remerciements au Gouvernement en Exil (GED) ;

- Une pensée particulière à Roger Picon ;

- Merci aussi à ma famille et à tous mes proches tant présents à Djibouti ou à travers le monde, qui n’ont pas cessé de me témoigner la solidarité, leurs prières avec celles des religieuses et des religieux à Djibouti ne pouvaient que m’encourager à garder le cap de mon juste et légitime combat contre l’impunité et pour la paix sociale. La visite et les prières de l’Evêque Giorgio Bertini ont raffermi largement mon moral :

- Merci aussi, à mon médecin de famille Docteur Alain David, qui dès mon arrestation en garde à vue, s’est rapidement investi à suivre l’évolution de ma santé avec les risques de stress;

- Merci aussi au médecin de la prison Docteur Osman Ali Ahmed qui sur l’alerte de mon médecin de famille, a rapidement pris, après une longue consultation, la décision de m’hospitaliser dans les plus brefs délais pour des raisons d’un profond malaise cardiaque, et probablement m’a sauvé la vie ;

- Un merci à l’infirmier M. Mohamed Djama Guirreh qui ne m’a pas quitté une minute durant la prise de décision du Directeur de la prison de Gabode M. Moktar Abdillahi Osman ainsi que celui de l’ancien très discret substitut M. Salah actuellement Chef du Service pénitencier, je tiens à les remercier pour avoir rapidement répondu favorablement à mon hospitalisation.

- Je tiens aussi à remercier les deux cardiologues de l’Hôpital Peltier, Docteur Saïd Abdillahi et Docteur Georges Cloatre pour tous les précieux soins qu’ils m’ont apportés ;

- Mes remerciements s’adressent aussi à tous les infirmiers, au personnel du Pavillon Martial, sans oublier les différents policiers de garde 24h/24, car tous ont été courtois avec moi et serviables.

Notre combat constant continuera pour l’effectivité de l’État de droit, contre les détournements des deniers publics et des biens sociaux, contre la politique de l’impunité, pour la transparence des processus électoraux qui devrait mettre fin aux vols et/ou détournements des différentes élections, pour une réelle paix sociale tant désirée.

Merci Monsieur le président et bon rétablissement.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.