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29/11/06 (B371) Impliqués dans la Corne Est de l'Afrique, les grands pays occidentaux doivent procéder à la « mise sur la touche » du « Régime de la terreur et du chantage » qui entretient les désordres dans la région et fait preuve d’un angélisme insultant et bien mal placé (Bouh Warsama)

Les rebondissements dans l’affaire de l’assassinat du juge Bernard Borrel n’ont rien d’un coup de tonnerre éclatant dans un ciel à peine nuageux.

L’horizon djiboutien serait même plutôt chargé en matière de suicides aménagés, de crises cardiaques et de décès supposés naturels entre autres lors de séances de tortures, comme d’accidents de la route ; dont furent victimes des personnes pas forcément engagées politiquement mais qui, tout simplement, dérangèrent au plus haut point le régime politique imposé par Ismaïl Omar Guelleh.

Ce n’est certes pas la première et la dernière fois que le sang éclabousse le Palais de l’Escale, le pouvoir et les hommes qui dirigent le pays depuis l’indépendance ; mais depuis 1991 cela devient une « culture d'État » !

Ismaïl Omar Guelleh et ses « collaborateurs » à la sécurité nationale ont laissé derrière eux une kyrielle de noms et des symboles de la répression d'État qui hantent les mémoires et les cimetières dont les tombes des « anonymes » (lorsqu'elles sont visibles...) sont marquées par un simple tas de pierres noirâtres comme à Arribha. En faisant toujours en sorte que ces victimes soient enfermées à double tour dans le « placard des oubliettes » du Parquet du Procureur général à Djibouti ; celui des « suicidés » et des autres décès pour causes supposées naturelles, voie classique qui mène à l’impunité des coupables et au bouclage définitif des dossiers d’information bien avant qu’il ne soient ouverts par ce qui fait office de « Justice locale ».

Selon des indices concordants et des témoignages de suppliciés, qui ont eu la « chance » d’en réchapper et de survivre aujourd’hui en exil, nombreux furent et sont encore ceux et celles sauvagement torturés (es) dans les geôles du régime d’IOG ; dans des locaux annexes de la prison de Gabode, parfois même dans les cellules de certains commissariats de police spécialisés dans ce domaine.

Hommes et femmes, opposants au régime actuel, torturés des heures durant et contraints (es) de signer une déposition dans laquelle ils (elles) sont prêts (es) à tout reconnaître, à tout admettre, à tout avouer ce qui leur est reproché, surtout ce qu’ils ignorent, à la condition que cessent les tortures physiques les plus ignobles et les plus dégradantes qu'ils (elles) subissent et que l'on puisse imaginer pour l’humain.

Nombreux sont aussi les ex fonctionnaires de police ayant assisté à de tels « interrogatoires musclés », expliquant dans le détail les méthodes les plus diversement appliquées aux suspects soumis à la torture afin d’obtenir leurs «aveux». Ces ex fonctionnaires qui survivent aujourd’hui en exil dans le monde occidental sont contraints de se taire ; ils ne peuvent témoigner devant une Justice d’un pays occidental sous peine que les membres de leur propre famille, père, mère, frères et sœurs vivant encore à Djibouti, ne soient à leur tour incarcérés par mesures de représailles et que leurs maigres biens soient saisis… ; récupérés par tel ou tel membre de la famille au pouvoir et sur décision imposée au tribunal par le Procureur général Djama Souleiman.

Lorsque l’on a connaissance de tout cela, et de bien plus, il est alors facile d’imaginer le scénario ubuesque mis au point en haut lieu et dans la précipitation après la mort du Juge français ; une forme d’insulte au peu d’intelligence et de compréhension que chacun/chacune peut avoir des méthodes employées par Guelleh pour parvenir à ses fins. Il y a bien plus de stupidité que de courage dans ce mauvais scénario du suicide qu’il tente bien maladroitement de nous faire ingurgiter.

De la campagne de dénigrement médiocrement fomentée dans les médias locaux et dans une certaine presse, dite de « caniveau », à l’encontre d’une Elisabeth Borrel et du Juge Sophie Clément plus que jamais vaillantes et décidées à faire triompher la vérité, des représailles systématiques (y compris à l’étranger) à l’encontre de tous ceux qui les soutiennent en témoignant auprès de la Justice française, de la prolifération de quelques supposés repentis de la dictature devenus comme par enchantement les grands spécialistes d’une fraction de l’opposition « dite modélisée » (mais loin d’être modèle) et qui sont curieusement devenus muets lorsqu’il s’agit d’apporter leur témoignage dans l’affaire Borrel afin de ne pas « offusquer » le tyran en s’attirant sa colère dévastatrice ….., tous les moyens sont réunis pour maintenir la « violence publique » à Djibouti qui est le seul atout de l'État actuel pour imposer son diktat et régner sans partage.

Dans l’affaire Bernard Borrel comme dans tant d’autres, c’est une vieille recette que la tyrannie du « maître chanteur » Ismaïl Omar Guelleh ressort à chaque fois qu’il se sent en danger ou mis en cause. Pendant que les uns tentent maladroitement de camoufler, falsifier et d’anesthésier l’opinion publique sans y parvenir, les autres répriment à tour de bras sous le fallacieux prétexte de « maintenir l’Ordre public » dans le pays.

- De quel « Ordre public » parlons-nous ?

De celui imposé par la tyrannie se cachant derrière une légitimité qu’elle s’est appropriée outrageusement et en toute illégalité par la falsification d’élections successives.

Les « mauvaises habitudes » faisant force de lois locales, chaque fois que des opposants politiques ou des citoyens/citoyennes excédés (es) par des conditions de vie désastreuses, par toutes les atteintes répétitives aux libertés publiques, aux droits syndicaux ou par un manque de transparence politique notamment lors de scrutins électoraux ont osé manifester leur mécontentement, c’est alors qu’au nom d’un supposé sacro-saint « maintien de l’Ordre public » les forces de sécurité n’ont pas hésité à faire parler la poudre en tirant aveuglément sur la foule des manifestants sans tenir compte du risque réel de pertes en vies humaines.

Dès lors, on comprend pourquoi certaines manifestations populaires de l'opposition sont annulées par les organisateurs afin d’éviter, qu’une fois encore, le sang d’innocents, hommes, femmes enfants et vieillards désarmés, ne soit versé.

La particularité du régime imposé par Ismaïl Omar Guelleh est qu’il ose prétendre être attaché à l’ordre public alors qu’il ne défend, dans les faits démontrés, que les « mauvaises habitudes » de toutes les perversités façonnées et entretenues. A Djibouti, ce supposé « maintien de l’ordre public » est synonyme de « meurtres légalisés » ; il prévaut sur le respect du premier des droits garantis par la Constitution nationale et sur toutes les normes du droit international, sur le respect du droit à la vie et de l’intégrité physique des êtres humains. L’aspect récurrent de ce recours excessif et sans réserve à la force et l’impunité dont jouissent les auteurs de ces exécutions publiques, là encore extrajudiciaires, montrent bien que les plus hautes autorités de l’État couvrent ces actes, car ils en sont les « donneurs d’ordres », afin de bâillonner toute forme d’opposition et de contestation lorsque celles-ci le menacent directement ou prennent le chemin de la rue pour exposer leurs mécontentements.

A ceci s’ajoute le fait incontestable des exactions menées en parallèle dans le pays (parfois jusqu’en Occident) par une police politique au sens monstrueux car redoutable, souvent barbare dans tous ses actes. Agissant sur Ordre du Palais de l’Escale et sous la houlette de son chef Hassan Saïd Kaireh, cette police politique opérant sous le nom officiel de « Services Djiboutiens de Sécurité » est passée maître dans les coups les plus tordus. Recourant sans scrupule et sans autorisation à la mise sur écoute, au fichage et au chantage notamment sur les fonctionnaires étrangers en poste dans le pays, au racket exercé particulièrement sur les commerçants non affiliés au pouvoir d’IOG, au cambriolage, au viol qui en devient presque banal, à la torture voire aux exécutions sommaires en pleine rue de la capitale et dans l’arrière pays.

Si comme IOG elle échappe par évidence à tout contrôle démocratique voire même à l’autorité d’une partie de sa hiérarchie, créant ainsi de « petits états dans l’état », cette police n’existe que par la volonté politique du pouvoir qui la dirige. Ce dernier a décidé d’y recourir comme un instrument essentiel de gouvernement, utilisable au gré « des affaires » à répétition qui se substituent au débat d’idées ; entretenant ainsi un climat détestable et donnant de la politique djiboutienne actuelle et de l'État une image repoussante et hélas désastreuse.

- L’homme aux ambitions démesurées devient vite dangereux, il est presque naturel qu’il se fasse manipulateur sans limites pour arriver à ses fins.

« Homme de l’ombre » par excellence, le véritable rôle joué par Ismaïl Omar Guelleh, jusqu’à son « hold-up » le portant à la tête de l'État djiboutien en 1999, était un secret jalousement gardé mais, comme il convenait à son « talent particulier », cette dissimulation eut quelque chose d'ostentatoire.

Ancien enquêteur de police puis inspecteur des Renseignements Généraux (RG) à l’époque de la colonisation française, Ismaïl Omar a toujours eu une forme de génie machiavélique pour la manipulation, mais d'un genre très spécial. Souvenons-nous que dans les années qui précédèrent l’accession du pays à l’indépendance, l’homme aux multiples facettes fut à l’origine de la « disparition » de combattants et de membres influents du FLCS puis du Parti du Mouvement Populaire d’Hassan Gouled Aptidon.

Peu après l’indépendance du pays, un dossier « égaré » par un officier des Renseignements Généraux français concernant le « double jeu » d’IOG va parvenir par inadvertance dans les mains d’Ahmed Dini puis sera transmis à un Hassan Gouled bien embarrassé. Malgré l’avis contraire d’Ahmed Dini, le président Gouled nouvellement élu va prendre Ismaïl Omar à ses côtés puis il lui laissera quasiment tous les pouvoirs. Quelques années plus tard il ira bien plus loin dans l’erreur, il en fera l’homme fort du RPP et son dauphin à la présidence du pays.

En créant d’artificiels complots visant Gouled et sa famille, IOG va imposer et entretenir avec une efficacité certaine une psychose de l’attentat au niveau du Palais de l’Escale. Il en profitera pour régler au passage quelques « comptes personnels » tout en laminant le milieu des jeunes intellectuels, Afars, Issas et Gadaboursis qui s’opposent à lui. C’est ainsi qu’il fut le précurseur de types d'activités secrètes qui semblaient rendre des services essentiels au pouvoir en place alors que c’est en fait à lui et à lui seul qu’il se rendit service dans sa marche vers la plus haute marche de l'État ; tout en rejetant par la suite sur le président Gouled toutes les erreurs, toutes les fautes et tous les crimes d'État commis notamment sur les populations Afars du nord du pays et sur les Gadaboursis.

En premier lieu, Ismaïl Omar va s’efforcer de créer mois après mois une police politique d’une relative efficacité et qui changera d’appellation pour prendre celle des Services Djiboutiens de Sécurité (SDS). Le moment venu, il y intègrera certains éléments rompus aux méthodes les plus « barbares » car issus de la redoutable police politique somalienne de Syaad Barré qui serviront de « formateurs » ; puis d’autres éléments en provenance d'Éthiopie. Les suicides par immolation après tortures vont se succéder à Djibouti, y compris ces dernières années, alors que les corps sont abandonnés dans des terrains vagues de la capitale ; rappelant étrangement ce qui se fit couramment dans le pays voisin sous la dictature sanguinaire de Menguistu Haïlé-Mariam.

En second lieu, Ismaïl Omar forgera la manipulation secrète de ses «compagnons de route » que vont devenir tous les commerçants et les entrepreneurs de travaux publics qui sont au contact de fonctionnaires étrangers en poste à Djibouti. C’est ainsi qu’il sera tenu informé, et l’est encore, de TOUT ce qui se fait dans le domaine des offres et des attributions de « marchés publics » comme du montant des enveloppes financières affectées, des formes illégales de monopoles détenus par les uns et les par les autres, des corruptions que cela va générer… parfois.

Qu’il soit intègre ou qu’il ne le soit pas, un dossier sera ouvert sur chaque fonctionnaire étranger vivant sur le sol djiboutien et disposant d’un poste à responsabilités financières. Chaque fonctionnaire sera ainsi fiché sans qu’il le sache ; chaque copie d’éventuelle fausse facture ou « aménagée », de tout ce qui se fait en matière de « corruptions », de petits et de gros «cadeaux» parviendra aux SDS. De même, copie de chaque procès verbal de la police ou de la gendarmerie djiboutiennes notamment pour constat de « mœurs particulières », d’usage de drogues, d’homosexualité, d’actes de pédophilie notamment sur enfants de 8 à 10 ans se produisant de nuit dans un véhicule privé ….(certains comprendront) sera soigneusement classée par les SDS pour « servir » le moment venu.

Entre autres fiches, celle concernant un « décideur étranger » se voyant « prêter » un véhicule 4 X 4 neuf pour la durée de son séjour à la condition qu’il confie tous les travaux (tous corps d’état) à une seule et même entreprise djiboutienne contrôlée par IOG, tel autre et à haut niveau ayant « attribué » le monopole des achats de mobiliers et autres à un groupuscule de commerçants et recevant en « remerciements » et à sa descente d’avion à Paris un véhicule neuf de haut de gamme, équipé de toutes les options. Tel autre fonctionnaire étranger se voyant octroyer « gracieusement » mobiliers et électroménager…d’un volume total de plus de 25 M3….Tel autre bénéficiant gracieusement, pour lui-même et sa famille, de multiples voyages au Yémen, en Éthiopie et tous frais…payés. Tel autre…et encore, et encore !

Ce que beaucoup ignorent encore à ce jour c’est qu’un « service administratif » attaché aux SDS est chargé de collecter les informations nécessaires afin de monter des dossiers susceptibles, en cas de besoin, d’effectuer un chantage voire de compromettre telle personnalité politique, tel fils d’ancien conseiller payé en dollars US pour « services rendus » (Alpha Roméo a du soucis à se faire...!), tel chef d’entreprise étranger ou tel fonctionnaire étranger en poste à Djibouti. Tous les moyens sont bons pour patauger dans ces marécages qui furent et sont plus que jamais couverts et surveillés de près par le Palais de l’Escale.

Dans un autre domaine, vraisemblablement pas si éloigné du précédent qu'on pourrait le penser.

« A quoi pouvait bien servir la fantomatique société d'import/export installée à Djibouti et qui appartenait, en un temps, à un ex haut fonctionnaire français JCM, écroué en 2004 pour « recel d’abus de biens sociaux et trafic d’influence » dans des affaires de vente d'armes ? Société dont toutes les archives auraient disparu (sic) et qui fut récupérée par Abdourahman Borreh, mais à quelle fin ?»

Par évidence, on en vient alors à se poser la question de savoir ce que le Juge Bernard Borrel aurait pu éventuellement découvrir dans ce marécage politico mafieux et ce que contenait le « dossier » qui ne devait pas sentir le parfum à l’eau de rose ; dossier de première importance lorsque l'on sait que « certains » le recherchaient fébrilement et avec précipitation dans les heures qui suivirent l’assassinat du juge français ?

- Oui mais … pendant ce temps à Djibouti : « L’Ordre règne, donc TOUT va bien ! » ….

Si l’objectif d’Ismaïl Omar Guelleh a toujours été d’agir dans l’ombre en positionnant des « fusibles » qu’il n’hésitera pas à faire sauter si nécessaire, il s’est efforcé de susciter au sein de la communauté occidentale (celle qui se jugeait bien pensante) le préjugé politique qui allait dominer toute l'époque Gouled : à savoir que la conviction que toute opinion favorable à la politique djiboutienne était fondée sur les principes de l'honnêteté la plus élémentaire.

Formé en un temps dans les écoles des ex pays soviétiques aux méthodes staliniennes en matière de propagande, Ismaïl Omar a toujours voulu instiller chez tout un chacun, comme une vérité naturelle, le sentiment que toute critique ou contestation de la politique de Gouled (puis de la sienne) était infailliblement le fait d'une personne mauvaise, sectaire et probablement stupide, tandis que tout soutien apporté à cette même politique était non moins infailliblement la marque d'un esprit progressiste, tourné vers tout ce qu'il y avait de meilleur pour l’avenir des populations djiboutiennes (sic).

Pour mettre sur pied les réseaux de ses organisations de façade disséminées dans les quartiers de la capitale et ceux constitués par ses compagnons de route, IOG a su et sait encore utiliser toutes les astuces de la propagande mais aussi la « méthode du bâton » et celle du « chantage » si nécessaire comme moyen de persuasion ; le terme de « bâton » étant un euphémisme. L'instrument qui lui permit de donner forme à ce pouvoir fut l’artificiel parti politique Rassemblement Pour le Progrès (RPP), c'est-à-dire, comme on l'appelle presque toujours, une forme de « Kominterm local ». Celui-ci est, à bien des égards, l'institution par excellence mise sur pied dès le début des années 80 à partir des deux principales passions qui caractérisaient la personnalité politique d’Ismaïl Omar Guelleh : à savoir, son obsession du secret bien gardé et sa hantise du pouvoir absolu.

Les buts du RPP ne furent jamais et ne sont nullement démocratiques, même vaguement, et encore moins réformistes, de près ou de loin. Preuve est faite que ce parti politique fantoche n'a jamais été censé apporter la moindre aide réelle à une formation politique qui n'eût pas été entièrement subordonnée à son autorité ; à sa seule autorité, donc à celle d’Ismaïl Omar Guelleh ; et non à celle d’un Hassan Gouled passant le plus clair de son temps à siroter ses « Jet peppermint » et à jouer aux cartes dans son Palais d’Arta ou d’Haramous .

- L'ambition fait parfois accepter les attitudes les plus basses, les gestes les plus vils ...

Dans son imagination de recomposition de Djibouti élargissant ses frontières et chassant les Afars du nord du pays vers l'Éthiopie, Ismaïl Omar a toujours vu son « Kominterm local » comme une sorte de longue mèche incendiaire dont une extrémité se trouverait au Palais de l’Escale, qui zigzaguerait au nord du pays en y portant le feu pour en chasser les populations locales, et au sud à travers le Somaliland et la Somalie pour aboutir surtout à une bombe gigantesque et majestueuse : l'Éthiopie.

Bien qu’omniprésents à Djibouti, les pays occidentaux et tout particulièrement les grandes puissances ont vu naître tous les désordres en Somalie auxquels ils avaient la possibilité de parer aussitôt ou, pour le moins, d’en limiter les effets. Ces désordres ont atteint aujourd’hui un tel niveau qu’on en vient à se demander s’il y a un remède ?

Si remède il y a, celui ci passe indubitablement par l’instauration d’un État de droit, de l’ordre et de la justice républicaine à Djibouti. Donc de la mise « sur la touche » et du remplacement par les pays occidentaux du cynique tyran et manipulateur Ismaïl Omar Guelleh, « champion des désordres » dans la région.

A moins que ces désordres ne servent quelques « Raisons d'Etats »...étrangères ?

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.