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la défense des droits de l'homme à Djibouti
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12/03/06 (B341-A) LDDH : extraits du rapport annuel de l'Observatoire des Défenseurs des Droits de l'Homme
Le Président

DIFFUSION D'INFORMATION DU 12 MARS 2006
SUR LE RAPPORT ANNUEL 2005

DE L'OBSERVATOIRE DES DEFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME (Extrait)

LES DÉFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME TOUJOURS DANS LA LIGNE DE MIRE DANS LA CORNE D'AFRIQUE

AFRIQUE

Cour africaine est décidée de procéder à l'élection des juges et à la désignation du siège de la Cour africaine en janvier 2006.

Ainsi peut-on espérer qu'en 2006 les défenseurs et victimes pourront enfin saisir la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples pour dénoncer les violations des droits de l'Homme commises par un État Partie. Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

À l'occasion de la 5 e conférence des organisations internationales non-gouvernementales de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) qui s'est tenue à Ouagadougou (Burkina Faso) les 12 et 13 septembre 2005, les participants ont demandé aux États de la communauté francophone de respecter pleinement les engagements qu'ils ont souscrits au titre de la Déclaration de Bamako sur les pratiques de la démocratie, des droits et des libertés et de mettre en ouvre le programme d'action annexé à cette Déclaration.

Ce programme fixe notamment pour objectif "d'appuyer plus fortement les initiatives et les projets de terrain développés par les ONG dans le domaine de la promotion de la culture des droits de l'Homme, de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la paix [et de] soutenir les activités de réseaux les regroupant et des ONG au niveau national, régional et international" (chapitre III.5).

Par ailleurs, l'OIF prévoit dans son programme d'action d'"apporter [son] soutien aux défenseurs des droits de l'Homme, en s'appuyant notamment sur les structures et instruments spécialisés" (chapitre IV.3). Les participants ont également encouragé la Délégation aux droits de l'Homme et à la démocratie de l'OIF dans ses efforts afin de renforcer sa coopération avec les ONG pour faire l'évaluation permanente de la situation des droits de l'Homme, notamment des droits des défenseurs des droits de l'Homme, dans l'espace francophone.

Par ailleurs, dans l'Acte final du Symposium international de la francophonie dit "Bamako" organisé à Bamako (Mali) du 6 au 8 novembre 2005, la nécessité de préserver l'intégrité de la Déclaration de Bamako, de respecter les engagements souscrits à cet égard, de renforcer le processus dévaluation de la situation des droits de l'Homme et de sanction en cas de violation manifeste de ces droits, a été réaffirmée. Il a également été proposé que l'OIF "se dote d'une politique de protection des défenseurs des droits de l'Homme" et que la communauté francophone garantisse des normes relatives à la protection du droit d'association. Société civile

Une conférence régionale sur les défenseurs des droits de l'Homme en Afrique de l'est et de la Corne d'Afrique a eu lieu du 30 octobre au 4 novembre 2005 à Entebbe, Ouganda, à l'initiative du Projet canadien pour les Défenseurs de l'Afrique de l'est et de la Corne d'Afrique.

À cette occasion, un Mémorandum of Understanding, établissant le Réseau des défenseurs des droits de l'Homme en Afrique de l'est et de la Corne d'Afrique, a été signé par plus de 60 ONG. Une Déclaration des défenseurs des droits de l'Homme de l'Afrique de l'est et de la Corne d'Afrique, incitant les gouvernements de la sous région à reconnaître le rôle des défenseurs et à adhérer aux mécanismes inter-nationaux de protection à leur égard, a également été adoptée par l'Assemblé générale de ce Réseau.

L ES DÉFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME
DANS LA LIGNE DE MIRE

D J I B O U T I

Conclusions de la mission internationale d'enquête mandatée par l'Observatoire à Djibouti du 20 au 28 août 2005.

Entre autres, le nouveau Code prévoit en son article 219 que le syndicat doit obtenir l'autorisation des ministères de l'Intérieur, de l'Emploi, de la Justice ainsi que de l'inspection du travail et du procureur de la République. À la demande des ministères intéressés, ce dernier pourra d'ailleurs dissoudre un syndicat sur simple décision administrative, la dissolution n'étant pas susceptible à appel.

Défense des droits économiques, sociaux et culturels

Dénoncer les violations des droits économiques, sociaux et culturels relève parfois du défi, en raison non seulement de l'ampleur de la tâche mais aussi des menaces et actes de harcèlement qu'une telle action peut susciter. Une mission internationale d'enquête mandatée par l'Observatoire du 20 au 28 août 2005 à Djibouti a ainsi recensé de graves entraves aux libertés syndicales.

En effet, certains syndicats n'y sont pas reconnus et pour les autres, les conditions pour permettre des élections libres en leur sein ne sont pas réunies. De surcroît, un nouveau Code du travail adopté en Conseil des ministres en novembre 2004 doit être approuvé par le Parlement en 2006, mettant en place un régime d'autorisation pour la création de syndicat 11 .

Entre le 24 et le 26 septembre 2005, plus de 160 personnes, dirigeants et militants syndicaux, ont été arrêtées par les Forces nationales de police (FNP), à la suite d'une grève générale des travailleurs portuaires de Djibouti organisée du 14 au 17 septembre 2005.

Douze dirigeants syndicaux, placés en détention après leur arrestation, ont été licenciés ou mis en pré retraire et ont été traduits devant le tribunal de première instance de Djibouti le 2 octobre 2005. Celui-ci a ordonné leur relaxe. Toutefois, le procureur de Djibouti a fait appel de cette décision.

Licenciement abusif et actes de harcèlement à l'encontre de M. Hassan Cher Hared

Le 25 mai 2005, M. Hassan Cher Hared, secrétaire du Syndicat des postiers de Djibouti, secrétaire aux relations internationales du Syndicat libre de l'Union djiboutienne du travail (UDT), et employé de la Poste, a été licencié sans préavis par M. Hillyeh Hassan Guirreh, directeur général de la Poste à Djibouti, pour "fautes professionnelles graves, absentéisme et insubordination", après une mise à pied de huit jours.

Dans sa lettre de notification, le directeur a qualifié le militantisme de M. Cher Hared de "comportement irresponsable".Le licenciement de M. Cher Hared a fait suite, notamment, à ses observations concernant la gestion financière de la Poste, déplorant des dépenses illicites. M. Hassan Cher Hared avait également fait des déclarations en faveur des droits économiques, sociaux et culturels le 1er mai 2005, journée mondiale du travail.

Après avoir reçu notification de son licenciement, M. Cher Hared a déposé trois plaintes contre le directeur général de la Poste pour "détournement d'une partie des salaires, harcèlement moral et abus de pouvoir", "discrimination pour activité syndicale" et "licenciement abusif ". Fin 2005, aucune suite n'a été donnée à ces plaintes.

Le 21 juin 2005, M. Cher Hared a par ailleurs porté plainte contre la Poste de Djibouti devant le Tribunal social du travail, aux fins de sa réintégration. Fin 2005, cette plainte reste en cours d'instruction.

D'autre part, le 22 août 2005, M. Hassan Cher Hared a été agressé verbalement par M. Hassan Guirreh dans l'enceinte de la Poste. Il a été mis en garde à vue par la police, avant d'être relâché deux heures après, grâce à l'intervention d'une mission de l'Observatoire présente alors à Djibouti. Le lendemain, M. Hared s'est vu interdire l'accès au bâtiment de la Poste par les agents de surveillance qui ont déclaré agir sur ordre verbal du directeur. Il a été emmené au commissariat où il est de nouveau resté détenu pendant deux heures.

Dans le même temps, après avoir reçu une lettre de M. Hillyeh Hassan Guirreh, les policiers lui ont signifié qu'il avait été réintégré à la Poste et affecté à Balbala, dans la banlieue de Djibouti. Toutefois, M. Hared, bien que rémunéré, n'a pas de poste défini. De plus, sa réaffectation est illégale tant qu'aucune décision annulant son licenciement n'a pas été prise. Fin 2005, des discussions sur sa réintégration officielle avec tous ses droits sont en cours entre le Syndicat des postiers de Djibouti et le ministère.

Détentions arbitraires et licenciement abusif de plusieurs dirigeants de l'UTP 13

À la suite de la conduite d'une grève générale des travailleurs portuaires de Djibouti du 14 au 17 septembre 2005, environ 156 grévis-tes et 12 dirigeants syndicaux ont été arbitrairement détenus entre le 24 et le 26 septembre 2005. Ainsi, dans la nuit du 24 au 25 septembre 2005, MM. Ali Ibrahim Darar, Moustapha Abchir Egueh, Mohamed Ahmed Ali, Koulmiyeh Houssein, Wahib Ahmed Dini, Osman Galab Bouh, Ahmed Abdallah Houmed, Houssein Djama Bareh et Djibril Houssein Awaleh, dirigeants de l'Union des travailleurs du port (UTP), ont été arrêtés par la police, alors qu'ils tentaient de pénétrer dans le port. Ils ont été placés en garde à vue au centre de détention de Nagad, où ils ont reçu notification de leurs licenciements pour "entrave à la liberté de travail". Ils ont été détenus dans les bureaux de la police criminelle jusqu'au 28 septembre 2005, date à laquelle ils ont comparu devant le procureur, qui a ordonné leur détention à la prison de Gabode.

En réponse à ces arrestations, les travailleurs portuaires ont organisé une nouvelle grève dans la nuit du 24 au 25 septembre 2005, au cours de laquelle 110 grévistes et syndicalistes ont été arrêtés par les Forces nationales de police (FNP) et placés en détention à l'école de police de Nagad. D'autres grévistes ont encore été arrêtés par les FNP dans la journée du 25 septembre 2005. MM. Kamil Mohamed Ali, Ibrahim Moussa Sultan, également dirigeants de l'UTP, et Ali Ahmed Aras, secrétaire général de l'UTP, ont été arrêtés respectivement les 26 et 28 septembre 2005 à leurs domiciles et conduits dans les bureaux de la police criminelle. MM. Mohamed Ali et Moussa Sultan ont reçu notification de leurs licenciements et M. Ali Ahmed Aras a été mis en préretraite.

Le 2 octobre 2005, MM. Mohamed Ali, Moussa Sultan et Ahmed Aras ont été traduits devant le Tribunal de première instance de la Cour correctionnelle pour "participation délictueuse à un attroupement" et "incitation à la rébellion". Le tribunal a déclaré un non-lieu. Le même jour, le même tribunal a relaxé et ordonné la libération de MM. Ali Ibrahim Darar, Moustapha Abchir Egueh, Mohamed Ahmed Ali, Koulmiyeh Houssein, Wahib Ahmed Dini, Osman Galab Bouh, Ahmed Abdallah Houmed, Houssein Djama Bareh et Djibril Houssein Awaleh, qui étaient accusés de "menace de commettre un délit, lesdites menaces ayant été matérialisées par des attroupements publics réitérés" et "participation à des rassemblements sur la voie publique susceptible de troubler l'ordre public".

Toutefois, le 3 octobre 2005, le bureau du procureur a initié une procédure d'appel contre ces deux décisions.

L'audience devant la Cour d'appel de Djibouti, prévue le 7 décembre 2005, a été reportée au 14, au 21 puis au 28 décembre 2005. À cette date, la décision a été mise en délibéré au 4 janvier 2006, date à laquelle les douze syndicalistes ont été condamnés à une peine de un à deux mois d'emprisonnement avec sursis. Par ailleurs, l'ensemble des grévistes et syndicalistes qui avaient été arrêtés par les FNP le 25 septembre 2005, au port de Djibouti ou à leur domicile, ont été relâchés sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux, les 26 et 27 septembre 2005.

Toutefois, 36 d'entre eux, parmi lesquels MM. Ali Ibrahim Darar, Moustapha Abchir Egueh, Mohamed Ahmed Ali, Koulmiyeh Houssein, Djibril Houssein Awaleh et MM. Mohamed Ahmed Mohamed, Samira Hassan Mohamed, Mohamed Abdilahi Dirieh et Mohamed Abdillahi Omar, également dirigeants syndicaux, n'ont pu réintégrer leurs postes en raison de leur licenciement.

Arrestation et détention arbitraire de M. Jean-Paul Noël Abdi

Le 14 décembre 2005, M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), a été arrêté alors qu'il se rendait à une convocation du Commandant Wabéri des FNP.

M. Noël a ensuite été transféré au centre de transit de Nagad puis à l'École de police de cette même ville. Aucun mandat d'arrêt ne lui a été communiqué. Il n'a été relâché que tard dans la soirée à la suite de la mobilisation de plusieurs organisations nationales et internationales.

Au cours de sa détention, les services de la Police judiciaire ont questionné M. Noël Abdi sur ses déclarations publiques et sur le communiqué de presse conjoint de la FIDH et de la LDDH concernant la répression meurtrière, par les forces de sécurité, d'une manifestation des habitants du quartier d'Arhiba à Djibouti-ville qui tentaient de s'opposer à la destruction de leurs habitations par les pouvoirs publics le 30 novembre 2005.


L ES DÉFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME DANS LA LIGNE DE MIRE

ÉRYTHRÉE

Détention arbitraire de trois dirigeants syndicaux

15 Le 30 mars 2005, M. Tewelde Ghebremedhin, président de la Fédération des travailleurs de l'alimentation, des entreprises de bois-sons, de l'hôtellerie, du tourisme, de l'agriculture et du tabac (Food, Beverages, Hotels, Toursim, Agriculture and Tobacco Workers Federation), affiliée à l'Union internationale des travailleurs de l'alimentation, de l'agriculture, de l'hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes (International Union of Food, Agricultural, Hotel, Restaurant, Catering, Tobacco and Allied Workers' Federation - IUF), et M. Minase Andezion, secrétaire de la Fédération des travailleurs du textile et du cuir (Textile and Leather Workers' Federation), ont été arrêtés par les forces de l'ordre.

Le 9 avril 2005, M. Habtom Weldemicael, président du Syndicat des travailleurs de Coca-Cola et membre du Comité exécutif de la Fédération des travailleurs de l'alimentation et des entreprises de bois- sons, a également été arrêté pour avoir, selon les autorités, encouragé une action au sein de l'entreprise dénonçant la détérioration du niveau de vie des travailleurs. Fin 2005, aucune information n'a pu être obtenue concernant leur lieu et conditions de détention, ni l'existence d'éventuelles charges à leur encontre. Ces trois syndicalistes seraient toujours détenus au secret, encourant ainsi le risque de subir des tortures ou des mauvais traitements.

M. Habtom Weldemicael, trois dirigeants syndicaux, sont détenus au secret depuis le mois de mars 2005, pour avoir "encouragé une action dans leurs entreprises concernant la détérioration du niveau de vie des travailleurs". Fin 2005, aucune nouvelle n'a pu être obtenue concernant leur situation.

L ES DÉFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME DANS LA LIGNE DE MIRE

É T H I O P I E

Poursuite des pressions à l'encontre des membres d'EHRCO 16

À la suite des élections législatives du 15 mai 2005 et de l'annonce de la victoire du Front populaire révolutionnaire démocratique éthio-pien (parti au pouvoir, Ethiopian People's Revolutionary Democratic Front - EPRDF), les principales villes, notamment Addis Abeba, Gondar, Awassa, Dessie et Nazareth, ont connu des affrontements violents entre les forces de l'ordre et les jeunes manifestants, qui contestaient la validité des résultats du scrutin.

Détentions arbitraires et poursuites judiciaires contre MM. Chernet, Birhanu et Halemariam

Le 8 juin 2005, la police a été autorisée à prendre de sévères mesures contre les manifestants à Addis Abeba. À cette occasion, 26 personnes ont été tuées et une centaine d'autres ont été blessées.

Le 9 juin 2005, M. Taddesse Chernet, mandaté par le Conseil éthiopien des droits de l'Homme (Ethiopian Human Rights Council- EHRCO) pour recenser les cas de violations des droits de l'Homme commises au cours de cette manifestation, a été arrêté par la police à son domicile. Après que sa situation soit restée inconnue pendant plusieurs jours, sa famille a pu lui rendre visite au centre de détention de Zeway le 23 juin 2005.

Par ailleurs, le 13 juin 2005, M. Tsegu Birhanu, responsable du département de surveillance et de recherches d'EHRCO, et M. Yared Hailemariam, son assistant, ont été arrêtés, alors qu'ils quittaient les bureaux d'EHRCO, à Addis Abeba. Le domicile de M. Hailemariam avait par ailleurs été perquisitionné par la police le 9 juin 2005.

MM. Birhanu et Hailemariam, qui s'étaient rendus dans les hôpitaux pour prendre des photos des manifestants morts ou blessés, avaient été suivis par la police au cours de leurs enquêtes. Aucune information sur leur lieu de détention n'a été communiquée jusqu'au 25 juin 2005, date à laquelle ils ont reçu une visite du Comité international de la Croix-Rouge et de leur famille au centre de détention de Zeway.

Le 4 juillet 2005, MM. Chernet, Birhanu et Hailemariam ont été libérés sous caution, au terme d'une troisième audience devant la Cour fédérale temporaire de Zeway. Ils sont officiellement accusés de "tentative de renverser un gouvernement légitime par la force". Fin 2005, les charges retenues contre eux restent pendantes. Par ailleurs, en novembre 2005, à la suite d'une nouvelle vague de manifestations dénonçant le résultat des élections, au moins 34 personnes ont été tuées par les forces de l'ordre.

À cette occasion, MM. Chernet et Hailemariam ont été placés sur une liste de 58 personnes recherchées par les autorités pour leur rôle présumé dans ces événements. Détentions arbitraires et poursuites judiciaires contre MM. Bekele, Degu et Kebede

Le 14 juin 2005, M. Tesfawe Bekele et M. Seifu Degu, professeurs et respectivement président et vice-président de la section d'EHRCO à Dessae, et M. Chane Kebede, professeur et membre d'EHRCO, ont été arrêtés à l'école de Dessae, puis conduits à la prison de la ville. MM. Bekele et Degu avaient tous deux été observateurs durant le scrutin électoral.

Le 23 juin 2005, MM. Bekele, Degu et Kebede ont été libérés sous caution. Ils sont accusés de "tentative de renverser le gouvernement légitime par la force".

Fin 2005, la procédure judiciaire reste pendante.

Le 25 octobre 2005, M. Tesfawe Bekele a de nouveau été arrêté, avant d'être libéré sous caution le 28 octobre 2005. Enfin, M. Seifu Degu a été de nouveau détenu le 4 novembre 2005, en compagnie de MM. Mekonen Bezu et Reta Chanie, professeurs et membres d'EHRCO. MM. Bezu et Chanie se sont livrés à la police après que leurs femmes eurent été arrêtées et détenues à leur place. Fin 2005, les deux hommes restent détenus dans une prison située aux alentours de Dessae sans être autorisés à recevoir de visites.

Poursuite du harcèlement à l'encontre de M. Mesfin Woldemariam

Le 1 er novembre 2005, M. Mesfin Woldemariam, ancien président d'EHRCO, a été arrêté à son domicile dans le cadre d'une nouvelle vague d'arrestations visant les opposants politiques, les défenseurs des droits de l'Homme et les journalistes. Le 7 novembre 2005, il a comparu, avec d'autres accusés, devant la Haute Cour fédérale à Addis Abeba, qui a ordonné qu'ils soient détenus pour 14 jours supplémentaires, afin de mener une enquête.

Le 21 novembre 2005, durant la seconde audience, leur mise en liberté a été refusée et l'ordre de leur détention administrative a été renouvelé pour une période de 10 jours.

Le 28 novembre 2005, M. Woldemariam a entamé une grève de la faim. Le 1 er décembre 2005, M. Woldemariam et 129 personnes, dont des dirigeants du Parti de la coalition pour l'unité et la démocratie (Coalition for Unity and Democracy Party - CUDP), des journalistes et des membres d'ONG, ont été déférés devant la Haute cour fédérale à Addis Abeba, leur période de détention arrivant à son terme. Le juge a ordonné au procureur de présenter les charges retenues contre eux dans un délai 15 jours.

Le 21 décembre 2005, ils ont été formellement inculpés pour "conspiration", "insurrection armée", "tentative de renversement de l'ordre constitutionnel", "haute trahison" et "génocide", chefs d'inculpation passibles de 25 ans d'emprisonnement ou de la peine de mort. Par ailleurs, M. Woldemariam, ainsi que M. Birhanu Nega, président de l'Association économique éthiopienne, restent poursuivis pour avoir encouragé les étudiants "à réclamer le respect de leurs droits par l'émeute plutôt que par des moyens constitutionnels" (articles 32-1 et 480 du Code pénal) et pour avoir tenté de créer "un parti clandestin en vue de changer la Constitution par des moyens illégaux", avec la Ligue démocratique éthiopienne (Ethiopian Democratic League - EDL), une organisation considérée comme illégale au moment des faits et qui a depuis été enregistrée (articles 32-1 et 250 du Code pénal).

Arrêtés le 8 mai 2001 à la suite d'une intervention publique en faveur des libertés académiques et du respect des droits de l'Homme, lors d'un séminaire organisé par l'université d'Addis-Abeba, ils avaient été libérés le 5 juin 2001 après avoir entamé une grève de la faim. Depuis lors, l'audience de leur procès a été systématiquement reportée. Harcèlement à l'encontre de plusieurs membres d'EHRCO Dans le cadre de la répression suivant les manifestations de novembre 2005, le domicile de M. Gashu Wondimagegne, membre d'EHRCO, a été constamment surveillé par des agents de sécurité en tenue civile, qui ont en outre interrogé sa mère. Mme Demissie Elfinesh, professeur et membre du comité exécutif d'EHRCO, a par ailleurs été obligée de payer d'importantes amendes pour ne pas avoir travaillé pendant la semaine de manifestations, alors que son école avait été fermée pendant cette période.

Mme Elfinesh a reçu une lettre anonyme l'avertissant qu'une "action finale" serait entreprise à son encontre par les autorités, sans que la nature de ces menaces n'ait été précisée. Attaque et détention arbitraire de M. Daniel Bekele 20 Le 16 octobre 2005, M. Daniel Bekele, membre du Comité exécutif du Réseau des ONG éthiopiennes (Network of Ethiopian NGOs) et responsable de programme à ActionAid Ethiopia, ONG internationale luttant contre la pauvreté, a été agressé par deux inconnus armés, à Addis Abeba, alors qu'il était en voiture.

L'un de ses agresseurs lui a demandé "qui [il était] pour critiquer le parti au gouvernement". Ils l'ont ensuite violemment frappé à la tête et aux yeux à l'aide de la crosse de leurs pistolets. Ses agresseurs se sont enfuis lorsque plusieurs personnes sont venues lui porter secours. M. Bekele a déposé plainte au poste de police le plus proche.

ActionAid Ethiopia a également introduit une plainte devant la Commission de la police fédérale. Toutefois, fin 2005, aucune enquête n'a été ouverte.

Le 1 er novembre 2005, M. Bekele a été de nouveau arrêté par les forces de sécurité, dans le cadre de la nouvelle vague d'arrestation d'opposants politiques et de militants.

Fin 2005, il reste détenu sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre lui. Poursuites des pressions à l'encontre de l'EFJA 21 En décembre 2003, les activités de l'Association des journalistes pour la liberté de la presse en Éthiopie (Ethiopian Free Press Journalists' Association - EFJA) avaient été suspendues sur décision du gouvernement, au motif que l'EFJA n'avait pas soumis de comptes audités au ministère de la Justice.

Les membres du comité exécutif de l'association, notamment MM. Kifle Mulat, président de l'EFJA, Taye Woldesmiate Belachew, vice-président, Sisay Agena, tréso-rier, Tamiru Geda, chargé des relations publiques, et Habtamu Assefa, comptable, avaient par ailleurs été interdits de "continuer à mener toute activité au sein de l'EFJA".

Le 24 décembre 2004, la Cour fédérale de première instance avait jugé illégale la suspension de l'EFJA et de ses cadres. Le 3 mars 2005, la Haute cour fédérale a rejeté l'appel du ministère de la Justice, confirmant le verdict de décembre 2004.

Toutefois, le 13 octobre 2005, MM. Mulat, Belachew, Agena et Assefa ont été arrêtés par la police et détenus durant plusieurs heures par les membres du département des Enquêtes criminelles (Criminal Investigations Department - CID), à Addis Abeba. L'interrogatoire a porté sur les activités de l'EFJA, notamment la publication de ses communiqués de presse, que les membres du CID ont qualifiées d'illégales, prétendant ne pas connaître le verdict de la Cour de décembre 2004. Le nom de M. Mulat a par ailleurs été placé sur une liste de personnes recherchées par les autorités pour leur rôle dans les événements de novembre 2005 Par ailleurs, le 21 novembre 2005, les bureaux de l'EFJA à Addis Abeba ont été investis par des membres des forces de sécurité. Les ordinateurs et les documents se trouvant sur place ont alors été confisqués et fin 2005, ils n'ont toujours pas été restitués.

Enfin, le 29 novembre 2005, M. Sisay Agena a été arrêté par la police, après que sa soeur, M me Aboneshe Abera, eut été détenue pendant trois jours et soumise à des mauvais traitements pour livrer des informations sur l'endroit où il se cachait. Le 21 décembre 2005, il aurait été inculpé dans le procès contre 129 personnes pour leur rôle présumé dans les émeutes de juin et de novembre 2005. M. Mulat aurait également été inculpé in absentia dans le cadre de ce procès. Poursuite du harcèlement à l'encontre des membres de l'ETA 23

Le 25 septembre 2005, M. Teferi Gessese, trésorier de l'Association éthiopienne des enseignants (Ethiopian Teachers' Association -ETA), et secrétaire général de l'Association des enseignants à Addis Abeba (Addis Ababa Teachers' Association), associée à l'ETA, a été arrêté et emmené au département de la police de Gulele Sub-City, où il a été obligé de remplir un formulaire d'identité et a été photographié.

Il aurait par ailleurs fait l'objet de mauvais traitements durant sa détention. Le même jour, au même moment, M. Kassahun Kebede, président de l'Association des enseignants à Addis Abeba, a été interpellé à son domicile par cinq hommes qui l'ont emmené au deuxième poste de police d'Addis Abeba. Il a également été contraint de remplir un formulaire et a été photographié avant d'être remis en liberté trois heures et demie plus tard. Le lendemain, M. Tamrat Tesfaye, membre du comité exécutif de l'Association des enseignants à Addis Abeba, ainsi que neuf autres membres de cette association, ont fait l'objet de mesures similaires.

L ES DÉFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME DANS LA LIGNE DE MIRE SOMALIE

En Somalie, M. Omar Faruk Osman, secrétaire général du Syndicat national des journalistes somaliens (NUSOJ), et M. Mohamed Barre Haji, président du Conseil suprême, ont été l'objet de graves menaces de mort, entre les 22 et 28 août 2005, à la veille de l'assemblée générale du syndicat. De même, le 2 septembre 2005, quatre miliciens cagoulés et armés de fusils-mitrailleurs ont fait irruption au domicile de l'un des membres du comité exécutif du NUSOJ, M. Ali Moallim Isak, alors absent. Dans un communiqué de presse en date du 11 juillet 2005, M. Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, s'est dit "choqué par le meurtre de M. Abdulkadir Yahya Ali", à Mogadishio, en Somalie .

NB Ce document a été envoyé par courrier électronique. Prière nous excuser en cas d'erreur de reproduction indépendante de notre volonté.

 
ordre des brosses à reluire
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Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.