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28/04/05 (B295) RFI : Affaire Borrel, l’enquête impossible.

Dix ans après la mort de Bernard Borrel à Djibouti, la justice sait que ce juge français a bel et bien été assassiné, le 18 ou le 19 octobre 1995. Par qui ? Pourquoi ? Deux questions encore sans réponse. Seule certitude : en France, de nombreuses autorités se sont efforcées de freiner l’enquête ou d’en arrondir les angles saillants. Enquête de David Servenay.

L’« échec » des meilleurs policiers de France

De tous les enquêteurs s’étant penchés sur l’affaire Borrel, ceux de la Brigade criminelle ont été les plus convaincus à défendre la thèse du suicide du juge Bernard Borrel. Pourtant, dans l’écheveau des indices, des témoignages et des fausses pistes, il fallait envisager toutes les possibilités : suicide, meurtre ou assassinat ? Mobile privé ou raison d’Etat ? Vengeance professionnelle ou règlement de comptes personnels ?

En effet, tout semble confus, le 19 octobre 1995, lorsque des gendarmes français découvrent le corps sans vie de Bernard Borrel, magistrat français détaché par la coopération à Djibouti pour assister le ministre de la justice, Moumin Badon. Et surtout cette image spectaculaire d’un cadavre à moitié calciné retrouvé au pied d’une falaise à 80 kilomètres au nord-ouest de Djibouti, face à l’île du Diable.

En reprenant le dossier après les gendarmes et trois ans après les faits, les policiers pouvaient relever un vrai défi d’enquêteur ou accomplir un simple exercice judiciaire, passage obligé du quotidien judiciaire. Entre les deux, les enquêteurs de la Criminelle n’ont pas hésité longtemps. En témoigne, cette simple phrase. Une phrase ciselée, comme si son rédacteur avait soigneusement pesé chaque mot, chaque virgule et chaque qualificatif. Un modèle du genre, à la dernière page du rapport de synthèse rédigé par la section anti-terroriste de la Brigade criminelle, en novembre 1999, après un an et demi d’enquête sur le dossier :

« Sauf à envisager l’existence d’un vaste complot politico-judiciaire, impliquant dissimulation d’éléments d’enquête par les premiers intervenants, procès-verbaux volontairement erronés, examens médicaux orientés et conspiration généralisée du silence, l’hypothèse d’un assassinat ne peut à ce jour être sérieusement retenue. »

Un modèle du genre, car au fil des vérifications, les policiers ont balayé une à une les différentes pistes du dossier. Dans leur sabir, ils ont « fermé les portes » avec efficacité, mais parfois aussi avec une naïveté étonnante de la part de la prestigieuse brigade du 36 Quai des Orfèvres. Le rédacteur de cette sibylline conclusion a-t-il voulu montrer aux destinataires du rapport qu’il n’était pas dupe de la supercherie ? Laisser une trace aux historiens ? Un hameçon aux journalistes fouineurs ? En tout cas, les enquêteurs concluent, sans ambiguïté, au suicide.

Ce faux-semblant fait rire Elisabeth Borrel, la veuve de Bernard Borrel (elle-même juge des enfants depuis 23 ans) : « C'est assez amusant, parce que, quand on reprend chacun des termes -dissimulation d’éléments, PV erronés, examens médicaux orientés- je peux vous donner pour chacun d’entre eux des preuves dans le dossier de ce qu’ils existent. » Le rire s’arrête brusquement. «En fait, ces policiers n’ont jamais envisagé la thèse de l’assassinat et ils n’ont jamais enquêté dessus. » Et Elisabeth Borrel de se souvenir d’un autre procès-verbal surprenant, le premier PV de constatations rédigé par les gendarmes de la prévôté* où il est question « d’étayer la version du suicide ».

*  Les gendarmes de la prévôté ont pour mission d’enquêter sur les crimes et délits commis ou subis par les militaires français en opération extérieure. Bernard Borrel étant un civil, ils n’avaient aucune compétence judiciaire pour enquêter sur cette affaire. Pourtant, ce sont deux gendarmes de la prévôté qui découvrent le corps de Bernard Borrel le 19 octobre 1995, à 7h30, en contrebas d’un parking au lieu-dit du Goubbeh, à 80 kilomètres de la capitale de Djibouti. Puis, c’est leur chef qui rédige le premier procès-verbal de constatations.

Si la France est aussi présente sur le territoire de cette ancienne colonie, indépendante depuis 1977, c’est que Djibouti abrite la plus importante base militaire française en Afrique : 2 800 hommes stationnés en permanence et une énorme station d’écoutes captant tout le Proche-Orient.

Les juges se succèdent, au détriment de l’enquête

Dix ans déjà que la veuve de Bernard Borrel lutte pour « savoir la vérité », pour comprendre, pour « transmettre des valeurs à ses enfants », précisent ses amies, un petit groupe de femmes rencontrées à son arrivée au tribunal d’instance de Toulouse à l’hiver 1995. Elisabeth Borrel a alors 37 ans, plus de mari et deux enfants, Louis-Alexandre, 8 ans et François-Xavier, 5 ans. Mais surtout, un énorme poids sur la conscience : le « suicide » de son mari, Bernard, 40 ans.

« Quand elle est arrivée, se souvient Josée Nicolas, c’était une femme cassée ». Josée fait partie du « village gaulois » -le surnom qu’elles ont choisi- le village de celles qui l’ont crûe immédiatement et soutenue, car au départ personne n’a vraiment envie d’écouter Elisabeth Borrel. Elle pleure, souvent. Elle évoque des noms inconnus, les Djiboutiens au pouvoir. Elle n’a plus personne avec qui échanger. Les coopérants français ont reçu l’ordre de ne plus lui parler.

Face à ce désespoir et aux doutes de cette catholique -pratiquante sans être bigote- la justice toulousaine ouvre une enquête pour « recherche des causes de la mort ». Myriam Viargues, juge d’instruction à l’excellente réputation, prend le dossier. Les experts traînent, l’autopsie n’a lieu que trois mois plus tard, en février 1996. Une commission rogatoire internationale est envoyée à Djibouti pour récupérer les premiers éléments de l’enquête. Elle ne reviendra jamais. Au bout d’un an, la juge a une conviction -ce n’est pas un suicide- mais pas de preuves. Le dossier est finalement « dépaysé », il passe entre les mains de deux magistrats parisiens, Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire. En janvier 1998, les deux juges démarrent leur enquête, convaincus eux aussi de la thèse de l’assassinat. Pourquoi ? Sans doute parce qu’ils ont lu le rapport des gendarmes toulousains :

« La thèse du suicide est en opposition avec des éléments dont certains sont inconnus ou inexpliqués. A ce stade, les aspects conjugaux ou extra-conjugaux paraissent pouvoir être écartés. Catholique pratiquant, jouissant d’une bonne santé, Bernard Borrel avait de grandes qualités humaines et professionnelles unanimement reconnues. (…) le contexte socio-politico-économique de Djibouti pourrait ne pas être étranger à la mort violente de Bernard Borrel, si aucune autre voie n’est trouvée relevant de son entourage ou de ses relations. »

Pour vérifier ces éléments, les juges lancent leurs recherches en confiant l’enquête aux limiers de la Criminelle. Tout est repassé au peigne fin : témoins, comptes bancaires, constatations matérielles, examen des téléphones mobiles… Les magistrats se rendent à Djibouti avec un expert, le docteur Dominique Lecomte, directrice de l’Institut médico-légal de Paris, mais sans les avocats de la partie civile.

Une erreur de procédure qui sera fatale au tandem, puisque les deux juges seront dessaisis à la suite de cette reconstitution. Plus grave : à l’automne 1999, alors qu’ils prévoient de boucler leur dossier par un non-lieu, les deux juges font la sourde oreille à un témoin-clé. A Bruxelles où il s’est réfugié, Mohamed Alhoumekhani s’est adressé aux magistrats français, sans résultat. Il se décide alors à parler, à visage découvert… aux journalistes. En janvier 2000, cet ancien officier de la garde présidentielle raconte toute son histoire au Figaro. Deux mois plus tard, Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire viennent l’entendre à Bruxelles. Cette audition se déroule sans son avocat, mais en présence de deux officiers de police judiciaire belges. « Le climat n’était pas bon avec la juge, madame Moracchini était très nerveuse, dit le témoin, lorsque j’ai terminé, elle m’a dit de faire attention à la mafia corse et à la mafia libanaise et elle a ajouté "vous savez que votre président est très méchant et que ses gardes du corps aussi, et il paraît même qu’ils sont partis contre vous" ».

Cette adresse -menace, mise en garde ou simple conseil ?- sera confirmée par les policiers belges. Marie-Paule Moracchini n’a pas souhaité nous répondre, estimant que son «statut de magistrat [lui] interdit de parler à des journalistes d'une affaire dont [elle a] eu la charge en tant que juge d'instruction ». Elle dit préférer l’enceinte judiciaire pour défendre son point de vue. Elle a d’ailleurs intenté de nombreux procès en diffamation, contre des journalistes et contre les avocats d’Elisabeth Borrel. Aucune procédure n’est, à ce jour, définitivement terminée. Roger Le Loire, quant à lui, n’a pas répondu à nos relances, après nous avoir indiqué qu’il allait « réfléchir » à notre sollicitation.

Les services secrets français brouillent le jeu

Un nouveau juge d’instruction, Jean-Baptiste Parlos, sera le redresseur de la procédure. Après un nouveau transport à Djibouti, il décide d’exhumer le corps une seconde fois pour procéder à une nouvelle expertise confiée à un collège de quatre légistes. Une mesure décisive, car elle va permettre deux ans plus tard d’avoir, enfin, des preuves dans un dossier qui en manquait singulièrement. Puis il passe la main au juge Sophie Clément qui s’attaque à la dimension étatique de l’affaire. Le juge d’instruction a beau être, selon le mot attribué à Napoléon, «l’homme le plus puissant de France », ses prérogatives pèsent peu face à l’intérêt supérieur de l’Etat tel que le définit le secret-défense. En suivant à la lettre la procédure de déclassification des documents détenus par les services secrets français, la juge obtient une petite partie des rapports rédigés par les hommes de l’ombre. Rien pour les années 95 et 96, à l’époque des faits. Puis, pour les années 93-94 et la période s’étalant de septembre 1997 à mai 2003, quatre documents de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure / espionnage) et dix documents de la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la défense / renseignement militaire). Des documents qui n’apportent pas grand chose à la compréhension des événements, laissant même parfois apparaître l’ironie bienveillante de leurs rédacteurs. Par exemple, une note rédigée par le chef de poste de Djibouti détaille les pérégrinations d’une équipe de journalistes de Canal + enquêtant sur place*.

* Sans intérêt autre que celui de savoir jusqu’où les enquêteurs de la chaîne de télévision iraient dans leurs recherches et leurs rencontres. Juge Borrel : révélations sur un suicide impossible, diffusé en décembre 2002, est la première enquête journalistique à révéler les mensonges de la version officielle.

Pour ce qui est de la production de la DGSE, le contenu des notes transmises par le ministère de la Défense tient en deux axes : premièrement, il faut plutôt retenir la thèse du suicide ; deuxièmement, cette affaire met en péril les relations franco-djiboutiennes. C’est l’essentiel de l’analyse fournie, à l’époque, au gouvernement Jospin. La DST (Direction de la surveillance du territoire / contre-espionnage) n’est pas en reste, puisque sur un classeur épais d’une dizaine de centimètres, seuls deux feuillets ont été déclassifiés.

L’embarras des espions français devient franchement perceptible à la lecture de leurs auditions face à Sophie Clément. Tous les hommes présents à l’époque des faits ont été interrogés. Ils ne disent pas toute la vérité, c’est leur métier. Ils ont aussi une obligation légale, puisque tous sont habilités « secret-défense » qui leur interdit formellement de dévoiler certaines informations. Plus gênant : ils n’ont pas du tout la même vision des faits. Et ce, dès le début. Le 21 octobre, deux jours après la découverte du corps de Bernard Borrel, ils se rassemblent pour leur traditionnelle réunion hebdomadaire d’échange d’informations. Au menu de la discussion : Bernard Borrel, suicide ou assassinat ? « Les gens connaissant monsieur Borrel n’imaginaient pas qu’il ait pu se suicider par le feu », dit l’un des hommes de la DPSD. Pourtant les principales autorités expatriées soutiennent mordicus la thèse du suicide, thèse annoncée dès le 19 octobre à 13h par un premier télégramme diplomatique signé du chef de la mission de coopération : « M. Borrel a mis fin à ses jours », écrit Jean-Jacques Moulines. En fait, cette réunion se passe mal, car les espions -DGSE et DPSD en tête- ne croient pas du tout à la version officielle donnée par les autorités françaises locales. M. A. le dit sans ambages à la juge Clément : « Je peux dire qu’il s’agit d’une affaire politique et que la réponse à cette question ne peut être que politique. C’est une réponse qui ne peut être faite que d’Etat à Etat. » On ne peut être plus explicite, le dossier Borrel gêne autant Djibouti que Paris.

Malaise persistant lorsque la juge auditionne un autre agent secret. Celui-ci n’a pas été en poste à Djibouti, mais il est sans doute l’un des premiers de la DGSE à avoir eu… des doutes. Voici comment M. B. entame son récit : «Fin 1995, j’ai reçu, dans le cadre de mes activités professionnelles, des informations selon lesquelles Bernard Borrel serait mort, que cette mort serait due à un suicide fondé sur des tendances pédophiles (… ) ».

Parmi toutes les rumeurs qui ont couru sur les déviances supposées de Bernard Borrel (adultère, jeux, drogue) la pédophilie sera celle qui reviendra le plus fréquemment. Or, aucun élément du dossier judiciaire ne vient étayer un commencement de début de preuve en la matière. Deux témoins évoquent effectivement le cas d’un coopérant à l’homosexualité notoirement connue, à qui il est effectivement prêté des « tendances pédophiles ». Mais ces témoins sont formels, il ne s’agit pas de Bernard Borrel. Là encore, cette rumeur est la marque d’un savant travail de sape des « services ».

« En réalité, poursuit le témoin, il aurait été assassiné en raison d’informations compromettantes qu’il aurait recueillies dans le cadre de ses activités professionnelles à Djibouti. » L’espion ne va pas plus loin sur les faits, mais il précise : « cette source m’a donné des détails sur la légende construite autour de la mort de Bernard Borrel pour dissimuler l’assassinat et également pour que sa mort serve d’exemple. » La légende, dans le jargon de la « Piscine », c’est la couverture donnée à un agent ou à une cible pour justifier une version officielle crédible.

La « Piscine » est le surnom donné au siège de la DGSE, située boulevard Mortier à Paris, juste à côté de la piscine des Tourelles.

Question de la juge : « vous a-t-il dit si des membres du personnel politique djiboutien étaient impliqués dans cet assassinat ? Réponse de l’agent : Il m’a dit que des membres des services spéciaux étaient directement impliqués, au moins dans l’exécution de l’opération. » En se retranchant derrière le secret-défense et la protection des sources du service, ce témoin ne va pas plus loin dans l’explication de texte, mais il conclut son audition par ces phrases sibyllines : « Le sens de la DGSE, son seul sens, c’est la raison d’Etat. Elle travaille en dehors de la légalité nationale et internationale, avec des procédures clandestines pour obtenir des renseignements. Sa seule légitimité est la raison d’Etat. Il peut arriver, comme partout ailleurs, qu’il y ait des dérives personnelles ou des coalitions d’intérêt. Dans ce cas, son travail peut être dévoyé, voire dévergondé. Je pense que cela a dû aussi être le cas à propos du décès de Bernard Borrel. » Que faut-il comprendre à ce commentaire ? Les services spéciaux français ou certains de leurs membres ont-ils une responsabilité dans la mort d’un juge, le troisième* magistrat français assassiné depuis le début de la Ve République ? Auraient-ils reçu l’ordre, dix ans après les faits, de brouiller une nouvelle fois les pistes ? Pour protéger quel secret ? Ou quels intérêts ?

* Le 2 juillet 1975, le juge Renaud, l’un des fondateurs du Syndicat de la Magistrature, est abattu en pleine rue à Lyon par trois tueurs. Le 21 octobre 1981, Pierre Michel, juge à Marseille, est abattu par deux tueurs, alors qu’il enquête sur le réseau de la French Connection, un réseau de trafiquants d’héroïne. Bernard Borrel fut major de sa promotion de l’ENM, promotion « Juge Michel ».

David Servenay
Le 27/04/05

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.