ARDHD : l'actualité en continu : Djibouti et la Corne de l'Afrique
 
 
la défense des droits de l'homme à Djibouti
Rechercher
un article

Périodes disponibles :
Sept. 99 - Juin 00
et depuis le 12/02/02
Reconstituer l'intégralité d'un numéro
Depuis le 12 février 2002 (N° 133)
Plan du site
Histoire du site
et accueil nouveaux lecteurs
Vous abonner / désabonner /
(gratuit et anonyme )
Liens

Conditions
de publication
et de reproduction
de nos articles

Informations légales
et contacts
Avertissement
L'ARDHD publie les contributions des Djiboutiens qui ne peuvent pas s'exprimer dans leur pays, sous réserve qu'elle soient conformes aux conditions générales (voir ci-dessus)

La publication d'un article ou d'une contribution sous une autre signature que celle de l'ARDHD, n'implique pas qu'il (elle) reflète ses positions et ne saurait lui être imputée.
- Radio-Trottoir : Les articles publiés dans cette rubrique rapportent uniquement des rumeurs qui nous sont adressées par des lecteurs mais qui ne sont pas (encore) vérifiées par nos soins.

Nous recommandons à nos lecteurs d'attendre une confirmation officielle, avant de les considérer comme des informations fiables..

- Traduction :

Pour faciliter la compréhension des lecteurs francophones, nous nous efforçons de présenter une courte synthèse en Français des dépêches publiées dans une autre langue. Il peut arriver que nous utilisions des traducteurs automatiques, (en l'indiquant clairement).

A ce titre nous déclinons toute responsabilité sur le sens de la traduction : seule la version dans la langue originale fait foi..

- Copyright :
A l'exception des dépêches et articles de journaux qui restent placés sous le copyright des auteurs et éditeurs, nos articles peuvent être reproduits, sans autorisation, à la seule condition de citer la source:
"http://www.ardhd.org"
(Merci de respecter ce point)

 


21/02/05 (B286) LDDH : note d'information sur l'hypothèse d'un report des élections présidentielles - Rappel historique des scrutins et présentation du contexte social et politique actuel.
LDDH - Djibouti

Le Président
NOTE D'INFORMATION
DU 20 FEVRIER 2005
SUR LE REPORT DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES

I) Présentation de Djibouti

1) Histoire coloniale
L'actuelle République de Djibouti est devenue une colonie française avec le traité de 1862.

Après qu'un contentieux avec les autorités indigènes ait conduit la France à quitter la rade d'Obock, c'est autour de la nouvelle ville de Djibouti, créée pour les besoins du chemin de fer à destination de l'Ethiopie, que des populations en quête de travail se sont rassemblées, devenant ainsi des citoyens français.

Aux fins de pérenniser sa présence, face aux résistances de toutes origines, la puissance coloniale a mis en place une politique de balance entre les différentes composantes, au gré des rapports de force. Politique de division qui se retrouve dans les différentes dénominations du territoire : Territoire d'Obock et Dépendances, Côte Française des Somalis et Territoire Français des Afars et des Issas. Changements de dénomination qui allaient déterminer tout le processus de décolonisation.

2) processus de décolonisation
Bien malgré elle, la présence coloniale allait provoquer une remarquable élévation de la conscience de classe, à travers la naissance des premiers syndicats de travailleurs dès 1948, plaidant pour une égalité de traitement avec les travailleurs métropolitains.

Après des révoltes sporadiques et circonscrites dans l'arrière-pays contre la puissance coloniale, les premiers mouvements massifs de décolonisation apparaissent à partir de 1958 dans la Capitale.

Au référendum sur l'autodétermination de cette année-là, Mahmoud Harbi avait appelé à voter Non contre la présence française. Après cet échec, Mahmoud Harbi décide de s'exiler.

Le référendum de 1967 donnera officiellement le même résultat en faveur du maintien de la présence française, grossissant un peu plus les rangs du FLCS (Front de Libération de la Côte des Somalis) créé dès 1963.

3) Indépendance
Après ces deux échecs, la lutte pour l'indépendance allait connaître un renouveau décisif avec la création de la LPAI (Ligue Populaire Africaine pour l'Indépendance).

Toutefois, derrière sa façade unitaire, la suite des événements allaient rapidement démontré que tous ne combattaient pas exactement pour la même cause : celle de l'unité nationale.

4) Instauration du parti unique
Les divergences au sein de la LPAI ont éclaté au grand jour dès les premiers mois de l'Indépendance. A la suite d'un attentat contre le Palmier en Zinc, le nouveau régime procède à une vaste répression dans la communauté afar. Ce qui conduit le Premier ministre Ahmed Dini à présenter sa démission. Tandis qu'une partie de la jeunesse de cette communauté choisit l'exil et la lutte armée. Tous les attentats déstabilisateurs restent évidemment encore dans l'impunité la plus absolue car profitable pour un groupe.

Au congrès du 4 mars 1979, la LPAI se transforme en RPP (Rassemblement Populaire pour le Progrès). En vertu d'un multipartisme hérité des textes juridiques de la période coloniale, certains hommes politiques tentent de mettre sur pied un parti politique dénommé PPD (Parti Populaire Djiboutien) en septembre 1981. Ils seront emprisonnés dans différentes casernes de l'Armée dans le Nord et le Sud du pays. En corollaire, tous les partis politiques autres que le RPP sont interdits par une loi de mobilisation générale en octobre 1981.

II) Historique des conflits armés

1) Premier conflit dès 1977
Une partie de la jeunesse du MPL (Mouvement Populaire de Libération) et de l'UNI (Union Nationale pour l'Indépendance) choisit de combattre le nouveau régime par les armes. Ainsi est née le FDLD (Front Démocratique de Libération de Djibouti), basé en Ethiopie. Mais devenu un petit pion sur le grand échiquier régional, et malgré quelques actions militaires plus symboliques qu'efficaces, ce mouvement se désagrège dès 1983 et l'essentiel de ses membres regagne le pays. Pour la plupart, ils y seront sauvagement torturés, puisque aucune loi d'amnistie les concernant n'avait été votée, ni même envisagée.

2) Du FRUD aux FRUD
Malgré cela, la situation intérieure n'évolue pas dans le sens d'une pacification. Le parti unique, caractérisé par une politique de ségrégation tribale et un étouffement des libertés, provoque à nouveau une résistance armée. Un coup d'Etat est avorté en janvier 1991. Suite à la fusion de trois mouvements, le FRUD (Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie) naît en août 1991 et déclenche des opérations militaires de grande envergure dès novembre de la même année. Son programme est relayé par une opposition pacifique connue sous le nom de FUOD (Front Uni de l'Opposition Djiboutienne), donnant une dimension nationale à ce qui est présenté comme un combat contre la dictature du parti unique.

Des exactions perpétrées contre les civils par les troupes régulières un peu partout dans le pays accompagnent chaque succès militaire du FRUD. Après avoir rapidement conquis les ¾ du pays, le FRUD voit son offensive bloquée par une médiation française qui n'aboutira pas. Chassé des zones qu'il contrôlait à la suite d'une offensive générale des troupes gouvernementales, le FRUD connaît de profondes dissensions internes. Une partie importante de ce mouvement signera avec le gouvernement un accord de paix en décembre 1994.

Lequel accord prévoyait, entre autres, un rééquilibrage ethnique et une décentralisation territoriale. Des responsables de cette faction entrent d'abord au gouvernement, puis à l'Assemblée nationale dans le cadre d'une alliance avec le RPP. Aucune réforme démocratique n'est initiée dans le cadre de cet accord qui n'a même pas été dûment soumis à l'Assemblé nationale pour ratification, contrairement au suivant. L'autre faction continue sa lutte armée jusqu'à ce qu'un accord-cadre soit signé entre elle et le gouvernement le 7 février 2000 à Paris. Une troisième faction verra alors le jour, contestant le bien-fondé de cette initiative de paix et lui préférant l'exil, en attendant la reprise de la lutte armée.

3) L'Accord de paix du 12 mai 2001
Ce premier pas initié à Paris conduit à des négociations à Djibouti entre le gouvernement et la faction désormais dénommée FRUD-armé. Au bout d'un an, elles aboutissent à la signature d'un accord de paix définitive le 12 mai 2001. Outre la réhabilitation des zones affectées par le conflit et l'indemnisation des biens civils détruits ou pillés par les troupes gouvernementales, les deux volets les plus importants de cet accord prévoient

a) une réelle décentralisation territoriale,

b) d'importantes réformes démocratiques, à travers l'accès à la citoyenneté pour tous les citoyens privés de pièces d'identité et la transparence électorale qui a toujours fait défaut à grâce au multipartisme intégral, la mise en place d'une Commission Electorale Nationale Indépendante et la réforme d'un Conseil constitutionnel uniquement et directement intégré au pouvoir en place dans le contexte actuel.

III) Les élections depuis le référendum
sur la Constitution de septembre 1992

1) Tenue du référendum dans un contexte de partition du pays
Sommé par la communauté internationale de procéder à une ouverture démocratique, le régime met en place une Constitution qui sera adoptée par référendum en septembre 1992. Mais, à cette époque, l'essentiel du pays était sous contrôle du FRUD qui avait d'ailleurs appelé au boycott à travers le FUOD

2) Législatives du 18 décembre 1992
Profitant de la relative ouverture politique, deux nouveaux partis ont vu le jour : le PRD (Parti pour le Renouveau Démocratique) et le PND ( Parti National Djiboutien). Seul le PRD a participé avec le RPP aux législatives du 18 décembre 1992. Ce parti d'opposition en a par la suite contesté les résultats, dénonçant des fraudes massives.

3) Présidentielle de 1993
Outre trois autres outsiders, deux concurrents s'affrontent : le Président sortant Hassan Gouled, dont c'était là le troisième mandat anticonstitutionnel, et celui du PRD, M. Mohamed Djama Elabé. Là encore, le représentant de l'opposition a contesté le résultat.

4) Présidentielle de 1999
Toute l'opposition, y compris le FUOD qui avait jusqu'à présent boycotté chaque consultation électorale, se range derrière son candidat unique, M. Moussa Ahmed Idriss, face à celui du régime, neveu de Hassan Gouled et son chef de cabinet depuis 1977 : M. Ismael Omar. Aux fraudes aussitôt dénoncées, succède un assaut de la Police contre le domicile du candidat malheureux, au cours duquel son fils adoptif tombe sous les balles des policiers et lui-même arrêté et jeté en prison.

5) Législatives de janvier 2003
Avec l'instauration du multipartisme intégral à partir de septembre 2002, cinq nouvelles formations politiques voient le jour, dont deux rejoindront le camp du régime : il s'agit du PSD (Parti Social Démocrate) et du PND (Parti National Djiboutien). Les quatre autres, l'ARD (Alliance Républicaine pour le Développement), l'UDJ (Union pour la Démocratie et la Justice) le MRD (Mouvement pour le Renouveau Djiboutien) et le PDD (Parti pour la Démocratie et le Développement) concluront une alliance de l'opposition dans le cadre de l'UAD (Union pour l'Alternance Démocratique) lors des législatives de janvier 2003.

De multiples fraudes ont, encore une fois, été constatées et dénoncées : 52% du corps électoral ne s'étant même pas rendu aux urnes, soit faute de carte d'électeur, soit pour la majorité des cas n'ayant plus du tout confiance dans la sincérité, à la transparence du processus électoral. L'ensemble de ces fraudes a été consigné dans un dossier de recours en annulation déposé par l'UAD auprès du Conseil Constitutionnel.

Une fin de non-recevoir lui a été opposée, malgré les preuves flagrantes, dont les moindres ne sont pas les brutalités contre les délégués de l'opposition, les détournements des urnes par l'Armée ou encore un représentant de la CENI pris en flagrant délit de bourrage d'urne à Tadjourah. Sans oublier le fait que les membres de ladite CENI n'ont jamais rédigé un rapport final : celui officiellement remis au chef de l'Etat par son président est donc manifestement un faux établi en dehors de toute légalité.

IV) Faut-il cautionner
la prochaine élection présidentielle ?

1) Les réformes démocratiques prévues par l'Accord sont-elles effectives ?
Pour le gouvernement, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, fier d'une paix des armes somme toute bien précaire. Il affirme avoir respecté tous ses engagements afin de consolider la paix

2) Le point de vue de l'opposition
Pour sa part, l'autre partie signataire de l'accord de paix du 12 mai 2001 dénonce inlassablement les multiples violations perpétrées par le gouvernement et l'ayant vidé de toute réalité. De fait, deux points méritent d'être soulignés.

D'une part, la décentralisation, même sous sa forme amendée par l'Assemblée nationale, n'a toujours pas été mise en place, malgré les promesses gouvernementales. Les actuels conseils régionaux désignés par la Présidence de la République sont loin de satisfaire les profondes aspirations des populations, surtout que la population de la Capitale en est pour le moment exclue.

D'autre part, les réformes démocratiques prévues n'ont pas connu non plus l'application attendue : la mise en place de la CENI a été menée unilatéralement par le régime, la distribution des pièces d'identité nationale reste marginale et discrétionnaire, le Conseil constitutionnel n'a pas été réformé et la transparence électorale est loin d'être garantie, d'autant plus, que depuis sa timide mais courageuse décision d'annuler en 1993 quelques Bureaux de vote, le Conseil Constitutionnel s'est depuis lors fait valoir d'inefficacité face aux fraudes et aussi, et surtout, les risques de répressions restent très menaçants.

3) Le point de vue de la population
Si l'on considère les seuls chiffres officiels, pourtant contestés par l'opposition, 45% du corps électoral auraient désavoué le régime lors des législatives de janvier 2003. Le boycott prôné par l'UAD (Union pour l'Alternance Démocratique) rencontre un écho favorable au sein de tous ceux qui avaient estimé que leur alliance avait été spoliée de sa victoire à l'époque et qui ne désirent pas renouveler cette douloureuse expérience de frustration prévisible.

V) Que faire face à un régime qui affecte (tous trésors confondus)
47% du Budget national à ses forces de défense et de sécurité ?
Force est de regretter que le régime djiboutien n'accorde ni crédits ni importance à la consolidation de la démocratie et d'une culture de paix, comme ce devrait être le cas pour tout pays sortant d'un conflit civil. Plus grave, l'impunité la plus totale est accordée aux soldats qui s'étaient rendus coupables d'exactions contre les civils.

L'ouverture démocratique reste donc introuvable, même au niveau de la liberté syndicale autant bafouée que par le passé : la notion de société civile, dont la vitalité conditionne la valeur démocratique d'un système politique, n'a aucune réalité palpable à Djibouti

A côté de cela, la plus grande opacité demeure dans la gestion des deniers publics.

D'ailleurs,
- où passe le budget du Port, celui de l'Aéroport, et autres dons extérieurs ?
- à combien s'élève la contribution des forces militaires amies et présentes en République de Djibouti ?
- combien y a-t-il exactement de Trésors publics, dès lors qu'existent différentes comptabilités opaques pour ne pas dire occultes ?

VI) Recommandations
Face à ces conditions, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste réservée et inquiète quant au bon déroulement de la prochaine présidentielle d'avril 2005, que l'opposition s'est engagée d'empêcher tant que le régime continuera à ignorer ses exigences en matière de transparence électorale.

C'est pourquoi, craignant plus que jamais pour une paix civile menacée, la LDDH aurait souhaité le report pur et simple de la prochaine présidentielle.

Si le régime persiste à ignorer le profond malaise et si l'opposition notamment l'ARD, (Alliance Républicaine pour le Développement, continuité historique du FRUD-armé partie signataire de l'Accord de Paix du 12 mai 2001), maintient son mot d'ordre de boycott actif, il est clair que l'on s'achemine vers une période d'incertitude qui risque de gravement remettre en cause la fragile paix civile.

Dès lors,
1) face à la permanence des fraudes électorales depuis le référendum de septembre 1992 ;
2) face à la persistance d'un régime quasiment despotique violant sans vergogne et constamment les droits fondamentaux, les droits économiques, politiques, sociaux et culturels ;
3) face à la régression juridico sociale imposée par un système fondé sur le mensonge et l'inexistence du principe de la Séparation des Pouvoirs ;
4) face au refus méprisant d'accorder une quelconque considération à tout dialogue avec l'opposition nationale et les forces vives du pays ;
5) face à l'inexistence d'une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) véritablement indépendante et d'une Chambre des Comptes et de Discipline Budgétaire véritablement opérationnelle ;
6) conformément à la mission, de tout défenseur des Droits de l'Homme, consistant à la prévention des conflits ;
7) Tenant compte des récentes déclarations radiotélévisées et aux aspects belliqueux du ministre de l'Intérieur " escortées " par la visite du chef de l'Etat dans un camp militaire avec " un bâton de maréchal " rappelant tristement Mobuto et les dérives impardonnables à l'encontre du peuple Zaïrois ;
8) constatant que toute velléité d'indépendance en matière syndicale est étouffée par ce régime qui ne conçoit de société civile qu'à son service ;

la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) considère qu'il est de son devoir le plus urgent d'attirer l'attention de la communauté nationale et internationale sur la situation potentiellement et réellement explosive qui prévaut aujourd'hui en République de Djibouti ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) ne peut qu'exiger le report d'un an de cette élection présidentielle, afin :

1) d'instaurer des conditions favorables à des processus électoraux réellement transparents ;
2) de procéder à la refonte effective des listes électorales avec la participation de tous les partis politiques et la présence des Observateurs internationaux notamment ceux des Défenseurs des Droits de l'Homme ;
3) d'instaurer un gouvernement de transition chargé de la mise en place de tous les processus électoraux et du bon déroulement des élections indépendantes pour la Magistrature suprême (élection présidentielle) ;
4) d'organiser rapidement les élections des Assemblées Régionales promises par l'actuel chef d'Etat pour la fin de l'année 2004 ;
5) d'éviter toutes les interférences illégales des Forces armées et des instances juridico-administratives en faveur flagrante à l'équipe au pouvoir ;
6) de rendre rapidement opérationnel le Tribunal du Contentieux administratif afin que tout recours contre les abus de pouvoir soient pris en considération.

Sans l'instauration des conditions favorables à une concurrence électorale loyale, juste et équitable ;

Sans l'éradication des fléaux des fraudes électorales, alors les dangers des dérapages sanglants et les risques de conflit armé sont plus que jamais omniprésents.

NOEL ABDI Jean-Paul

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.