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02/02/05 (B283A) LE MONDE / ENQUÊTE : l'énigme Borrel (Sous la plume de Gérard Davet)

Suicide ou assassinat ?

La mort d'un juge français, en 1995, à Djibouti, garde sa part de mystère et pèse sur les relations entre ce pays et la France. Un rire nerveux ponctue ses phrases, mais il ne faut guère s'y fier : Elisabeth Borrel, 47 ans, n'a plus le coeur à rire. Le temps lui manque. Elle lutte contre un cancer, et tente d'élever seule ses deux fils, âgés de 17 et 14 ans. Simple juge d'instance toulousaine, à ses heures perdues, elle guerroie contre deux Etats, la France et la République de Djibouti, bien décidée à faire admettre à tous que son mari, Bernard Borrel, magistrat détaché à Djibouti en 1994, est mort assassiné le 18 octobre 1995.

"Assassiné", répète-t-elle, et non, comme l'indique la thèse officielle, "suicidé", à 80 km de Djibouti, au pied d'une falaise, en s'immolant par le feu. "J'irai jusqu'au bout, assure Mme Borrel. On m'a enlevé mon mari, mon pays, mon métier. Il ne me reste plus rien. On s'aimait, on aimait la justice. Bernard valait bien mieux que tous ceux qui l'ont utilisé. Et maintenant, je veux la vérité. Pas une vérité relative, une vérité absolue..."

La recherche de cette "vérité absolue" vire aujourd'hui à l'affaire d'Etat sur fond de crise diplomatique. Pour avoir consacré un dossier à l'histoire du juge Borrel, Radio France internationale (RFI) a vu ses émissions interrompues à Djibouti le 14 janvier. Six coopérants français ont été expulsés dans la foulée par les autorités locales, irritées par des articles de presse parus sur ce sujet. A Paris, l'Elysée ne cache plus ses inquiétudes, car 12 000 Français vivent à Djibouti ; 2 700 soldats de la plus grande base militaire française en Afrique y sont également casernés. Au-delà, une crise avec Djibouti compliquerait les relations, déjà difficiles, entre la France et le continent noir.

Le dossier ivoirien est au point mort, l'Angola fait des misères à Total depuis l'affaire Falcone, et le Quai d'Orsay s'attend à ce que le Rwanda réagisse fortement aux conclusions du juge Jean-Louis Bruguière, chargé d'enquêter sur la responsabilité de Paul Kagamé (actuel chef de l'Etat) dans l'attentat du 6 avril 1994, contre l'avion de l'ancien président rwandais Juvénal Habyarimana.

En avril 2004, Jacques Chirac avait déjà dû se fendre d'un appel téléphonique à Ismaël Omar Guelleh, son homologue djiboutien, afin de le rassurer sur les intentions françaises. Mais comment lui faire comprendre que les juges d'instruction, en France, ouvrent en toute indépendance ? "Le mensonge s'installe, c'est une manipulation de l'opinion, s'exclame Me Francis Szpiner, l'avocat de la République djiboutienne. Mme Borrel voudrait la vérité sur un homme courageux tué par la raison d'Etat. Mais, à ce jour, je ne sais toujours pas si le magistrat a été tué ou s'il s'est suicidé."

A quelques semaines de l'élection présidentielle, prévue en avril, le président Guelleh ne supporte plus les mises en cause répétées de son administration. Il a très mal vécu le fait que la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles ordonne, le 10 janvier, l'audition du chef des services secrets de son pays, Hassan Saïd, dans une affaire connexe de subornation de témoins. M. Guelleh avait très mal compris, également, la position de la juge Sophie Clément, chargée du dossier Borrel.

Dans un courrier du 17 septembre 2004, elle expliquait que le défunt avait été en relation avec son collègue français Roger Le Loire, chargé d'enquêter sur l'attentat du Café de Paris, en 1990 (1 mort, 14 blessés). "Il a été retrouvé dans les documents de M. Borrel copie d'une commission rogatoire internationale délivrée par M. Le Loire et annotée de la main de Bernard Borrel, écrivait-elle. (...) Or les policiers chargés de l'enquête sur le Café de Paris ont mis au jour l'hypothèse d'une manipulation de l'enquête par les services spéciaux djiboutiens dirigés -à l'époque- par Ismaël Omar Guelleh."

La juge Sophie Clément s'appuyait en outre sur un document de la DGSE, déclassifié, daté du 21 janvier 2000, qui faisait état des déclarations de deux témoins djiboutiens ayant révélé que "le clan de l'actuel président de la République de Djibouti aurait commandité l'assassinat du juge Borrel". Pour Mme Borrel et ses conseils, Me Laurent de Caunes et Olivier Morice, il ne faisait guère de doute, depuis longtemps, que cette affaire était directement liée à celle du Café de Paris. La juge d'instruction, à son tour, a donc suivi cette piste.

D'où l'inquiétude des autorités françaises... Le ministère des affaires étrangères a dû publier, le 28 janvier, un communiqué alambiqué dans lequel son porte-parole, Hervé Ladsous, affirme que "rien ne permet de conclure à la mise en cause des autorités djiboutiennes" dans l'enquête sur la mort de M. Borrel. Il déclare également qu'une copie du dossier pénal sera transmise à la justice de ce pays. Cette même transmission, réclamée par Djibouti, que la juge Clément avait pourtant déclarée "inopportune" le 13 septembre 2004. Me de Caunes voit là "une tentative scandaleuse d'immixtion du pouvoir exécutif dans l'action judiciaire".

Elisabeth Borrel a pris l'habitude d'être ainsi confrontée à la raison d'Etat. Elle a tout connu, en dix ans de combat : les courriers anonymes, avec un briquet glissé dans l'enveloppe, pour rappeler les circonstances de la mort atroce de son mari, les tracasseries administratives, les suspicions de toutes sortes. Rien ne l'avait préparée à cela. Sa vie, elle la voyait plutôt comme celle d'un couple de magistrats, catholiques fervents, entre code pénal et éducation des enfants.

Elle rencontre Bernard Borrel en 1982, à Privas, dans l'Ardèche, où elle effectue son premier stage de magistrate. Ils se marient en 1985. M. Borrel est muté à Lisieux (Calvados), où il devient procureur de la République. Elisabeth Borrel est juge d'application des peines à Caen. On lui propose de partir comme magistrat coopérant à Djibouti. Le couple hésite. Et puis, un jour, Elisabeth Borrel est prise en otage au centre de détention de Caen. Un détenu la menace avec un couteau. "Tous les détenus criaient "Plante-la !", se souvient-elle. Le directeur de la prison a réussi à neutraliser mon agresseur devant la dernière porte." Cette fois, c'est décidé, le couple part à Djibouti.

A leur arrivée, en avril 1994, ils déchantent : "Nous avons été choqués par la misère, il y avait des lépreux. Et puis nous n'étions pas des coopérants professionnels, comme beaucoup de Français qui vivent comme cela toute leur vie, en profitant de l'argent français." Mme Borrel ne travaille plus, elle s'occupe du club de peinture sur porcelaine, fréquente les épouses de militaires. Son mari, lui, se rend chaque matin au bureau, où il conseille le ministre djiboutien de la justice. L'après-midi, c'est la plage, avec les deux enfants. Il n'y a pas de cinéma à Djibouti, la population, miséreuse, est musulmane et ne cesse de mâcher du khat, une substance hallucinogène. Difficile, dans ces conditions, de s'intégrer.

"C'est un beau pays,dit encore Mme Borrel, mais complètement pourri." Les relations de M. Borrel avec son ministre de tutelle se tendent. Il perd de son enthousiasme. Puis il apprend le suicide, en France, d'un ami magistrat. "Il n'a pas compris, raconte Mme Borrel. Il me disait : "Comment peut-on se suicider quand on a deux enfants ?" A la suite de ce décès, il a fait un zona."

Le 17 octobre 1995, les époux ont une discussion. "Il était très angoissé, explique Mme Borrel. Il m'a dit : "Il faudrait que je te parle, mais je ne peux pas." Il a ajouté : "Je ne suis pas digne de toi." Je me reproche de ne pas avoir su le faire parler. A aucun moment, nous n'avions songé à nous séparer." Le 18 octobre 1995, Bernard Borrel est aperçu une dernière fois, à une station-service, où il se fait servir six litres d'essence. Un homme, de type européen, serait à ses côtés. La veille, il avait solli- cité un découvert bancaire auprès de la BNP, à Lisieux, et retiré une somme de 1 450 000 francs djiboutiens (7 600 euros). Le 19 octobre 1995, son corps est retrouvé, en partie calciné, au pied d'une falaise. "Quand on m'a annoncé son décès, je me suis dit que c'était la pire des morts, assure Elisabeth Borrel. Mais j'ai cru à son suicide. C'était simple de me manipuler, tant j'étais effondrée."

Deux lettres sont retrouvées dans la sacoche du magistrat. Dans la première, il signale à sa femme le retrait de la somme d'argent. Dans une deuxième, intitulée "Ce que je dois", il détaille le nom de ses créanciers et explique comment vendre au mieux sa collection de médailles militaires. "Il serait revenu, je n'aurais rien su de tout cela, puisque ces courriers étaient dans sa sacoche", dit Mme Borrel. Celle-ci quitte rapidement Djibouti pour la France. "Tous les gens qui m'entouraient alors ont disparu, se souvient-elle. J'ai senti qu'il y avait des choses que l'on voulait me cacher."

Une information judiciaire est ouverte, le 6 février 1996, à Toulouse. Une autopsie est ordonnée, puis pratiquée le 15 février 1996. Elle conclut à l'absence de lésions suspectes. Mme Borrel fait pratiquer elle-même un examen médico-légal privé. Selon cette étude, les brûlures ne seraient pas caractéristiques d'une autoaspersion. Elle insiste, écrit au juge, au procureur. Tant et si bien que le dossier est délocalisé à Paris, où la brigade criminelle est saisie.

Les enquêteurs se rendent à Djibouti, entendent une cinquantaine de personnes. Un travail méticuleux, professionnel. Et les policiers acquièrent une conviction : le juge n'a pas été assassiné, il s'est suicidé. Dans un rapport de synthèse daté du 21 septembre 1999, les policiers détaillent leur enquête. Ils s'interrogent, ainsi, sur le fait que Mme Borrel ait, de "façon étrange", dissimulé aux autorités djiboutiennes être en possession de la somme d'argent laissée par son mari, et de sa lettre. "Ce n'est pas logique, s'emporte aujourd'hui Mme Borrel. Pourquoi aurais-je voulu dissimuler quoi que ce soit, alors que je croyais au suicide à l'époque ?"

Les enquêteurs pointent également la topographie des lieux où a été découvert le cadavre. Un lieu qui rend, selon eux, impossible tout transport du corps par une tierce personne. Ils exhument des accusations de pédophilie contre M. Borrel, avant de les réfuter, faute de preuves. Enfin, ils retrouvent un psychiatre militaire, Régis Pouech, ami du couple Borrel, qui relate la "souffrance secrète" du magistrat, sa "détresse". Ils reconstituent, aussi, la visite de Tania Piquionne, la filleule de Bernard Borrel, à l'été 1995, à Djibouti. Cette jeune fille, âgée de 13 ans à l'époque, est la fille de Jeanne Piquionne, une métisse dont s'était épris Bernard Borrel avant de renoncer à cette relation, poussé par sa mère. Tania serait-elle la propre fille de Bernard Borrel ? Jeanne Piquionne dément. "Cette histoire était claire, j'étais au courant, confie Mme Borrel. Et je suis prête à confronter l'ADN de mes enfants à celui de Tania."

Au final, les policiers ne trouvent pas un seul mobile de nature à accréditer la thèse de l'homicide. Ils minimisent également le rôle joué par M. Borrel dans le dossier Café de Paris. Ils recommandent, pourtant, une nouvelle expertise médico-légale. Pendant de longs mois, le dossier se tasse. Les autorités sont rassurées par l'enquête des policiers. Mais Mme Borrel insiste. Et le 8 novembre 2002 elle tient sa revanche, des experts concluent un premier rapport en ces termes : "L'hypothèse d'une autoagression à l'origine du décès est difficilement plausible. Dès lors, l'hypothèse de l'intervention d'un ou de plusieurs tiers peut être envisagée." Le 30 juillet 2003, après la troisième autopsie du corps, les experts estiment leur opinion renforcée par des "éléments étayant l'hypothèse de la survenue d'un traumatisme crânien, notamment à la suite d'un coup porté par un instrument vulnérant" et par "la constatation d'une fracture du cubitus gauche, pouvant évoquer une lésion de défense face au danger représenté par un agresseur".

Le professeur Jean-Claude Martin établit que l'essence retrouvée sur le cadavre provenait probablement de deux récipients différents : un détail essentiel puisque, dans l'enquête initiale, il avait été établi que M. Borrel avait versé l'essence dans un seul bidon. "Tous les éléments du dossier viennent aujourd'hui expliquer que j'avais rai-son. On a assassiné mon mari", constate Mme Borrel. "Cette femme n'est pas corruptible, on ne l'achètera pas avec de l'argent, déclare Me Morice. Si le dossier ne va pas jusqu'au bout, c'est que l'Etat français l'aura étouffé."

Gérard Davet

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.