ARDHD : l'actualité en continu : Djibouti et la Corne de l'Afrique
 
 
la défense des droits de l'homme à Djibouti
Rechercher
un article

Périodes disponibles :
Sept. 99 - Juin 00
et depuis le 12/02/02
Reconstituer l'intégralité d'un numéro
Depuis le 12 février 2002 (N° 133)
Plan du site
Histoire du site
et accueil nouveaux lecteurs
Vous abonner / désabonner /
(gratuit et anonyme )
Liens

Conditions
de publication
et de reproduction
de nos articles

Informations légales
et contacts
Avertissement
L'ARDHD publie les contributions des Djiboutiens qui ne peuvent pas s'exprimer dans leur pays, sous réserve qu'elle soient conformes aux conditions générales (voir ci-dessus)

La publication d'un article ou d'une contribution sous une autre signature que celle de l'ARDHD, n'implique pas qu'il (elle) reflète ses positions et ne saurait lui être imputée.
- Radio-Trottoir : Les articles publiés dans cette rubrique rapportent uniquement des rumeurs qui nous sont adressées par des lecteurs mais qui ne sont pas (encore) vérifiées par nos soins.

Nous recommandons à nos lecteurs d'attendre une confirmation officielle, avant de les considérer comme des informations fiables..

- Traduction :

Pour faciliter la compréhension des lecteurs francophones, nous nous efforçons de présenter une courte synthèse en Français des dépêches publiées dans une autre langue. Il peut arriver que nous utilisions des traducteurs automatiques, (en l'indiquant clairement).

A ce titre nous déclinons toute responsabilité sur le sens de la traduction : seule la version dans la langue originale fait foi..

- Copyright :
A l'exception des dépêches et articles de journaux qui restent placés sous le copyright des auteurs et éditeurs, nos articles peuvent être reproduits, sans autorisation, à la seule condition de citer la source:
"http://www.ardhd.org"
(Merci de respecter ce point)

 


18/01/05 (B281) Exclusif : l'interview que Mohamed Saleh Alhoumekani a réservé à l'ARDHD.

_________ Note de l'ARDHD - Un bref rappel sur la carriére d'Alhoumekani.


Alhoumekani s'exprimant sur Canal +
Mohamed Saleh Alhoumekani est un ancien officier djiboutien de Gendarmerie.

Alors qu'il commandait la Garde présidentielle, il a déclaré avoir surpris une conversation au Palais présidentiel, à laquelle participaient plusieurs personnes, dont un français d'origine Corse et le Président Guelleh. Selon son témoignage qui n'a jamais varié, la conversation tournait autour de la disparition (meurtre ?) du Juge Borrel
.

Pendant plusieurs années, les juges et les experts français ont considéré que le Juge Borrel s'était suicidé … Le témoignage d'Alhoumekani apportait une contradiction à cette thèse officielle et les Juges Le Loire et Moracchini ont toujours refusé de le prendre au sérieux.

Aujourd'hui, au vue des conclusions d'une nouvelle expertise médicale conduite par des médecins indépendants et renommés, la Juge Clément en charge de l'instruction, après le dessaisissement des premiers juges (cas extrêmement rare), a conclu au meurtre. Ce qui donne raison au témoin Alhoumekani.

Son témoignage est considéré comme étant capital par certains et probablement dangereux par Guelleh, qui lui a délégué Djama pour tenter de le suborner dans un hôtel de Bruxelles puis par téléphone. Alhoumekani a déposé plainte pour tentative de subornation, apportant des preuves concrètes à la Justice : photos et enregistrements.

Plusieurs fois menacé, il a échappé à des hommes armés (dont le Maire de Djibouti) qui avait certainement des intentions et une mission meurtrière. Ils furent arrêtés à temps à la Gare du Midi à Bruxelles par une déploiement des forces belges de Police.

Réfugié en Belgique, Alhoumekani est l'un des membres fondateurs et des principaux animateurs du GED (Gouvernement en Exil) dont il est aussi le porte-parole. Alors que l'instruction de la plainte qu'il a déposée, déclenche actuellement de nombreuses réactions (y compris du Quai d'Orsay) après les convocations de Me Martinet, Djama le Procureur, Hassan Saïd et Guelleh (à titre volontaire seulement), Alhoumekani a accepté notre demande d'interview et il répond librement à nos questions.

____________________________ Transcription de l'interview
ARDHD :

Merci M. Alhoumekani de nous avoir accordé cette interview. Pour commencer nous aimerions connaître votre vision de l'avenir pour les Djiboutiens. A votre avis, 2005 sera-t-elle l'année du changement que de nombreuses personnes attendent avec impatience … depuis plusieurs années ?

Mohamed Alhoumekani :
Permettez-moi tout d'abord d'adresser via votre site, qui est très lu non seulement par tous les Djiboutiens mais aussi par les personnes et les organisations qui s'intéressent à la situation critique dans notre pays, tous mes vœux pour la nouvelle année, de bonne santé et de bonheur. Je souhaite aussi à toutes vos lectrices et à tous vos lecteurs une très bonne fête du sacrifice (AL AÏD ALADHA).

En réponse à la question que vous m'avez posée, je ne sais pas si je vais vous surprendre, mais je suis très optimiste pour l'avenir de Djibouti. Je suis absolument convaincu que le changement est proche, car la situation actuelle n'a aucune chance de perdurer. L'histoire nous montre qu'aucune dictature n'a jamais été éternelle et que les dictateurs sont fragiles, surtout lorsque le mécontentement populaire atteint un niveau très élevé. Prenons quelques exemples : le Shah d'Iran a été contraint à l'exil, Mobutu a fui le Zaïre, Sadam Hussein, caché, n'a pas pu assister à l'enterrement de ses propres enfants et il est maintenant incarcéré, Milosevic est jugé à La Haye et même Pinochet commence à être très sérieusement inquiété par la Justice de son propre pays.

L'opinion publique nationale et internationale, la presse, tous les dirigeants occidentaux, en particulier Européens et US, suivent de très près l'évolution de la situation dans notre pays.

Vous savez que depuis le 11 septembre, en particulier, ils se sont mobilisés pour provoquer le changement de certains dirigeants qui faisaient injustement souffrir leurs peuples, qui détournaient les aides et qui assassinaient et torturaient les citoyens. En agissant ainsi, on peut dire que ces dictatures ont contraint les citoyens à basculer en faveur des extrêmes : terrorisme, délinquance, crimes, etc.. et ce, pourrait-on dire, malgré eux, ce qui avait créé un climat international d'insécurité.

ARDHD :
Nous comprenons cela, mais au fond, vous avez créé le GED, il y a plus de deux ans en annonçant la préparation d'un programme et le lancement d'actions. Ce programme existe-t-il réellement aujourd'hui ? Si oui, l'avez-vous présenté à d'autres pays ? Avez-vous des concertations avec les dirigeants occidentaux pour évoquer l'après-Guelleh ?

M.A. :
Nous avons conduit de nombreuses réflexions qui ont abouti à la définition précise d'un programme non seulement politique, mais qui couvre tous les domaines : économie, santé, éducation, justice, libertés, etc… Il est disponible et consultable sur le site Internet du GED. Chacun peut en prendre connaissance et nous adresser ses remarques ou ses avis, qui nous sont très utiles.

Il est significatif de constater que ce n'est pas le cas d'Ismaël Omar Guelleh, qui ne cesse de parler de son programme de Gouvernement. Mais c'est un peu l'Arlésienne, car à ma connaissance, il n'en a aucun. Sauf à essayer de faire rêver les Djiboutiens en tenant des propos hautement démagogiques, il n'y a jamais eu de publication d'un programme qui soit à la fois concret et constructif, qui présente une analyse sans concession du contexte dramatique dans lequel il a contribué à plonger le pays et qui propose des solutions justes et équitables pour améliorer la situation de nos concitoyens et pour rétablir la démocratie et la justice.

Notre programme sera appliqué en concertation avec les autres mouvements d'opposition avec lesquels nous entretenons des contacts fréquents et qui apporteront leurs forces et leur expertise au sein du futur Gouvernement d'Union Nationale.

Sur la deuxième question, je vous confirme que nous entretenons des contacts avec les autorités de différents pays : non seulement les pays de la région, mais aussi l'Union européenne, les pays arabes et africains et les USA. Selon les cas, directement avec les représentants des gouvernements ou avec les chancelleries. Je tiens à préciser que ces démarches ne sont pas secrètes : nous informons régulièrement les lecteurs sur notre site Internet.

ARDHD :
Les élections présidentielles vont avoir lieu bientôt, comme le prévoient les institutions djiboutiennes. Comment voyez-vous leur déroulement ? Vous avez dénoncé la fraude électorale lors des dernières élections législatives et présidentielles … Que comptez-vous faire pour que le scrutin soit transparent et équitable ?

M.A. :
Comme vous le savez, nous ne reconnaissons pas M Ismaël Omar Guelleh, comme le Président légitime et régulièrement élu de la République de Djibouti. En 1999, il s'est autoproclamé, à l'issue d'une parodie de scrutin dont il a défiguré les résultats pour voler les électeurs et le candidat de l'opposition.

Ensuite, nous avons lancé un appel au boycott des législatives qui ont suivies. Nous avons été entendus puisque le taux de participation a été extrêmement faible. Moins de 50 % sur lesquels, les candidats du parti de Guelleh auraient obtenu officiellement 58 % (fraude incluse). Faites le calcul, 100 % des députés représentent moins d'un Djiboutien sur quatre et encore, je suis généreux. N'est-ce pas la preuve d'un fort mécontentement populaire ?

A peine connu le résultat, nous avions immédiatement contacté l'un des leaders historiques de l'opposition pour lui proposer de nous donner mandat, afin de déposer des réclamations et des recours en Europe .

ARDHD :
Pourquoi en Europe ? Il s'agit d'une affaire interne à la République de Djibouti …

M.A. :
Tous les postes importants sont détenus par des hommes de Guelleh qui les a choisis et installés non pas en fonction de leur compétence mais en fonction de leur capacité à s'engager pour lui et à lui obéir en toutes circonstances. Dans ce contexte, imaginez-vous possible que le Président du Conseil constitutionnel émette un avis contraire aux intérêts de Guelleh ? Certainement pas !

Notre démarche auprès des Justices occidentales, aurait pu avoir un impact fort et elle aurait pu servir de déclencheur à une prise de conscience internationale des conditions du déroulement de ce scrutin. Malheureusement et nous le regrettons, le leader contacté n'a pas donné suite. En tout cas, nous n'avons jamais reçu son mandat, ce qui nous a privé de toute action judiciaire.

ARDHD :
Pour quel candidat allez-vous appeler à voter en 2005 ?

M.A.:
En dehors de Guelleh, un seul candidat s'est déclaré. Ancien membre d'un groupement des partis d'opposition, il a aussitôt été exclu de l'organisation qui regroupe plusieurs partis d'opposition à Djibouti. Bien que des noms circulent, aucun autre candidat ne s'est encore officiellement présenté à ma connaissance.

Quoi qu'il en soit, notre position sera non seulement claire, mais surtout cohérente avec nos prises de position antérieures. Nous appellerons à boycotter ces élections présidentielles où les jeux sont faits à l'avance. Cette information sera disponible bientôt sur notre site Internet et elle sera portée à la connaissance de tous les Djiboutiens, qu'ils soient au pays ou disséminés dans le monde, principalement, en Europe, aux USA et au Canada.

Votre site (ARDHD) s'est fait l'écho des différentes réceptions qui ont été organisées, durant le mois béni du Ramadan, par les Ambassadeurs de Paris et de Bruxelles afin de tenter de séduire les Djiboutiennes et les Djiboutiens pour récupérer des bulletins de vote en faveur de Guelleh.

Sachant qu'il est plus que minoritaire dans le Pays, Guelleh n'ignore pas qu'il ne serait jamais élu au suffrage universel. Il est donc contraint d'organiser la fraude à grande échelle. Il dispose de plusieurs moyens : par exemple, attribution ou refus d'attribuer les cartes électorales en fonction des idées de chacun, bourrage des urnes, maquillage des décomptes … Mais ces différentes manoeuvres ne seront peut-être même pas suffisantes et il le sait. Il est donc acculé à obtenir les votes des Djiboutiens de l'étranger, qui ont un poids très important par leur nombre (environ 35 %). Il lui sera facile d'inverser les résultats, lorsqu'ils lui sont défavorables, avec la complicité des services des Ambassades.

Cela explique les appels qu'il lance via le Journal La Nation à destination des Djiboutiens de l'étranger.

ARDHD :
Je vous propose d'aborder maintenant un autre sujet. Depuis quelques jours, la Presse française parle beaucoup de l'affaire Borrel et en particulier de la convocation de certains hauts responsables djiboutiens par la Justice française. Nous avions d'ailleurs donné l'information en primeur aux lecteurs de l'ARDHD, sur notre site.

M.A.:
C'est exact, l'ARDHD semble avoir été informée avant tout le monde … et je vous en félicite. L'affaire Borrel, dans son ensemble, car il y a au moins deux instructions différentes, évolue à grands pas. La juge Belin a lancé des convocations non seulement à comparaître mais aussi à confrontation. Ce n'étaient pas les premières, car Maître Alain Martinet et le Procureur Djamaa avaient déjà été convoqués durant le dernier trimestre dans le cadre de l'instruction de la plainte pour subornation de témoins et tentatives de subornation de témoins.

Contrairement à Me Martinet, le Procureur Djama a choisi de s'affranchir unilatéralement de son obligation de se présenter devant la Justice.

Il est tout à fait intéressant de noter que l'une des personnes convoquées : Hassan Saïd avaient porté plainte (avec le Colonel Mahdi) contre moi en 2000 pour diffamation devant les autorités djiboutiennes. La plainte a été acheminée à la Police Belge, via l'Ambassade de Bruxelles. A deux reprises, je me suis rendu personnellement aux convocations des fonctionnaires belges et j'ai été entendu. Mes propos ont été repris dans un Procés Verbal officiel, ce qui montre bien que je n'ai jamais cherché à me soustraire à la Justice.

En revanche, ni mon avocat ni moi-même n'avons jamais reçu de convocation pour être présent à Djibouti pendant le procès qui devait juger cette plainte. Avait-on peur de moi ? Je n'en sais rien, mais ce qui est certain c'est que la Justice djiboutienne ne souhaitait pas ma présence … Ayant été informé par la rumeur de la date de l'audience, mon Avocat a écrit officiellement à la Justice djiboutienne pour dénoncer ce grave vice de procédure, qui m'a privé de tout moyen d'assurer ma défense. Nous n'avons jamais pu obtenir la moindre réponse …

Maintenant si vous me le permettez, j'aimerais conseiller à Ismaël Omar Guelleh, Djama et à Hassan Saïd de respecter la Justice et de se présenter, ne serait que pour montrer l'exemple à la population … qui est sans cesse harcelée et souvent injustement par la Justice et les forces spéciales de Police. Messieurs, ayez le courage et l'honnêteté de montrer que vous n'êtes pas au dessus des Lois, j'allais dire des Hors la Loi. En pratiquant ainsi, vous montrerez que vous n'avez rien à craindre ni à cacher.

La Justice française est en marche et rien ne l'arrêtera. Tôt ou tard, vous serez contraints de vous expliquer devant elle.

Juste un dernier mot à l'attention des responsables du Journal de La Nation. Qu'ils sachent que je demanderai à la Justice la condamnation de ceux qui m'ont sali avec des propos insultants.

ARDHD :
En agissant ainsi à découvert, vous ne craignez pas que ce soit les membres de votre famille encore présents à Djibouti qui soient harcelés et brisés ?

M.A. :
J'en suis tout à fait conscient, d'autant plus que cela a déjà été fait. Mais voyez-vous, en dépit des risques sérieux, nous en avons tous accepté les conséquences. Je tiens à rendre hommage à tous mes proches qui ont compris l'importance du combat que je mène pour la vérité et pour les populations. Ils ont accepté de subir les conséquences et ils sont continuellement harcelés par les forces spéciales. Je tiens à préciser pour autant qu'ils ne sont nullement impliqués ni partie prenante des activités que je conduis ici comme opposant et comme témoin.

ARDHD :
Avant de terminer, pourriez-vous nous donner votre point de vue sur le massacre d'Arrhiba, sur le cas de toutes les femmes Afar qui ont été violées et sur la plainte du Général Zakaria contre notre Association.

M.A. :
Sur le premier point, les faits sont clairement établis, puisqu'il y a des photos et des témoignages. Nous partageons, Ali Iftin et moi-même un point de vue commun. Les victimes ou leurs ayant-droit doivent absolument porter plainte devant les justices pénales occidentales. Ce sera d'abord un geste d'hommage envers tous ces innocents qui ont été sauvagement assassinés et ensuite une démarche pour la reconnaissance officielle du massacre et des culpabilités. En le faisant, ils ajouteront une nouvelle pièce au dossier des dirigeants actuels, qui est déjà très lourd.

Sur le plan des femmes violées, notre position est strictement identique. Seulement nous mesurons la difficulté pour ces femmes qui ont été humiliées et blessées d'évoquer de nouveau ces faits et de plus en publique. Il faut une dose supplémentaire de courage et nous savons qu'elles en ont. Que celles qui se décideront à agir en Justice sachent que nous les comprenons, que nous les soutiendrons et qu'elles auront agi pour protéger les générations suivantes des atrocités qu'elles ont subies.

Dans les deux cas et sans ces actions, nous risquons d'entendre, de nouveau un IOG, mal à l'aise, qui déclarera en publique, qu'il n'est au courant de rien puisqu'il n'y a pas de plainte. Souvenez-vous de la conférence de presse qu'il a donné à Paris en 2000 et qu'il a écourté après avoir insulté publiquement un journaliste….

Quant à la plainte du Général Zakaria contre votre association, je vous confirme que Monsieur Ali Iftin et moi-même, nous serons présent au procès et nous témoignerons pour dévoiler et pour prouver ce qui se passe au sein de l'Etat-Major et qui n'est conforme ni à l'éthique ni à l'honneur des Armées. J'ajoute que nous apprécions l'action de l'ARDHD et sa mission, puisque votre association a été la première à redonner la parole à ceux qui en étaient privés.

Je n'ai pas encore de connaissance particulière du dossier et ce n'est qu'au travers des informations, que j'ai eu connaissance des griefs du Général à votre encontre. Il se plaindrait, dit-on, mais je ne sais pas si cela est prouvé, de correspondances de lecteurs qui auraient été publiées sur votre site et qui le diffameraient.

Dans la mesure où la réalité des publications qui vous seraient reprochées, serait établie par la Justice et seulement dans ce cas, je ne pourrais pas, avec Ali Iftin, m'empêcher de me poser des questions sur la véritable identité des auteurs de ces lettres et sur leurs véritables motivations. Il y a beaucoup de tentative de désinformation !

En tout cas, je salue l'efficacité de votre équipe et son engagement sans faiblesse contre la dictature. Vous avez toute ma reconnaissance au nom du Peuple djiboutien.

ARDHD :
Merci Monsieur Alhoumekani pour votre accueil et pour ces compliments qui nous touchent beaucoup. Nous vous souhaitons , à vous et aux membres du GED, beaucoup de courage et de force pour affronter les épreuves qui vous attendent.

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.