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la défense des droits de l'homme à Djibouti
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18/06/03 (B202) La LDDH nous envoie plusieurs rapports d'information. 1 - Evenements d'Arriba

 
 

1 - Evenements d'ARRIBA du 6 avril 2003 - Echanges de correspondance entre le Président de la LDDH et le Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisaiton.

Djibouti, le 13 mai 2003

Lettre à M. Abdoulkader Doualeh Wais
Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation
Djibouti - République de Djibouti.

Monsieur le Ministre,

Suite à la Note d'Information du 31 avril 2003, et portant sur les évènements
d'Arhiba du 6 avril 03 d'une part, et celui des expulsions massives des Oromos d'autre part, c'est avec une grande attention, que j'ai pris connaissance de votre lettre du 24 avril 2003, portant sur " diffusion de communiqués sans fondement ".

Tout d'abord, je prends bonne note de votre volonté de m'avoir informer de votre position et celui d'avoir exprimé votre indignation sur la question ou plus exactement sur nos approches à la question cruciale des expulsions massives des étrangers en situations irrégulières.

En effet, nous savons et nous sommes conscients des difficultés à différentes strates, difficultés que pose la présence sur notre Territoire d'un grand nombre d'immigrés, difficile " à contenir ".

Il existe aussi un nombre réduit de réfugiés, qui résident dans notre pays,
parfois dans la semi-clandestinité et dont notre devoir est de leur donner
asile, car ils ne peuvent plus rentrer chez eux et risquent leur vie pour des raisons purement politiques ou victimes de discriminations.

C'est d'ailleurs notre devoir de défendre en tant que Défenseurs des
Droits de l'Homme, de défendre en priorité toutes les citoyennes et tous les citoyens de notre République, de défendre aussi tous nos apatrides sans papiers, et encore, de défendre les étrangères et les étrangers, qui résident sur notre Territoire Nationale, une fois que leurs droits fondamentaux sont bafoués.

Nous n'allons pas nous attarder aux énormes difficultés que cause la
présence " impressionnante " des immigrés des pays voisins, des difficultés
qu'elle cause tant sur le plan de la sécurité et des dangers qui peuvent surgir
avec nos voisins, mais aussi et surtout, sur le plan économique et social.

___________________________________________
Sur votre lettre du 24 avril 2003

a) - Mesure de police, de nature administrative, et nullement
juridictionnelle.

Sur ce point, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une simple reconduite à la frontière, car si tel était le cas, alors ceci impliquerait que la politique du Gouvernement consiste uniquement à reconduire des étrangers chez eux sans pour autant leur interdire légalement par une Ordonnance d'un Juge de la Cour fixant qu'en cas de récidives des poursuites pénales seront engagées, dissuadant ainsi les expulsés à ne plus revenir le lendemain même sur le Territoire, sous peines d'emprisonnement ferme.

Cette formule de reconduction à la frontière ne me paraît pas exacte, d'autant plus qu'on observe certaines brutalités ; tout en passant sous silence d'autres aspects qui prouvent le contraire de la simple reconduction.

b) - Sur les interprétations tendancieuses

D'emblée, je conteste vivement et m'élève contre certaines de vos interprétations qui me paraissent largement tendancieuses, en affirmant avec des termes comme :

Extrait lettre du Ministre

"En agissant ainsi, je constate que vous vous acharniez sur les forces de l'ordre qui ne font que leur travail ",

Je ne vois vraiment pas en quoi, et comment " je m' acharne " dans la Note d'information, et en relisant cette Note, je ne vois aucun acharnement contre nos Forces de Police.

Je pense très sincèrement, que cette Note d'Information a été lue en " diagonale ", d'autant plus, que vous ajoutez :

Extrait lettre du Ministre

" Où est-ce que vous avez vu une chasse à l'homme OROMO ? Est-ce une faute de rapatrier les étrangers en situation irrégulière ? "


Extrait Note d'Information

" Ces chasses à l'homme Oromo se sont poursuivies, d'une manière sporadique, plus d'une semaine dans différents quartiers de la ville de Djibouti, et une autre question fondamentale se pose, face aux silences de ces personnes fragilisées, de ces populations qui ont peur.

Comment savoir le nombre exact de morts, et dans quelle condition les funérailles se sont-elles déroulées ?"

Dans ce cas précis je vous prie de relire le passage ci-dessus de la Note d'Information qui concerne la chasse à l'homme Oromo.

Je pense que vous comprendrez très vite, que nos Forces de Police ne sont pas du tout, et loin de là, concernées directement par les affrontements entre des civiles.

Comme on peut le constater, la chasse à l'homme a duré plus d'une semaine et s'est étendue hors d'Arhiba, entre des civils djiboutiens et des étrangers.

Cette mise au point s'impose, pour mettre fin à toutes les interprétations tendancieuses.

Important

Toutefois, je suis très réconforté par cette importante information (ci-après) , qui doit dissipé tous les autres malentendus :

Extrait lettre du Ministre

" Seule une victime djiboutienne est à déplorer est les affrontements auxquels vous faites allusion dont le meurtre de ce jeune djiboutien est à l'origine n'a fait heureusement aucune autre victime, je dis bien " aucune autre victime ".

Les interprétations continuent :

Extrait lettre du Ministre

" Toujours dans votre note d'information, vous porter des accusations graves de sens à l'encontre des forces de l'ordre. Vous les accusez de " laxisme ". Vous ajouter durant presque toutes la matinée les ambulances sillonnaient les artères de la capitale alors que les forces de sécurité ne se sont pas manifestés "

Extrait Note d'Information

" Constatant l'absence des recherches, ainsi que, le laxisme des agents de la Sécurité, les proches de la famille du défunt se sont attaqués aux proches du présumé auteur du crime ".

Il est clair, que l'emploi du terme " laxisme " est d'ordre ponctuel, son emploi est tout simplement rattaché à une situation dans le temps (voir ci-dessus, les termes exactes de la Note).

Elle ne met pas en cause les très importantes missions de la FNP, elle ne met pas en cause les forces de Police qui effectuent quotidiennement un travail admirable, et que personne ne peut contester.

Quant aux ambulances, j'ai été un témoin oculaire.

En outre, je tiens à vous préciser que votre intervention sur les ondes de la RTD, n'a été diffusée qu'une seule fois et en langue somali, et aucune autre diffusion n'est apparue sur les écrans de la Télévision Djiboutienne.

Là aussi, pour ce point précis, on peut constater un laxisme de la RTD.


c) - Mieux connaître le Passé et l'Histoire de son Pays, vous permet de mieux
prévenir et apprécier le Futur et l'Avenir de votre Peuple

Extrait lettre du Ministre

" Je pense que vous n'ignorez pas la devise de notre pays depuis son indépendance est " terre de rencontre et d'échange " et le gouvernement djiboutien n'a jamais failli à ses devoirs de protection à l'égard des personnes de nationalités étrangères se trouvant sur son sol. Inutile de vous rappeler que la République de Djibouti est partie intégrante à toutes les conventions internationales intéressant la protection de l'homme ".
Je ne désire pas faire mes éloges sur mon passé de militant pour l'indépendance de notre pays, ni vous dresser un tableau de toutes mes modestes contributions positives en tant que premier Secrétaire du Bureau de l'Assemblée Nationale à l'aube de notre Indépendance, alors que notre existence en tant que République devrait s'affermir avec la mise en place des structures de base pour nos Institutions Républicaines, le rôle de notre Assemblée était primordiale, et mon apport reconnu par beaucoup de personnes, mais en fait bien connu que par certaines personnalités politiques, en particulier le Président Hassan Gouled, le Président Ahmed Dini, et le Président Mohamed Abdallah Kamil, ni m'attarder sur mes modestes contributions en tant que Secrétaire du Bureau de l'Assemblée Nationale, pour la concrétisation des textes juridiques consécutives aux nouvelles Institutions Républicaines.

Dans ce cadre, je ne citerais que la Haute Cour de Justice, le Règlement Intérieur de l'Assemblée Nationale et l'Autonomie financière de l'Assemblée Nationale, malgré des lacunes en particulier la non adoption d'un plan Comptable spécifique à l'autonomie financière.

Certes, je connais parfaitement non seulement la devise de notre pays depuis son indépendance, car je faisais partie de la commission de collecte des propositions pour la devise de notre République, mais comme vous devez le savoir le slogan et non la devise de : " Djibouti, terre de rencontre et d'échange " a été prononcé pour la première fois par feu Idriss Farah Abaneh que Dieu garde son Ame en Paix.

Feu Idriss Farah Abaneh avait de son vivant œuvrer avec courage et franchise de langage et personnellement j'avais apporté ma collaboration active lors des premiers secours aux premiers Réfugiés en République de Djibouti, et de la mise en place des premières structures juridiques avec le soutien active du Représentant du HCR à Djibouti et de l'aide précieuse du Directeur du Département Afrique du HCR M. Antoine NOEL. ABDI.

Je vous informe, que j'avais été chargé par le Président Gouled et feu Idriss Farah Abaneh d'apporter directement au poste frontière de Dawanleh, les premiers secours en médicaments avant même l'ouverture de la frontière et avant les opérations d'installations des Réfugiés sur notre Territoire.

Tout ceci pour vous dire, que les problèmes des Droits des Réfugiés, des Personnes Déplacées, des Immigrés ont pour moi des résonances capitales.

Tout ceci pour vous dire, que je n'ai jamais hésité à apporter mes modestes contributions à l'édifice de nos Institutions Républicaines, à l'édifice de nos Institutions pour une Démocratie et un Etat de Droit effectives, tout ceci avec un certain courage, et un abnégation absolue.

Avec mes sentiments déférents et fraternels

M. NOEL ABDI Jean-Paul

____________________________________________________

NOTE D'INFORMATION
DU 31 MARS 2003

Affrontements du 06 mars 2003

Chasse à l'homme Oromo… ?
Les immigrés, les réfugiés, les étrangers ont-ils leur place en République de Djibouti, ont-ils droit à une certaine dignité, ont-ils des droits ?

La Déclaration universelle des droits de l'Homme exprime la conception commune qu'ont les peuples du monde entier des droits inaliénables inviolables à tous les membres de la famille humaine et constitue une obligation pour tous les membres de la communauté internationale.

Article 1
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.
Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la sûreté de sa personne.

Article 6
Chacun a droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7
Tous sont égaux devant la loi et en droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Les Pactes des droits civils et politiques, ceux des droits économiques et sociaux, ainsi que la Convention sur la discrimination raciale et la Constitution Djiboutienne protègent, sans ambiguïté, " les citoyens " étrangers, d'une manière générale, et en particulier en République de Djibouti.

Bref rappel des faits

Le 6 mars 2003 des affrontements à déplorer ont eu lieu entre une partie de la population d'Arhiba et des étrangers Oromos, affrontements qui se sont déroulés au nez des Forces de Sécurité, qui n'ont pratiquement pas réagi, se contentant à être discrètes, face à cette chasse à l'homme.

La nuit du cinq au six mars dernier, un habitant d'Arhiba a été assassiné.
Le criminel aurait été identifié par la famille du défunt, cette dernière aurait informé les Forces de la Sécurité.

Constatant l'absence des recherches, ainsi que, le laxisme des agents de la Sécurité, les proches de la famille du défunt se sont attaqués aux proches du présumé auteur du crime.

Durant presque toute la matinée les ambulances sillonnaient les artères menant à l'hôpital Peltier, alors que les Forces de Sécurité ne sont pas du tout intervenues pendant les premières heures, ne se sont pas du tout manifestées, et l'une des questions fondamentales que l'on continue à se poser et celui de savoir le pourquoi de ce laxisme inéluctablement imposé aux Forces de Sécurité ?

Ces chasses à l'homme Oromo se sont poursuivies, d'une manière sporadique, plus d'une semaine dans différents quartiers de la ville de Djibouti, et une autre question fondamentale se pose, face aux silences de ces populations fragilisées, de ces populations qui ont peur.

Comment savoir le nombre exact de morts, et dans quelle condition les funérailles se sont-elles déroulées ?

Il est vrai que, jusqu'aujourd'hui, les rafles sont quotidiennes. Les expulsions massives d'Oromos, vers la frontière Ethiopienne, sont des expulsions arbitraires et souvent aveugles, car, expulsion sans la moindre Décision judiciaire, sans aucun jugement, expulsion avec pour seule légalité le simple passage dans les geôles du Centre de tri de Nagad ( Ecole de Police).

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant au Gouvernement de la République de Djibouti, plus particulièrement au Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation et au Ministre de la Justice chargé des Droits de l'Homme, pour mettre fin aux violations quotidiennes des Droits des étrangers résidents sur notre Territoire nationale, et d'accorder :

1°) - une attention particulière à la situation critique des Oromos dans notre pays ;

2°) - de procéder aux respects de la légalité lors des expulsions en consultant le HCR, le pays voisin concerné, surtout lors des expulsions massives, qui doivent être ordonnées par un Juge du Tribunal de Djibouti.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

____________________________________________________
Réponse du Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation
à la Note d'Information de la
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
du 31 avril 2003

__________________________
Réf : 649/MI
Date : 24 avril 2003
AIG/YM

Lettre du MINISTRE DE L'INTERIEUR ET DE LA DECENTRELISATION
A
MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE


OBJET / Diffusion des communiqués sans fondement
PJ / Les communiqués

Monsieur,

Faisant suite à votre rapport du 19 mars 2003, je vous ai reçu au cabinet pour évoquer avec vous les activités de la ligue.

Deux points ont retenu mon intention il s'agit de la question étrangers se trouvant à Djibouti en situation irrégulière et les actions de la police
Il semble que vous soutenez sans réserve les étrangers en situation irrégulière qui font l'objet de reconduite à la frontière.

Je pense que vous n'êtes pas sans savoir qu'il s'agit d'une mesure de police, de nature administrative, et nullement juridictionnelle. Toutefois, en accord avec les autorités de leur pays d'origine, nous ne manquons pas de reconduire à la frontière les étrangers en situation irrégulière et en respectant leur dignité. Ces reconduites à la frontière sont aussi imprégnés d'humanisme.

Il s'avère que vous vous opposiez à ces opérations et que pire encore vous les relatiez de façon erronée. Vos éléments d'appréciations sans fondement sont de nature à discréditer votre " ligue ". En agissant ainsi, je constate que vous vous acharniez sur les forces de l'ordre qui ne font que leur travail.

Lors de notre entretien, je vous avez demandé de reconsidérer vos propos et de relater les faits de façon objective et de points soutenir toutes les allégations non vérifiées et non fondées.

Malheureusement après cela, il m'a été donné de constater que vous persister sur vos démarches, et vos communiqués continuent de comporter beaucoup d'éléments erronés qui manquent des fondements. Vous intituler votre note d'information en date du 31 mars 2003, " chasse à l'homme OROMO ". Où est-ce que vous avez vu une chasse à l'homme OROMO ? Est-ce une faute de rapatrier les étrangers en situation irrégulière ?

Plus de vingt mille (20 000) étrangers, titulaires d'autorisation de séjour ne vivent-ils plus en République de Djibouti ? Ne travaillent-ils pas dans tous les secteurs de la vie économique ?

Sans nulle mesure, vos propos sont iniques et je me demande si vous ne desservez pas les causes que vous êtes sensés défendre.

Je pense que vous n'ignorez pas la devise de notre pays depuis son indépendance est " terre de rencontre et d'échange " et le gouvernement djiboutien n'a jamais failli à ses devoirs de protection à l'égard des personnes de nationalités étrangères se trouvant sur son sol. Inutile de vous rappeler que la République de Djibouti est partie intégrante à toutes les conventions internationales intéressant la protection de l'homme.

Toujours dans votre note d'information, vous porter des accusation graves de sens à l'encontre des forces de l'ordre. Vous les accusez de " laxisme ". Vous ajouter durant presque toutes la matinée les ambulances sillonnaient les artères de la capitale alors que les forces de sécurité ne se sont pas manifestés "

" Les chasses à l'homme OROMO se sont poursuivies. Pire encore vous vous posez la question de savoir " le nombre exact de morts et dans quelles conditions les funérailles se sont-elles déroulées ". Ma première réaction est que vous n'agissiez pas en responsable, je pourrais dire que vous vous leurrez. Tout le monde sait que la première mission que j'ai assignée aux forces de l'ordre est d'abord de prévenir en dissuadant les troubles mais d'établir l'ordre dés qu'il est perturbé, il est inconcevable d'imaginer nos forces de sécurité dans le rôle que vous décrivez.

Quant " au nombre exact de mort à Djibouti ", il est regrettable de semer des doute ou des préjugés dans l'esprit de la communauté internationale alors qu'en tant que djiboutien vous n'ignoriez pas la vérité ".

Seule une victime djiboutienne est à déplorer est les affrontements auxquels vous faites allusion dont le meurtre de ce jeune djiboutien est à l'origine n'a fait heureusement aucune autre victime, je dis bien " aucune autre victime ".

En conclusion, j'ose espérer que vous reveniez à la raison si vous souhaitez défendre effectivement les causes nobles que sont les droits humains et j'espère que mes propos vous permettrons d'apprécier à leur juste valeur quant à la gravité de vos accusations.

ABDOULKADER DOUALEH WAIS


 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.