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la défense des droits de l'homme à Djibouti
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18/10/02 Journal Réalité. L'INTERVIEW DE M. JEAN-PAUL ABDI NOEL, Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), qui donne son avis sur la situation politique et sociale à Djibouti

L'homme que nous avons rencontré cette semaine n'est pas un inconnu à Djibouti. Issu d'une vieille famille notable, militant indépendantiste, ancien cadre de la LPAI, Jean-Paul ABDI NOEL a également été parlementaire de 1977 à 1997. Aujourd'hui, c'est en tant que Président de la LDDH que ce fin connaisseur de la vie politique nationale nous livre son diagnostic de la démocratie et des Droits de l'Homme dans notre pays.

Réalité : Vous êtes à la tête de la LDDH depuis mai 1999, date de sa création, quelles sont les raisons qui ont amené la création de cette association, quels sont ses objectifs, ses moyens, ses réalisations, etc.…?

Jean-Paul ABDI NOEL : Tout d'abord, je tiens à remercier votre journal. C'est la première fois que la presse écrite de Djibouti s'intéresse à notre organisation. Il est vrai que " la Nation " qui est un journal financé par les deniers publics a non seulement porté atteinte une fois à la LDDH, mais a aussi refusé de publier son droit de réponse.

Pour répondre à votre question, la LDDH a été créée et déclarée officiellement au Ministère de l'intérieur le 9 mai 1999. Nous n'avons obtenu le récépissé que le 25 décembre 2001, grâce au nouveau Ministre de l'Intérieur. Contre l'ancien Ministre de l'Intérieur, nous avions d'ailleurs déposé deux plaintes pour refus illégal de notre reconnaissance, mais aussi pour entrave à la liberté et aux activités de défense des Droits de l'Homme à Djibouti.

Sur nos réalisations : la première partie de nos activités portait sur le conflit et nous avions, chaque fois, dénoncé les atteintes aux Droits de l'Homme à l'encontre de la population civile, comme tous les procès à l'encontre des hommes politiques depuis septembre 1999. Depuis août 1999, Nous avions, à maintes fois, fait appel pour l'instauration de la paix dans le pays, et cette paix intervenue le 7 février 2000 à Paris nous a réconforté.

Sur nos objectifs : la LDDH, outre la défense du respect des Droits de l'Homme, s'attèle à une réelle participation à la promotion des Droits de l'Homme par la formation et l'information de la population, qui nous sont actuellement difficiles à réaliser compte tenu de nos faibles moyens financiers.

Nous espérons, toutefois, contribuer, avant les élections législatives, à la formation des délégués des différents partis politiques, pour que ceux-ci puissent prendre connaissance des lois exactes qui existent en la matière, et être préparés, pour que le jour du scrutin, il effectue efficacement les travaux dont ils auront la charge pour le compte de leurs partis respectifs.

Sur nos moyens : en principe, les associations des Droits de l'Homme sont des organisations dont, en général, les membres travaillent à titre bénévole. Les subventions de l'Etat seraient peut-être les bienvenues, mais elles ne doivent pas être conditionnées. A Djibouti, les pratiques nous montrent que les subventions obéissent, chez ceux qui vous les donnent à certaines conditions. Je pense que ceci ne sera pas accepté, si un jour ou l'autre, le Gouvernement décidait de nous subventionner. Ce qui nous intéresse ce sont les autres djiboutiens qui, d'une manière bénévole, veulent défendre, à nos cotés, cette noble cause des Droits de l'Homme, en nous informant de tous les sévices pratiqués dans la Capitale et à l'intérieur du pays.

Réalité : Etre à la tête d'une organisation de Droits de l'Homme n'est pas chose facile ici. Comment faites-vous ?

J-P.A.N: La LDDH a été créée, effectivement, dans des circonstances difficiles. A l'occasion de la visite à Djibouti d'une délégation de l'Observatoire des Prisons venue constater sur place les conditions de détention dans notre pays, nous avions été amenés à corriger les lacunes des défenseurs des Droits de l'Homme en créant la LDDH.

Un défenseur des Droits de l'Homme doit avoir une certaine conviction et détermination, et défendre d'une manière bénévole, sans distinction de race et de religion, toutes les victimes des exactions faites par abus de pouvoir.

La Fédération Internationale des Droits de l'Homme, la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, nous ont accepté en tant qu'observateur, Amnesty International, et le Haut Commissariat des Droits de l'Homme des Nations-Unies nous ont reconnu avant l'Etat Djiboutien. Donc, nos actions ont été encouragées par la confiance internationale en notre organisation, et nous comptons continuer dans cette voie noble.

Dès le début de nos activités, une grenade a été lancée devant notre siège, une manière de nous intimider, mais lorsque l'on a des convictions, on continue à persévérer, et cela sans ambition politique.

Lorsque vous défendez des causes justes, il ne faut pas s'attendre à ce que les forces de repressions que vous dénoncer vous applaudissent. Cela dit, toute menace quelle qu'elle soit, ne pourra que nous encourager et persévérer dans notre combat.

Réalité : Entretenez-vous, actuellement, de bons rapports avec les représentants du Gouvernement ?

J-P.A.N: Actuellement, nous avons de bonnes relations avec l'actuel Ministre de l'Intérieur. Quant au Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, il a pris l'initiative de nous associer dans la Commission ad-hoc qui fut publiée dans le Journal officiel du 15 juillet dernier. Nous pensons qu'il y a eu un rapprochement, nous savons très bien que ce rapprochement ne sera sincère que lorsque les respects des Droits de l'Homme seront réels, sinon nous sommes en droit de considérer que ceci est peut-être une consommation destinée au plan international, pour dire voilà nous respectons un peu les Droits de l'Homme à travers la LDDH.

Mais dans la pratique, si ce n'est pas la réalité, nous serons obligés de continuer notre programme et notre combat.

Réalité : Avez-vous accès à toutes les informations que vous souhaitez auprès de l'Administration Djiboutienne ?

J.P.A.N: Les informations que nous demandons à certains services, nous sont souvent données d'une manière semi-clandestine, nous avons très rarement utilisé la manière officielle avec l'Administration.

Il est certain qu'au début, la méthode officielle ne pouvait se faire sans récépissé. Maintenant, nous verrons si cet état d'esprit a évolué, Nous le saurons avec les prochaines élections législatives et régionales, tout en déplorant, d'ores et déjà, le texte créant la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui est anticonstitutionnelle et malheureusement entériné par le Conseil Constitutionnel, gardien de la Constitution.

Réalité : Depuis 4 ans, nous assistons à Djibouti une multiplication d'associations financées, par on ne sait qui. Or, la LDDH est une association qui prône la paix, la démocratie, le respect des Droits de l'Homme, l'Etat de droit, en somme une organisation dont le rôle est des plus importants. Comment expliquez-vous cette situation et ce phénomène nouveau ?

J-P.A.N: C'est vrai que depuis 1997 il y a une flopée d'associations. Et pour avoir un récépissé, il semblerait qu'il faut avoir un parrain soit dans le Gouvernement, soit dans la haute administration. Il y a même des associations des Agents de l'Etat ou même des membres l'Assemblée Nationale. Ces associations sont financées souvent par le PNUD, lequel d'ailleurs ne nous a, jusqu'à présent, accordé aucune assistance. Par contre, la nouvelle représentante nous a invité au Sheraton pour participer aux différents travaux du PNUD contrairement à l'ancienne Déléguée Officielle dont l'Adjointe Djiboutienne dirigeait, en réalité, le PNUD.

Réalité : Un Accord de paix définitive avait été signé le 12 mai 2001, après 10 ans de conflit, entre le Gouvernement et le Frud-Armé. Comment jugez-vous l'évolution de la situation du pays depuis ?

J-P.A.N: La LDDH a été la première organisation nationale à lancer des appels à la paix et la négociation. La guerre sévissait dans le Nord et à l'Ouest du pays. La population civile souffrait surtout de la part des forces armées djiboutiennes, des exactions, des exécutions extrajudiciaires intolérables, et du blocus alimentaire et sanitaire, en représailles à certaines opérations du Frud-Armé. Aujourd'hui la situation est redevenue normale. Nous pensons donc que la paix est une nécessité, la guerre fratricide inutile.

Actuellement, depuis la signature de ce protocole d'Accord de paix, la situation du respect des Droits de l'Homme semble évoluer favorablement par rapport aux années antérieures. Ce qui est une bonne chose et nous souhaitons que cela continue, surtout en cette période délicate où les élections législatives et régionales s'annoncent.

Par contre, je pense que lorsque l'on signe un Accord, y compris les accords verbaux et non-écrits, il faut les respecter intégralement. La Loi sur la Décentralisation, est une Loi Organique que, outre l'Accord de paix qui la stipule comme telle, la Constitution pose dans ce rang de la hiérarchie des Lois. Or, non seulement la Loi sur la Décentralisation a été considérée par l'Assemblée Nationale comme une simple Loi, mais en plus elle fait l'objet de plus de 40 amendements. En vérité, l'Assemblée Nationale ne devait pas toucher à ce projet de Loi, approuvé d'ailleurs en Conseil de Ministres, mais le retourner tel quel aux deux parties signataires de l'Accord de paix. Ce qu'elles ont signé ensemble, ne peut être amender par une tierce partie. Il faut que signataires procèdent aux modifications qu'ils conviennent d'un commun accord.

Même si l'Assemblée Nationale se considère souveraine, sa souveraineté a certaines limites lorsqu'il s'agit d'un Accord de paix qui a la même valeur que les Accords Internationaux prévus dans la Constitution du pays, en son article 67.

Réalité : La LDDH a, maintes fois, dénoncé le non-respect par le Gouvernement de l'Accord du 12 mai 2001. Quels sont les points importants que la LDDH souhaite voir aboutir ?
J-P.A.N: Les points les plus importants sont pour nous les élections. On ne peut pas changer une mentalité s'il n'y a pas la liberté d'un vote, on ne peut pas imposer à une population une équipe gouvernementale si les élus à l'Assemblée Nationale ne sont pas vraiment représentatifs. Si on veut parler de Démocratie, si on veut parler de Justice, si on veut parler de lutte contre la corruption, il faut bannir les fraudes électorales. Nous pensons que la priorité des priorités doit être la mise en place d'une CENI réellement indépendante dont les compétences, le fonctionnement, ainsi que la composition doivent être fixés par une Loi Organique et non un Décret.

Actuellement, nous constatons que la loi passée à l'Assemblée Nationale est une loi régressive. Elle est inférieure à la loi de 1992 qui prévoyait pour la Commission de Supervision des élections : l'organisation, le suivi des élections, le contrôle du scrutin, et je dis bien, de toutes les opérations électorales, alors que dans la nouvelle loi, les députés ont simplement retenu pour la CENI le contrôle des opérations électorales, ce qui veut dire que la CENI est une coquille vide.

Réalité : Les prochaines élections vous inspirent-elles des inquiétudes ou pensez-vous que le Gouvernement va se corriger et permettre une réelle transparence dans cette compétition ?
J-P.A.N: J'ai déjà exprimé mes inquiétudes sur la liste électorale. Nous avons informé, à temps, qui de droit dans une note d'information. Du 1er janvier au 15 septembre 2001 les listes électorales avaient été révisées dans un Etablissement public proche du Service de la population. Ces listes électorales modifiées n'étaient pas revenues au Service de la population sauf les anciennes, et le Gouvernement les conserve d'une manière secrète pour les sortir à la dernière minute, et les soumettre lors du scrutin comme il l'avait déjà fait lors des dernières élections. Alors que peut-on penser ? Comme le disent certains proches du pouvoir, est-ce qu'il y aura une marge de 15.000 à 20.000 électeurs qui sont d'office acquis à travers les fraudes sur les listes électorales modifiées. Si cela était vrai, ce serait une fraude très inquiétante. D'autre part, en ce qui concerne la loi n° 11 de cette année, relative aux élections, donc à la CENI, nous répondons qu'en droit positif, les acquis juridiques progressent, ou tout au moins se conservent, mais ne régressent jamais. A Djibouti, c'est le contraire. Pour l'exemple nous demandons à tout un chacun de voir les textes sur le statut des magistrats, et ceux sur les privatisations des Etablissements publics…

Il est urgent de remédier à cette situation en tenant rapidement une Session Extraordinaire de l'Assemblée Nationale pour adoption d'une Loi Organique qui donnerait à une réelle CENI toute sa substance et toute son indépendance. Cette session devant se tenir avant celle relative au Budget.

Dans tous les cas, à cette allure, il faudrait envisager le report de la date des élections législatives qui ne doivent en aucun cas coïncider avec celles des régionales.

Réalité : Pensez-vous qu'il y a une évolution du respect des Droits de l'Homme ?

J-P.A.N: Sur ce point, nous constatons qu'il y a encore des pressions psychologiques, sournoises et notamment le chantage aux salaires et retraites. Pour que la situation des Droits de l'Homme évolue favorablement, il faudrait que la justice soit totalement indépendante.

Réalité : Le premier Congrès libre de l'UDT s'est finalement tenu dans la transparence. Quelle appréciation porte la LDDH sur cette nouvelle situation du syndicalisme Djiboutien ?

J-P.A.N: Tout d'abord, en 1995, le Gouvernement voulant adopter une loi anti-sociale, avaient complètement démantelé, par le biais de la méthode " Sheraton-TV ", qui consiste à la tenue d'un Congrès sous l'égide du pouvoir au Sheraton-hotel, et le passage à la télévision pour officialisation des associations, des partis politiques, et bien entendu des syndicats choisis par l'Etat.

Actuellement, je dirais qu'il n'y avait qu'un seul syndicat officiellement reconnu par le BIT (Bureau International du Travail). C'est donc ce syndicat qui vient d'organiser son congrès en présence de représentants du BIT, et qui vient de remporter une victoire sans précédent sur l'arbitraire.

Pour l'anecdote, récemment, notre Ambassadeur à Washington avait demandé à ce que Djibouti puisse réexporter des produits en provenance de l'Ethiopie sur les Etats-Unis. Or, dans ce pays destinataire, les Syndicats et le Patronat travaillent main dans la main. Les syndicalistes Américains ont donc opposé un refus de toute importation d'un pays, en l'occurrence le nôtre, ou les syndicats sont réprimés.

Djibouti est donc au banc des accusés sur le plan international, sur le plan BIT, parce-que nous réprimons nos travailleurs, nous leur refusons de s'exprimer et de faire progresser les lois sociales.

Par ailleurs, tant qu'il n'y a pas de volonté politique, que ce soit pour le respect des accords signés avec le Frud-Armé, ou ceux avec le BIT, ainsi que l'application des conventions internationales signées à Genève,dans l'intérêt des travailleurs djiboutiens, le pouvoir restera le même. Il se dérobera par manque de volonté politique. Il y a une mauvaise volonté politique du pouvoir, et ce depuis l'indépendance. Dans de telles conditions il me semble que la non-réinsertion des syndicalistes licenciés obéit à ces pratiques arbitraires du pouvoir, et le Tribunal reste sans Conseil de Contentieux Administratif.

Réalité : Avez-vous suivi l'émission " Gros Plan " consacrée au ministère de la Justice et si oui, qu'avez-vous retenu des explications des uns et des autres ?

J-P.A.N: J'ai suivi avec beaucoup d'attention les propos du Ministre. Avec tous le respect que je lui dois, aucun passage de son intervention qui a duré près de 2 heures n'a porté sur son département des Droits de l'Homme. Donc, c'est une grande déception pour nous, défenseurs des Droits de l'Homme.

Par ailleurs, au niveau de la justice, ses explications n'étaient pas aussi importantes que l'on pense, surtout en cette période de rentrée judiciaire qui se présentait pertinente pour qu'un bilan soit dressé sur la réalité de la Justice et sur son indépendance vis-à-vis de l'Etat.

Je crois qu'il y a dans ce pays une cécité totale sur les Droits de l'Homme. Une cécité dont on connaît pourtant les gènes qui sont seulement d'ordre politique, et donc facilement remédiable. C'est notre grande déception.

Réalité :Vos commentaires sur les explications des praticiens de la Justice ?

J-P.A.N: En suivant les explications des praticiens de la justice, je suis resté très étonné de l'absence de la Présidente de la plus haute juridiction, en l'occurrence la Cour Suprême, et celle du Président de la Chambre des Comptes. Tous les deux n'ont pas été écoutés, surtout parce-que le Ministre de la Justice avait écrit dans son livre, je le cite : " qu'il n'est pas concevable que 90% des revenus du pays soient dilapidés par un groupuscule qui ne fait que 2% des Djiboutiens ". Donc, je suis étonné que dans cette émission " Gros Plan ", le Ministre de la Justice félicite la Chambre des Comptes dont les travaux sont aussi opaques que la gestion des deniers publics.

En effet, les rapports de cette dernière ne sont pas publiés mais uniquement adressés au Chef de l'Etat. Ainsi, les premiers concernés de la lutte contre les détournements n'ont pas été interrogés lors de cette émission télévisée.

Nous avions adressé, à ce sujet, une lettre ouverte le 11 mai 2002 au Président de la Chambre des Comptes pour attirer son attention sur la mal gestion et les malversations des deniers publics à l'Assemblée Nationale. Je dis bien qu'il y a des détournements de fonds et que la Chambre des Comptes doit avoir un droit de regard, malheureusement nous constatons que ni la Justice, ni la Chambre des Comptes ne sont indépendantes. Quant au Conseil du Contentieux Administratif, il est inopérant depuis 1996. Les dossiers s'empilent et sont envahis actuellement par la poussière.

Quant aux différentes interventions, nous disons, que contrairement aux dires du Procureur de la République sur le statut des magistrats, la dernière loi portait atteinte à l'inamovibilité des magistrats de siège pourtant garantie par l'article 72 de la Constitution.

Le Président de la Cour d'Appel, en ce qui le concerne, a reconnu qu'il n'y avait pas suffisamment d'Agents à la Justice. Nous répondons simplement, que cette carence humaine (certainement d'origine financière) ne peut justifier l'existence de " brebis galeuses " parmi les magistrats, comme l'a souligné le Procureur Général.

Enfin, le Bâtonnier, dans son intervention, se considère plutôt comme un représentant de l'Etat, puisqu'il a déclaré être " le Bâtonnier de l'Etat ".

C'est vraiment dommage pour ce praticien élu par ses collègues, Avocats, à ce poste, pour préserver l'indépendance de leur profession vis-à-vis, justement, de l'Etat.

Quel gâchis !

Propos recueillis par
Mahdi Ibrahim A. God

 
ordre des brosses à reluire
l'Ordre des
Brosses à Reluire



dessin de Roger Picon


réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Observatoire n°B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Observatoire n°B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Observatoire n°B134
M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Observatoire n°B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Observatoire n°B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Observatoire n°B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Observatoire n°B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"


Observatoire n°B155

Monsieur DILEITA,
Premier Ministre, pour les injures adressées à Monsieur Ahmed DINI, au grade de "Perroquet soumis".


Observatoire n°B160
Djama Ali Guelleh, directeur de l'EDD, pour les propos qu'il a tenu contre les populations financièrement exsangues et pour les menaces qu'il a proférées, au grade de "Père Fouettard"

Observatoire n°B164
Mohamed Moussa Chehem, ancien instituteur, devenu Ambassadeur à Bruxelles, pour les propos qu'il a tenu contre les opposants politiques de son pays et pour ses notions erronnées de mathématiques, au grade de
"Flagorneur inconsistant"


Bulletin N°B173
Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre
, ancien opposant, au grade d'Opposant fluctuant et réductible' pour les propos, emprunts de flagornerie, qu'il a prononcés publiquement en faveur de Guelleh et de son système dictatorial.


Bulletin N°B175
Mohamed Aden Waberi président de l‘ADEPF, qui a offert 50 bicyclettes à la FNP pour les aider à capturer les coupables, au grade de 'Maton Chef'.



Observatoire n°B176
Le congrès extraordinaire
de l'Ordre des Brosses
à reluire
a réuni :
- Moumin Bahdon Farah, "opposant fluctuant et réductible'
chef de file du PSD,
- Mohamed Ali,
Secrétaire Général du RPP,
- Aden Robleh Awaleh,
président du PND,
- Ali Mohamed Daoud,
président du FRUD,
- Dileita Mohamed Dileita, 'perroquet soumis'
le Premier ministre
,
et Ismaël Omar Guelleh.


Observatoire n°B177
Monsieur Omar AIDID
, pour avoir censuré les émissions de Canal +, au titre de 'Grand guignol'


Observatoire n°B177
Promotion de Noël 2002,
Djama Souleiman, Procureur,
Goumaneh, Ambassadeur,
Me Martinet,
au grade de "Cow-Boys de l'impossible" et Moumin Bahdon est promu officier de l'Ordre des Brosses à Reluire.

Observatoire n°B180

M Ismaël Yassin, Président de la CENI pour ses propos satisfaits vis à vis de la régularité du scrution du 10/01/03 au grade de "Magicien des Chiffres"


Observatoire n°B191
Me Aref Mohamed Aref pour ses déclarations publiques en faveur d'un général au passé plus que doûteux et contre un opposant politique, au grade de "Corbeau repenti"

Observatoire n°B195

M. Ali Mohamed Daoud, Président du FRUD cloné, pour son engagement publique le 26 avril 2003 en faveur d'un resserement des liens avec la dictature sanguinaire, au grade "Bonimenteur incorrigible"


Observatoire n°B195
M. Ali Abdi Farah, Ministre des Affaires étrangères pour ses propos au sujet de l'instauration de la bonne gouvernance au royaume de Guelleh, au grade "Camelot du Roi"

Observatoire n°B198
M. Rifki Abdoulkader, Ministre de tutelle de la Communication pour les propos tenus dans un droit de réponse paru sur les Nouvelles d'ADDIS "Agent X - Missions impossibles"

Observatoire n°B203

Me Wabat Daoud, bâtonnier du barreau de Djibouti, pour ses affirmations concernant la situation d'un Etat de Droit à Djibouti, au grade de "Grand encenseur embrouillé".

Observatoire n°B215
Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de ll'Habitat, pour sa communication-rélexion dans l'ADI, au grade de "Décrotteur de souliers".

Observatoire n°B224
Abdoulrazak Daoud, chef du district de Tadjourah, pour les propos flagorneurs tenus lors de la visite de la Présidente à Tadjourah, au grade de "Bouffon de la Reine"


Observatoire n°B232

M. Ismaël Ibrahim Houmed
, Garde des Sceaux, au grade de "Pitre public" et



M. Mahamoud Ali Youssouf, Ministre délégué, au grade de "Bonimenteur de Cour" pour leur discours en janvier 2004, lors de la Conférence de Sana'a.

Observatoire n°B236

Mohamed Moussa Chehem,
Ambassadeur auprès du Bénélux, des Pays scandinaves et de l'U.E., pour ses déclarations au Journal LA NATION "Grand Manipulateur " '2ème nomination"


Observatoire n°B252

Le Journal LA NATION,
au titre de "feuille de choux" 1er échelon, pour ses articles flagorneurs au sujet de Guelleh et sa volonté de lutter contre la pauvreté à Djibouti.


Observatoire n°B272
Monsieur Mohamed Aden Douksiyé
, pour le vibrant hommage rendu à Guelleh et à sa politique réussie de redressement économique, le 6 novembre 2004 à l'Ambassade de Paris, au grade de "Premier Porte-Plumeau"

Observatoire n°B277

Monsieur Ali Abdi Farah,
Ministre des Affaires étrangères pour les déclarations publiques à l'occasion de l'ouverture des discussions avec l'U.E., au grade de "Valet de la Cour du Roitelet"


Observatoire n°B281
Monsieur Rachid Idriss Nour Souran,
Editorialiste à La Nation pour ses déclarations "Affaire Borrel - The game is over !" au grade de "Cache misère"


Observatoire n°B282
Monsieur Dini Mohamed Dini,
Présient de l'APEM, pour son discours d'Obbock, au grade de "Frotte-manche"


Observatoire n°B287

Monsieur Mohamed Daoud Chehem,

Président du PDD, pour sa candidature alibi à l'élection présidentielle d'avril 2005 et le soutien qu'il apporte indirectement à Guelleh, au grade de Chevalier dans l'Ordre des Faire-valoir, avec le titre de "Gentilhomme porte-coton" et cooptation automatique dans l'Ordre des Brosses à reluire.


Observatoire n°B288
Monsieur Ibrahim Chehem Daoud,

Président de l'UPR, pour son discours en faveur du maintien de la dictature, de l'asservissement de la population et d'un soutien inconditionnel à IOG, au grade de "Fayot de la dernière heure"


Observatoire n°B289
Monsieur Omar "Kuul" et Madame Zeinab Kamil Ali reçus conjointement pour leurs déclarations en faveur du vote pour Guelleh au titre de "flagorneurs aux petits pieds"

Observatoire n°B291
Monsieur Ali Ismail Yabé, Président de la CENI, reçu pour son action en faveur du "blanchiment" de la fraude électorale au grade d'Officier et au titre de "vendeur de salades"


Observatoire n°B294
Monsieur Ali Hassan Ali, Docteur en sciences économiques (Nancy), pour son long plaidoyer en faveru des mérites de la dictature, paru dans La Nation au titre d' "opportuniste de la dernière heure"


Observatoire n°B298
Mohamed Ali Moumin, ancien directeur de l'environnement, nommé récemment Ambassadeur au Soudan, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Blablateur inconsistant "


Observatoire n°B309

Ali Farah Assoweh, Ministre des Finances, pour les propos tenus dans La Nation, au titre de "Courtisan servile"


Observatoire n°B315
Ismaïl Nour Mouhoumed,
Président de l'Association pour la Promotion du Civisme, pour les propos tenus dans La Nation au grade de "Grande andouille"


Observatoire n°B321
Monsieur Abdourahman Mohamed Abdillahi (Gojo), qui affirme être, Président de l'association de l'amitié Djibouti-France, pour son article publié par La Nation au grade de "Félon irresponsable"

Observatoire n°B322

Monsieur Jean-Paul Angelier, Ambassadeur de France à Djibouti, pour les propos qu'il a tenu en conférence publique et qui ont été repris par La Nation au grade de " Pompier de la dernière chance" . C'est le premier européen qui accéde à cet Ordre prestigieux.


Observatoire n°B337
DIG-DIG, chevalier depuis 2001, auteur de l'article "Chapeau Monsieur le Ministre " (paru dans le journal La Nation du 16/02/06) à la dignité d'officier et au grade de "Léche-bottes récidiviste et incorrigible"


Observatoire n°B349
ABS, pour un article paru dans La Nation et vantant les mérites d'une année de Présdence ! au grade
"Trompe couillon"


Observatoire n°B356

L'éditorialiste de La Nation du 29/06/06, pour un hommage appuyé à Guelleh et des formules aussi prétentieuses qu'incompréhensibles
"Ciseleur de la formule creuse et absconse"


Observatoire n°B387-A
ALI MOHAMED ABDOU, conseiller du Ministre de la Justice, pour ses attaques contre J-P Noël ABDI et ses affirmations concernant la démocratie et l'Etat de Droit à Djibouti, au grade de
"Grand farceur "


Observatoire n°B400
.......
Chris LAFAILLE et Pierre RANCE, journalistes à Paris-Match et Europe1, pour leurs thèses négatives dans l'assassinat du Juge Borrel aux grades de
"Négatif de la dernière heure et Négatif des évidences"


Observatoire n°B414

M Youssouf Abdillahi Houssein, directeur de Daallo airlines pour les propos flagorneurs qu'il a tenu dans La Nation, au grade de "Pilote des mirages présidentiels"


Observatoire N° B 435

Chris Lafaille, journaliste au service de Guelleh, a été élevé à la dignité d'officier de l'ordre au Grade de "Grand mercernaire et négationniste incorrigible"
pour son livre sur l'affaire Borrel.

Observatoire N° B 435

Olivier Stirn, pour les félicitations que son épouse et lui ont envoyé à Guelleh à propos des législatives de 2008 et de la démocratie à Djibouti au grade de "Grande Andouille de la Dictature "


Observatoire N° B 442

MIchel Roussin ,
pour son article vantant les mérites économiques de Guelleh et l'épanouissement social du pays au grade d'
"enjoliveur des réalités troubles "


Observatoire N° B 469

Sunil SAIGAL,
représentant résident du PNUD à Djibouti, pour le soutien sans pareil, qu'il apporter à la dictature djiboutienneau grade de
"flagorneur arrogant "


Observatoire N° B 478

ALI MOHAMED ABDOU,
Président de la Commission nationale des Droits de l'Homme au titre de
"Baratineur intarissable "


Observatoire N° B 498

Ougourheh Kifleh
Ministre de la Défense au grade de
"Flagorneur du génie "

Observatoire N° B 528

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité d'Officier avec le titre de CNDH, en récompense de l'interview qu'il a donné à La Nation. "Commandeur des Négationistes de la Détresse Humaine"


Observatoire N° B 530
L'Ing. bilan Ali Soubanneh
est coopté à l'unanimité moins une voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Ramasse-miettes", pour ses déclarations en faveur de l'ajout de Guelleh sur la liste des nominés pour le Prix Nobel de la Paix.

Observatoire N° B 545
Abdillahi Ainan Robleh
a été coopté à l'unanimité des voix en qualité de membre de l'Ordre des Brosses à Reluire, au grade de "Diffuseur des mirages présidentiels ", pour ses déclarations en faveur des réussites de Guelleh et du troisième mandat

Observatoire N° B 575
Francis Gillery
a été coopté à l'unanimité pour le remercier du reportage de désintoxication probable, qu'il a réalisé et qui permet à la dictature de se refaire une "santé médiatique" au grade de "Mercenaire des élites dominantes"

Observatoire N° B 575
Françoise Mouline
a été cooptée à l'unanimité pour sa mise en cause des affirmations d'Elisabteh Borrel et son soutien inconditionnel à un prêtre pédophile, condamné pour ces faits. "Danse avec les Loups "

Observatoire N° B 578
Farhat Rachad
a été cooptéà une faible majorité pour récompenser son enagement aux côtés du 3ème mandat, lors de l'interview qu'il a donnée à Africa 24, au grade de "Joueur de fifre à gelots"

Observatoire N° B 580
Democracy International
a été cooptée à l'unanimité pour le soutien qu'elle a apportée à la dictature djiboutienne, par le biais d'un rapport extrêmement favorable au 3ème mandat, signé par MM. Christian Hennemeyer, El Obaid Ahmed El Obaid, et Kevin Colbourne, L'association est élevée au grade de "Cache misères"

Observatoire N° B 631

ALI MOHAMED ABDOU,
est promu à l'unanimité à la dignité de commandeur avec le titre de "Grand Couillon de service", pour ses déclarations à l'occasion de la préparation de la journée des D.H. à Djibouti.